L'année dernière, je suis tombé de mon vélo de route, me suis blessé à l'épaule droite et cassé quatre côtes. Je m’étais déjà cassé trois autres côtes en skiant, mais c'était en 2004 et cette seconde fois, au lieu de prendre six semaines pour me remettre au ski, j'ai dû attendre cinq mois complets avant de me sentir totalement guéri.
Pour le moins qu’on puisse dire, cet accident a considérablement refroidi mon amour pour la bicyclette et du coup, j’ai fait très peu de vélo l’an passé.
Ceci à tel point, que je n’avais pas encore enfourché mes bécanes cette année quand mon petit-fils est venu me rendre visite le week-end dernier en amenant son nouveau vélo de course flambant neuf. C’est ce qu’il a fallu pour me remettre en selle.
Je dois dire que tout s’est bien passé et qu’après avoir roulé à deux reprises en sa compagnie, je suis rentré sans une seule côte cassée !
Aujourd'hui, je suis tombé sur cette photo qu'un ami suisse vient de m'envoyer, et qui suggère une façon beaucoup plus sûre de pratiquer le deux-roues. Il faut que je teste ce système avant la fin de l'été.
Qui pourrait bien me prêter une paire de pneus de Vespa usagés ?
mercredi, juillet 24, 2019
mardi, juillet 23, 2019
Ma sortie de chez Look, 1982 (suite et fin)…
Au début de 1982, ma femme attendait un bébé en mars ou en avril. Look avait juste quitté New York et s'installait dans le nouveau centre de distribution Nordica à Essex-Junction, dans le Vermont. La compagnie italienne qui avait encore le vent en poupe venait de quitter RNC, une société qui avait été crée par Rossignol et Nordica.
Mon travail consistait à effectuer la transition marketing et ventes pendant les quatre premiers mois de 1982. Je conduisais chaque semaine de mon domicile de New York, jusqu’à Burlington dans le Vermont, et je restais au Ramada Inn local. Je travaillais avec Rief, alors directeur du marketing de Nordica, ainsi qu’avec ses directeurs des ventes, Petrich à l’est et Brammer à l’ouest. Ce dernier était un brave garçon de Provo, en Utah, alors que Rief était plus instable et difficile à côtoyer. Quand à Petrich était plutôt difficile à lire et pas forcément bien disposé à collaborer.
Je me suis débattu du mieux que j’ai pu pour reclasser nos anciens représentants Look au sein de la force de vente Nordica. J’y suis parvenu pour deux d’entre eux. J'ai simultanément commencé à chercher un emploi et j'ai eu une interview plutôt positive avec Volvo, dans le New Jersey, qui distribuait aussi de produits de hockey et les chaussures de ski Koflach. La définition du poste n’était pas très claire et la paye peu mirobolante, si bien que j’avais décidé de temporiser.
Quelques semaines plus tard, alors que je me rendais au salon international des sports d’hiver, connu sous le nom d’Ispo à Munich, à la fin février, je me trouvais dans le même vol que Lumet, le nouveau président de Lange USA. Il m'avait invité à le rejoindre dans la section de l'avion où il était assis en compagnie de DeLotto, son directeur financier.
Ils m’avaient alors demandé ce que je faisais et m'avaient proposé un travail sur le champ. Ils recherchaient un directeur du marketing pour soutenir leurs efforts de vente qui se trouvaient sous la houlette d’un certain Colley. Nous avions discuté du salaire, des avantages offerts et des autres détails, et j’avais accepté, sous réserve de ne commencer qu’en juin, après avoir passé un mois tranquille avec ma famille.
Aller travailler avec un concurrent direct n’avait pas forcément plu à Garland, le nouveau président de Nordica, mais chacun a fini par faire contre mauvaise fortune bon cœur. Pourtant, lors du salon de Las Vegas, en mars, nous avions eu une conférence de presse pour présenter notre nouveau système chaussure-fixation qui s’appelait « Integral » et Garland n’était pas particulièrement heureux de m’avoir à ses cotés.
Ce qui est notable est que Convert, qui m’avait remplacé à Nevers, n’avait pas trouvé mieux que de continuer en reprenant mon poste de liaison avec Look à Essex-Junction ! Pour amener une grande dose de joie dans ma vie un peu mouvementée, quelques semaines plus tard, au début avril, notre fille Charlotte naissait dans une tempête de neige !
Après encore quelques semaines de présence à Burlington, j'encaissais enfin mon bonus de fin de contrat, je recevais un énorme trophée en argent de la part de Nordica et diplômé de « l’université des coups tordus », je disais enfin « adieu » à Look avec une bonne dose d’amertume, car si j’y avais beaucoup appris, cela m’avait énormément coûté.
Mon travail consistait à effectuer la transition marketing et ventes pendant les quatre premiers mois de 1982. Je conduisais chaque semaine de mon domicile de New York, jusqu’à Burlington dans le Vermont, et je restais au Ramada Inn local. Je travaillais avec Rief, alors directeur du marketing de Nordica, ainsi qu’avec ses directeurs des ventes, Petrich à l’est et Brammer à l’ouest. Ce dernier était un brave garçon de Provo, en Utah, alors que Rief était plus instable et difficile à côtoyer. Quand à Petrich était plutôt difficile à lire et pas forcément bien disposé à collaborer.
Je me suis débattu du mieux que j’ai pu pour reclasser nos anciens représentants Look au sein de la force de vente Nordica. J’y suis parvenu pour deux d’entre eux. J'ai simultanément commencé à chercher un emploi et j'ai eu une interview plutôt positive avec Volvo, dans le New Jersey, qui distribuait aussi de produits de hockey et les chaussures de ski Koflach. La définition du poste n’était pas très claire et la paye peu mirobolante, si bien que j’avais décidé de temporiser.
Quelques semaines plus tard, alors que je me rendais au salon international des sports d’hiver, connu sous le nom d’Ispo à Munich, à la fin février, je me trouvais dans le même vol que Lumet, le nouveau président de Lange USA. Il m'avait invité à le rejoindre dans la section de l'avion où il était assis en compagnie de DeLotto, son directeur financier.
Ils m’avaient alors demandé ce que je faisais et m'avaient proposé un travail sur le champ. Ils recherchaient un directeur du marketing pour soutenir leurs efforts de vente qui se trouvaient sous la houlette d’un certain Colley. Nous avions discuté du salaire, des avantages offerts et des autres détails, et j’avais accepté, sous réserve de ne commencer qu’en juin, après avoir passé un mois tranquille avec ma famille.
Aller travailler avec un concurrent direct n’avait pas forcément plu à Garland, le nouveau président de Nordica, mais chacun a fini par faire contre mauvaise fortune bon cœur. Pourtant, lors du salon de Las Vegas, en mars, nous avions eu une conférence de presse pour présenter notre nouveau système chaussure-fixation qui s’appelait « Integral » et Garland n’était pas particulièrement heureux de m’avoir à ses cotés.
Ce qui est notable est que Convert, qui m’avait remplacé à Nevers, n’avait pas trouvé mieux que de continuer en reprenant mon poste de liaison avec Look à Essex-Junction ! Pour amener une grande dose de joie dans ma vie un peu mouvementée, quelques semaines plus tard, au début avril, notre fille Charlotte naissait dans une tempête de neige !
Après encore quelques semaines de présence à Burlington, j'encaissais enfin mon bonus de fin de contrat, je recevais un énorme trophée en argent de la part de Nordica et diplômé de « l’université des coups tordus », je disais enfin « adieu » à Look avec une bonne dose d’amertume, car si j’y avais beaucoup appris, cela m’avait énormément coûté.
lundi, juillet 22, 2019
Pour les nostalgiques du ski ?
La plupart des vieux skieurs américains se souviennent peut-être de Stein Eriksen, qui est décédé en 2015, à l'âge de 88 ans. Aujourd'hui, sa maison, qui un mélange d’habitation montagnarde autrichienne et scandinave, est à vendre pour 6 millions d’euros.
Offrant une surface habitable d’environ 730 m² et comprenant cinq chambres à coucher, cette architecture vieux-style, rénovée en 1997, contraste avec ce que l’on trouve actuellement à Park City dans cette gamme de prix.
Désormais, c’est le design ultramoderne, cubique, fait de verre, bois et acier qui prime.
Il sera donc intéressant de voir quel individu pourra tomber sous le charme de cette demeure empreinte de nostalgie, à moins, bien sûr, qu’un acheteur non moins spécial, insiste pour habiter la maison d’un champion de ski légendaire.
Offrant une surface habitable d’environ 730 m² et comprenant cinq chambres à coucher, cette architecture vieux-style, rénovée en 1997, contraste avec ce que l’on trouve actuellement à Park City dans cette gamme de prix.
Désormais, c’est le design ultramoderne, cubique, fait de verre, bois et acier qui prime.
Il sera donc intéressant de voir quel individu pourra tomber sous le charme de cette demeure empreinte de nostalgie, à moins, bien sûr, qu’un acheteur non moins spécial, insiste pour habiter la maison d’un champion de ski légendaire.
dimanche, juillet 21, 2019
« Retourne dans ton pays ! »
Le nouveau mantra de Trump n’a rien de bien nouveau pour des gens comme moi qui ont conservé leur accent d’origine.
On m’a fait cette réflexion à plusieurs reprises, au cours des 42 années que j’ai passées aux États-Unis et au cours des trois décennies qui ont suivit ma naturalisation américaine.
Maintenant, la prochaine fois que quelqu'un me demande « D'où venez-vous ? », je commencerai par répondre en racontant l'histoire suivante:
« Quand j'étais petit, j'ai entendu parler de cet immense pays qui avait été enlevé aux indigènes après en avoir exterminés la plus grande partie et avoir parqués le peu de survivants dans quelques réserves isolées, alors qu’une considérable main-d'œuvre importée d’Afrique avait travaillé dans le pays, gratuitement, pendant de nombreuses années.
J’ignorais alors cette réalité historique. Cela dit, la vie en amérique semblait si facile et si confortable que j’ai décidé de m’y installer. C’est donc comme ça que j’ai fini en Amérique. Je présume [en fonction de mon évaluation personnelle de l'interrogateur] que vous - vos parents - vos ancêtres, avez fait exactement la même démarche, n'est-ce pas ?
Alors, s'il vous plaît, maintenant que vous connaissez mon histoire, ne me dites surtout pas de retourner en France, mon pays d’origine ! »
On m’a fait cette réflexion à plusieurs reprises, au cours des 42 années que j’ai passées aux États-Unis et au cours des trois décennies qui ont suivit ma naturalisation américaine.
Maintenant, la prochaine fois que quelqu'un me demande « D'où venez-vous ? », je commencerai par répondre en racontant l'histoire suivante:
« Quand j'étais petit, j'ai entendu parler de cet immense pays qui avait été enlevé aux indigènes après en avoir exterminés la plus grande partie et avoir parqués le peu de survivants dans quelques réserves isolées, alors qu’une considérable main-d'œuvre importée d’Afrique avait travaillé dans le pays, gratuitement, pendant de nombreuses années.
J’ignorais alors cette réalité historique. Cela dit, la vie en amérique semblait si facile et si confortable que j’ai décidé de m’y installer. C’est donc comme ça que j’ai fini en Amérique. Je présume [en fonction de mon évaluation personnelle de l'interrogateur] que vous - vos parents - vos ancêtres, avez fait exactement la même démarche, n'est-ce pas ?
Alors, s'il vous plaît, maintenant que vous connaissez mon histoire, ne me dites surtout pas de retourner en France, mon pays d’origine ! »
samedi, juillet 20, 2019
La vraie religion américaine
De «In God We Trust» (Nous croyons en Dieu), tel que ces mots sont imprimés sur nos billets de banque, à ce que Marx a déclaré être « l'opium du peuple », il existe aussi une puissante drogue provoquant une formidable dépendance qui relie tous ces points et devient de fait la nouvelle religion de l'Amérique, basée sur son addiction au consumérisme et au crédit.
Autrefois, les fêtes qui marquaient l’année étaient patriotiques ou religieuses. Aujourd’hui, les plus populaires sont Black Friday, Black ou Cyber Monday et Prime Day, la dernière invention d’Amazon.
La semaine dernière, Amazon Prime Day a battu de nouveaux records, les acheteurs ayant absorbé 175 millions d'articles entre lundi et mardi, offrant à ce fournisseur le plus grand chiffre d’affaire sur une paire de jours de toute son histoire.
Amazon a dit que ses clients avaient acheté plus de produits le premier jour que le Black Friday et le Cyber Monday 2018 réunis. L'Amérique semble avoir enfin trouvé sa vraie religion en « achetant jusqu’à en mourir », comme nous aimons le dire.
Quant à nous, nous avons contribué cette manie d'achat infernale. Les occases étaient trop juteuses pour être ignorées !
Autrefois, les fêtes qui marquaient l’année étaient patriotiques ou religieuses. Aujourd’hui, les plus populaires sont Black Friday, Black ou Cyber Monday et Prime Day, la dernière invention d’Amazon.
La semaine dernière, Amazon Prime Day a battu de nouveaux records, les acheteurs ayant absorbé 175 millions d'articles entre lundi et mardi, offrant à ce fournisseur le plus grand chiffre d’affaire sur une paire de jours de toute son histoire.
Amazon a dit que ses clients avaient acheté plus de produits le premier jour que le Black Friday et le Cyber Monday 2018 réunis. L'Amérique semble avoir enfin trouvé sa vraie religion en « achetant jusqu’à en mourir », comme nous aimons le dire.
Quant à nous, nous avons contribué cette manie d'achat infernale. Les occases étaient trop juteuses pour être ignorées !
vendredi, juillet 19, 2019
Look Sports 1981 (continued)…
Harrington avait convaincu Cattin, le nouveau directeur général de Look, d’acheter des voitures pour nos représentants.
Il avait choisit des VW Passat Diesel breaks. Pour bien mettre en valeur ces nouveaux véhicules, il avait été décidé que les représentants de l’Est et du Midwest conduiraient leurs nouvelles autos marquées « Look » à Sugarbush, dans le Vermont, où allait se tenir notre réunion de vente de janvier.
Il se trouvait que c’était une période particulièrement froide de l’ordre d’environ moins quarante degrés. Seules une ou deux voitures y étaient arrivées. Tout les autres étaient tombés en panne en cours de route, car le fioul figeait dans les injecteurs. Une fois que les pauvres représentants ainsi coincés eurent comprit qu’ils devaient compléter leur plein avec dix pour cent de kérosène, ils purent enfin reprendre la route et nous rejoindre à la réunion.
Un mauvais présage pour commencer l'année ! Nous avions alors fait de notre mieux pour motiver notre force de vente, même si Pike qui était en train de démissionner allait être remplacé par un certain Doe choisit encore par Harrington et qui n’allait pas beaucoup apporter d’éléments positifs à notre situation difficile.
À ce stade, les rumeurs concernant un système Nordica-Look Integral allaient bon train et tous nos vendeurs ainsi que notre personnel craignaient que Nordica finisse par la même occasion d’« avaler » les fixations Look.
Au printemps, Kelly se faisait « remercier » et laissait sa place à une nouvelle recrue, non moins excentrique, en la personne de Sinclair, le nouveau directeur de cette fameuse future usine qui assemblerait les fixations Look 27 sur la rive opposée de la rivière Hudson. Sinclair, vieux, intriguant et assez malveillant, a immédiatement essayé de se mêler de notre service des ventes et de marketing au lieu de préparer son usine comme il aurait du le faire. Il souhaitait, lui aussi, accéder au poste de président !
Pendant l’été, Look au bord de la faillite, cherchait désespérément à divorcer de Beconta et à préparer son déménagement dans le Vermont pour y rejoindre Nordica, confirmant ainsi les rumeurs qui circulaient de tous cotés. Entre-temps, un nouveau type, Mamez, avait été embauché en France pour remplacer Deschamps et avait bricolé la gamme de fixations sur le plan cosmétique pour la rendre un peu plus attrayante.
À ce moment-là, Look était en en très mauvaise posture financière, ce qui rendit encore plus difficile sa séparation avec Beconta. C’est là que Cattin m’avait invité à rester chez Look en rejoignant la nouvelle organisation Nordica (le fabricant de chaussures de ski divorçait aussi de Rossignol, pour établir sa propre filiale indépendante.
Je répondis que je réfléchirais à l’offre qui m’avait été faite et j’en profitais pour passer une semaine de vacances avec ma famille autour de Burlington, là où se trouverait ce travail, et nous avions alors conclu que nous souhaitions rester à New York.
En faisant part de ma décision auprès de Cattin, je négociais une transition qui me retiendrait avec Look jusqu’en avril 1982.
La fin de ma carrière de Look était maintenant bien en vue. En décembre, j’avais eu l'occasion de rencontrer les cadres de ventes et de marketing de chez Nordica, lors du symposium annuel consacré à la branche du ski, qui se déroulait chaque décembre à Vail, dans le Colorado.
Je n’avais pas tellement aimé les trois individus en question, ce qui avait renforcé ma décision de ne pas continuer avec Look. Cela marquait le début de la fin d'une longue relation ...
Conclusion à suivre
Il avait choisit des VW Passat Diesel breaks. Pour bien mettre en valeur ces nouveaux véhicules, il avait été décidé que les représentants de l’Est et du Midwest conduiraient leurs nouvelles autos marquées « Look » à Sugarbush, dans le Vermont, où allait se tenir notre réunion de vente de janvier.
Il se trouvait que c’était une période particulièrement froide de l’ordre d’environ moins quarante degrés. Seules une ou deux voitures y étaient arrivées. Tout les autres étaient tombés en panne en cours de route, car le fioul figeait dans les injecteurs. Une fois que les pauvres représentants ainsi coincés eurent comprit qu’ils devaient compléter leur plein avec dix pour cent de kérosène, ils purent enfin reprendre la route et nous rejoindre à la réunion.
Un mauvais présage pour commencer l'année ! Nous avions alors fait de notre mieux pour motiver notre force de vente, même si Pike qui était en train de démissionner allait être remplacé par un certain Doe choisit encore par Harrington et qui n’allait pas beaucoup apporter d’éléments positifs à notre situation difficile.
À ce stade, les rumeurs concernant un système Nordica-Look Integral allaient bon train et tous nos vendeurs ainsi que notre personnel craignaient que Nordica finisse par la même occasion d’« avaler » les fixations Look.
Au printemps, Kelly se faisait « remercier » et laissait sa place à une nouvelle recrue, non moins excentrique, en la personne de Sinclair, le nouveau directeur de cette fameuse future usine qui assemblerait les fixations Look 27 sur la rive opposée de la rivière Hudson. Sinclair, vieux, intriguant et assez malveillant, a immédiatement essayé de se mêler de notre service des ventes et de marketing au lieu de préparer son usine comme il aurait du le faire. Il souhaitait, lui aussi, accéder au poste de président !
Pendant l’été, Look au bord de la faillite, cherchait désespérément à divorcer de Beconta et à préparer son déménagement dans le Vermont pour y rejoindre Nordica, confirmant ainsi les rumeurs qui circulaient de tous cotés. Entre-temps, un nouveau type, Mamez, avait été embauché en France pour remplacer Deschamps et avait bricolé la gamme de fixations sur le plan cosmétique pour la rendre un peu plus attrayante.
À ce moment-là, Look était en en très mauvaise posture financière, ce qui rendit encore plus difficile sa séparation avec Beconta. C’est là que Cattin m’avait invité à rester chez Look en rejoignant la nouvelle organisation Nordica (le fabricant de chaussures de ski divorçait aussi de Rossignol, pour établir sa propre filiale indépendante.
Je répondis que je réfléchirais à l’offre qui m’avait été faite et j’en profitais pour passer une semaine de vacances avec ma famille autour de Burlington, là où se trouverait ce travail, et nous avions alors conclu que nous souhaitions rester à New York.
En faisant part de ma décision auprès de Cattin, je négociais une transition qui me retiendrait avec Look jusqu’en avril 1982.
La fin de ma carrière de Look était maintenant bien en vue. En décembre, j’avais eu l'occasion de rencontrer les cadres de ventes et de marketing de chez Nordica, lors du symposium annuel consacré à la branche du ski, qui se déroulait chaque décembre à Vail, dans le Colorado.
Je n’avais pas tellement aimé les trois individus en question, ce qui avait renforcé ma décision de ne pas continuer avec Look. Cela marquait le début de la fin d'une longue relation ...
Conclusion à suivre
jeudi, juillet 18, 2019
Ces énigmatiques partisans de Trump
Hier, lors de notre promenade matinale, nous avons rencontré une voisine et nous somme mis à nous lamenter à propos de Donald Trump. En cours de conversation, elle a dit : « Je ne comprends pas pourquoi certaines personnes très intelligentes que je connais, continuent toujours de soutenir Trump ? »
Ce qu’elle voulait vraiment dire, c’était que tous les partisans de Trump n’étaient pas forcément des idiots, ce qui est absolument vrai. Malheureusement, au même moment le camion de ramassage d’ordures était sur le point de vider sa poubelle et nous avons du dégager l’espace plus tôt que prévu. Sans cet élément malencontreux, je lui aurais répondu selon ce que j’avais écrit sur ce blog il y a un an.
En fait, la raison pour laquelle les membres du Parti Républicains de notre Congrès soutiennent Trump aussi fortement est qu’ils sont foncièrement méchants. Oui, très méchants. Les traits dominants des membres du Parti Républicain ainsi que la majorité des partisans de Trump ont des composantes égoïstes, racistes, xénophobes, antisémites, misogynes, anti-LGBT, suprémacistes, dogmatiques et bien plus encore.
En fait, il me semble que Trump est un puissant catalyseur pour tout le mal et le vice que chacun porte en soi, quel qu’en soit la quantité. Il me semble également que Trump est extrêmement habile pour transmuter ces éléments pernicieux chez les individus dont la boussole morale fonctionne comme une bonne girouette, en monstres répugnants.
Bien sûr, cela m’amène aux autres partisans de notre président, à savoir tous ces crédules, dont le soutien est souvent attisé par le fanatisme religieux, mais dont les rangs sont bien plus modestes que tous ces méchants.
Ces derniers sont les vrai piliers du Trumpisme.
Ce qu’elle voulait vraiment dire, c’était que tous les partisans de Trump n’étaient pas forcément des idiots, ce qui est absolument vrai. Malheureusement, au même moment le camion de ramassage d’ordures était sur le point de vider sa poubelle et nous avons du dégager l’espace plus tôt que prévu. Sans cet élément malencontreux, je lui aurais répondu selon ce que j’avais écrit sur ce blog il y a un an.
En fait, la raison pour laquelle les membres du Parti Républicains de notre Congrès soutiennent Trump aussi fortement est qu’ils sont foncièrement méchants. Oui, très méchants. Les traits dominants des membres du Parti Républicain ainsi que la majorité des partisans de Trump ont des composantes égoïstes, racistes, xénophobes, antisémites, misogynes, anti-LGBT, suprémacistes, dogmatiques et bien plus encore.
En fait, il me semble que Trump est un puissant catalyseur pour tout le mal et le vice que chacun porte en soi, quel qu’en soit la quantité. Il me semble également que Trump est extrêmement habile pour transmuter ces éléments pernicieux chez les individus dont la boussole morale fonctionne comme une bonne girouette, en monstres répugnants.
Bien sûr, cela m’amène aux autres partisans de notre président, à savoir tous ces crédules, dont le soutien est souvent attisé par le fanatisme religieux, mais dont les rangs sont bien plus modestes que tous ces méchants.
Ces derniers sont les vrai piliers du Trumpisme.
mercredi, juillet 17, 2019
Bon timing, meilleur arrosage
En Utah, l’irrigation est indispensable si l’on veut une pelouse bien verte (une idée plutôt idiote, entre-nous soit dit), des plantes saines ou un potager productif.
Bien que nous ayons une pelouse plutot symbolique qu’autre chose, et quelques fleurs natives de notre regions, tous nos efforts d’irrigation se portent surtout sur nos légumes qui nous fournissent leur délicieuse verdure.
Jusqu'à cette saison, nous arrosions nos plantes après le coucher du soleil. Au printemps, j'avais expliqué cela au type qui etait venu réactiver notre système d'irrigation et celui-ci m'avait alors dit que c'était une mauvaise idée et que je devrais plutôt arroser tôt le matin, quand la température est encore fraîche.
Selon lui, cela aide l’eau à pénétrer plus profondément dans le sol et à atteindre les racines des plantes sans trop se perdre par évaporation. Arroser tôt le matin fournit également suffisamment d’eau aux plantes pour qu’elles puissent tenir confortablement pendant toute la journée, et, en particulier, les aider à mieux supporter la chaleur.
Comme nous venons de passer la mi-juillet, ce nouvel horaire semble porter ses fruits – Littéralement !
Bien entendu, cela va à l’encontre du mythe assez répandu parmi les jardiniers que l’arrosage du matin va griller les plantes, ce qui n’est évidemment pas le cas. D’abord, la plupart des régions de la planète ne reçoivent pas assez de soleil pour que de simples gouttelettes d’eau brûlent la végétation.
Ensuite, même sous une chaleur très intense, les gouttelettes d’eau seraient évaporées depuis longtemps avant de pouvoir concentrer la lumière du soleil et rôtir la plante.
Si vous arrosez encore le soir, essayez-donc de le faire le matin et vous m’en direz des nouvelles !
Bien que nous ayons une pelouse plutot symbolique qu’autre chose, et quelques fleurs natives de notre regions, tous nos efforts d’irrigation se portent surtout sur nos légumes qui nous fournissent leur délicieuse verdure.
Jusqu'à cette saison, nous arrosions nos plantes après le coucher du soleil. Au printemps, j'avais expliqué cela au type qui etait venu réactiver notre système d'irrigation et celui-ci m'avait alors dit que c'était une mauvaise idée et que je devrais plutôt arroser tôt le matin, quand la température est encore fraîche.
Selon lui, cela aide l’eau à pénétrer plus profondément dans le sol et à atteindre les racines des plantes sans trop se perdre par évaporation. Arroser tôt le matin fournit également suffisamment d’eau aux plantes pour qu’elles puissent tenir confortablement pendant toute la journée, et, en particulier, les aider à mieux supporter la chaleur.
Comme nous venons de passer la mi-juillet, ce nouvel horaire semble porter ses fruits – Littéralement !
Bien entendu, cela va à l’encontre du mythe assez répandu parmi les jardiniers que l’arrosage du matin va griller les plantes, ce qui n’est évidemment pas le cas. D’abord, la plupart des régions de la planète ne reçoivent pas assez de soleil pour que de simples gouttelettes d’eau brûlent la végétation.
Ensuite, même sous une chaleur très intense, les gouttelettes d’eau seraient évaporées depuis longtemps avant de pouvoir concentrer la lumière du soleil et rôtir la plante.
Si vous arrosez encore le soir, essayez-donc de le faire le matin et vous m’en direz des nouvelles !
mardi, juillet 16, 2019
Look Sports 1980 ...
En début d'année, notre réunion de ventes avait eu lieu à Park City. C'était la toute première fois que je me rendais dans la localité qui allait devenir l’endroit où j’allais enfin me poser. Nous étions logés au tout nouveau Racquet Club, mais n’avions pas pu pas skier car il n’y avait pas assez de neige. Quel dommage !.
Deschamps, le directeur marketing de Look était venu de France en compagnie de Cattin, car je crois que Blime n’était plus à bord. John, une de nos chefs de vente, avait trouvé un conférencier-motivateur qu'il avait rencontré du temps où il travaillait chez Xerox, mais cela n’eut pas de gros effets sur nos ventes dans les mois qui allaient suivre. Nous avions présenté notre frein à ski amélioré pour répondre à Salomon ainsi que notre nouvelle fixation Look 37.
Quand je suis rentré à la maison, nous étions sur le point de quitter notre petit appartement de White Plains pour nous installer dans une maison à Hawthorne, un peu plus au nord et plus près de mon travail.
Lors du salon des sports d’hiver de Las Vegas en Mars 1980, on m’avait présenté un certain Mr. Kelly, qui venait juste d’être engagé en tant que président. Venant de chez Thermos, Kelly, tout comme son predecesseur n’avait ni une connaissance du secteur du ski, ni la tête bien vissée sur ses épaules.
Sa première initiative qui lui prit beaucoup de temps fut de sélectionner une voiture de fonction qui lui plaisait, et il jeta son dévolu sur une belle Mazda RX7 jaune vif. Même topo avec sa maison, qu’il dénicha après moult efforts à Chappaqua, une petite communauté très huppée.
Ce mois de mai, mes parents vinrent nous rendre visite depuis la France et nous avions passés de bon moments ensemble. En temps que président, Haynes Kelly s’est immédiatement imposé comme étant tout aussi mauvais qu’Ed Paul, son prédécesseur.
Soit ce poste était maudit des dieux, soit Blime ou Cattin étaient malchanceux, ou bien ils étaient absolument incapables d'embaucher les personnes qu’il fallait. Les ventes continuèrent leur chute vers le bas, tandis que les produits Salomon progressaient à pas de géant et que la société annécienne travaillait déjà d’arrache-pied sur son projet de chaussures de ski.
Look, de son côté, avait décidé de créer une usine aux États-Unis afin d’y assembler notre nouvelle fixation de bas de gamme, la Look 27. Simultanément en Europe, Look cherchait à se rapprocher de Nordica en proposant au fabricant de chaussures de ski italien un projet de système chaussure-fixation intégré.
Kip Pitou, directeur des ventes de Beconta, aimait à se moquer de Look Sports en disant : « Si vous mettiez une tente sur Look Sports, vous pourriez vendre des billets ...», exprimant d’une façon caustique que notre organisation était un véritable cirque. Une belle manière de parler de son locataire !
La bonne nouvelle de l’année arriva en décembre quand nous nous sommes installés dans la belle maison que nous venions d’acheter à Chappaqua. Et oui, juste comme Kelly, mon président !
Deschamps, le directeur marketing de Look était venu de France en compagnie de Cattin, car je crois que Blime n’était plus à bord. John, une de nos chefs de vente, avait trouvé un conférencier-motivateur qu'il avait rencontré du temps où il travaillait chez Xerox, mais cela n’eut pas de gros effets sur nos ventes dans les mois qui allaient suivre. Nous avions présenté notre frein à ski amélioré pour répondre à Salomon ainsi que notre nouvelle fixation Look 37.
Quand je suis rentré à la maison, nous étions sur le point de quitter notre petit appartement de White Plains pour nous installer dans une maison à Hawthorne, un peu plus au nord et plus près de mon travail.
Lors du salon des sports d’hiver de Las Vegas en Mars 1980, on m’avait présenté un certain Mr. Kelly, qui venait juste d’être engagé en tant que président. Venant de chez Thermos, Kelly, tout comme son predecesseur n’avait ni une connaissance du secteur du ski, ni la tête bien vissée sur ses épaules.
Sa première initiative qui lui prit beaucoup de temps fut de sélectionner une voiture de fonction qui lui plaisait, et il jeta son dévolu sur une belle Mazda RX7 jaune vif. Même topo avec sa maison, qu’il dénicha après moult efforts à Chappaqua, une petite communauté très huppée.
Ce mois de mai, mes parents vinrent nous rendre visite depuis la France et nous avions passés de bon moments ensemble. En temps que président, Haynes Kelly s’est immédiatement imposé comme étant tout aussi mauvais qu’Ed Paul, son prédécesseur.
Soit ce poste était maudit des dieux, soit Blime ou Cattin étaient malchanceux, ou bien ils étaient absolument incapables d'embaucher les personnes qu’il fallait. Les ventes continuèrent leur chute vers le bas, tandis que les produits Salomon progressaient à pas de géant et que la société annécienne travaillait déjà d’arrache-pied sur son projet de chaussures de ski.
Look, de son côté, avait décidé de créer une usine aux États-Unis afin d’y assembler notre nouvelle fixation de bas de gamme, la Look 27. Simultanément en Europe, Look cherchait à se rapprocher de Nordica en proposant au fabricant de chaussures de ski italien un projet de système chaussure-fixation intégré.
Kip Pitou, directeur des ventes de Beconta, aimait à se moquer de Look Sports en disant : « Si vous mettiez une tente sur Look Sports, vous pourriez vendre des billets ...», exprimant d’une façon caustique que notre organisation était un véritable cirque. Une belle manière de parler de son locataire !
La bonne nouvelle de l’année arriva en décembre quand nous nous sommes installés dans la belle maison que nous venions d’acheter à Chappaqua. Et oui, juste comme Kelly, mon président !
lundi, juillet 15, 2019
Look Sports 1979…
Le passage à l’année 1979 s’était fait sans grand changement pour Look, sauf que nos ventes n’allaient toujours pas mieux et que nos chefs des ventes Harrington et Pike accusaient Look, la société mère, et Beconta, l’entreprise qui nous fournissait la logistiques, pour être la cause de leurs médiocres résultats de ventes.
D’importantes rénovations avaient été faites dans nos bureaux pour les agrandir et pour nous isoler d’avantage de Beconta, notre prestataire de services, mais la relation entre nous se tendait de plus en plus.
Les choses n’allaient pas trop bien non plus pour le distributeur d’articles de sport ; il venait de perdre la représentation de Puma et avait décidé de construire une usine d’assemblage dans le Vermont pour y monter les chaussures de ski Dolomite vendues en Amérique du Nord, qui n’arrivaient encore pas à s’imposer.
Deux ou trois personnes avaient été ajoutées à nos bureaux plus spacieux, mais sans grande influence sur nos résultats globaux. Harrington et moi-même nous tolérions, pendant que Look France observait qui des deux survivrait ce genre de crise larvée, tout en multipliant les interviews des candidats pour ce poste de président qui ne semblait pas trouver chaussure à son pied.
Entre temps, l’organisation ainsi dépourvue de gouvernail n’arrivait pas à progresser comme elle aurait dû le faire. Ce n’était pas le cas pour Salomon qui venait d’introduire sa nouvelle fixation 727, qui désormais utilisait le brevet de Look en matiere d’interface sur le rayon supérieur de la chaussure, qui venait juste d’expirer.
Sur le plan de mes conditions d’emploi, la seule bonne nouvelle est que j’avais hérité de la voiture de fonction de Blime, cette fameuse AMC Pacer !
D’importantes rénovations avaient été faites dans nos bureaux pour les agrandir et pour nous isoler d’avantage de Beconta, notre prestataire de services, mais la relation entre nous se tendait de plus en plus.
Les choses n’allaient pas trop bien non plus pour le distributeur d’articles de sport ; il venait de perdre la représentation de Puma et avait décidé de construire une usine d’assemblage dans le Vermont pour y monter les chaussures de ski Dolomite vendues en Amérique du Nord, qui n’arrivaient encore pas à s’imposer.
Deux ou trois personnes avaient été ajoutées à nos bureaux plus spacieux, mais sans grande influence sur nos résultats globaux. Harrington et moi-même nous tolérions, pendant que Look France observait qui des deux survivrait ce genre de crise larvée, tout en multipliant les interviews des candidats pour ce poste de président qui ne semblait pas trouver chaussure à son pied.
Entre temps, l’organisation ainsi dépourvue de gouvernail n’arrivait pas à progresser comme elle aurait dû le faire. Ce n’était pas le cas pour Salomon qui venait d’introduire sa nouvelle fixation 727, qui désormais utilisait le brevet de Look en matiere d’interface sur le rayon supérieur de la chaussure, qui venait juste d’expirer.
Sur le plan de mes conditions d’emploi, la seule bonne nouvelle est que j’avais hérité de la voiture de fonction de Blime, cette fameuse AMC Pacer !
dimanche, juillet 14, 2019
Look Sports 1978 …
L'année 1978 avait commencé par une réunion de vente organisée en commun avec Beconta à Aspen dans le Colorado. Une façon rêvée de lancer la saison des ventes !
Après avoir fait du très bon ski, je suis retourné à New York et c’est là quand Blime avait décidé de devenir président à temps partiel tout en restant le directeur général de Look, en France.
Il s’était procuré une AMC Pacer pour véhicule de fonction (choix suggéré par son épouse Marie-Claude qui adorait cette voiture bizarre) et après avoir fait quelques visites en qualité de président de sa filiale américaine avait vite réalisé que son plan était dysfonctionnel et avait alors décidé d’engager un remplaçant au niveau local.
Je lui avait dit que je voulais ce poste, mais il m’avait répondu que bien que j’en ais le potentiel, il était préférable que je continue d’occuper le poste de chef de marketing où ma fonction de chef de produit m’avait progressivement acheminé depuis mon embauche. Il ne pensait tout simplement pas que je pourrais réussir.
L'homme était aussi têtu que que peu perceptif. Dans l’intervalle, il avait également décidé d'embaucher deux directeurs des ventes, Harrington à l'est et Pike à l'ouest. Auparavant, Harrigton était directeur de la publicité pour les skis Olin, et visait clairement le poste de président de filiale. Il avait beaucoup de bagout, mais ne parvenais jamais à joindre les gestes à la parole.
Même chose pour Pike, un ancien vendeur de chez Xerox, qui bien qu’ayant une excellente voix de baryton, n’avait aucune idée de ce qu’était la branche du ski et sa distribution assez décalée. Ces choix en disaient long sur Blime, qui était supposé être bon avec les chiffres (?) mais totalement incapable de lire les gens.
Étant donné que la force de vente commune Beconta / Look était loin d’être parfaite, Harrington n’avait aucune meilleure idée que la changer complètement, en d’autres termes de jeter le bébé et l’eau du bain, au lieu d’apporter des changements progressifs comme le bon sens l’aurait suggéré.
C’est ainsi que Look Sports s’est retrouvé avec une équipe de « bleus » qui, à quelques rares exceptions, était fort peu talentueuse, mais surtout très inexpérimentés. Une recette pour aboutir à des résultats désastreux.
Au même moment, les produits Salomon gagnaient du terrain sur Look, je me tirais de plus en plus les cheveux, mais je continuais à apprendre énormément rien qu’en observant mes collègues incompétents multiplier leurs erreurs.
L'année s’était pourtant terminée sur une note merveilleuse; la naissance de notre fils Thomas en décembre.
Après avoir fait du très bon ski, je suis retourné à New York et c’est là quand Blime avait décidé de devenir président à temps partiel tout en restant le directeur général de Look, en France.
Il s’était procuré une AMC Pacer pour véhicule de fonction (choix suggéré par son épouse Marie-Claude qui adorait cette voiture bizarre) et après avoir fait quelques visites en qualité de président de sa filiale américaine avait vite réalisé que son plan était dysfonctionnel et avait alors décidé d’engager un remplaçant au niveau local.
Je lui avait dit que je voulais ce poste, mais il m’avait répondu que bien que j’en ais le potentiel, il était préférable que je continue d’occuper le poste de chef de marketing où ma fonction de chef de produit m’avait progressivement acheminé depuis mon embauche. Il ne pensait tout simplement pas que je pourrais réussir.
L'homme était aussi têtu que que peu perceptif. Dans l’intervalle, il avait également décidé d'embaucher deux directeurs des ventes, Harrington à l'est et Pike à l'ouest. Auparavant, Harrigton était directeur de la publicité pour les skis Olin, et visait clairement le poste de président de filiale. Il avait beaucoup de bagout, mais ne parvenais jamais à joindre les gestes à la parole.
Même chose pour Pike, un ancien vendeur de chez Xerox, qui bien qu’ayant une excellente voix de baryton, n’avait aucune idée de ce qu’était la branche du ski et sa distribution assez décalée. Ces choix en disaient long sur Blime, qui était supposé être bon avec les chiffres (?) mais totalement incapable de lire les gens.
Étant donné que la force de vente commune Beconta / Look était loin d’être parfaite, Harrington n’avait aucune meilleure idée que la changer complètement, en d’autres termes de jeter le bébé et l’eau du bain, au lieu d’apporter des changements progressifs comme le bon sens l’aurait suggéré.
C’est ainsi que Look Sports s’est retrouvé avec une équipe de « bleus » qui, à quelques rares exceptions, était fort peu talentueuse, mais surtout très inexpérimentés. Une recette pour aboutir à des résultats désastreux.
Au même moment, les produits Salomon gagnaient du terrain sur Look, je me tirais de plus en plus les cheveux, mais je continuais à apprendre énormément rien qu’en observant mes collègues incompétents multiplier leurs erreurs.
L'année s’était pourtant terminée sur une note merveilleuse; la naissance de notre fils Thomas en décembre.
samedi, juillet 13, 2019
Première année d’ Amérique
Ce 2 mai 1977, Evelyne et moi arrivions à l'aéroport JFK de New York via Swissair. Une belle limousine nous avait ensuite emmenés au Ramada Inn, à Elmsford, dans l'État de New York. Jusque là tout allait bien.
Les mauvaises nouvelles étaient qu’il faisait horriblement chaud et humide, nous n’avions que deux semaines pour trouver un logement et ma femme a dû apprendre l’anglais dare-dare.
Chercher un appartement est toujours très déprimant, mais assez vite, nous en avions trouvé un à White Plains. Ma femme s’était également inscrite à un programme de cours d’anglais. Enfin, nous nous étions acheté une petite Datsun.
Cote travail c’était horrible. Moi qui comptais un peu d’aide de la part de Paul, mon patron, c'était vraiment l’inverse. En fait, c’était moi qui lui enseignais tout à propos de la branche du ski alors qu’il n’était pas fichu de m’apprendre la moindre chose dans la façon de bien mener nos affaires en Amérique. Dès le départ, cela sentait le roussi.
Peu de temps après, fin mai, Evelyne et moi étions allés en Nouvelle-Écosse pour assister à un symposium des patrouilleurs de ski canadiens.
Quelques jours plus tard, je me suis rendais déjà en Europe pour une réunion de vente Look aux Deux Alpes, où je rencontrais Deschamps, le nouveau directeur de marketing qui semblait vivre sur un nuage de théories. Je rencontrais aussi Thierry Convert, mon remplaçant ; enfin, il n'y avait toujours aucun signe d'amélioration future ou de changements positifs au sein de l'organisation.
De retour au bureau, j'étais terrorisé à l'idée de répondre aux appels téléphoniques de détaillants mécontents, d'écrire des lettres et des rapports car je me sentais vraiment comme un chien dans un jeu de quilles.
Ce qui devint évident dès le début, fut l’incompétence totale de Paul, mon chef. Mon bon sens se sentait violé au quotidien quand j’observais ce qu’il faisait et je me demandais ce que j’avais fait au Bon Dieu pour me retrouver dans une telle situation.
En fait, malgré toute cette souffrance et au travers de cette situation assez désespérée, j'avais énormément appris rien qu’en observant mon entourage professionnel collectionner les stupidités en tous genres. Comme on aurait pu s'y attendre, Paul allait se faire virer à la fin de l'année.
Un autre élément positif fut ma décision de me mettre à la course à pied pour contrecarrer ma dose de stress quotidien et cette pratique allait devenir une passion qui m’accompagnerait et me maintiendrait en forme pendant près de 40 ans.
En fin d'année, quand Evelyne et moi sommes rentrés en France pour les vacances de Noël avec Icelandic Airlines, nous avions particulièrement apprécié cette coupure après huit premiers mois terriblement éprouvants ...
Les mauvaises nouvelles étaient qu’il faisait horriblement chaud et humide, nous n’avions que deux semaines pour trouver un logement et ma femme a dû apprendre l’anglais dare-dare.
Chercher un appartement est toujours très déprimant, mais assez vite, nous en avions trouvé un à White Plains. Ma femme s’était également inscrite à un programme de cours d’anglais. Enfin, nous nous étions acheté une petite Datsun.
Cote travail c’était horrible. Moi qui comptais un peu d’aide de la part de Paul, mon patron, c'était vraiment l’inverse. En fait, c’était moi qui lui enseignais tout à propos de la branche du ski alors qu’il n’était pas fichu de m’apprendre la moindre chose dans la façon de bien mener nos affaires en Amérique. Dès le départ, cela sentait le roussi.
Peu de temps après, fin mai, Evelyne et moi étions allés en Nouvelle-Écosse pour assister à un symposium des patrouilleurs de ski canadiens.
Quelques jours plus tard, je me suis rendais déjà en Europe pour une réunion de vente Look aux Deux Alpes, où je rencontrais Deschamps, le nouveau directeur de marketing qui semblait vivre sur un nuage de théories. Je rencontrais aussi Thierry Convert, mon remplaçant ; enfin, il n'y avait toujours aucun signe d'amélioration future ou de changements positifs au sein de l'organisation.
De retour au bureau, j'étais terrorisé à l'idée de répondre aux appels téléphoniques de détaillants mécontents, d'écrire des lettres et des rapports car je me sentais vraiment comme un chien dans un jeu de quilles.
Ce qui devint évident dès le début, fut l’incompétence totale de Paul, mon chef. Mon bon sens se sentait violé au quotidien quand j’observais ce qu’il faisait et je me demandais ce que j’avais fait au Bon Dieu pour me retrouver dans une telle situation.
En fait, malgré toute cette souffrance et au travers de cette situation assez désespérée, j'avais énormément appris rien qu’en observant mon entourage professionnel collectionner les stupidités en tous genres. Comme on aurait pu s'y attendre, Paul allait se faire virer à la fin de l'année.
Un autre élément positif fut ma décision de me mettre à la course à pied pour contrecarrer ma dose de stress quotidien et cette pratique allait devenir une passion qui m’accompagnerait et me maintiendrait en forme pendant près de 40 ans.
En fin d'année, quand Evelyne et moi sommes rentrés en France pour les vacances de Noël avec Icelandic Airlines, nous avions particulièrement apprécié cette coupure après huit premiers mois terriblement éprouvants ...
vendredi, juillet 12, 2019
Éducation en cameras de sécurité
Récemment, mon fils a acheté trois caméras de sécurité Nest et les a placées autour de sa maison. La dernière fois que j'étais chez lui, il m'a présenté ce merveilleux petit système sur son application téléphonique.
J'ai été impressionné et ma femme et moi-même avons alors pensé que ce serait une bonne idée, même si personne n'a jamais traîné autour de nos maisons, ou si nous n’avons jamais ete cambriolés. J'ai fais un peu de recherche et j’ai porté mon choisi mon choix sur l'Arlo Pro 2.
Je me suis alors rendu au magasin d’électronique Best Buy tout près de chez moi, et j'ai acheté un système à deux caméras. Ceux-ci ne sont pas particulièrement bon marché, mais Arlo, contrairement à Nest, offre 7 jours de stockage sur le « cloud » totalement gratuits.
D’abord, Best Buy s’est trompé en me donnant des cameras avec une définition de 720 au lieu de 1080. J’ai donc dû remballer le tout, retourner au magasin, négocier l’échange et ramener ce que je voulais.
Le lendemain, j'ai procédé au déballage de mon achat, à l'installation du système sur mon réseau wifi, au téléchargement de l'appli téléphonique, etc. Une heure après, je ne pouvais toujours pas faire fonctionner la deuxième camera.
J’ai appelé le fabricant qui m’a transporté aux Philippines avec non seulement avec une mauvaise ligne téléphonique, mais aussi un technicien qui parlait un anglais totalement incompréhensible et qui ne parvenais pas non plus à me comprendre. Bref, du déjà vu, un million de fois.
Au bout du compte, le gars n’a pas pu me dépanner et c’est là qu’il m’a proposé de remplacer la caméra défectueuse, mais à ce détail près que je devais renvoyer celle-ci à mes frais au fabricant. Je lui ai demandé de répéter ce qu’il venait de dire et lui ai simplement dit que j’allais ramener le tout au magasin pour être remboursé, ce que j’ai fait.
Pour la deuxième fois en deux jours, j'ai démonté mon installation, tout remballé et suis retourné au magasin. À cet instant, j’en avais plus que marre et tout cela avait également bien ébranlé ma confiance dans le produit.
C’est la que j’ai abandonné cette idée de caméra de sécurité. En tout cas, pour l'instant.
J'ai été impressionné et ma femme et moi-même avons alors pensé que ce serait une bonne idée, même si personne n'a jamais traîné autour de nos maisons, ou si nous n’avons jamais ete cambriolés. J'ai fais un peu de recherche et j’ai porté mon choisi mon choix sur l'Arlo Pro 2.
Je me suis alors rendu au magasin d’électronique Best Buy tout près de chez moi, et j'ai acheté un système à deux caméras. Ceux-ci ne sont pas particulièrement bon marché, mais Arlo, contrairement à Nest, offre 7 jours de stockage sur le « cloud » totalement gratuits.
D’abord, Best Buy s’est trompé en me donnant des cameras avec une définition de 720 au lieu de 1080. J’ai donc dû remballer le tout, retourner au magasin, négocier l’échange et ramener ce que je voulais.
Le lendemain, j'ai procédé au déballage de mon achat, à l'installation du système sur mon réseau wifi, au téléchargement de l'appli téléphonique, etc. Une heure après, je ne pouvais toujours pas faire fonctionner la deuxième camera.
J’ai appelé le fabricant qui m’a transporté aux Philippines avec non seulement avec une mauvaise ligne téléphonique, mais aussi un technicien qui parlait un anglais totalement incompréhensible et qui ne parvenais pas non plus à me comprendre. Bref, du déjà vu, un million de fois.
Au bout du compte, le gars n’a pas pu me dépanner et c’est là qu’il m’a proposé de remplacer la caméra défectueuse, mais à ce détail près que je devais renvoyer celle-ci à mes frais au fabricant. Je lui ai demandé de répéter ce qu’il venait de dire et lui ai simplement dit que j’allais ramener le tout au magasin pour être remboursé, ce que j’ai fait.
Pour la deuxième fois en deux jours, j'ai démonté mon installation, tout remballé et suis retourné au magasin. À cet instant, j’en avais plus que marre et tout cela avait également bien ébranlé ma confiance dans le produit.
C’est la que j’ai abandonné cette idée de caméra de sécurité. En tout cas, pour l'instant.
Libellés :
bricolage,
societé,
technologie
jeudi, juillet 11, 2019
Premiers mois en Amérique …
Après avoir finalisé les termes de mon emploi en Amérique, il avait été convenu que je ferais deux voyages d'environ un mois chacun, un en janvier et un en mars, avant de nous installer définitivement à New York avec mon épouse, début mai.
Je devais entre autres respecter l'engagement que j'avais pris vis à vis de l'école de ski d'Avoriaz pour les périodes de pointe de l’hiver et organiser nos affaires personnelles en vue de notre déménagement. Cela a été particulièrement dur pour ma femme qui a du restée seule en France pendant une si longue période, à proximité de ma famille, qui n’était pas particulièrement en faveur de notre décision.
En retournant à l'école de ski pour les vacances de Noël, je me suis rendu compte qu'après deux saisons complètes d'absence, le charme n’était plus du tout au rendez-vous, tout comme mon classement prioritaire. Tout cela était bien difficile à accepter.
Mon premier voyage aux États-Unis eu lieu début janvier 1977 et dura environ un mois. J'accompagnais Blime, le directeur général de Look, ainsi que Cattin, le gendre des Beyls, qui était en train d’être progressivement introduit au sein la société après avoir travaillé dans la société de distribution d'appareils ménagers en Afrique que dirigeait sa famille. Pourquoi était-t-il venu ? je n'en avais aucune idée; une forme de formation peut-être ?
Nous avions établi nos quartiers à l’hotel Rye Hilton, à Purchase, au de New York City, et avions retrouvé Paul, le nouveau président de la filiale Look Sports, Inc.. Pourquoi, je me demande, Blime avait-il embauché Paul, je n’arrive pas encore à ce jour à en comprendre la raison ? L’homme était totalement « en dehors de ses pompes » et apparemment ignorant du monde affaires en général, sans parler du secteur du ski en particulier.
Quoi qu’il en soit, nous avons passé des journées à travailler sur des chiffres, à faire connaissance avec les médias du ski, à rencontrer la force de vente et à analyser nos activités futures dans toutes les directions possibles et imaginables. Parce que, Blime venait de chez McKinsey, les chiffres étaient les seuls sujets qui l’intéressaient vraiment, mais pas les relations humaines et il ne cherchait pas trop à comprendre la distribution existante.
Nous aurions du, au contraire, avoir passé tout notre temps à parcourir le pays dans toutes les directions pour apprendre à connaître les détaillants, la distribution particulière de Beconta, sa force de vente et les besoins en produits des consommateurs. Cela aurait été beaucoup payant.
Dès le début, nous partagions la force de vente avec Beconta, notre hôte et ancien distributeur, ce qui allait très vite donner lieu à des conflits d’intérêt et t d'influence. Assez vite, Kip Pitou de Beconta se moquait ouvertement de Paul et j’ai bien compris que mon travail ne serait pas pas toujours amusant.
Quoi qu’il en soit, je suis retourné aux États-Unis en mars, ai assisté au salon annuel du ski à Las Vegas et, lentement, j’ai commencé à me familiariser avec mon nouvel environnement commercial. Enseigner le ski, comme je venais de le découvrir, n’était plus une option viable pour moi.
Maintenant, j'étais sur le point d'apprendre énormément, tout était tout beau, tout nouveau et j'étais prêt à tirer le meilleur parti possible de cette entreprise extraordinaire.
Je devais entre autres respecter l'engagement que j'avais pris vis à vis de l'école de ski d'Avoriaz pour les périodes de pointe de l’hiver et organiser nos affaires personnelles en vue de notre déménagement. Cela a été particulièrement dur pour ma femme qui a du restée seule en France pendant une si longue période, à proximité de ma famille, qui n’était pas particulièrement en faveur de notre décision.
En retournant à l'école de ski pour les vacances de Noël, je me suis rendu compte qu'après deux saisons complètes d'absence, le charme n’était plus du tout au rendez-vous, tout comme mon classement prioritaire. Tout cela était bien difficile à accepter.
Mon premier voyage aux États-Unis eu lieu début janvier 1977 et dura environ un mois. J'accompagnais Blime, le directeur général de Look, ainsi que Cattin, le gendre des Beyls, qui était en train d’être progressivement introduit au sein la société après avoir travaillé dans la société de distribution d'appareils ménagers en Afrique que dirigeait sa famille. Pourquoi était-t-il venu ? je n'en avais aucune idée; une forme de formation peut-être ?
Nous avions établi nos quartiers à l’hotel Rye Hilton, à Purchase, au de New York City, et avions retrouvé Paul, le nouveau président de la filiale Look Sports, Inc.. Pourquoi, je me demande, Blime avait-il embauché Paul, je n’arrive pas encore à ce jour à en comprendre la raison ? L’homme était totalement « en dehors de ses pompes » et apparemment ignorant du monde affaires en général, sans parler du secteur du ski en particulier.
Quoi qu’il en soit, nous avons passé des journées à travailler sur des chiffres, à faire connaissance avec les médias du ski, à rencontrer la force de vente et à analyser nos activités futures dans toutes les directions possibles et imaginables. Parce que, Blime venait de chez McKinsey, les chiffres étaient les seuls sujets qui l’intéressaient vraiment, mais pas les relations humaines et il ne cherchait pas trop à comprendre la distribution existante.
Nous aurions du, au contraire, avoir passé tout notre temps à parcourir le pays dans toutes les directions pour apprendre à connaître les détaillants, la distribution particulière de Beconta, sa force de vente et les besoins en produits des consommateurs. Cela aurait été beaucoup payant.
Dès le début, nous partagions la force de vente avec Beconta, notre hôte et ancien distributeur, ce qui allait très vite donner lieu à des conflits d’intérêt et t d'influence. Assez vite, Kip Pitou de Beconta se moquait ouvertement de Paul et j’ai bien compris que mon travail ne serait pas pas toujours amusant.
Quoi qu’il en soit, je suis retourné aux États-Unis en mars, ai assisté au salon annuel du ski à Las Vegas et, lentement, j’ai commencé à me familiariser avec mon nouvel environnement commercial. Enseigner le ski, comme je venais de le découvrir, n’était plus une option viable pour moi.
Maintenant, j'étais sur le point d'apprendre énormément, tout était tout beau, tout nouveau et j'étais prêt à tirer le meilleur parti possible de cette entreprise extraordinaire.
mercredi, juillet 10, 2019
Survivre Nevers pendant seize mois ...
Nous venions juste de nous marier lorsque mon épouse et moi avions emménagé à Nevers en septembre 1975.
Nous avions d'abord loué un pavillon bien ordinaire avec des trophées de chasse sur tous les murs, puis nous avons acheté un appartement « historique » en plein cœur de la vieille ville, près du marché Saint Arigle.
C’est là que j’allais faire une expérience prolongée de la vie urbaine, où il fallait garer notre auto dans la rue, supporter les voisins opposés qui lorgnaient dans notre espace, et faire face à un toit remplit de fuites qu’il a fallu remplacer peut de temps après notre installation.
Pour tout arranger, l’été 1976 avait ete horriblement chaud, et cela sans même mentionner un emploi et un lieu de travail que je n’aimais pas du tout. Dieu merci, les Beyls avaient eu la gentillesse de m'accorder un mois de congé en janvier 1976 pour aller à Chamonix afin d’y passer mon diplôme national de moniteur de ski.
Cela m’avait permis de skier un peu plus, même si nous revenions tous les week-ends sur Morzine en dépit de cinq longues heures et demie de trajet. Cela nous permettait de skier assez régulièrement et d'échapper à des lieux que nous détestions l’un et l’autre.
Comme je n’appréciais ni ma nouvelle carrière, ni notre lieu de résidence, nous avions alors décidé de mettre notre appartement en vente en novembre 1976, et dans le même temps, en dépit d’un excellent salaire, je démissionnais de mon poste chez Look.
Mon idée était de retourner à l'école de ski d'Avoriaz pour y enseigner pendant la saison d'hiver et de profiter de ce temps pour réévaluer mes options professionnelles. Noël étant la date choisie pour mon départ, j'avais participé à notre réunion internationale qui se tenait toujours début décembre et qui allait devenir un moment charnière dans notre vie.
Au cours de cette réunion, Look accueillait Paul, le président qui venait d’être embauché pour diriger sa nouvelle filiale américaine, qui allait commencer ses activités le 1er janvier suivant, et était située dans les installations de son distributeur du moment, à Elmsford, dans l’État de New York.
Ce distributeur, Beconta, était dans la branche du sport et distribuait notamment les chaussures de sport Puma, sa propre gamme de vêtements de ski, les chaussures de ski Dolomite et les skis Kästle. Pitou, son directeur des ventes, avait accompagné Paul à cette réunion, et lorsqu'il avait appris que j’étais sur le point de quitter Look, avait suggéré que ce serait une bonne idée que je vienne aux États-Unis pour aider le lancement de cette nouvelle filiale.
Cela m'avait semblé intéressant car c'était en tout cas bien mieux que de « retomber » dans l'enseignement du ski ou de travailler ailleurs en France. Appelez ça « fuite en avant » si vous voulez, mais j'avais été séduit par cette option et bien que je pensais déjà, que j’aurai la possibilité d’improviser en cours de route, j'avais accepté l'offre et négocié des conditions d’emplois moins que parfaites pour franchir ce pas vers l’Amérique ...
Nous avions d'abord loué un pavillon bien ordinaire avec des trophées de chasse sur tous les murs, puis nous avons acheté un appartement « historique » en plein cœur de la vieille ville, près du marché Saint Arigle.
C’est là que j’allais faire une expérience prolongée de la vie urbaine, où il fallait garer notre auto dans la rue, supporter les voisins opposés qui lorgnaient dans notre espace, et faire face à un toit remplit de fuites qu’il a fallu remplacer peut de temps après notre installation.
Pour tout arranger, l’été 1976 avait ete horriblement chaud, et cela sans même mentionner un emploi et un lieu de travail que je n’aimais pas du tout. Dieu merci, les Beyls avaient eu la gentillesse de m'accorder un mois de congé en janvier 1976 pour aller à Chamonix afin d’y passer mon diplôme national de moniteur de ski.
Cela m’avait permis de skier un peu plus, même si nous revenions tous les week-ends sur Morzine en dépit de cinq longues heures et demie de trajet. Cela nous permettait de skier assez régulièrement et d'échapper à des lieux que nous détestions l’un et l’autre.
Comme je n’appréciais ni ma nouvelle carrière, ni notre lieu de résidence, nous avions alors décidé de mettre notre appartement en vente en novembre 1976, et dans le même temps, en dépit d’un excellent salaire, je démissionnais de mon poste chez Look.
Mon idée était de retourner à l'école de ski d'Avoriaz pour y enseigner pendant la saison d'hiver et de profiter de ce temps pour réévaluer mes options professionnelles. Noël étant la date choisie pour mon départ, j'avais participé à notre réunion internationale qui se tenait toujours début décembre et qui allait devenir un moment charnière dans notre vie.
Au cours de cette réunion, Look accueillait Paul, le président qui venait d’être embauché pour diriger sa nouvelle filiale américaine, qui allait commencer ses activités le 1er janvier suivant, et était située dans les installations de son distributeur du moment, à Elmsford, dans l’État de New York.
Ce distributeur, Beconta, était dans la branche du sport et distribuait notamment les chaussures de sport Puma, sa propre gamme de vêtements de ski, les chaussures de ski Dolomite et les skis Kästle. Pitou, son directeur des ventes, avait accompagné Paul à cette réunion, et lorsqu'il avait appris que j’étais sur le point de quitter Look, avait suggéré que ce serait une bonne idée que je vienne aux États-Unis pour aider le lancement de cette nouvelle filiale.
Cela m'avait semblé intéressant car c'était en tout cas bien mieux que de « retomber » dans l'enseignement du ski ou de travailler ailleurs en France. Appelez ça « fuite en avant » si vous voulez, mais j'avais été séduit par cette option et bien que je pensais déjà, que j’aurai la possibilité d’improviser en cours de route, j'avais accepté l'offre et négocié des conditions d’emplois moins que parfaites pour franchir ce pas vers l’Amérique ...
mardi, juillet 09, 2019
Chef de produit chez Look
Juste un an après mon embauche en tant que responsable du service de course, j’avais été promu au poste de chef de produit pour les fixations Look.
Il s’agissait d’un tout nouvel emploi au sein de l’organisation pour lequel, comme vous l’auriez peut-être deviné, il n’existait pas de description de poste. La seule idée était que je servirai de liaison entre nos différentes forces de vente ou distributeurs, et le bureau d’étude de la société afin de générer les produits dont le marché avait besoin.
Ce travail devait s’avérer très difficile. Non seulement le poste devait être créé à partir de zéro, mais il était rendu encore plus difficile sous le régime autocratique de Mr. Beyl, le fondateur de Look. Ce dernier filtrait essentiellement tout ce qui entrait dans le bureau d’études et était très dogmatique sur ce qu'il souhaitait en matière de nouveaux produits Look.
Pendant toute la durée de mon emploi en qualité de chef de produit, j'essayais de mettre en garde Monsieur Beyl contre les assauts incessants de Salomon et de sa gamme de produits dont l’utilisation était extrêmement pratiques, mais celui-ci tempérait toujours mes élans de passion énergiques avec des commentaires du type « Salomon, Salomon, Salomon… C'est tout ce que vous savez dire, mais rappelez vous de ce que je vous dit, Salomon est un géant aux pieds d’argile qui va ne tardera pas de se casser la gueule ! »
À cette époque, les comptes de Look était déjà dans le rouge et la société réagissait au coup par coup en proposant des produits assez douteux comme la plaque LK5, une fixation réclamée à corps et à cri par la force de vente française pour laquelle Mme Beyl était toujours aux petits soins, peu importe le chaos que le commercial français pouvais créer dans ce qui aurait du être une stratégie de développement de produit, disciplinée et visant le long terme.
Je m’arrachais les cheveux en réalisant comment je m’était fourvoyé en acceptant ce poste et en plus en étant venu vivre dans un coin perdu comme la ville de Nevers, plantée au beau milieu de nulle part ...
Il s’agissait d’un tout nouvel emploi au sein de l’organisation pour lequel, comme vous l’auriez peut-être deviné, il n’existait pas de description de poste. La seule idée était que je servirai de liaison entre nos différentes forces de vente ou distributeurs, et le bureau d’étude de la société afin de générer les produits dont le marché avait besoin.
Ce travail devait s’avérer très difficile. Non seulement le poste devait être créé à partir de zéro, mais il était rendu encore plus difficile sous le régime autocratique de Mr. Beyl, le fondateur de Look. Ce dernier filtrait essentiellement tout ce qui entrait dans le bureau d’études et était très dogmatique sur ce qu'il souhaitait en matière de nouveaux produits Look.
Pendant toute la durée de mon emploi en qualité de chef de produit, j'essayais de mettre en garde Monsieur Beyl contre les assauts incessants de Salomon et de sa gamme de produits dont l’utilisation était extrêmement pratiques, mais celui-ci tempérait toujours mes élans de passion énergiques avec des commentaires du type « Salomon, Salomon, Salomon… C'est tout ce que vous savez dire, mais rappelez vous de ce que je vous dit, Salomon est un géant aux pieds d’argile qui va ne tardera pas de se casser la gueule ! »
À cette époque, les comptes de Look était déjà dans le rouge et la société réagissait au coup par coup en proposant des produits assez douteux comme la plaque LK5, une fixation réclamée à corps et à cri par la force de vente française pour laquelle Mme Beyl était toujours aux petits soins, peu importe le chaos que le commercial français pouvais créer dans ce qui aurait du être une stratégie de développement de produit, disciplinée et visant le long terme.
Je m’arrachais les cheveux en réalisant comment je m’était fourvoyé en acceptant ce poste et en plus en étant venu vivre dans un coin perdu comme la ville de Nevers, plantée au beau milieu de nulle part ...
lundi, juillet 08, 2019
Petits projets, gros temps perdu ...
« Cela ne me prendra que quelques heures »…
C’est ce que nous disons tout le temps et à la fin, ce qui ne semblait être juste qu’un petit projet pour lequel nous avons alloué 120 minutes finit par prendre une demi-journée, une journée complète, voire même peut prolonger dans un deuxième jour de travail infernal.
C’est exactement ce qui m’est arrivé ce week-end lorsque j’ai décidé de remplacer les tubes fluorescents de mon garage par des lampes à diode électroluminescente beaucoup plus puissantes et pourtant plus petites.
Bien sûr, je ne suis pas électricien, mais j’ai eu tellement de problèmes que les deux ou trois heures que j’avais prévues pour ce petit boulot ont trouvé le moyen de déborder sur le jour suivant. Ce n’était pas sans compter sur l’aide de ma femme qui a fortement contribué à finir le travail.
Bon, au final, j’ai peut-être perdu du temps, mais j'ai beaucoup appris dans cette lutte de deux jours et je ferai beaucoup mieux la prochaine fois !
C’est ce que nous disons tout le temps et à la fin, ce qui ne semblait être juste qu’un petit projet pour lequel nous avons alloué 120 minutes finit par prendre une demi-journée, une journée complète, voire même peut prolonger dans un deuxième jour de travail infernal.
C’est exactement ce qui m’est arrivé ce week-end lorsque j’ai décidé de remplacer les tubes fluorescents de mon garage par des lampes à diode électroluminescente beaucoup plus puissantes et pourtant plus petites.
Bien sûr, je ne suis pas électricien, mais j’ai eu tellement de problèmes que les deux ou trois heures que j’avais prévues pour ce petit boulot ont trouvé le moyen de déborder sur le jour suivant. Ce n’était pas sans compter sur l’aide de ma femme qui a fortement contribué à finir le travail.
Bon, au final, j’ai peut-être perdu du temps, mais j'ai beaucoup appris dans cette lutte de deux jours et je ferai beaucoup mieux la prochaine fois !
dimanche, juillet 07, 2019
L’origine du « village des chèvres ? »
Bien avant que les touristes envahissent le hameau alpestre des Lindarets, tout près d'Avoriaz, et bien que je ne fus âgé que de trois ans et demi, je n'avais pas peur de caresser les chèvres.
Même si le troupeau n’était qu’une fraction de ce qu’il est devenu aujourd’hui, j’avais en quelque sorte « inventé » le « marketing de la chèvre » qui allait rendre cet endroit si célèbre quelques décennies plus tard.
Alors, étais-je en avance sur les temps ou tout simplement me trouvais-je au bon endroit, au bon moment ? En toute humilité, j’opterais pour cette dernière possibilité, mais je pense quand même que j’ai toujours eu un talent inné pour déceler toutes les nouvelles « tendances ... »
Même si le troupeau n’était qu’une fraction de ce qu’il est devenu aujourd’hui, j’avais en quelque sorte « inventé » le « marketing de la chèvre » qui allait rendre cet endroit si célèbre quelques décennies plus tard.
Alors, étais-je en avance sur les temps ou tout simplement me trouvais-je au bon endroit, au bon moment ? En toute humilité, j’opterais pour cette dernière possibilité, mais je pense quand même que j’ai toujours eu un talent inné pour déceler toutes les nouvelles « tendances ... »
samedi, juillet 06, 2019
La fin d'une longue saison de ski
Ce 4 juillet, Snowbird était ouvert au ski pour la toute dernière fois de la saison, après 190 journées d’activité.
J’aurai bien aimé y aller, mais ma femme s’y est farouchement opposée. Elle avait sans doute marre de mon addiction pour le ski et je ne vais quand même pas lui reprocher cela.
J’avais pourtant une sacrée envie d’y aller, car j’aurais ainsi battu mon record de journées sur les planches pendant une saison complète, et du coup j’aurai également atteint ou dépassé les 2 millions de pieds (609 600 mètres) en dénivelé, mais cela n’aura pas été le cas.
Si Dieu le veut, j’essaierai d’atteindre et de battre ces records la saison prochaine et de mieux m’organiser pour y parvenir.
En attendant, j’ai enfin déplacé le levier de vitesse et suis maintenant officiellement en position « été » ...
J’aurai bien aimé y aller, mais ma femme s’y est farouchement opposée. Elle avait sans doute marre de mon addiction pour le ski et je ne vais quand même pas lui reprocher cela.
J’avais pourtant une sacrée envie d’y aller, car j’aurais ainsi battu mon record de journées sur les planches pendant une saison complète, et du coup j’aurai également atteint ou dépassé les 2 millions de pieds (609 600 mètres) en dénivelé, mais cela n’aura pas été le cas.
Si Dieu le veut, j’essaierai d’atteindre et de battre ces records la saison prochaine et de mieux m’organiser pour y parvenir.
En attendant, j’ai enfin déplacé le levier de vitesse et suis maintenant officiellement en position « été » ...
vendredi, juillet 05, 2019
Trop riche pour sortir le drapeau ?
Les jours fériés comme Memorial Day ou le 4 juillet, il est de coutume que les Américains marquent l’occasion en accrochant leur drapeau devant la maison. Comme hier était justement notre fête nationale, nous avons mené une étude informelle et pas du tout scientifique.
Nous nous sommes promenés et avons essayé de compter le nombre de propriétaires qui arboraient le drapeau américain dans notre quartier.À notre grande surprise, seuls 20 à 30% d'entre eux l’avaient sorti ou avaient placés une décoration un tant soit peu patriotique.
Ce qui était encore plus étonnant, c’est que plus les maisons étaient luxueuses et imposantes, moins on y voyait flotter l’oriflamme national, ce qui aurait voulu dire que le patriotisme n’est pas nécessairement le « truc » des classes plus aisées, et que toutes ces marques d’appartenance sont reléguées au second plan.
Il est vrai que les classes modestes sont souvent plus crédules et beaucoup moins cyniques. Que vous viviez aux États-Unis ou en Arabie Saoudite, de quel niveau de patriotisme font preuve vos voisins ?
Ce qui était encore plus étonnant, c’est que plus les maisons étaient luxueuses et imposantes, moins on y voyait flotter l’oriflamme national, ce qui aurait voulu dire que le patriotisme n’est pas nécessairement le « truc » des classes plus aisées, et que toutes ces marques d’appartenance sont reléguées au second plan.Il est vrai que les classes modestes sont souvent plus crédules et beaucoup moins cyniques. Que vous viviez aux États-Unis ou en Arabie Saoudite, de quel niveau de patriotisme font preuve vos voisins ?
jeudi, juillet 04, 2019
La grosse gaffe de Macron
Aujourd'hui c’est notre fête nationale. C’est super, sauf que Trump nous a promis que, cette année, la célébration du jour de notre indépendance, constituera « l’un des plus grands rassemblements que Washington n’a jamais vu ». Cela dit, la parade extravagance qu’il a en tête va nous coûter les yeux de la tête, à nous, les contribuables.
Il y a un gros responsable pour cette idée mégalomaniaque et c’est bien le président français Macron qui a eu la mauvaise idée de montrer à Donald son propre défilé militaire du 14 juillet 2017. Je pense qu'il serait juste que nous passions l'ardoise de ces festivités à la France pour que Macron règle tout ça ...
Bonne fête nationale, joyeux 4 juillet !
Il y a un gros responsable pour cette idée mégalomaniaque et c’est bien le président français Macron qui a eu la mauvaise idée de montrer à Donald son propre défilé militaire du 14 juillet 2017. Je pense qu'il serait juste que nous passions l'ardoise de ces festivités à la France pour que Macron règle tout ça ...
Bonne fête nationale, joyeux 4 juillet !
Libellés :
affaires étrangères,
humour,
politique
mercredi, juillet 03, 2019
Look : Mission impossible?
Début septembre 1974, je commençais mon travail chez Look, en tant que nouveau directeur du services de course. D’abord, je suivais la formation traditionnelle qui m’initiait à la philosophie des fixations Look, à savoir tout ce qui les rendait supérieures aux autres, comme leur grande course élastique, leur plaque tournante placée anatomiquement et leur étanchéité assez unique.
La prochaine étape logique aurait été de me familiariser avec les archives du service de course dont je devenais le nouveau responsable, mais il n’existait rien du tout à propos de l’activité « Compétition ».
Un vide total, c’est tout. Pas de fichiers, pas de carnet d’adresse, pas de rapports, pas de budget, pas non plus de correspondance avec les différentes fédérations de ski ; strictement rien.
Plancherel, l'ancien responsable, était un sous-traitant indépendant résidant à Kreuzlingen, en Suisse, pour lequel la séparation avec Look s’était faite en des termes moins qu’amicaux. Madame Beyl m’avait du reste interdit tout contact avec Plancherel, ce qui n’était pas du tout fait m’aider.
Le seul élément que j'avais trouvé, lié à l'activité course, étaient quelques copies récentes du periodique Ski Racing, une publication américaine à laquelle le service export était abonné. Je n’arrivais pas à comprendre cette absence d’information et j’en avais conclu que c’était la façon dont Look fonctionnait, ce qui s’est du reste très vite avéré vrai.
Sans le vouloir, je venais de me mettre dans une situation catastrophique où j’aurais été voué à l'échec total si je n'avais pas eu une détermination acharnée, une généreuse dose de bon sens, pas mal de chance ainsi que beaucoup d'énergie et de créativité. C’est là que j’ai immédiatement commencé à contacter les différents techniciens que nous avions en France, en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Autriche, aux États-Unis et au Canada. Sauf pour la France et l'Amérique du Nord, tous ces techniciens avaient été embauchés et mis en place par mon prédécesseur, Plancherel, alors qu'il était chargé d’administrer le programme.
Chacun d’entre eux avait sa propre vision des choses, de ce que sa mission devrait être, et n’était pas nécessairement au courant des objectifs de Look en matière de promotion et de marketing. De plus, ces gens craignaient la maison-mère, avaient beaucoup à perdre dans ce changement et ne voulaient surtout pas m’avoir sur leur dos. Bref, les parfaits ingrédients pour échouer.Ce que j’ai vite appris, c’est que sous Plancherel, le budget de course de Look avait explosé à un niveau insoutenable. En dollars, la course coûtait à la société 1 million par an contre un chiffre d'affaires autour des 12 millions, sans compter les dépenses normales en publicité, promotion et marketing.
Au même moment, Look sentait la pression de Salomon qui se mettait à fabriquait des produits très attrayants, à des prix plus abordables et surtout beaucoup plus pratiques, et qui allait bientôt dominer l’immense marché que constituaient les skieurs débutants et moyens.
Garder des coureurs comme Thöni ou Moser-Pröll sur le produit coûtait très cher et dans un environnement concurrentiel beaucoup plus sévère, cet argent dépensé sur la course aurait mieux profité si il avait été alloué à la recherche et au développement de nouveaux produits.
Bien sûr, je n’ai jamais pu découvrir pleinement la dichotomie qui existait entre le coût du maintien d’un programme de course et la gravité de la situation financière dans laquelle se trouvait l’entreprise. On m'a simplement donné un budget et demandé de le suivre en essayant d’économiser au maximum.
Dans le même temps, Blime, le nouveau directeur général qui venait de chez McKinsey, essayait par tous les moyens de réduire les dépenses afin de maintenir la société à flot. Il avait mis en place une analyse de la valeur dans le but de rendre nos produits moins chers à fabriquer, mais l’élément d’économies potentiel qui ressortait le plus restait le coût énorme du service de course, qui n’apportait aucun avantage évident à court terme ou directement sur la promotion et le chiffre d’affaire de la marque.
On m'avait alors demandé d'analyser l'ensemble de ce département et ma recommandation avait été de mettre en commun nos services techniques sur le terrain (poste extrêmement coûteux) avec un autre fabricant de matériel, comme par exemple Rossignol. Ce n’était pas du tout du goût de M. Beyl, qui valorisait farouchement l’indépendance de sa marque et a préféré décapiter l’ensemble du programme de course, à l’exception toutefois de l’Italie et de la France.
J'ai malgré tout survécu à cette importante coupure car Look m'avait alors offert un poste de chef de produit à Nevers - lieu que je détestais – mais qui prolongerait de manière providentielle ma carrière chez le fabricant de fixations de ski.
La prochaine étape logique aurait été de me familiariser avec les archives du service de course dont je devenais le nouveau responsable, mais il n’existait rien du tout à propos de l’activité « Compétition ».
Un vide total, c’est tout. Pas de fichiers, pas de carnet d’adresse, pas de rapports, pas de budget, pas non plus de correspondance avec les différentes fédérations de ski ; strictement rien.
Plancherel, l'ancien responsable, était un sous-traitant indépendant résidant à Kreuzlingen, en Suisse, pour lequel la séparation avec Look s’était faite en des termes moins qu’amicaux. Madame Beyl m’avait du reste interdit tout contact avec Plancherel, ce qui n’était pas du tout fait m’aider.
Le seul élément que j'avais trouvé, lié à l'activité course, étaient quelques copies récentes du periodique Ski Racing, une publication américaine à laquelle le service export était abonné. Je n’arrivais pas à comprendre cette absence d’information et j’en avais conclu que c’était la façon dont Look fonctionnait, ce qui s’est du reste très vite avéré vrai.
Sans le vouloir, je venais de me mettre dans une situation catastrophique où j’aurais été voué à l'échec total si je n'avais pas eu une détermination acharnée, une généreuse dose de bon sens, pas mal de chance ainsi que beaucoup d'énergie et de créativité. C’est là que j’ai immédiatement commencé à contacter les différents techniciens que nous avions en France, en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Autriche, aux États-Unis et au Canada. Sauf pour la France et l'Amérique du Nord, tous ces techniciens avaient été embauchés et mis en place par mon prédécesseur, Plancherel, alors qu'il était chargé d’administrer le programme.
Chacun d’entre eux avait sa propre vision des choses, de ce que sa mission devrait être, et n’était pas nécessairement au courant des objectifs de Look en matière de promotion et de marketing. De plus, ces gens craignaient la maison-mère, avaient beaucoup à perdre dans ce changement et ne voulaient surtout pas m’avoir sur leur dos. Bref, les parfaits ingrédients pour échouer.Ce que j’ai vite appris, c’est que sous Plancherel, le budget de course de Look avait explosé à un niveau insoutenable. En dollars, la course coûtait à la société 1 million par an contre un chiffre d'affaires autour des 12 millions, sans compter les dépenses normales en publicité, promotion et marketing.
Au même moment, Look sentait la pression de Salomon qui se mettait à fabriquait des produits très attrayants, à des prix plus abordables et surtout beaucoup plus pratiques, et qui allait bientôt dominer l’immense marché que constituaient les skieurs débutants et moyens.
Garder des coureurs comme Thöni ou Moser-Pröll sur le produit coûtait très cher et dans un environnement concurrentiel beaucoup plus sévère, cet argent dépensé sur la course aurait mieux profité si il avait été alloué à la recherche et au développement de nouveaux produits.
Bien sûr, je n’ai jamais pu découvrir pleinement la dichotomie qui existait entre le coût du maintien d’un programme de course et la gravité de la situation financière dans laquelle se trouvait l’entreprise. On m'a simplement donné un budget et demandé de le suivre en essayant d’économiser au maximum.
Dans le même temps, Blime, le nouveau directeur général qui venait de chez McKinsey, essayait par tous les moyens de réduire les dépenses afin de maintenir la société à flot. Il avait mis en place une analyse de la valeur dans le but de rendre nos produits moins chers à fabriquer, mais l’élément d’économies potentiel qui ressortait le plus restait le coût énorme du service de course, qui n’apportait aucun avantage évident à court terme ou directement sur la promotion et le chiffre d’affaire de la marque.
On m'avait alors demandé d'analyser l'ensemble de ce département et ma recommandation avait été de mettre en commun nos services techniques sur le terrain (poste extrêmement coûteux) avec un autre fabricant de matériel, comme par exemple Rossignol. Ce n’était pas du tout du goût de M. Beyl, qui valorisait farouchement l’indépendance de sa marque et a préféré décapiter l’ensemble du programme de course, à l’exception toutefois de l’Italie et de la France.
J'ai malgré tout survécu à cette importante coupure car Look m'avait alors offert un poste de chef de produit à Nevers - lieu que je détestais – mais qui prolongerait de manière providentielle ma carrière chez le fabricant de fixations de ski.
Libellés :
développement personnel,
ski biz,
souvenirs,
travail
mardi, juillet 02, 2019
Comment je suis rentré chez Look
Décrocher un poste aux fixations de ski Look aura été un événement extraordinaire pour moi en cette année 1974, car cela a ouvert la voie à ma carrière dans l’industrie des sports et des loisirs.
Je cherchais depuis longtemps un travail à l’année dans le ski, et suivant les conseils de mon bon copain Chatellard, j’avais postulé pour plusieurs emplois qu’il m’avait alors signalés. Un était chez Salomon, un autre chez Rossignol et le dernier chez Look.
J'avais d’abord contacté Salomon qui m’avait très vite rejeté et immédiatement après, j'avais tenté ma chance en contactant Look. J'avais écrit une belle lettre de candidature, vantant ma « connaissance profonde » de la branche du ski ainsi que ma maîtrise de l'anglais, de l'allemand et de l'italien, sans parler bien sûr du français.
Mon curriculum vitae a dû tellement impressionner Mme Beyl, l’épouse du propriétaire-fondateur de Look, qu’elle m’avait tout de suite invité pour un entretient d’embauche. Fin juillet de cette année-là, j'avais enfilé mon beau costume en velours côtelé vert et je m’étais rendu jusqu’à Nevers, une petite ville en plein centre de la France.
J’avais réussi à trouver l'ancienne usine Look avant que celle ci ne déménage dans un beau bâtiment flambant neuf. Mme Beyl m'avait posé toute une série de questions que j'ai oubliées depuis. Elle m'avait dit que le responsable de son service course, sur la coupe du monde de ski, un Suisse nommé René Plancherel, avait quitté son poste et qu'elle lui cherchait un remplaçant.
Elle avait brièvement décrit l’emploi et ses responsabilités. Je lui avait indiqué que le travail, le salaire et le véhicule de fonction me convenaient parfaitement. C’est là que Madame Beyl m'a demandé quelle était mon signe astrologique. Heureusement que je le connaissais ; j'ai répondu: « Capricorne ! » Elle m’a dit: « Vous êtes embauché, vous commencez le 2 septembre ! »
Je cherchais depuis longtemps un travail à l’année dans le ski, et suivant les conseils de mon bon copain Chatellard, j’avais postulé pour plusieurs emplois qu’il m’avait alors signalés. Un était chez Salomon, un autre chez Rossignol et le dernier chez Look.
J'avais d’abord contacté Salomon qui m’avait très vite rejeté et immédiatement après, j'avais tenté ma chance en contactant Look. J'avais écrit une belle lettre de candidature, vantant ma « connaissance profonde » de la branche du ski ainsi que ma maîtrise de l'anglais, de l'allemand et de l'italien, sans parler bien sûr du français.
Mon curriculum vitae a dû tellement impressionner Mme Beyl, l’épouse du propriétaire-fondateur de Look, qu’elle m’avait tout de suite invité pour un entretient d’embauche. Fin juillet de cette année-là, j'avais enfilé mon beau costume en velours côtelé vert et je m’étais rendu jusqu’à Nevers, une petite ville en plein centre de la France.
J’avais réussi à trouver l'ancienne usine Look avant que celle ci ne déménage dans un beau bâtiment flambant neuf. Mme Beyl m'avait posé toute une série de questions que j'ai oubliées depuis. Elle m'avait dit que le responsable de son service course, sur la coupe du monde de ski, un Suisse nommé René Plancherel, avait quitté son poste et qu'elle lui cherchait un remplaçant.
Elle avait brièvement décrit l’emploi et ses responsabilités. Je lui avait indiqué que le travail, le salaire et le véhicule de fonction me convenaient parfaitement. C’est là que Madame Beyl m'a demandé quelle était mon signe astrologique. Heureusement que je le connaissais ; j'ai répondu: « Capricorne ! » Elle m’a dit: « Vous êtes embauché, vous commencez le 2 septembre ! »
lundi, juillet 01, 2019
Donald Trump, le nouveau Neil Armstrong ?
Ce week-end, dans la zone démilitarisée située entre la Corée du Nord et la Corée du Nord, un new-yorkais à l’ego démesuré a fait un petit pas en avant sur le sol Nord-coréen, ce qui était en fait un bond géant en matière de bêtise.
Certains médias américains assimilaient presque ce « coup » diplomatique à l'exploit qu’avait accomplit Neil Armstrong il y a presque un demi-siècle, en marchant sur la Lune.
Le vrai héros de cette petite histoire restera Kim Jung-un qui s’amuse avec Trump comme un chat joue avec une souris ...
Certains médias américains assimilaient presque ce « coup » diplomatique à l'exploit qu’avait accomplit Neil Armstrong il y a presque un demi-siècle, en marchant sur la Lune.
Le vrai héros de cette petite histoire restera Kim Jung-un qui s’amuse avec Trump comme un chat joue avec une souris ...
Libellés :
affaires étrangères,
humour,
politique
dimanche, juin 30, 2019
L’instituteur qui m'avait compris …
Quand je suis allé à l’école pour la première fois en 1954, j’étais prêt à découvrir un nouvel univers d’apprentissage, même si les conditions y étaient extrêmement difficiles et limitées.
En effet, nous étions peut-être 20 à 25 garçons entassés dans le même local, répartis en 8 classes différentes et âgés de 7 à 14 ans. Il était donc extrêmement difficile pour l'instituteur de jongler entre des sujets carrément différents mais qui devaient en quelque sorte impliquer la plupart des enfants, ceci en admettant que près du tiers d’entre eux n’arriveraient jamais à bien s’en sortir.
J'ai eu beaucoup de veine d’y arriver car d’entrée, les circonstances étaient défavorables. J’avais entre autre la chance d’être naturellement curieux et j'avais déjà une passion pour un gribouillage qui dénotait un certain potentiel.
Mon « instit », M. Losserand, avait bien saisit tout ça et m’avait encouragé, alors qu'avant, mes parents avaient tendance à rejeter tout ce qui semblait totalement « inutile ». L’enseignant m'avait fait confiance et avait pris un risque avec moi qui s’était avérée gagnant !
Dans ma famille, seuls les choses « utiles » comptaient vraiment, et surtout pas une vague notion de talent artistique ! Mon instituteur avait su pourtant l’apprécier et m'avait ainsi fait découvrir un point de vue bien différent d'un monde fait de travail pénible, empreint de discipline et pas du tout amusant.
Merci Monsieur Losserand de m'avoir ouvert les yeux bien au-delà d’une vie tristement utilitaire !
En effet, nous étions peut-être 20 à 25 garçons entassés dans le même local, répartis en 8 classes différentes et âgés de 7 à 14 ans. Il était donc extrêmement difficile pour l'instituteur de jongler entre des sujets carrément différents mais qui devaient en quelque sorte impliquer la plupart des enfants, ceci en admettant que près du tiers d’entre eux n’arriveraient jamais à bien s’en sortir.
J'ai eu beaucoup de veine d’y arriver car d’entrée, les circonstances étaient défavorables. J’avais entre autre la chance d’être naturellement curieux et j'avais déjà une passion pour un gribouillage qui dénotait un certain potentiel.
Mon « instit », M. Losserand, avait bien saisit tout ça et m’avait encouragé, alors qu'avant, mes parents avaient tendance à rejeter tout ce qui semblait totalement « inutile ». L’enseignant m'avait fait confiance et avait pris un risque avec moi qui s’était avérée gagnant !
Dans ma famille, seuls les choses « utiles » comptaient vraiment, et surtout pas une vague notion de talent artistique ! Mon instituteur avait su pourtant l’apprécier et m'avait ainsi fait découvrir un point de vue bien différent d'un monde fait de travail pénible, empreint de discipline et pas du tout amusant.
Merci Monsieur Losserand de m'avoir ouvert les yeux bien au-delà d’une vie tristement utilitaire !
samedi, juin 29, 2019
Qui pourra anéantir Trump ?
C’est avec beaucoup d’intérêt et d’anticipation que nous avons suivi les deux débats télévisés mettant en lice les candidats démocrates à la présidentielle de 2020, ces mercredi et jeudi soirs.
Nous nous sommes appliqués à nous concentrer sur trois éléments essentiels :
Nous nous sommes appliqués à nous concentrer sur trois éléments essentiels :
- D’abord, la combativité. C'était de loin notre critère numéro un, car ce sera la qualité requise pour anéantir Trump.
- Ensuite viennent les connaissances et l'intelligence, critères qui vont presque de soi, mais qui sont reléguées à un rôle secondaire quand l'urgence est avant tout d'empêcher Trump d'être réélu.
- Enfin, le charisme, car après tout, la politique c’est avant tout du démarchage et les candidats doivent être capable de bien se vendre.
- Kamala Harris
- Pete Buttigieg
- Julián Castro
- Elizabeth Warren
- Bernie Sanders
vendredi, juin 28, 2019
Un vaccin contre le zona difficile à ignorer !
Si vous vivez aux États-Unis, vous avez probablement déjà vu, il y a quelques années, ces horribles publicités montrant un patient atteint de zona. Celles-ci avaient été crées pour Zostavax, un vaccin contre cette affliction.
En plus des recommandations de notre médecin, cette annonce avait eu un certain impact sur nous et nous nous étions fait vacciné en juillet 2014. C’était alors un piqûre bien ordinaire que nous avons vite oubliée.
C'était jusqu'à ce que notre brave médecin de famille revienne sur la question, en nous disant l'an passé dernière, que notre vaccination n’était efficace qu'à 65% et qu'un vaccin « nouveau et amélioré » appelé Shingrix, efficace à 97 %, serait carrément nécessaire pour remplacer notre protection assez médiocre.
Naïfs et crédules, nous avons acquiescé et avons commandé ce vaccin qui, en quantité limitée, était assez difficile à trouver, le rendant encore plus attrayant, je présume. Notre pharmacie l’a finalement reçu à la mi-avril et nous avons eu nos vaccins.
Après l'injection, ma femme a souffert de douleurs terribles au bras alors que cela m’a donné la nausée et des des identiques à ceux d’une sévère grippe. La torture a duré environ 24 heures après la procédure.
Cette semaine, nous avons été convoqués pour recevoir nos rappels. Remplis d'appréhension, nous sommes arrivés mercredi et au début, tout semblait aller pour le mieux. Ce fut jusqu'à la nuit qui a suivi l'injection, et le lendemain matin, quand nous avons constaté que nous étions complètement abattus.
Les mêmes symptômes affreux se sont manifestés après cette seconde série de piqûres très coûteuses, même pas remboursées par notre assurance. Nous avons finalement survécu mais nous nous sommes demandé si cette souffrance valait la prétendue protection.
Nous ne sommes pas encore convaincus et nous ne le saurons probablement jamais ...
En plus des recommandations de notre médecin, cette annonce avait eu un certain impact sur nous et nous nous étions fait vacciné en juillet 2014. C’était alors un piqûre bien ordinaire que nous avons vite oubliée.
C'était jusqu'à ce que notre brave médecin de famille revienne sur la question, en nous disant l'an passé dernière, que notre vaccination n’était efficace qu'à 65% et qu'un vaccin « nouveau et amélioré » appelé Shingrix, efficace à 97 %, serait carrément nécessaire pour remplacer notre protection assez médiocre.
Naïfs et crédules, nous avons acquiescé et avons commandé ce vaccin qui, en quantité limitée, était assez difficile à trouver, le rendant encore plus attrayant, je présume. Notre pharmacie l’a finalement reçu à la mi-avril et nous avons eu nos vaccins.
Après l'injection, ma femme a souffert de douleurs terribles au bras alors que cela m’a donné la nausée et des des identiques à ceux d’une sévère grippe. La torture a duré environ 24 heures après la procédure.
Cette semaine, nous avons été convoqués pour recevoir nos rappels. Remplis d'appréhension, nous sommes arrivés mercredi et au début, tout semblait aller pour le mieux. Ce fut jusqu'à la nuit qui a suivi l'injection, et le lendemain matin, quand nous avons constaté que nous étions complètement abattus.
Les mêmes symptômes affreux se sont manifestés après cette seconde série de piqûres très coûteuses, même pas remboursées par notre assurance. Nous avons finalement survécu mais nous nous sommes demandé si cette souffrance valait la prétendue protection.
Nous ne sommes pas encore convaincus et nous ne le saurons probablement jamais ...
jeudi, juin 27, 2019
Bien juger quand l'expérience fait défaut
Cela fait longtemps que je suis fasciné par cette relation symbiotique qui existe entre jugement et expérience et je n’ai pas encore fini d’en découdre avec.
L’essence de cette relation se trouve dans une citation attribuée à Nasreddin, ce soufi du XIIIe siècle: « Le bon jugement s'apprend par l'expérience, mais l'expérience s'acquiert par le mauvais jugement. »
Cette fois, je voulais simplement évoquer ce qui se produit lorsque nous prenons des décisions basées uniquement sur l’ensemble des expériences que nous avons pu engranger, et lorsque les circonstances sont telles qu’elles créent des situations inédites, qui peuvent être dangereuses ou pour lesquelles nous ne sommes pas du tout préparés.
Lorsque cela se produit, nous n’avons aucune expérience spécifique capable de nous aider et nous devons littéralement penser à inventer ou improviser sur le champ un plan suffisamment bon pour nous sortir du pétrin, assurer notre survie et nous permettre d’ajouter une expérience de plus à notre registre et améliorer ainsi d’avantage la qualité de notre jugement.
Ce n’est jamais agréable, c'est très inconfortable, mais cela nous secoue un peu, nous oblige à nous en faire plus que ce nous étions prêts ou disposés à faire et, au final, à nous rendre encore beaucoup plus forts.
L’essence de cette relation se trouve dans une citation attribuée à Nasreddin, ce soufi du XIIIe siècle: « Le bon jugement s'apprend par l'expérience, mais l'expérience s'acquiert par le mauvais jugement. »
Cette fois, je voulais simplement évoquer ce qui se produit lorsque nous prenons des décisions basées uniquement sur l’ensemble des expériences que nous avons pu engranger, et lorsque les circonstances sont telles qu’elles créent des situations inédites, qui peuvent être dangereuses ou pour lesquelles nous ne sommes pas du tout préparés.
Lorsque cela se produit, nous n’avons aucune expérience spécifique capable de nous aider et nous devons littéralement penser à inventer ou improviser sur le champ un plan suffisamment bon pour nous sortir du pétrin, assurer notre survie et nous permettre d’ajouter une expérience de plus à notre registre et améliorer ainsi d’avantage la qualité de notre jugement.
Ce n’est jamais agréable, c'est très inconfortable, mais cela nous secoue un peu, nous oblige à nous en faire plus que ce nous étions prêts ou disposés à faire et, au final, à nous rendre encore beaucoup plus forts.
mercredi, juin 26, 2019
Donner le crédit où il faut
Nos vies ne se construisent pas en vase clos et tout ce qui nous arrive, comme tous les gens que nous rencontrons ont parfois une énorme influence sur nos parcours respectifs. C’est particulièrement vrai pour le mien, et là où j’en suis aujourd’hui qui est la somme de circonstances, d’accidents et, avant tout, des individus qui ont croisé mon chemin, souvent tortueux, et m’ont construit.
Dans mon cas, tout cela aura ete pour le mieux. Rétrospectivement, je dois dire qu’il y a plus de gens qui m'ont aidé que de gens qui m’ont gêné dans ce long processus qu’est la vie. C’est pourquoi je vais oublier les rares obstacles qui se sont dressés devant moi et mettre l’accent sur toute l’aide que j’ai eu pour créer ou saisir les plus belles occasions qui se sont présentées à moi.
Tout a commencé avec mon instituteur d'école primaire qui a su voir mon potentiel, ensuite avec son fils qui m'a motivé à me présenter au concours de l’École d’Horlogerie de Cluses, a un ami rencontré dans cette école qui a validé ma passion pour le ski, ainsi que mon propre frère qui m'a incité à demander au directeur de l’école de ski d'Avoriaz si je pouvais y entrer, à ce professeur de l'ENSA à Chamonix qui m'a engagé dans son équipe qui partait en Australie.
Au collègue aussi de cette même équipe qui a facilité ma transition de moniteur de ski à la branche du ski, de ce cadre de vente américain qui m’a invité à venir travailler aux États-Unis, au patron de Lange USA qui m'a offert un emploi lors d’un vol New York-Munich, cet autre cadre précédent qui m'a offert une superbe occasion de mettre en place ma propre société de distribution et de couronner ainsi ma petite carrière.
Pour coiffer le tout, bien sûr, il y a eu mon épouse qui a toujours su me stimuler et m’a soutenu pendant toutes ces années. Voilà, vous lirez peut-être certains détails de cette passionnante histoire sur ce blog ... En conclusion, je ne me suis pas construit seul, tout les autres m’y ont bel et bien aidé !
Dans mon cas, tout cela aura ete pour le mieux. Rétrospectivement, je dois dire qu’il y a plus de gens qui m'ont aidé que de gens qui m’ont gêné dans ce long processus qu’est la vie. C’est pourquoi je vais oublier les rares obstacles qui se sont dressés devant moi et mettre l’accent sur toute l’aide que j’ai eu pour créer ou saisir les plus belles occasions qui se sont présentées à moi.
Tout a commencé avec mon instituteur d'école primaire qui a su voir mon potentiel, ensuite avec son fils qui m'a motivé à me présenter au concours de l’École d’Horlogerie de Cluses, a un ami rencontré dans cette école qui a validé ma passion pour le ski, ainsi que mon propre frère qui m'a incité à demander au directeur de l’école de ski d'Avoriaz si je pouvais y entrer, à ce professeur de l'ENSA à Chamonix qui m'a engagé dans son équipe qui partait en Australie.
Au collègue aussi de cette même équipe qui a facilité ma transition de moniteur de ski à la branche du ski, de ce cadre de vente américain qui m’a invité à venir travailler aux États-Unis, au patron de Lange USA qui m'a offert un emploi lors d’un vol New York-Munich, cet autre cadre précédent qui m'a offert une superbe occasion de mettre en place ma propre société de distribution et de couronner ainsi ma petite carrière.
Pour coiffer le tout, bien sûr, il y a eu mon épouse qui a toujours su me stimuler et m’a soutenu pendant toutes ces années. Voilà, vous lirez peut-être certains détails de cette passionnante histoire sur ce blog ... En conclusion, je ne me suis pas construit seul, tout les autres m’y ont bel et bien aidé !
mardi, juin 25, 2019
Quand les courbes se croisent
Le week-end dernier, je suis allé faire de la randonnée en montagne avec mon petit-fils de 11 ans et nous avons tous deux passé des moments merveilleux. Mon jeune compagnon a tenu le coup et a grimpé sans problème.
Le fait qu’il s’entraîne maintenant régulièrement dans un centre d’escalade, fait qu’il voit d’instinct ou se trouvent les bons appuis a certainement aidé sa bonne performance. Même si j’ai peut-être encore un peu plus d’endurance que lui, nous sommes presque maintenant au même niveau physique.
Il grandit et continue de progresser pendant que mes capacités diminuent inexorablement. Il était donc tentant de faire une représentation graphique de nos performances physiques mutuelles dans le temps et de voir où tomberait leur intersection.
Bien que ce soit moi qui ait inventé tout cela, l’image en dit long sur notre compatibilité pour les grimpettes en montagne au cours des trois à cinq prochaines années, sans que l'un d'entre nous ne soit pas trop à la traîne ou ne souffle pas comme un bœuf (vous voyez de qui je veux parler ?) et continuer à bien nous amuser.
Une bonne nouvelle, en somme !
Le fait qu’il s’entraîne maintenant régulièrement dans un centre d’escalade, fait qu’il voit d’instinct ou se trouvent les bons appuis a certainement aidé sa bonne performance. Même si j’ai peut-être encore un peu plus d’endurance que lui, nous sommes presque maintenant au même niveau physique.
Il grandit et continue de progresser pendant que mes capacités diminuent inexorablement. Il était donc tentant de faire une représentation graphique de nos performances physiques mutuelles dans le temps et de voir où tomberait leur intersection.
Bien que ce soit moi qui ait inventé tout cela, l’image en dit long sur notre compatibilité pour les grimpettes en montagne au cours des trois à cinq prochaines années, sans que l'un d'entre nous ne soit pas trop à la traîne ou ne souffle pas comme un bœuf (vous voyez de qui je veux parler ?) et continuer à bien nous amuser.
Une bonne nouvelle, en somme !
Libellés :
famille,
randonnée pédestre,
vieillir
lundi, juin 24, 2019
Qu’avons-nous à prouver ?
Cela est souvent une question récurrente pour beaucoup d'entre nous. Sa réponse se trouve surtout dans ce besoin profond d'acceptation que nous recherchons tout au long de nos vies.
En fonction de la manière dont nous avons été élevés, cette recherche d’approbation aurait pu être vitale quand nous étions jeunes, et nous l’avons souvent laissée nous accompagner tout au long de notre vie d’adultes.
Rompre avec ce besoin n’est pas nécessairement une renonciation à caractère anti-sociale, mais plutôt un virage salutaire vers l’indépendance qui peut toujours bien s’intégrer à une vie sociale normale. Ceux qui réussissent à s’extraire de ce besoin obsessionnel d’approbation libéreront également de nouvelles énergies qui pourront être canalisées vers les autres et la société en général.
La dépendance à Facebook illustre parfaitement bien cette situation, et les personnes qui ont rompu leurs liens avec ce forum générant tant de dépendance, peuvent se libérer de l'emprise de ce besoin pathologique d'approbation et de narcissisme. Il y a toujours moyen de se libérer de tous ces besoins asservissants pour redevenir soi-même et vivre une vie beaucoup moins contraignante !
En fonction de la manière dont nous avons été élevés, cette recherche d’approbation aurait pu être vitale quand nous étions jeunes, et nous l’avons souvent laissée nous accompagner tout au long de notre vie d’adultes.
Rompre avec ce besoin n’est pas nécessairement une renonciation à caractère anti-sociale, mais plutôt un virage salutaire vers l’indépendance qui peut toujours bien s’intégrer à une vie sociale normale. Ceux qui réussissent à s’extraire de ce besoin obsessionnel d’approbation libéreront également de nouvelles énergies qui pourront être canalisées vers les autres et la société en général.
La dépendance à Facebook illustre parfaitement bien cette situation, et les personnes qui ont rompu leurs liens avec ce forum générant tant de dépendance, peuvent se libérer de l'emprise de ce besoin pathologique d'approbation et de narcissisme. Il y a toujours moyen de se libérer de tous ces besoins asservissants pour redevenir soi-même et vivre une vie beaucoup moins contraignante !
dimanche, juin 23, 2019
Transmuter nos frustrations en motivation
Toute existence bien vécue est parsemée de frustrations. La différence entre le bonheur et le désespoir réside principalement dans notre manière de gérer celles-ci.
Trop longtemps, j’ai été victime d’obstacles jeté au travers de mon chemin, et j’ai alors trouvé que la vie était injuste, me forçant à me demander trop fréquemment pourquoi toute cette poisse me tombait dessus, et qui pouvait bien m’en vouloir à ce point.
Au fil du temps, j'ai commencé à adopter ce filtre transformateur qui, comme une baguette magique, a suffit à me motiver en réagissant de manière plus agressive, toujours positive et à relever le défi que constituaient les tâches les plus minables, désagréables et rebutantes.
Ceci, bien sûr, n’est pas une réponse qui nous vient naturellement, mais qui au contraire demande à être cultivée au fil du temps et des éventements.
Si elle ne fait pas encore partie intégrante de votre arsenal de survie, essayez-la !
Trop longtemps, j’ai été victime d’obstacles jeté au travers de mon chemin, et j’ai alors trouvé que la vie était injuste, me forçant à me demander trop fréquemment pourquoi toute cette poisse me tombait dessus, et qui pouvait bien m’en vouloir à ce point.
Au fil du temps, j'ai commencé à adopter ce filtre transformateur qui, comme une baguette magique, a suffit à me motiver en réagissant de manière plus agressive, toujours positive et à relever le défi que constituaient les tâches les plus minables, désagréables et rebutantes.
Ceci, bien sûr, n’est pas une réponse qui nous vient naturellement, mais qui au contraire demande à être cultivée au fil du temps et des éventements.
Si elle ne fait pas encore partie intégrante de votre arsenal de survie, essayez-la !
samedi, juin 22, 2019
Réserver une voiture de location pour l'Europe
C’est pourtant quelque chose que je fais depuis des années, mais je dois toujours « réinventer » ma formule afin d’obtenir le meilleur rapport qualité-prix possible pour chaque euro dépensé.
Souvent, j'avais l'habitude de louer avec Sixt, la société allemande bien connue, mais j'ai découvert que leurs tarifs sont extrêmement volatiles d'un jour à l'autre.
Donc, afin de dénicher la meilleure offre possible, le voyageur avisé doit faire beaucoup de recherches, disposer de suffisamment de temps et être prêt à apprendre comment se goupille la tarification des autos de location à travers l’Europe.
Parfois, mon ordinateur semble se bloquer pendant que j’attends de découvrir le prix total qui m’avait pourtant incité à commencer la réservation, et c’est pour m’aviser que le prix a tout simplement changé.
Comme partout, il faut savoir recommencer, être déterminé et garder le sourire. C’est la recette à adopter pour s’en tirer au meilleur prix !
Souvent, j'avais l'habitude de louer avec Sixt, la société allemande bien connue, mais j'ai découvert que leurs tarifs sont extrêmement volatiles d'un jour à l'autre.
Donc, afin de dénicher la meilleure offre possible, le voyageur avisé doit faire beaucoup de recherches, disposer de suffisamment de temps et être prêt à apprendre comment se goupille la tarification des autos de location à travers l’Europe.
Parfois, mon ordinateur semble se bloquer pendant que j’attends de découvrir le prix total qui m’avait pourtant incité à commencer la réservation, et c’est pour m’aviser que le prix a tout simplement changé.
Comme partout, il faut savoir recommencer, être déterminé et garder le sourire. C’est la recette à adopter pour s’en tirer au meilleur prix !
vendredi, juin 21, 2019
Nouvel emplacement de concert à Deer Valley ?
Mercredi dernier, nous avons allés au premier concert gratuit à Deer Valley avec un enthousiasme débordant. Nous adorons ces soirées estivales en plein air !
Le temps et la température étaient parfaits et, à notre arrivée, nous nous sommes rendus compte que le lieu n’était pas l’amphithéâtre naturel habituel où l’on s’asseyait dans l’herbe.
À la place, nous avons été dirigés vers le parking de la station, où l’orchestre allait se produire, et sans rien dire, avons installé nos chaises et déballé notre pique-nique, à même le sol fraîchement asphalté.
Dieu merci, le temps était frais et la température était supportable.
Comme nous ne savions pas si ce serait la nouvelle façon dont allait désormais ce dérouler nos concerts favoris, nous avons été déçus, mais avons immédiatement raisonné qu'après tout, Deer Valley avait été fabuleux toutes ces années en nous offrant son si bel amphithéâtre, que nous n’avions pas à nous plaindre et qu’au contraire, nous devrions être ravis que cela ait pu durer aussi longtemps.
Toutes les meilleures choses on éventuellement une fin, n’est-ce pas ?
D’accord, nous n’étions pas très enthousiastes à l’idée d’aller nous asseoir sur du goudron, mais nous nous étions bien trompés ! Nous avions en effet jugé trop vite ; ce n'était qu’une fausse alerte car l'herbe sur l’aire de concert habituelle était encore trop mouillée, suite aux récentes pluies torrentielles, et qu'elle devait sécher momentanément !
Le temps et la température étaient parfaits et, à notre arrivée, nous nous sommes rendus compte que le lieu n’était pas l’amphithéâtre naturel habituel où l’on s’asseyait dans l’herbe.
À la place, nous avons été dirigés vers le parking de la station, où l’orchestre allait se produire, et sans rien dire, avons installé nos chaises et déballé notre pique-nique, à même le sol fraîchement asphalté.
Dieu merci, le temps était frais et la température était supportable.
Comme nous ne savions pas si ce serait la nouvelle façon dont allait désormais ce dérouler nos concerts favoris, nous avons été déçus, mais avons immédiatement raisonné qu'après tout, Deer Valley avait été fabuleux toutes ces années en nous offrant son si bel amphithéâtre, que nous n’avions pas à nous plaindre et qu’au contraire, nous devrions être ravis que cela ait pu durer aussi longtemps.
Toutes les meilleures choses on éventuellement une fin, n’est-ce pas ?
D’accord, nous n’étions pas très enthousiastes à l’idée d’aller nous asseoir sur du goudron, mais nous nous étions bien trompés ! Nous avions en effet jugé trop vite ; ce n'était qu’une fausse alerte car l'herbe sur l’aire de concert habituelle était encore trop mouillée, suite aux récentes pluies torrentielles, et qu'elle devait sécher momentanément !
jeudi, juin 20, 2019
Livraison d’Amazon : Mystère résolu !
En début de mois, j’expliquais que « Prime », le nouveau service de livraison d’Amazon, ne m’avait pas livré un paquet comme il aurait du.
Il y a quelques jours, alors que je marchais dans mon quartier, j'ai remarqué un numéro de maison très proche du mien, à juste un chiffre près, et je me suis dit que cela ne pouvait que prêter à confusion.
C’est là que mon regard s’est ensuite porté vers la porte d’entrée de la maison en question, et cela m’a rappelé la photo qu’Amazon m’avait envoyée pour prouver que la livraison du colis avait bien été faite.
Bien que l'envoi n'ait pas été déposé à ma porte, celle de mon voisin ressemblait en tout point à la photo d'Amazon. Quand je suis rentré à la maison, j'ai vérifié pour être sûr, et cela n’a pas manqué ! C'était bien la porte en question.
C’est là que j’ai supposé que ce voisin avait ramassé le colis, l’avait ouvert, jeté un coup d’œil sur son contenu et se rendant compte qu’il ne lui servait à rien, et qu’en plus il m’était adressé, n’a pas voulu faire face à l’embarras et à l’explication qui étaient incontournables s’il m’avait rendu la marchandise.
Il a tout simplement du tout jeter à la poubelle. Sympa, le voisin !
Il y a quelques jours, alors que je marchais dans mon quartier, j'ai remarqué un numéro de maison très proche du mien, à juste un chiffre près, et je me suis dit que cela ne pouvait que prêter à confusion.
C’est là que mon regard s’est ensuite porté vers la porte d’entrée de la maison en question, et cela m’a rappelé la photo qu’Amazon m’avait envoyée pour prouver que la livraison du colis avait bien été faite.
Bien que l'envoi n'ait pas été déposé à ma porte, celle de mon voisin ressemblait en tout point à la photo d'Amazon. Quand je suis rentré à la maison, j'ai vérifié pour être sûr, et cela n’a pas manqué ! C'était bien la porte en question.
C’est là que j’ai supposé que ce voisin avait ramassé le colis, l’avait ouvert, jeté un coup d’œil sur son contenu et se rendant compte qu’il ne lui servait à rien, et qu’en plus il m’était adressé, n’a pas voulu faire face à l’embarras et à l’explication qui étaient incontournables s’il m’avait rendu la marchandise.
Il a tout simplement du tout jeter à la poubelle. Sympa, le voisin !
mercredi, juin 19, 2019
Mon pote le serpent
Dans mon jardin, comme un peu partout dans de Park City, il existe des serpents que l’on rencontre fréquemment. Il s'agit des couleuvres rayées de l'Ouest (Thamnophis elegans).
Celle-ci ne est pas venimeuse, ce qui déjà une bonne chose. Ces derniers jours, ma femme en a remarqué une qui se faisait bronzer sur les rochers entourant l’endroit où nous asseyons dans le jardin, et j'en avais vu un à quelques reprises l'an passé, à côté de notre potager.
Il y a plus de 20 ans, alors que j’emmenais ma fille à l'école, il y en avait une, tout petite, enroulée autour de la poignée d’ouverture de la porte, côté passager, juste là où elle était assise.
J’avais alors discrètement arrêté la voiture et chassé le reptile avant que ma fille le découvre de ses propres yeux et se mette à crier hystériquement. La petite bestiole s'était introduite dans la voiture alors que je chargeais du bois de chauffage.
Ceci dit, je n’ai jamais été à l’aise en présence de serpents quels qu’ils soient et j’espère que je vais m’y habituer, sinon il faudra que quelque chose change. Moi ou le serpent!
Celle-ci ne est pas venimeuse, ce qui déjà une bonne chose. Ces derniers jours, ma femme en a remarqué une qui se faisait bronzer sur les rochers entourant l’endroit où nous asseyons dans le jardin, et j'en avais vu un à quelques reprises l'an passé, à côté de notre potager.
Il y a plus de 20 ans, alors que j’emmenais ma fille à l'école, il y en avait une, tout petite, enroulée autour de la poignée d’ouverture de la porte, côté passager, juste là où elle était assise.
J’avais alors discrètement arrêté la voiture et chassé le reptile avant que ma fille le découvre de ses propres yeux et se mette à crier hystériquement. La petite bestiole s'était introduite dans la voiture alors que je chargeais du bois de chauffage.
Ceci dit, je n’ai jamais été à l’aise en présence de serpents quels qu’ils soient et j’espère que je vais m’y habituer, sinon il faudra que quelque chose change. Moi ou le serpent!
mardi, juin 18, 2019
Théories du complot au détroit d'Hormuz ?
Selon le Département d’État américain, les Iraniens sont les incontournables suspects à l’origine des attaques de pétroliers dans le détroit d’Hormuz.
Pourtant, le gouvernement des États-Unis n’a-t-il pas aussi une crédibilité précaire avec Pinocchio Trump à sa tête ? Cela semble évident.
De toute façon, certain membres du gouvernement veulent absolument en découdre avec l'Iran. Cela pourrait aussi être le fait d’un bon groupe de suspects, à commencer par les Saoudiens, l’UEA, le mossad d’Israël ou même notre propre CIA; ils ont déjà fait de pareil coups il n’y a pas si longtemps.
Donc, avant de recommencer avec une invasion sans fondement de l’Iran comme nous l’avions fait pour l’Iraq pour faire plaisir à tous ces fous du Moyen-Orient, et qu’en plus, nous les contribuables américains payions pour pour financer l’aventure avec des fonds que nous n’avons même pas, je voudrais en avoir le cœur net ...
Pourtant, le gouvernement des États-Unis n’a-t-il pas aussi une crédibilité précaire avec Pinocchio Trump à sa tête ? Cela semble évident.
De toute façon, certain membres du gouvernement veulent absolument en découdre avec l'Iran. Cela pourrait aussi être le fait d’un bon groupe de suspects, à commencer par les Saoudiens, l’UEA, le mossad d’Israël ou même notre propre CIA; ils ont déjà fait de pareil coups il n’y a pas si longtemps.
Donc, avant de recommencer avec une invasion sans fondement de l’Iran comme nous l’avions fait pour l’Iraq pour faire plaisir à tous ces fous du Moyen-Orient, et qu’en plus, nous les contribuables américains payions pour pour financer l’aventure avec des fonds que nous n’avons même pas, je voudrais en avoir le cœur net ...
lundi, juin 17, 2019
À titre de comparaison…
Le 16 juin est depuis longtemps un jour spécial pour moi et si vous lisez régulièrement mes blogs depuis 12 ans, vous comprendrez facilement pourquoi.
Aujourd'hui, je voulais profiter de cette date pour vous montrer deux photos de Jupiter Peak, le sommet qui domine Park City.
La photo du haut a été prise hier et celle du bas avait été tirée après cette année record en matière d’enneigement, le 15 juin 2011 pour être précis.
C’est incroyable de voir à quel point nos souvenirs du temps passé ont bien du mal à retracer la réalité.
Nous pensions que l’hiver dernier était exceptionnel, et bien non. En laissant les photos témoigner d’elles-mêmes on voit bien que 2011 avait bel et bien battu tous les records !
Aujourd'hui, je voulais profiter de cette date pour vous montrer deux photos de Jupiter Peak, le sommet qui domine Park City.
La photo du haut a été prise hier et celle du bas avait été tirée après cette année record en matière d’enneigement, le 15 juin 2011 pour être précis.
C’est incroyable de voir à quel point nos souvenirs du temps passé ont bien du mal à retracer la réalité.
Nous pensions que l’hiver dernier était exceptionnel, et bien non. En laissant les photos témoigner d’elles-mêmes on voit bien que 2011 avait bel et bien battu tous les records !
dimanche, juin 16, 2019
Ma façon de visualiser les croyances
Alors que je recherchais un tableau permettant de visualiser les différentes croyances humaines, je ne suis pas parvenu à trouver exactement ce que je cherchais.
J’ai donc décidé de construire mon propre tableau, à ma façon, d’une manière simple, facile à comprendre et linéaire. Ce tableau classe les croyances de rien du tout jusqu’à… l’absurdité la plus totale !.
J’ai énuméré les croyances ou les philosophies que je connaissais le mieux et oublié des principes comme l’humanisme, par exemple.
Excusez-moi donc pour pour la partialité de cette liste, le tableau aurait du être énorme si j'avais mentionné toutes les croyances connues à travers le monde, mais, si je peux, je mettrai éventuellement à jour ce tableau…
Voici donc ce que j’appelle le « Crédulomètre » et j'espère vraiment, oui, j’espère et prie (!) d’avoir vos réactions à son sujet. Alors s'il vous plaît, n’hésitez pas, commentez !
J’ai donc décidé de construire mon propre tableau, à ma façon, d’une manière simple, facile à comprendre et linéaire. Ce tableau classe les croyances de rien du tout jusqu’à… l’absurdité la plus totale !.
J’ai énuméré les croyances ou les philosophies que je connaissais le mieux et oublié des principes comme l’humanisme, par exemple.
Excusez-moi donc pour pour la partialité de cette liste, le tableau aurait du être énorme si j'avais mentionné toutes les croyances connues à travers le monde, mais, si je peux, je mettrai éventuellement à jour ce tableau…
Voici donc ce que j’appelle le « Crédulomètre » et j'espère vraiment, oui, j’espère et prie (!) d’avoir vos réactions à son sujet. Alors s'il vous plaît, n’hésitez pas, commentez !
samedi, juin 15, 2019
Service clients de Delta Air Lines
Récemment, je réservais un vol assez compliqué sur Delta Air Lines notre compagnie aérienne locale.
Comme nous sommes désormais forcés de le faire, j’étais en ligne et quand je me suis approché de la fin de ce tâche assez laborieuse, la compagnie aérienne n’a pas accepté mon numéro de points de fidélité.
C'est une bien vieille histoire récurrente qui a commencé après les éventements du 11 septembre, quand les mesures de sécurité des transports aériens se sont renforcées. Avant cela, j’utilisais les initiales de mon prénom (tel qu’il apparaît encore sur mon compte « SkyMiles ») et, après plusieurs tentatives de correction avec la compagnie aérienne, ces problèmes ont subsisté.
J'étais donc plutôt énervé d'avoir trouvé de bons sièges, juste devant la cloison de séparation de cabine, comme nous aimons, et tout mon travail fut en vain. Comme je ne pouvais rien faire en ligne, il a fallu que j’appelle et c’est là qu’on me dit que le temps d’attente va être d’une demi-heure ; je reporte donc au lendemain.
Quand je rappelle, il a de nouveau fallu que j’attende et que j’attende très longtemps avant de pouvoir parler à un être humain. En tout, cela m'a pris 45 minutes. L'agent a partiellement résolu mon problème et je lui ai fait part de ma frustration pour avoir du attendre si longtemps.
Elle m’a simplement répondu « C’est la saison d’été et nous sommes extrêmement occupés ». Du tac au tac, j’ai répliqué : « Ce n'est pas le premier été que Delta transporte des voyageurs, et la compagnie n’est pas sans ignorer que c’est la haute saison. Par conséquent, elle doit embaucher suffisamment de personnel pour répondre au téléphone. C’est quand même pas sorcier ! »
Je lui ai demandé de transmettre mes commentaires à sa direction. Elle m'a alors invité à utiliser le site Web de Delta pour faire part de mes doléances. On ne gagne jamais contre les compagnies aériennes !
Comme nous sommes désormais forcés de le faire, j’étais en ligne et quand je me suis approché de la fin de ce tâche assez laborieuse, la compagnie aérienne n’a pas accepté mon numéro de points de fidélité.
C'est une bien vieille histoire récurrente qui a commencé après les éventements du 11 septembre, quand les mesures de sécurité des transports aériens se sont renforcées. Avant cela, j’utilisais les initiales de mon prénom (tel qu’il apparaît encore sur mon compte « SkyMiles ») et, après plusieurs tentatives de correction avec la compagnie aérienne, ces problèmes ont subsisté.
J'étais donc plutôt énervé d'avoir trouvé de bons sièges, juste devant la cloison de séparation de cabine, comme nous aimons, et tout mon travail fut en vain. Comme je ne pouvais rien faire en ligne, il a fallu que j’appelle et c’est là qu’on me dit que le temps d’attente va être d’une demi-heure ; je reporte donc au lendemain.
Quand je rappelle, il a de nouveau fallu que j’attende et que j’attende très longtemps avant de pouvoir parler à un être humain. En tout, cela m'a pris 45 minutes. L'agent a partiellement résolu mon problème et je lui ai fait part de ma frustration pour avoir du attendre si longtemps.
Elle m’a simplement répondu « C’est la saison d’été et nous sommes extrêmement occupés ». Du tac au tac, j’ai répliqué : « Ce n'est pas le premier été que Delta transporte des voyageurs, et la compagnie n’est pas sans ignorer que c’est la haute saison. Par conséquent, elle doit embaucher suffisamment de personnel pour répondre au téléphone. C’est quand même pas sorcier ! »
Je lui ai demandé de transmettre mes commentaires à sa direction. Elle m'a alors invité à utiliser le site Web de Delta pour faire part de mes doléances. On ne gagne jamais contre les compagnies aériennes !
vendredi, juin 14, 2019
« Life Elevated » à Park City ?
Quand on regarde les prix fous de l'immobilier, on pourrait dire que les milliardaires sont en train de chasser bien gentiment des millionnaires hors de Park City.
Avec cette façon de voir les choses, trop de gens assument que les « parkites » (comme on appelle ceux qui vivent dans notre station de montagne) sont « bourrés aux as » et peuvent payer sans compter.
C’est une situation que nous avons vécue depuis déjà pas mal de temps, et cela ne va pas en s’arrangeant, quand l’ophtalmologiste que j’avais choisi une année auparavant sur Park City s’est mise à nous facturer des suppléments inadmissibles et qu’un parodontiste nous a offert ses services à plus de cinq fois le tarif en vigueur à Salt Lake City.
Inutile de dire qu'avec cette « chère » réalité à l’esprit, nous avons déplacés nos services médicaux en direction de la grande ville voisine.
Le slogan de l’Utah, « Life Elevated » (la haute vie – pour l’altitude et la qualité), nous coûte un peu trop cher pour que nous puissions nous permettre de rester à cent pour cent perchés à Park City !
Avec cette façon de voir les choses, trop de gens assument que les « parkites » (comme on appelle ceux qui vivent dans notre station de montagne) sont « bourrés aux as » et peuvent payer sans compter.
C’est une situation que nous avons vécue depuis déjà pas mal de temps, et cela ne va pas en s’arrangeant, quand l’ophtalmologiste que j’avais choisi une année auparavant sur Park City s’est mise à nous facturer des suppléments inadmissibles et qu’un parodontiste nous a offert ses services à plus de cinq fois le tarif en vigueur à Salt Lake City.
Inutile de dire qu'avec cette « chère » réalité à l’esprit, nous avons déplacés nos services médicaux en direction de la grande ville voisine.
Le slogan de l’Utah, « Life Elevated » (la haute vie – pour l’altitude et la qualité), nous coûte un peu trop cher pour que nous puissions nous permettre de rester à cent pour cent perchés à Park City !
Inscription à :
Articles (Atom)







































