lundi, janvier 26, 2009

La crise Rossignol en chiffres

Suite à l'annonce de Dynastar de procéder au licenciement de son personnel pendant quelques semaines, Rossignol déclarait le 20 Janvier qu'il étendrait cet arrêt de travail aux 1600 employés de l'ensemble de son groupe, y compris l’usine de fixations de ski Look à Nevers, l’unité espagnole de production de ski d’Artès, les usines de chaussures de ski Lange et Rossignol de Montebelluna en Italie ainsi que de deux sites logistiques en France. Ces mises à pied dureront des 3 février au 31 mars 2009. Le groupe acquis par Macquarie le 12 Novembre 2008, a perdu 50 millions d'euros sur un chiffre d'affaires de 270 millions, au cours de son dernier exercice 2007-2008, alors qu’il était encore la propriété de Quiksilver. Au cours de cette année, Rossignol et Dynastar auraient produit 800.000 paires de skis et il leur resterait à ce jour 290.000 paires invendues. Pour cette nouvelle année fiscale, le groupe a déclaré avoir réduit ses prévisions de production de ski à seulement 650.000 pair, loin du million de paires revendiquées il y a juste une dizaine d’années. Face à ces chiffres et à un besoin crucial d'équilibrer son compte d’exploitation et de survivre, il parait assez clair que le nouveau propriétaire du groupe Rossignol n’aura pas d'autre choix que de consolider et transférer sa production vers des pays où les coûts de fabrication sont sensiblement inférieurs à ceux de l'Europe où tout est encore produit; finalement, il s'avère tout aussi évident que Bruno Cercley et son groupe Chartreuse & Mont-Blanc – même au prix « réduit » de 40 millions d’Euros - ont encore payé bien trop cher pour leur acquisition ...
NDLR: Cet article a été produit en partie grâce à un article de presse fournit par Jean Barbier de Voiron, et aux corrections d’un de mes blogs précédents par pistehors.com.

dimanche, janvier 25, 2009

Pourquoi tant de mauvais films?

Hier soir, nous sommes allés voir notre premier film du festival du film de Sundance. Comme toujours, nous en avons lu le sommaire auparavant et étions mis en garde qu’il s’agissait d’une œuvre expérimentale ; comme prévu, n'avons pas dut tout aimé ce que nous avions vu. Bon, une petite heure de notre temps perdue, où est vraiment le problème? Tout simplement, il me semble que le cinéma est une forme de récit qui s’appuie sur de multiples ressources (image, son, narration et dialogues) nécessaire à le rendre à la fois supérieur et plus complet que tout autre moyen de communication. Maintenant, il reste des réalisateurs qui n'ont pas encore compris qu’une forme de communication aussi simple que possible s’avère toujours plus efficace, que rien ne peut remplacer l’écriture de qualité et qu’au bout du compte, le travail doit être capable de toucher l’audience de manière enrichissante. Ces mêmes individus semblent tellement obsédés par le cote créatif de leur travail qu'ils oublient qu’il doivent apporter une forme de communication assez claire, artistique, chargée de rebondissements et de nuances, mais toujours compréhensible par le plus grand nombre. Tout comme cette production, trop de films continuent d’être de petites horreurs et franchement, je suis très déçu que l'équipe de sélection de Sundance ait retenu ce film. Ce genre d’expérience vous arrive-t’elle, et si c’est le cas, quel est le pire film que vous ayez vu récemment?

samedi, janvier 24, 2009

Neige dure et ski difficile ...

Rien ne varie autant que la qualité de neige et son impact sur la façon dont nous nous skions. Dans les Montagnes Rocheuses, quand la neige passe de poudreuse à damée avant de devenir très dure, cela nous amène à définir la notion de mauvaises conditions, là où la plupart d'entre nous sont habitués à glisser sur une surface bien soyeuse sans avoir jamais à trop travailler. La semaine dernière, nos conditions d’enneigement se sont ainsi détériorées après plus d’une quinzaine de jours sans précipitations. C’est là qu’à l’exception des pistes parfaitement damées, le terrain pentu et naturel devient à la fois bien moins accueillant et très délicat pour le skieur, que la surface devient beaucoup plus dure, plus rapide aussi et que ses imperfections en tout genre deviennent beaucoup plus difficile à négocier ne laissant absolument aucune place pour les « erreurs d'opérateur » telles que ce petit moment d’inattention qui entraîne la faute de carres et la chute sévère avec son cortège de mauvaises conséquences. C'est précisément le moment où le ski demande un dosage parfait entre légère finesse, constante attention, extrême précision et en même temps une certaine forme de relaxation. Ce judicieux mélange n’est pas simplement difficile à atteindre, mais reste presqu’impossible à maintenir longtemps. Si l’on se joue bien de tous les écueils et si tout se passe bien, c'est aussi la garantie de sensations très plaisantes donnant lieu à une immense satisfaction. Dites moi, quelles sont vos conditions de neige idéales ?

vendredi, janvier 23, 2009

Une citation qui me plaît

Hier, alors que j’explorais l’internet, je suis tombé sur une citation qui m’a fortement impressionné car elle correspondait parfaitement à ma façon de penser, et même si elle semblerai assez bien connue, je n'en n’avais jamais entendu auparavant. Voici donc ma traduction de cette locution qui je crois n’existe qu’en langue anglaise:

Hier, c'était de l'histoire
Demain reste un mystère
Aujourd'hui est un cadeau.
C'est pourquoi cela s’appelle PRÉSENT
Appréciez le bien.


Bien que les deux derniers vers sont, respectivement ringard et inutile, je vais adopter cette devise et m’en souviendrai à jamais car elle capture l'essence de la vie et représente un encouragement supplémentaire à bien « saisir le moment. » Jusqu'à présent, mes citations préférée étaient constituées par des aphorismes Tao tels que « celui qui parle ne sait pas et celui qui sait ne parle pas, » ainsi que le slogan Nike « just do it » (« allez, passez à l’action ») que j'ai beaucoup utilisé au cours de ma carrière professionnelle. Cette nouvelle devise reflète d’avantage ma position actuelle. Maintenant, dites-moi, quelle est votre citation préférée?

jeudi, janvier 22, 2009

Un état unique ou rien

Le 21 Janvier, Mouammar Kadhafi publiait un argument de poids dans le New York Times en faveur d’une solution visant à établir un état unique pour arrêter le massacre entre israéliens et palestiniens. Ses arguments sont solides et sa proposition durable. Bien sûr, un tel arrangement serait un peu moins confortable pour Israël, mais serait certainement mieux qu’une destruction mutuelle assurée des deux communautés à terme. C'est le genre de solution raisonnable que le Président Obama doit prendre sérieusement en considération. Tout le reste n'est que foutaise et continuera – sinon accélérera - le cercle vicieux de la violence. Comme nous sommes ceux qui finissent par payer la facture pour ce conflit schizophrènique et ce véritable « jeu de massacre, » il est temps que nous imposions une solution viable et envoyions un message ferme aux fanatiques religieux des deux côtés du conflit, de soit s’accommoder des un et des autres, soit d’aller se faire voir ailleurs.

mercredi, janvier 21, 2009

La fin de la peur

Maintenant que presque tout a été dit sur l'investiture historique d’Obama, que pourrais-je ajouter pour sceller l’ère nouvelle dans laquelle nous sommes entrés hier ? Je veux simplement dire qu’avec Bush et Cheney, l'influence néfaste de la peur nous a désormais quitté. Ce poison qui a été systématiquement et inlassablement servi au public américain depuis le 11 septembre 2001 a maintenant cessé de couler. Il semble que cette force négative ne soit arrivée sur la scène que pour donner un sens à une présidence qui n’en avait aucun. Oui, je suis convaincu que la peur constitue une entrave dans au moins quatre vingt dix pour cent des cas ; vivre avec la peur revient a s’enchaîner soi-même dès que nous quittons l'enfance et rejoignons la vie des « grands. » L'administration Bush, tous les dictateurs et la plupart des prédicateurs religieux sont des marchands de peur et il convient de tout faire pour les éviter. Sans peur, la vie peut recommencer avec d’avantage d'amour, d’élan créateur, de prise de risque et de générosité pour révéler toute notre vitalité !

mardi, janvier 20, 2009

Un travail « super-cool ! »

Une autre année, un autre Festival du Film de Sundance et une fois de plus l'occasion de faire du bénévolat, au profit de notre cinéma d’arts et d’essais de Park City ... Nous nous sommes engagés pour neuf jours d’affilée et travaillons de 7 à 10 heures sous une ... tente Avec des température frôlant les moins 15 degrés le matin, inutile de dire que l’endroit est extrêmement « frais » quand nous y arrivons à 6 heures 45 pour y prendre notre service. Heureusement, nous sommes des durs à cuire ou plutôt à réfrigérer, et avons survécu jusqu'à présent grâce à une généreuse surdose de caféine ! Avec la crise économique, les foules sont plus fines que l’an passé, ou bien il se peut que cette année, les visiteurs s’amusent tellement la nuit qu'ils ne peuvent pas se lever le matin pour visionner le premier film de la journée ; c’est peut-être aussi pourquoi nous n’avons pas encore vu une seule vedette d’Hollywood, mais il est vrai que cette faune n’est jamais trop matinale. En tout cas nous gardons un moral d’acier et faisons étalage d’une attitude enjouée. Ce festival reste du reste l'un des privilèges de vivre à Park City !

lundi, janvier 19, 2009

Économiser plus, consommer moins ...

Nous savons qu’en moyenne, les Américains ont - jusqu'à fin 2008 – dépensé beaucoup plus qu'ils ne gagnaient, créant ainsi un déficit budgétaire personnel, et produisant un taux d'épargne négatif. Depuis cet automne, les ventes d'automobiles ont chuté à soixante pour cent de ce qu'elles étaient auparavant et toute l'activité de ventes au détail a amorcé une chute dans la même direction. Le public américain serait-il désormais en train de s’auto-réformer et de s’engager sur le chemin de l’économie ? C’est possible, et franchement, ce serait formidable. Le problème avec ce schéma est que le PIB de notre pays se mette soudain à plonger si ses habitants ralentissent leur consommation effrénée. Bien sûr, notre économie est censée bénéficier des toutes les dépenses d'intérêt général, liées à l'entretien et la création de l'infrastructure nationale, mais comment le surplus d’argent épargné peut-il contribuer a financer cet effort d’investissement en ré-équilibrant notre produit intérieur brut ? Les Américains vont-ils indirectement rediriger leur épargne pour financer cette dette énorme sur laquelle notre pays est sur le point de s’engager ? Y a t-il un bon économiste qui tomberait sur ce blogue et qui pourrait confirmer que ce sera bien le cas et que tout s’équilibrera providentiellement en ce qui concerne notre PIB ?

dimanche, janvier 18, 2009

Quel avenir pour Dynastar ?

Il y a quelques jours, 187 personnes étaient mises à pied pour deux mois à l'usine des skis Dynastar de Sallanches. L'établissement qui compte 272 employés fait partie du Groupe Rossignol a récemment acheté pour 40 millions d'Euros à QuikSilver (qui l’avait initialement acquis pour 470 millions d'Euros !) par le groupe australien Macquarie, sous l’appellation « Chartreuse & Mont-Blanc. » Jean Cavallo, le nouveau directeur de l’usine a expliqué que Rossignol et Dynastar ont actuellement 290 000 paires de skis invendues et il fallait faire « quelque chose ... » Jarden, le propriétaire de K2, Marker, Marmot, et Völkl est un actionnaire minoritaire du groupe Macquarie, et il est assez facile de voir qu’avec la plupart des skis K2 et Völkl déjà produit en Chine, cela ne peut qu’ouvrir davantage la porte pour délocaliser la production française et espagnole du groupe vers l'Extrême-Orient et précipiter ainsi la disparition de Dynastar sous sa forme actuelle. Pendant des années, et en particulier sous la houlette de Jean-Yves Pachoud qui fut son directeur pendant de longues années, Dynastar a lutté farouchement pour rester indépendant de Rossignol, mais cette autonomie pourrait bien vite se terminer ...

samedi, janvier 17, 2009

Souffrir aujourd’hui ou plus tard ?

Croyez-vous que les « interventions gouvernementales » visant à renflouer l'économie marchent ? Pas moi ; je ne suis ni un capitaliste endurci, ni un inconditionnel du libre-marché, mais il me semble que les institutions qui ont des problèmes de liquidités lorsque l'économie ralentit ou qui sont incapable de survivre à un redressement judiciaire devraient disparaître . Nous ne devrions pas avoir sauvé AIG, les banques d’investissements et autres, auxquelles nous continuons de prêter des sommes colossales alors que ces entités ne peuvent blâmer que leur propre incompétence pour tous leurs problèmes. C'est ainsi que les choses se passeraient pour moi si j'échouais dans mes affaires et je ne vois pas pourquoi on devrait me traiter plus spécialement qu’un autre. Ni Kodak, ni l'industrie du disque n’ont demandé de l'argent à l’état lorsque leur environnement s’est trouvé torpillé par les nouvelles technologies numériques. Nous sommes bien évidemment devenu un pays qui ne tolère plus la douleur et tout comme pour l'utilisation des médicaments super-puissants, ces sauvetages financiers n’apporterons qu’un soulagement momentané mais laisseront de profondes et d’insondable souffrances pour les générations à venir. En voulant gagner sur tous les tableaux nous finissons par payer beaucoup plus pour résoudre ce genre de problèmes et toute résolution se trouvera prolongé sans qu’il soit possible d’y voir une fin. Bien entendu, les gouvernements n’ont pas les mêmes notions de temps que les gens normaux ; leur horizons se limitent en dessous de quelques années. Cela démontre simplement que nos dirigeants politiques devraient s’employer à mettre en place de bonne réglementations plutôt que tenter de stimuler l'activité l’activité économique de leur pays...

vendredi, janvier 16, 2009

Rêves vidéo (suite)

Il y a quelques jours, j'effectuais une visite éclair au Japon et passait 48 heures à Chiba, près de Tokyo, pour tester « le casque à rêves » du docteur Yatsuda. Au lieu d’aller à l’hôtel, j'ai passé la première nuit au laboratoire, dans une petite pièce climatisée, insonorisée et dans un lit bien confortable. Après un délicieux dîner de yakitori et de sushi, le tout arrosé d’une bouteille d’Asahi Super Dry, j'ai regardé un peu de télévision avant de me mettre en place sur mon lit et de me laisser harnacher d'un casque genre science-fiction relié à un impressionnant système d’enregistrement et de surveillance. Ce faisant, je me demandais bien pourquoi je me prêtais à un tel essai ; finalement, une fois que je me trouvais bien en place et totalement épuisé par le voyage et tous ces préparatifs, je m’endormais très vite. Je me réveillais plusieurs fois, sans doute à cause du décalage horaire mais aussi parce que le casque était à la fois lourd et gênant, mais dormais cependant assez bien. Vers cinq heures du matin, je me réveillais en forme et de bonne humeur. Après avoir bu un verre d'eau, je me mettais en route pour mon jogging matinal à proximité du magasin Ikea de Funabashi, là où s’élevait le fameux « Dôme du ski » il y a encore quelques années. Après cela, j’allais faire un tout à Ginza et je retournais au laboratoire du Docteur Yatsuda vers 16 heures. Lui et son équipe m'accueillaient dans leur petite salle de conférence et se mettaient aussitôt à me présenter les « trouvailles » récoltées la nuit grâce au fameux casque. Ils avaient en fait pu rassembler quatre de mes rêves d’une durée comprise entre entre 2 et 6 minutes et ce que je vis suffit suffit à me convaincre que je ne contrôlais pas du tout ce qui se passait dans ma tête lorsque je dormais. Les vidéo comportaient un un certain nombre d’espaces « vides » ainsi que quelques erreurs d'images, la qualité était moyenne et le le montage automatisé créait un sautillement agaçant de l’image lors des changements de plan, mais le résultat n'en était pas moins impressionnant. Ai-je besoin de dire que ces vidéo étaient toutes insensées ? Probablement pas, tous les rêves le sont et seul Carl Jung pourrait peut-être nous expliquer leur sens s’il en existait un ; moi, j'en suis incapable. Les quatre segments étaient une collection d’événement si invraisemblables que je ne pouvais guère croire qu'ils venaient de moi. Comme ce projet demeure « top-secret, » je n’ai pas pu obtenir une copie des enregistrements, ce qui explique pourquoi rien n’est affichée sur ce blogue. En tout cas, le test était fort intéressant, mais reste difficile à justifier pour un voyage si long et si fatiguant. D'ici à ce que le procédé s’améliore de façon significative, je promets de faire un gros effort pour me rappeler de mes propres rêves ...

jeudi, janvier 15, 2009

Rêves enregistrés sur vidéo

Je ne sais pas si vous pouvez vous souvenir de vos rêves, moi je ne peux pas. Ce n'est pas que mes rêves soient si bons que je tienne absolument à m’en rappeler, mais il m’arrive parfois d’en avoir d’agréables que j’aimerai bien revoir le lendemain, chose totalement impossible pour moi. On m'a dit que cela allait changer grâce au docteur Chiaki Yatsuda, un chercheur japonais qui a longtemps travaillé sur d’importants projets d’intelligence artificielle et maintient des liens étroits avec Marcel Just et Tom Mitchell de l’université de Canergie Mellon. Ces deux chercheurs sont en train de développer un projet visant à lire les pensées en observant le cerveau au moyen d'un appareil IRM. Les travaux plus récents de Yatsuda se sont axés sur la « traduction »de pensées en éléments visuels par un processus de transformation d’ondes cérébrales bien spécifiques en images réelles. Par exemple, si le cerveau voit une montre-bracelet, son logiciel est capable de traduire les impulsions collectées en une image de montre générique. S’il voit une montre « Movado », il affiche un objet représentatif de cette marque, et si l’on ajoute le nom du modèle, il est alors possible de voir le vrai produit, et ainsi de suite. Le véritable défi est bien sûr de construire une gigantesque base de données d’images pour chaque objet, chaque situation et chaque sentiment exprimé, sur quoi Yatsuda travaille depuis des années. Une autre condition est qu’il n’est guère pratique de faire rêver quelqu’un dans un appareil IRM. À la place, il est nécessaire de disposer d'un environnement silencieux et confortable pour récolter les rêves et les transformer en images. Cela nous amène au casque spécial mis au point par Yatsuda et son équipe. Cet objet, est un appareil IRM silencieux qui permet simultanément d’observer l'activité cérébrale et de capter les ondes qui s’y rapportent avant de les transmettre à la batterie d’ordinateurs qui transformera l’information recueillie en images vidéo et les intégrera dans une animation. Plutôt étonnant, n'est-ce pas? Dans un prochain blogue, je vous ferai partager « le ban d’essai » du casque ...

mercredi, janvier 14, 2009

Courir sur neige damée

Je sais, je me suis déjà plaint d'avoir à courir sur des routes enneigées en hiver et vous en ai décrit toutes les difficultés et tous les dangers. Bien que je n'ai pas changé d'avis sur l’aspect glissant de cette forme d’exercice, je veux aujourd’hui aborder la course à pied sur neige damée. Depuis à peu près un an, dès que la neige couvre le sol, la ville de Park City dame désormais la portion de notre parcours qui longe le ruisseau McLeod. Courir sur ce ruban blanc qui absorbe tout est simplement enchanteur. Alors que certains adorent courir sur des sentiers et d’autres sur le sable pour palier à la dureté de l'asphalte ou du béton, la neige me paraît être le luxe suprême. Parfois, nous arrivons juste après que la dameuse vienne de faire son travail et nous volons littéralement sur un tapis de « velours côtelé ! » La neige absorbe tous les impacts, ce qui est bon pour nos articulations, et pendant presque deux kilomètres nous nous sentons en pleine nature ; c’est le coté exquis de courir sur la neige. Si comme nous vous êtes accro de la course à pied ou de la marche, quel est votre terrain de prédilection ?

mardi, janvier 13, 2009

Remettons l’accent sur l’accent ...

Hier, je partageais mes expériences en matière d'accent étranger auprès d’Hélène et de Maxence Hernu, leur expliquant mes théories sur le sujet, déjà abordé l'an dernier sur ce blog. Le même jour, en fin d'après-midi, alors que je reprenais un dernier télésiège pour rentrer à la maison après ma demie-journée de ski je me trouvais assis à côté d'un couple qui entama immédiatement la conversation en remarquant mes vieux skis Dynastar orange vif. Le gars assis à mon coté commença: « vous ne risquez pas de les perdre ceux-là ... » je répondais en disant quelque chose du genre « ... en fait, je trouve ça pratique, je skie beaucoup la nuit. » Presqu’aussitôt, mes compagnons ne purent s’empêcher de demander d’où je venais. J'ai répondu comme d’habitude « vous allez le trouver vous-même ; je vous donner trois essais, allez-y ! » Mon interlocuteur s'élançait : « Allemagne? Scandinavie? » A chaque fois je secouais la tête lui indiquant que c’était faux. Sa compagne prit le relais et proposa : « Afrique du Sud ? » Je les ménageait un peu en leur annonçant qu'ils avaient échoué lamentablement tout en leur révélant mes origines gauloises. D'accord, mes deux compagnons étaient d'un endroit appelé West Jordan, tout près de Salt Lake City, mais cela n’était quand même pas une excuse valable pour ne pas déceler mes racines françaises. La prochaine fois que je skie je vais désormais porter mon béret et fumer une Gitane, mais dites-moi, rencontrez-vous ces même problèmes à propos de votre accent ?

lundi, janvier 12, 2009

Peut-on être « pas grand chose ? »

À chaque fois que nous rencontrons des gens lors de réceptions, de manifestations, en affaires ou tout simplement au ski, sur le télésiège, ceux-ci veulent se faire une idée rapide du genre d’individu que nous sommes vraiment. Quel genre de travail fait-on, où avons-nous grandi, fait nos études et des tas d'autres attributs bien particuliers qui peuvent les aider à nous situer parmi 6,7 milliards d'autres terriens. Face à ce déluge de questions, nos choix en matière de réponses sont assez bien définis. Certains d'entre nous adorent en « rajouter » et amplifient volontiers nombre de détails les concernant en brodant çà et là sur la réalité. D'autres, qui nous l'espérons sont très bien organisés, n’y vont pas par quatre chemins et se contentent de mentir en bâtissant des histoire fascinantes, bourrées de fantaisie à leur sujet et sur leur parcours. Il existe bien sûr une alternative que très peu de personnes choisissent et qui consiste tout simplement à dire les choses telles qu’elles sont ; ce comportement assez rare de nos jours, s’appelle dire la vérité, même si cela ne nous « vend » pas aussi bien ou nous marque peut-être comme des individus ordinaires , médiocres ou carrément en dessous de la moyenne. Le but de cet article n’est de ne pas vous dire dans lequel de ces trois groupes je me situe, mais de vous demander comment vous réagissez à ce mode d'interaction assez pathétique. Faites-moi part de vos commentaires, s’il vous plaît !

dimanche, janvier 11, 2009

Plus de ski en moins de temps

Si vous êtes un bon skieur et ne pouvez pas vous permettre l’hélicoptère, vous savez que la plupart du temps passé à pratiquer votre sport est à la... montée ! Si on chiffre tout ça, et en supposant un skis non-stop, le ratio entre le temps passé sur les remontées mécaniques et celui passé sur la neige varie généralement entre 80 et 60 pour cent selon le degré de la pente et la vitesse de la remontée. Cela signifie que pour une demi-journée de ski - disons quatre heures - il est normal de passer trois heures assis sur une chaise, dans une télécabine ou debout dans un téléphérique. Comme le ski est un dévoreur de temps, cela devient une considération importante si vous faites beaucoup de ski et voulez quand même faire un certain nombre de choses autour de la maison, surtout si comme moi, vous êtes « retraité. » Comme je l'ai dit auparavant, cette saison nous avons quittés Park City Mountain Resort pour Les Canyons où les pistes raides sont équipées de remontées très rapides (à Park City les meilleures pistes sont encore équipées de vieux télésièges des années 70) et après une vingtaine de journées, je peux témoigner que j'ai skié plus de 50 pour cent dans un même laps de temps ; le but de la manœuvre ! Donc, si le ski est pour vous aussi un passe-temps très fréquent, et si vous souhaitez passer moins de temps sur les pistes et vous occuper quand même de vos affaires pressantes, prenez bien le temps d'examiner l'infrastructure de remontées mécaniques avant d'acheter un forfait de ski sur un domaine plutôt que sur un autre ...

samedi, janvier 10, 2009

Économie : Repartir à zéro ?

Plus je réfléchis aux questions économiques, plus j’en arrive à la conclusion que notre système est en panne et que nos soi-disant experts en économie sont totalement ignorants. C’est vrai, très peu d'entre eux, y compris les lauréats du prix Nobel dans la spécialité, ont vu venir la catastrophe dans laquelle nous nous trouvons, en partie parce qu'ils ont souscrit aux théories populaires en pensant qu’elles fonctionnaient, et leur piètre performance est maintenant exposée au grand jour. Que pouvons-nous alors faire ? Nous n’avons que quelques options ; la première serait d'espérer que nos gouvernements vont mettre en place des programmes au coup-par-coup afin de résoudre la « crise du moment » mais nous savons par expérience que cela n’apportera jamais rien de bien durable, les hommes politiques étant préoccupés avant tout par leur propre réélection. L'option suivante - appelons cela un « miracle » - serait d'attendre l’avènement d’un génie économiste qui proposerait une théorie alternative prenant en compte la diminution des ressources planétaires, l'explosion de la population mondiale et toutes les inégalités, en offrant un système économique durable avec lequel nous pourrions tous vivre. La solution restante et préférable serait, à mon avis celle qui résulterait d’un travail de collaboration faisant intervenir toutes les esprits pratiques et visionnaires prêts à s’investir en redéfinissant un monde raisonnable et juste pour tous. Une démarche inspirée de Wikipedia, sans frontières, où l'humanité tout entière se trouverait libérée de l’étroitesse d'esprit et des vue à court terme de nos gouvernements. Avant que vous m’annonciez votre participation dans un ce groupe, dites-moi si cela vous parait une approche raisonnable ...

vendredi, janvier 09, 2009

Les mesures économiques nécéssaires

Alors que les sénateurs démocrates se mettent à passer au crible le plan de stimulation d’Obama, gardons à l'esprit ce qui est réellement nécessaire. Nous devons effectuer un changement radical en passant d'une économie fondée sur la dépense excessive et la consommation à outrance, vers un système qui repose sur l'épargne et sur un mode de vie beaucoup plus durable. Pour cela, il n'y a guère d'autre choix que d'endurer une longue récession, des taux de chômage en forte hausse et un profond malaise de société pendant que l'ensemble de notre société découvre, et de mette à s'adapter à ce nouveau mode de vie. Il se peut que ce processus n'ait pas été expliqué bien clairement au public américain ou - pire encore – qu’il n'ait pas été compris par nos dirigeants politiques. Des investissements massifs dans notre infrastructure publique font assurément partie du plan et doivent inclure la réparation des routes, l'amélioration des communications et une réforme en profondeur de notre système de santé publique, mais il faudra aussi réinventer de manière totale la façon dont nous sommes vivons. Il sera sans doute encore nécessaire d’expliquer plus honnêtement aux américains que notre consommation effrénée du passé est maintenant bien finie ...

jeudi, janvier 08, 2009

Georges Gaillard, 1945 - 2009

Hier, je recevais un appel téléphonique m’apprenant que mon cousin venait de décéder d'un arrêt cardiaque au petit matin. Il avait juste reçu un bilan de santé favorable et n’a pas eu le temps de faire ses adieux. Alors qu'il n’avait pas encore 64 ans, Georges a eu une vie bien remplie, à commencer par un séjour de coopération de deux ans en Afrique, avant de reprendre le bar et l’épicerie familiale à Montriond, de lancer une crêperie sur les pistes de ski, et de s’impliquer à fond dans la vie locale en dirigeant notamment la fanfare et la chorale. Nos sincères condoléances vont à sa femme Gisèle, ses enfants, Fabrice, Frédéric et Corinne, leur conjoints ainsi que tous ses petits-enfants.

mercredi, janvier 07, 2009

Comment se faire des ennemis

Ceci est l’opposé du titre du fameux livre sur les rapports humains « Comment se faire des amis » par Dale Carnegie. C'est précisément ce qu'Israël fait en ce moment avec ses bombardements et son invasion meurtrière de la bande de Gaza. Alors que notre gouvernement actuel (Bush et Cheney) approuve le massacre, il est choquant de voir les autres gouvernements ménager la chèvre et le choux sans avoir le courage d’ordonner à l'État juif l’arrêt pur et simple de toute cette violence. Ce qui m’attriste tout autant est de voir qu’un journal comme le New York Times qui se dit défenseur de la justice et de la démocratie, empêcher tout commentaire de la part de ses lecteurs sur ce grave sujet. Un lecteur de la chaîne des journaux McClatchy, sous le nom de «Bergamo,» l’a dit mieux que personne: « Il est temps de se demander si Israël est encore un pays civilisé. Il traite sa minorité arabe (20% de la population) comme des citoyens de seconde classe. Il empêche les journalistes tout accès à la bande de Gaza. Il empêche la Croix-Rouge d'y entrer également. L’état hébreux nie avoir causé une catastrophe humanitaire tout comme il a continuellement refusé d’appliquer les innombrables résolutions de l'ONU alors qu’il est lui-même un membre de l’organisation. Il a constamment recours à une force brutale chaque fois qu’il perçoit que ses intérêts pourraient être menacés. Enfin, nombre de ses dirigeants politiques rejettent l'idée d'une société moderne, multiculturelle et multi-religieuse, au profit d'une communauté entièrement juive, chose que les iraniens ne considèrent même pas. Peut-être devrions nous commencer à traiter Israël comme nous avons traité l'Afrique du Sud. Quand les Américains vont-ils se réveiller ? »Je ne peut voir qu’une forme suicidaire dans tout ce que fait Israël ; la brutalité de ses actions va continuer d’amplifier un désir de vengeance parmi toute la jeunesse palestinienne, renforcer le terrorisme et ne peut apporter à ceux qui soutiennent Israël de manière si lâche et si raciste un autre 11 Septembre ...

mardi, janvier 06, 2009

Que faire pour gagner à ski ?

Une autre journée de bénévolat et d’autres observations à propos du ski de compétition ... Avant de plonger dans la technique et l’équipement, il existe deux éléments primordiaux pour qu’un coureur puisse gagner: l'anticipation et la vitesse (laisser aller les skis.) Si les entraîneurs passaient d’avantage de temps à observer leurs coureurs ils arriveraient à cette même conclusion et faisaient de ces deux points leurs objectif principaux. Ces deux éléments tout simples sont essentiels mais sont trop souvent noyés dans une mare de charabia technique où chacun s’égare ....

lundi, janvier 05, 2009

Mon ami Dirk Beal a cinquante ans

Depuis longtemps, Dirk Beal, directeur des ventes à la station de Deer Valley voulait fêter ses cinquante ans en skiant plus de 15.000 mètres de dénivelé en une seule journée. Pour que ce projet se déroule dans les meilleures conditions possibles, il s'est tourné vers moi comme j’avait fait quelque chose de semblable en Mars dernier. À 8 heures 30, nous nous sommes donc retrouvés au pied des pistes à Snow Park et nous nous sommes mis au travail. Le temps était froid, il neigeait et je me suis demandé pourquoi Dirk avait choisi de naître précisément ce jour-là, mais il était évidemment un peu tard pour refaire l’histoire. Au moment où nous sommes arrivés au télésiège « Sultan, » nos jambes étaient encore en flanelle et la première descente laissait un peu à désirer, mais très vite nous nous mettions au bon rythme. Après un bref « arrêt-pipi » derrière les sapins, nous prenions à peine le temps de manger et de boire le contenu de nos bouteilles thermos tout en montant en télésiège. Comme le temps passait et que nous dépassions les 15.000 puis les 20.000 mètres, mon ami Dirk devenait soudainement « accro » à ce genre d’exercice et voulait continuer... À 16 heures 25, nous nous sommes finalement arrêtés et réalisions alors que mon record établit l’an passé venait de tomber avec 26.088 mètres de dénivelé. En déchaussant, mon pote s’écriait, un peu nonchalamment : « C'est ce que j'appelle une journée de ski bien remplie... » Joyeux anniversaire, Dirk !

dimanche, janvier 04, 2009

Observer les coureurs

Ce dimanche, j'ai travaillé comme bénévole au service de course de Park City et l’on m’a demandé d’être « juge de portes, » un travail que je n’avais encore jamais fait localement. Pour ceux d’entre-vous qui ne sont pas au courant, un juge de portes doit simplement s'assurer que les deux pieds du coureur passent entre chaque porte. Cela exige une observation attentive, et ce faisant, j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à regarder d’excellents coureurs masculins qui participaient à ce slalom géant FIS. Je dois également ajouter que le slalom géant est ma discipline alpine préférée car elle offre une synthèse du meilleur ski qui puisse exister, combinant des virages purs à grands rayons exécutés très vite sur un terrain le plus souvent assez raide. Ma meilleure inspiration à ski m’est toujours venue lorsque j’observais de très bons skieurs et aujourd'hui fut un vrai régal visuel. Certains de ces jeunes étaient si bons que je j’aurai donné gros pour être à leur place et imiter leur perfection sur ce parcours extrêmement relevé ; la supériorité de certains était en fait beaucoup plus marquante après avoir vu les trentre premiers « meilleurs » athlètes. En fait, mon travail pour la journée était beaucoup plus plaisant que tout ce que j’ai pu faire précédemment comme lisser la piste ou travailler au départ ou bien avec le chronométrage ; du pur plaisir !

samedi, janvier 03, 2009

Comment fut inventé le télésiège triplace

En 1971, alors que j'étais encore moniteur de ski à Avoriaz, mes collègues et moi étions déjà à la recherche d'une productivité maximum et il ne se passait jamais une journée sans que nous réfléchissions à faire de cette planète un monde meilleur. À cette époque, en dehors de son téléphérique qui n’a pas changé, la nouvelle station de ski d'Avoriaz était équipé d'un réseau de remontées mécaniques fait de téléskis et de télésièges biplaces ; ce dernier type de remontée existait depuis environ 1958. Un jour, Bruno Richard, Jean-François Rosset et moi décidions de nous serrer un peu les coudes et de monter à trois sur ce petit siège juste fait pour un couple. En fait nous ne voulions pas qu'un d'entre-nous soit obligé de monter seul. Deveau, l'employé de l'époque nous avait quelque peu à regrets embarqués en nous disant « faites gaffe » et tout s'était bien alors passé. La semaine suivante, je récidivais en compagnie de Jean-Claude Page et François Chauplannaz . Tout se passa parfaitement bien ; une fois de plus, le siège résista au poids supplémentaire et ni les câbles, ni les pylônes ne furent endommagés. Quand nous sommes rentrés à l'école de ski, on nous apprenait que Michel Muffat, le directeur technique des remontées mécaniques de la station, nous avait repéré d’en bas et avait annoncé que nous allions être interdit d’accès à tous les télésièges d'Avoriaz pendant une semaine complète. À cette époque nous avions beaucoup de chance car chaque télésiège se trouvait pratiquement doublé d’un téléski à perches, il nous fallait donc être beaucoup plus créatifs pour donner nos leçons ; nous gardions un oeil sur nos clients remontant en télésiège pendant que nous glissions au dessous et sur le coté, sur la piste de montée. Notre seule crainte était que le téléski s’arrête et que nos élèves soient obligés de nous attendre dans le froid, au sommet. Comme vous pouvez le constater, l'innovation ne se fait jamais sans douleur, et grâce à notre dur travail de pionnier et notre désintéressement total, nous brisions le blocage du « deux-places, » et deux ans plus tard, Pomagalski installait son premier télésiège triplace à Val Cenis ; bien vite nous allions voir quatre, six et aujourd'hui huit personnes partageant le même siège à la montée ...

vendredi, janvier 02, 2009

Le puzzle économique

Tout comme la finance, l'économie est un domaine peuplé par une pléthore de soi-disant « experts » et par d'innombrables lieux où des éléments d'information peuvent être glanés. Je n'ai pas encore trouvé un un sommaire holistique montrant la manière dont les choses fonctionnent vraiment. Même le fameux magazine Economist n’offre qu’une vue toute à fait fractionnée de ce qui est nécessaire pour comprendre les tenants et aboutissants du sujet global qu’est l’économie. Par conséquent, tout ce qui est de nature « économique » se trouve divisé en une multitude de petits compartiments disjoints que les gens se doivent d’étudier avec une minutie incroyable, mais « l’animal » est si vaste qu'il semble toujours impossible de le reconstituer afin de le voir tel qu’il est – tout comme les astronautes sont en mesure de saisir l'intégralité de la terre depuis l'espace - et que pour que cette vue d’ensemble soit utile à nous, les simples mortels. Il ne semble pas exister d’endroit où il est possible d'obtenir l’image d'une économie mondiale recomposée à partir de tous ces différents morceaux disparates de façon claire et complète que vous et moi pourrions facilement observer et comprendre. Alors que nous sommes inondés de données économiques au quotidien, il est beaucoup plus difficile de voir - en général - où l'économie se dirige et pourquoi ; c'est précisément là où nous semblons toujours être chroniquement en retard et à cours de ressources comme la crise actuelle vient de nous le démontrer. Nous sommes tous inondés d’éléments d'informations incompatibles pour l’assemblage et cela nous empêche d’en tirer un enseignement utile. Quelqu'un connaîtrait-il un « tableau de bord » assez simple et précis qui offrirait cette information sous forme concentrée et conclusive ?

jeudi, janvier 01, 2009

Nouvel An, bon vaudou et mauvaise médecine

Une résolution de Nouvel An ne consiste-t’elle pas a résoudre quelquechose ? Pas vraiment, mais rappelez-vous de ma douleur à la poitrine, quand je blâmais ce manipulateur vaudou qui me torturait ? Eh bien, après une nuit blanche et une réflexion approfondie, je crois avoir enfin résolu le mystère. En fait, on arrive à tout en posant les bonnes questions. Comme ce blog n'est pas fait pour vous ennuyer avec des tas de détails techniques, je vais simplement vous dire que ma situation est en voie d’amélioration et que ce maniaque qui passait son temps à piquer ma poupée vaudou pendant mon sommeil est en train de perdre son pouvoir ; c'est en fait moi qui semble responsable de ces douleurs ressenties près du cœur. À partir de la nuit dernière, j'ai adopté une autre position au lit afin que mon « piqueur » de poupée vaudou se trouve bientôt au chômage. Ce matin j'ai ressentis moins de douleur et me sens désormais beaucoup plus intelligent que les pulmonologues et cardiologues qui m’ont facturé 350 dollars de l’heure pour ne rien trouver. Ceux-ci sont tellement obnubilés par les organes qu'ils traitent, qu'ils ont perdu de vue l'ensemble du corps humain et sont incapable de poser les questions toutes bêtes qui s’imposent ...

mercredi, décembre 31, 2008

Qu’ai-je à montrer ?

Une autre année se termine et je me demande où sont les résultats ? Je sais que j'ai réalisé un certain nombre de choses et de projets ; pour la plupart tous matériels, mais cela était-il à la hauteur de mon temps si précieux et de mon potentiel ? La réponse est un NON assez catégorique. Au fond de moi, je sais que j'aurais pu faire mieux, que j’aurait pu aller beaucoup plus loin et aurait pu vraiment me surprendre ainsi que tous ceux qui me connaissent bien. Alors que je vieillis et perds de la souplesse de tous cotés, ce serait bien de voir d’avantage d’efforts faits dans de nouvelles directions et capables de générer plus de beauté et de richesse. En ce dernier jour, je ne sais pas encore ce que seront tous ces efforts, mais je peux vous garantir qu'en ce dernier jour de 2009 ils auront été au rendez-vous ...

mardi, décembre 30, 2008

Âge et bonheur

Hier, alors que nous skiions avec un de nos amis, la question de savoir ce qu’a été la période la plus heureuse de nos vie arriva par hasard dans la conversation et ma réponse fut à la fois sincère et spontanée quand je criais « maintenant ! » En fait, j'étais plus interloqué par ma réaction que mes compagnons de télésiège et cela m'a fait sérieusement réfléchir, à commencer bien sûr par ce que veut dire le bonheur. Pour moi, celui-ci reste une valeur assez floue définissant la capacité ou la chance de se rapprocher le plus possible de ses rêves, de telle sorte que ma sincère déclaration signifierait que j'ai désormais tout ce que je pourrais souhaiter, et en fait j’y crois vraiment. Aujourd'hui, ma vie est sans tensions, je suis entouré par des gens que j'aime et apprécie, je vis dans un endroit parfait et je peux faire tout ce qui me plaît. Encore plus important peut-être est le fait que toutes les insécurité et les angoisses qui ont accompagné la plus grande partie de ma vie semblent avoir perdu une grande partie de leur influence et je me sens presque flotter sur un nuage. Oh là là ! Je vais tout arrêter et observer une longue pause afin de savourer cet instant ...

lundi, décembre 29, 2008

Un beau tour en douce

Il y a environ trois semaines, mon pote et colonel de l’armée de l’air, Lynn Carmichael m'a appelé pour venir essayer très discrètement le nouvel F/A-22 qui venait d’être livré à la base aérienne de Langley, en Virginie ; la première base opérationnelle à recevoir le tout nouveau chasseur « Raptor » destiné à remplacer les vieux F-15. Cet avion aura coûté une fortune à fabriquer puisque le prix de revient par appareil se monte en ce moment à 339 millions de dollars. Selon l'armée, cet avion surpasse tous les autres avions de combat en service à ce jour et est absolument imbattable ; ce qui m’a le plus impressionné c’est son cockpit qui ressemble à un iPhone géant. Quoi qu’il en soit, après avoir passé une matinée dans le simulateur de vol au cours de laquelle Lynn semblait un peu inquiet par mes réflexes quelque peu « émoussés, » celui-ci m’a passé tous les équipements spéciaux et m’a quand même laisser voler pendant vingt petites minutes, sous le nom de Paul Feldmann, un pilote de la base d'origine canadienne. Comme j’avais bien été avertit de ne pas faire l’idiot, je n'ai pas tenté d'exécuter de manoeuves exotiques comme le « Herbst » ou le « Cobra de Pugachev ; » je me suis contenté de décoller, de grimper jusqu'à 12.000 mètres, faire quelques virages à grande vitesse et poser l'avion sans rien casser sous l’oeil assez inquiet de Lynn qui me serrait de très près dans un F-15 biplace, accompagné du capitaine Bert Langford ...

dimanche, décembre 28, 2008

Le conflit israélo-palestinien

Israël a bien autant de tort que les Palestiniens, avec une grande différence ; ils ont l'argent (y compris celui de mes impôts !) et sont totalement soutenus par les États-Unis, l’Europe et dans le reste du monde industrialisé. Qui oserai offenser ces sionistes ? Si tout le monde se satisfait de cette situation, nous verrons la situation empirer et observerons d’avantage de désespoir et de terrorisme en provenance du monde arabe. En laissant Israël agir comme une puissance coloniale sur le dos des Palestiniens, nous ne faisons que tolérer le génocide dans un autre temps et dans un autre endroit, et nous sommes en train cultiver le terrorisme à très long terme. Si vous ne croyez pas que le 11 septembre a commencé par toutes les vexations infligées par Israël sur Gaza et la Cisjordanie, votre compréhension de la géopolitique a sans doute besoin d'une sérieuse révision...

samedi, décembre 27, 2008

Pourquoi nous avons changé ...

Pendant 23 hivers, nous avons toujours acheté nos forfait de ski à Park City Mountain Resort. L’avantage de skier là, est que des trois massifs que nous avons en ville, c’était le plus proche de la maison. Parce que c'est aussi le plus ancien (45 ans depuis sa mise en service), c’est également le plus encombré et, ces dernières années, son infrastructure de « parc » et ses multiples installations ( half-pipe, rails et énormes bosses) contribuent à en faire plus un « cirque » qu’un endroit où l’on skie. Deer Valley était une autre option, mais cela nous aurait prit encore plus de temps pour y aller, aussi cela sera peut-être pour plus tard dans notre carrière de skieurs ou, encore mieux, le jours ou nos trois massifs bien rétrogrades dans leur façon de voir les choses, penserons a relier leur remontées mécaniques (avec l'économie d'aujourd'hui, cela pourrait arriver plus vite que prévu !) Donc, pour cette année, nous avons décidé d'essayer autre chose et avons acheté nos forfaits de ski aux Canyons, la station la plus récente et aussi plus grande parmi les trois que compte notre petite communauté. L'étendue de terrain est très impressionnante, le ski y est beaucoup plus varié et les sections boisées offrent des tas d’options supplémentaires. De plus, les remontées mécaniques situées sur nos pistes préférées sont toutes très rapides ce qui signifie moins de temps passé sur la montagne pour le même nombre de virages et bine plus de plaisir. Cela prend un tout petit plus de temps pour s’y rendre, mais après tout, nous sommes en retraite!

vendredi, décembre 26, 2008

Tempête surdimensionnée

Hier, j'avais le privilège d’emmener ma fille Charlotte et son amie Kate faire un tour de ski à Park City dans une neige profonde comme on n’en expérience rarement. Le temps était affreux - une vraie tempête de neige - avec un vent tel que la neige tombait horizontalement. Le ski était surréel, avec de la neige bien au-dessus du milieu des cuisses et des jets ininterrompus en plein visage. Les seuls problèmes se trouvaient dans une visibilité quasi-nulle et la remontée en télésiège qui était une véritable torture car les vents élevés forçait un fonctionnement au ralenti et il fallait résister à ces bourasques froides et perçantes tout le long du chemin. Bien qu’un peu surprises au début, mes deux jeunes compagnes trouvaient très vite leurs voies respectives dans ce manteau fluide à la profondeur insondable. et après une paire de pistes sont restées collées à mes talons jusqu'à ce que leurs jambes se mettent à crier grâce ; c’est là que nous nous sommes arrêtés, juste avant qu’il soit nécessaire d’amputer ...

jeudi, décembre 25, 2008

Joyeux Noël !

Depuis plus de trente ans, nous avons célèbré Noël comme la toute petite famille que nous étions ; d'abord sans enfants, puis avec un petit et bien vite avec deux. Ce Noël a marqué une nouvelle étape importante dans nos vies, comme si nous étions maintenant un clan complété, avec trois générations de notre propre famille participant à cette fête de fin d’année. L'arrivée de Finn nous a permit de revendiquer ce statut bien spécial. Alors que nous avions toujours ressentit une certaine dépendance familiale par rapport à nos origines françaises alors que nos parents étaient encore en vie, nous nous sentons à présent affranchis de cette attache. Nous restons encore une bien petite famille, mais avec des racines plantées de plus en plus profondément dans cette grande terre d'amérique

mercredi, décembre 24, 2008

La neige n’est-elle que de la neige ?

Pour beaucoup de gens, la neige est la même partout; une matière blanche qui fait danser la voiture et qui encombre les alentours de la maison. Pour moi, c’est beaucoup plus et même tout un monde. Alors que j’attaque mon 62ème hiver et que j'ai déjà vu des tonnes de neige, je peux vous dire que celle-ci n’est jamais la même. J'ai vu ce manteau blanc sous plusieurs continents, sous différents climats et en toutes saisons ; je peux affirmer que - comme les 6,6 milliards de gens vivent sur cette terre - chaque cristal à ses particularités et se trouve doté d’un destin bien particulier. Chaque journée d’hiver m’apprends d’avantage de choses à propos de la neige. Lors de ma course à pied matinale, je m’amuse à déterminer la partie de route enneigée qui offre la meilleure traction et quand je skie, je sélectionne instinctivement la technique la plus appropriée à l’apparence que revêt le blanc manteau. Je n’aborderai pas ici le mythe selon lequel les Eskimos ont une multitude de mots pour la neige, ils n’en ont pas tant que ça – c’est nous qui en avons le plus que je ne citerai pas au grand complet, mais ne peux quand même pas m’empêcher de vous rappeler l’échantillonnage suivant...
Chute de neige: Blizzard, rafale, pluie verglaçante, grêlons, et « poudrerie » chez nos amis Québéquois ...
Neige sur le terrain: poudreuse, gros-sel, croûtee, glace, névé, neige fondante en laissant de coté la terminologie patoisanne encore plus riche...
Maintenant que vous en savez plus sur cette belle neige, profitez en pour déraper avec votre auto, schusser sur vos planches ou glisser sur vos chaussures avec reconnaissance, classe, et assurance !

mardi, décembre 23, 2008

Légion d'Honneur pour Anselme Baud

Ce 14 Décembre, Anselme Baud recevait la Légion d'honneur, une décoration fort convoitée que la France propose à des hommes et des femmes particulièrement méritants. Ce n’est autre qu’Emile Allais, la légende du ski français, qui a agrafée la médaille sur la poitrine d’Anselme. Je me souviens encore du jeune Anselme, lorsque nous étions ensemble au CEG de Saint Jean d’Aulps et, plus tard, à Avoriaz. Bientôt, il s’envolait pour devenir le skieur extrême que tout le monde connaît en compagnie de Patrick Vallençant, et pour se révéler un alpiniste hors-pair ainsi qu'un professeur à l'ENSA, la fameuse école de ski et d'alpinisme de Chamonix. La "Légion d'Honneur" est un ordre établi par Napoléon Bonaparte le 19 Mai 1802. C’était en fait le premier ordre moderne du mérite, qui auparavant se trouvait limité aux catholiques et aux nobles, les décorations militaires allant aux officiers. La Légion d’Honneur s’ouvrait alors aux individus de tous horizons et professions et pour lesquels seul le mérite ou la bravoure comptaient. C'est la grande différence avec l'Amérique où il faut aller en guerre afin d'obtenir ce genre de reconnaissance. Ah oui, j'oubliais, les membres sont encore payé une allocation annuelle qui n’est plus aujourd’hui que de 6,10 Euros. Quelque soit le montant de cet émolument, sincères félicitations, Anselme!

lundi, décembre 22, 2008

L’achat des fixations Look par Rossignol

Cet article fait suite à l’histoire publiée hier et apporte ma version sur ce qui a vraiment déclenché la vente de Look aux skis Rossignol en 1994. D’abord, un petit peu d’histoire ; Look a été fondé en 1951 à Nevers par Jean Beyl, lui-même un passionné de ski. Le premier produit consistait en une fixation à plaque pouvant pivoter sur 360 degrés, baptisée « Antifracture ; » celle-ci devait laisser place à la fameuse butée à double pivot « Nevada, » jumelée à une plaque tournante et équipant tous les célèbres coureurs à ski de l'époque. Ce produit devait être suivi par la combinaison butée Nevada II et talonnière à pivot N-17, qui allait s’imposer comme le meilleur système pendant de très nombreuses saisons d'hiver. Cet ensemble haute performance ne se vendait alors qu’à des skieurs confirmés et Look avait beaucoup de mal à offrir quelque chose de moins intimidant et meilleur marché pour les masses. Look essayait alors, sans succès de s’attaquer a ces segments de bas et milieu de gamme dans lesquels Salomon faisait un véritable « tabac. » Ce manque de produits adaptés à la grande distribution ainsi que des erreurs de gestion devaient éventuellement contribuer à la faillite de la marque nivernaise. Celle-ci fut récupérée en 1983 par Bernard Tapie, le « reprenneur » de l’époque ; Plus fort en « gueule » qu'en gestion, Tapie tentait d'ajouter Geze, un fabriquant allemand de fixations, à sa panoplie de produits de ski sans aucun succès et assez vite, tous ses actifs se retrouvaient dans les mains d’une filliale du Crédit Lyonnais, surnommé « Crazy Lyonnais » de ce coté de l’Atlantique, qui avait mis en place les financements de reprise de Look et d’Adidas. Plus tard, c’est Pierre-Alain Blum, un horloger propriétaire des montres Ebel qui avec les skis Authier rachetait la firme et ne réussissait toujours pas à la relancer. En 1993, alors que les conservateurs reprenaient le contrôle de l'assemblée nationale française, les amis de Laurent Boix-Vives avaient suggérés qu'il rachète ce bien dont Ebel ne savait que faire. La plupart des dettes ayant été épongées, tout était présenté comme une offre que Rossignol aurait été fou de refuser, sans parler qu’en 1998, la division « cycles » de l'entreprise était revendue à un certain Dominique Bergin. Connaissant M. Boix - Vives, il est très probable que Rossignol ait bel et bien récupéré plus que le prix d'achat initial de Look lors de cette vente. Là où Olle Larsson a sans doute raison est qu’au moment de la reprise de Look, Rossignol a bien étudié tous les produits disponibles et sans doute déterminé que la butée Geze (dont le système était utilisé sous licence pour la fabrication du modèle bon marché Salomon 222) n'était pas seulement une combinaison acceptable avec la fameuse talonnière à pivot, mais était surtout beaucoup moins cher à fabriquer. Le fameux « pivot » est aujourd’hui abandonnée en compétition, désormais remplacée par une talonnière simpliste qui rappelle la Look 27, un bas-de-gamme de 1980. En rétrospective, et je dois l’avouer à ma grande surprise, Rossignol a véritablement « ressuscité » Look en simplifiant la gamme et y en apportant toute sa puissance de distribution.

dimanche, décembre 21, 2008

Marker, Rossignol et Look

Olle Larsson est un entraîneur de ski originaire de Suède qui a couru dans l'équipe du GUC de Grenoble. Après avoir entraîné l'équipe nationale canadienne, il a fondé le « Rowmark Ski Academy, » à Salt Lake City, Utah, un des établissements « ski-école » les plus réputés des États-Unis. M. Larsson est reconnu parmi les meilleurs entraîneurs ayant existés, au même titre que Messieurs Honoré Bonnet et Hermann Noeckler. Parce qu'Olle est assez âgé et a vu des tas de choses pendant toute sa carrière, Olle sait presque tout et connaît tout le monde. Alors qu’il se trouvait à l'Université de Grenoble, il a même eu la chance de venir travailler à Avoriaz au Village d’Enfants d’Annie Famose. Je connais Olle depuis pas mal de temps, et aujourd'hui, comme je « lissais » la piste, il m'a raconté une histoire intéressante - pour laquelle je connais une autre version - mais que j’ai malgré tout écouté très attentivement ... Son frère Jan a été le directeur de course de Rossignol pendant de longues années. Il y a assez longtemps, alors qu’Hank Tauber, qui vit à Park City était le grand patron des fixations de ski Marker, celui-ci aurait aimé que la Fédération Internationale de Ski l’autorise à placer un autocollant portant sa marque sur les skis des coureurs. Au cours d'une course de Coupe du Monde à Park City, il avait fait pression sur Jan Larsson pour qu’il appuie son idée. Malheureusement, Jan lui avait fait comprendre que c'était une initiative qu’il ne pouvait pas soutenir. Quelque temps plus tard, et toujours selon Olle Larsson, Hank Tauber avait confronté Jan et lui aurait dit en termes très clairs qu'il était en colère contre son manque d’appui et qu'il allait intervenir auprès de Laurent Boix-Vives, le propriétaire de Rossignol, afin que celui-ci le mette à la porte. Tauber ne soupçonnais pas que Larsson avait une assez bonne relation avec Boix-Vives, de sorte que lorsque celui-ci avait dévoilé la menace qu'il avait reçue du patron de Marker en Utah, Rossignol avait décidé d'acheter les fixations Look. Comme il existe une autre version de la vraie raison de cet achat je ne manquerai pas de la révéler très prochainement ...

samedi, décembre 20, 2008

Planté dans la neige ...

Cette saison d'hiver, je suis retourné travailler en tant que bénévole au service de course de Park City. Ici, décembre est fameux pour ses température frigides et je n’y suis plus habitué ; les jours sont à la fois enneigés et sombres, et il faut soit beaucoup de courage, soit pas mal de démence pour faire ça! Comme ces quatre dernières années, je participe aux courses du « Trophée Eric Hays » une série de quatre jours de course réunissant environ 250 garçons et filles âgés de 13 à 21 ans, comprenant des slaloms et des slaloms géants. Pour le premier jour, je me retrouve « planté dans la neige, » équipé d’un casque et d’un micro et chargé de signaler le passage des coureurs à un certain point du tracé qui n'est visible ni du départ, ni de l'arrivée ; avec des températures maximum de 10 degrés centigrades la journée, c’était vraiment un véritable suplice, et après plus de 7 heures à tenir ce rôle, j'étais bien surpris d’être encore en vie ...

vendredi, décembre 19, 2008

Âge et sagesse

En parlant avec la plupart de mes contemporains, je détecte toujours Un effort délibéré de leur part pour « combattre » le vieillissement en restant très actif, en mangeant correctement et en prenant bien soin de son physique. Je dois avouer que, moi aussi, je souscris à ce mouvement et fais tout mon possible pour lutter contre le vieillissement et la décrépitude. Ce que nous avons cependant beaucoup de mal à comprendre, c'est qu’avec les vieux jours vient une bien plus grande sagesse. Cela, à mon avis, revêt une valeur inestimable. Ainsi, au lieu de voir en un nouvel anniversaire comme un pas supplémentaire vers la tombe, nous recevons beaucoup plus que ce coté négatif et étriqué. C’est un peu comme si, à l’image d’un reptile, nous étions en train de changer de peau et de passer de la force physique à un état de sagesse beaucoup plus intense. C’est une forme d’enrichissement beaucoup plus profonde et essentiellement spirituelle qui nous réconcilie avec nous-mêmes et nous apporte une réponse au sens que peut avoir notre vie. C’est pourquoi que désormais, je vais toujours m’efforcer de voir en chaque nouvel anniversaire une forme de renaissance et un changement de décor salutaire.

jeudi, décembre 18, 2008

Ferais-je un bon escroc ?

Je suis certain que les aventures de Bernard Madoff vont faire beaucoup d’émules en Amérique et partout dans le monde. De temps en temps, je me demande ce que je pourrais bien faire pour avoir une vie encore plus remplie? Il est évident qu'au fil des ans, je me suis construit une bonne réputation et que, de ce fait, nombreux sont ceux qui semblent me faire confiance. Je fais très sérieux et encore d’avantage maintenant que j’ai plus de 60 ans, le peu de cheveux qui me restent sont désormais tous blancs et je peux me targuer d’avoir une expérience impressionnante en matière de voyages et d’emplois, sans compter un vaste réseau de connaissances. En un mot, j'ai tout ce qu'il faut pour démarrer un fonds de placement bien rentable. Contrairement à Madoff, ce fond sera beaucoup plus démocratique et visera un plus grand nombre d’investisseurs potentiels. Je placerai la barre un peu plus bas, disons un minimum de 100,000 Euros. Tout comme Madoff, je compte économiser sur les frais administratifs et à la rigueur me limiterait à « e-mailer » le solde du compte si mon client devait insister sur ce détail futile. Mon temps serait bien mieux consacré à la recherche des paradis fiscaux ainsi qu’ à la meilleure façon de maximiser mes fonds de placement. Je planifierai aussi très soigneusement mon plan de sortie ainsi que mon prochain refuge dans quelque paradis fiscal, juste avant que la prochaine bulle financière n’éclate ; ainsi, je n’aurait pas même à entendre vos doléances et à observer votre profonde déception. Maintenant assez discuté ; qui veut être le premier à investir avec moi?

mercredi, décembre 17, 2008

L'éléphant dans la pièce

La surpopulation est comme cet éléphant qui se trouve au beau milieu de la pièce et que personne ne veux voir. Je suis en train de lire un livre traitant de vie durable sur la planète qui détaille les étapes nécessaires dans ce sens et qui fait l’inventaire de ce qui a été déjà mis en œuvre, mais à aucun moment, il ne s’y trouve la moindre mention de surpopulation. Si vous avez vu le film documentaire d’Al Gore dans lequel il expose les maux créés par le réchauffement climatique et la pollution, il n’aborde pas le fait que la population mondiale est totalement hors-contrôle. D’accord, j'ai presque oublié une exception, celle d’un homme intelligent qui tient une forte opinion sur le sujet ; il s’agit de Warren Buffet, le fameux investisseur qui est en train de passer sa fortune à la fondation Gates ... Mais, en face de cette évidence pourquoi un tel problème se trouve-t’il poussé sous le tapis? Cela ne peut pas être qu’une question de religion, et je suis venu à la conclusion que personne n'a vraiment bien abordé le problème et ne l’a pas suffisamment bien expliqué pour mettre en avant toute sa gravité. Qu’en pensez vous ?

mardi, décembre 16, 2008

Ce type « en a ! »

Beaucoup ont été très vocaux dans leur opposition à George Bush et Dick Cheney pour l’invasion et le carnage massif qu’ils ont causés en Irak, mais aucun, jusqu'à il y a deux jours, n’a eu le courage d'agir et dire ce qu'il pensait en face de l’intéressé en lançant une paire de chaussures dans sa direction. Aujourd'hui, l'homme est en garde à vue et son frère, Maythem, a déclaré qu’il n'avait pas prémédite son action, mais qu’il a tout simplement explosé au moment où Bush a déclaré que sa visite était « son cadeau d'adieu au peuple iraquien. » Bravo à Muntader al-Zaidi, le correspondant d'Al Baghdadia. Pour moi, il n’y a pas l’ombre d’un doute que ce garçon est le véritable "Homme de l'Année." Espérons que les Iraquiens mettent suffisamment de pression sur leur gouvernement pour obtenir rapidement sa libération !

lundi, décembre 15, 2008

Poupée vaudou?

Depuis la fin Juillet, j'éprouve une mystérieuse douleur, juste au niveau de mon cœur et celle-ci est bien particulière dans le sens où elle se manifeste vers 2 heures du matin, culmine à 4 heures et s'attarde tout au cours de la matinée avant de disparaître. Après avoir subi un CT-scan, une échographie et d’autres test médicaux à la fois complexes et coûteux, les docteurs ne sont pas parvenus à trouver quoi que ce soit, y compris mes clés d’auto perdues il y a presque dix ans. Cette l'absence de résultat définitif m’a laissé extrêmement frustré, jusqu'à ce que, la nuit dernière, j'ai finalement réalisé qu'un individu habitant probablement quelque part entre la Norvège et l'Afrique du Sud (s’il ne travaille que le jour) « pique » une statue vaudou me représentant à l'endroit où se trouve le cœur. Cette théorie me parait fort plausible et je me demande seulement pourquoi mon bourreau frappe le côté gauche de ma poitrine et jamais mon ventre, mon cou ou d’autres points très sensibles ; Dieu merci, la pointe de l’aiguille est suffisamment arrondie pour minimiser la douleur ! De plus, cet individu ne prend pas un seul jour de congé et est incroyablement régulier dans l’administration de son traitement. Alors qu’il est si difficile de nos jours de trouver de l'aide fiable, mon opérateur de poupée vaudou n'aurait aucun problème à obtenir un bon emploi à temps plein, mais pourrais-je jamais me re-habituer à une vie sans douleurs, coté cœur ?

dimanche, décembre 14, 2008

Retour à « l’avant bulle »

Vous allez penser que je suis obsédé par l'immobilier. Pourtant, il me semble que personne, nulle part dans tous les Etats-Unis d'Amérique, ait accepté le fait que ce marché n’a pas encore finit sa descente aux enfers. Pourquoi ? D’abord parce qu’il n'existe aucun moyen de sonder où se trouve le fond, à moins d’accepter que la réponse brutale à cette question est que ce plancher est retourné aujourd’hui - au mieux - à son niveau « pré-bulle » de 2002. Jusqu'à présent, chacun a espèrerait, souhaitait et se croisait les doigts pour que cette chute stoppe, mais comme tout investisseur avisé le sait, tous ces trucs, y compris la prière auprès d’une autorité supérieure, ne fonctionnent jamais. D'une part il y a les agents immobiliers qui cherchent à cacher la profondeur de l'abîme aux curieux qui voudraient y jeter un œil, et de l'autre côté, il y a toutes les banques, le gouvernement et tous les propriétaires fonciers qui continuent de pratiquer cette politique de l’autruche en refusant de regarder la réalité en face. Une fois de plus, il serait grand temps de redevenir un peu plus réaliste, d’ôter toutes ces œillères et d’accepter enfin que ce cher placement immobilier est bien loin de valoir ce que l’on croyait ...

samedi, décembre 13, 2008

L’ère de la transparence ...

Pour acheter une voiture, un livre, un nouvel ordinateur, pour voyager, vendre ou échanger des titres en bourse de manière efficace (avec un minimum de commission), il suffit désormais d’allez sur Internet. Ce lieu virtuel est devenu une boule de cristal parfaitement claire dans laquelle il est possible de voir instantanément les niveaux de prix réels. Maintenant, essayez de faire la même chose avec la vente ou l'achat de biens immobiliers, et vous découvrirez que cela ne fonctionne pas. Au mieux, vous n’obtiendrez qu’une image brouillée grâce aux efforts de dissimulations engagés par la « National Association of Realtors » qui est l’association professionnelle des agents immobiliers américains. Sous prétexte de préserver leur monopole d'activité et de continuer d’empocher de juteuses commissions, cette entité reste l'un des derniers bastions de l'opacité et parce qu'elle ne révèle qu’une fraction étroite de ses activités, ses membres ne se doutent même pas que leur organisme est de train de bloquer leurs revenus et de fortement contribuer à la récession qui sévit en ce moment. Il est temps de vous mettre au diapason mes chers « agents immobiliers, » temps d’abandonner votre isolationnisme, d'avoir l’audace de révéler d’avantage de vos données, de montrer que vous êtes « dans le coup » et que vous ne craignez pas la concurrence !

vendredi, décembre 12, 2008

Temps de (bien) taxer l'essence?

Hier, alors que je faisais le plein, j’étais choqué de découvrir que le prix du gallon était tombé à près de $1.50 (0.30 Euro le litre)! Il n' y a pas si longtemps, en Juin si je me souviens bien, nous payions encore $4.30 (0.86 Euro) pour la même quantité d'essence. Incroyable ! Cela signifie que nous nous trouvons maintenant presqu’à un tiers du niveau de prix de cet été ... Ceci m'amène à l'idée qu’il serait maintenant temps d’imposer une taxe supplémentaire sur les carburants, disons d'un dollar par gallon (0.20 Euro par litre). En un an, cela pourrait produire une assiette fiscale de mille milliards de dollars. Cela payerai pour le renflouement financier actuel et serait un moyen de commencer a éponger les dix milliards de dollars la dette que nous avons désormais accumulés. Je pense vraiment qu’Obama devrait sérieusement considérer une telle mesure, avant que nous commencions tout à croire – une fois de plus - que l'essence à un dollar le gallon est notre droit divin ...

jeudi, décembre 11, 2008

Écrire et courir

En course à pied, j'ai toujours penché en faveur du marathon, car c’est une épreuve longue, dure et qui représente véritablement la souffrance et la survie du plus fort ; cependant en comparant cette discipline au sprint, elle offre beaucoup plus de chances de rectifier une erreur, de rattraper le temps perdu ou de permettre un changement de stratégie pendant la course. À l’inverse, l’épreuve du cent mètres exige la perfection absolue du début à la fin. Le départ doit être sans faille et la concentration ainsi que la puissance doivent être présentes à cent pour cent. En y réfléchissant un peu, le sprint est beaucoup plus difficile. C’est la même chose pour l'écriture ; une longue histoire peut être bonne, avec ses hauts et ses bas et peut survivre avec une prose imparfaite. Le récit bref quand il est bon doit faire un travail énorme dans un espace étroit, être bien conçu et se raconter en très peu de mots particulièrement bien choisis. Il me semble que l’histoire brève a plus de chance de se graver dans l'esprit qu'une très longue histoire. J'aime ce genre de récits ...