mercredi, juin 25, 2008

Thérèse Taberlet 1951 - 2008

Hier, alors que je lisais les avis de décès de la Haute-Savoie, mes yeux se posaient sur le nom d’une habitante de Morzine qui venait de décéder le Juin 22. C’est que nous connaissions Thérèse ; elle travaillait en 1974 avec mon épouse dans le bureau de Pierre Cloppet à Avoriaz. Remplie d'énergie, toujours plaisante, elle adorait la vie. Il y a environ cinq ans, elle entamait un rude combat contre le cancer et depuis sa vie devenait une succession de hauts et de bas qui devaient avoir raison du meilleur d'elle-même et sapaient la joie de vivre qui émanait de sa personne. Elle laisse sa mère et deux frères, y compris Michel qui est mon « conscrit. » Thérèse, ton sourire nous manque déjà !

mardi, juin 24, 2008

Du reblochon en Utah

Le 30 avril 2007, j'annonçais que la « tartiflette » avait fait l’objet d’un article dans le « New York Times » et, avec elle, une histoire succincte du reblochon, son principal ingrédient, fabriqué dans ma Haute-Savoie natale. Aujourd'hui, alors que faisions nos courses à Costco, notre magasin de gros, nous avons découvert que ce délicieux fromage était enfin disponible dans l'Utah! Même à un peu moins de 7 Euros la pièce, nous avons « craqué » et en avons mit deux dans le chariot que nous allions commencer à savourer au déjeuner, moins d'une heure plus tard. Le fromage était si bon que pendant quelques minutes nous croyions que nous étions encore en vacances en France. Lorsque nous nous sommes installés aux États-Unis, il fallait véritablement faire de la contrebande afin de manger quelque chose d’à peu près décent. Plus tard, il a été possible de trouver une sélection limitée de fromages européens dans certaines boutiques spécialisées près de grands centres urbains comme New York. Peu après, la mondialisation entrait enfin dans nos vies et de véritables produit suisses comme le gruyère, l’emmenthal et le fromage à raclette faisaient leur entrée sur la pointe des pieds dans les épiceries. Pendant de nombreuses années, et jusqu’en 2006, nous avions un excellent magasin qui avait un succès fou à Salt Lake City ; celui-ci avait transformé notre vie gastronomique mais devait disparaître trop vite sans aucune raison bien valable. Il y a environ deux ans, le Comté français apparaissait à Costco, et aujourd'hui le miracle du reblochon s’est enfin produit. Comme le dit le président Bush, Dieu aime vraiment l’amérique et encore plus l’Utah !

lundi, juin 23, 2008

Dernier jour de ski, second jour d’été

Hier matin, j'avais bien l’intention de me rendre à Snowbird pour une ultime journée de ski en ce 183ème et dernier jour d’ouverture de leur saison blanche, mais la température était un peu trop élevée et en y réfléchissant, je n'avais guère l’intention d’aggraver mon « empreinte carbonique » en conduisant une heure et demie dans nos belles vallées pour me « traîner » sur ce qui serait vraisemblablement de la véritable soupe. À la place, je décidais d’escalader le toit de ma maison afin de le débarrasser des fleurs mâles, ou chatons, qui sont produits par les nombreux trembles mâles qui poussent tout autour de notre habitation ; ceux-ci apparaissent au début du printemps avant que les feuilles ne sortent. Cette matière végétale s’accumule non seulement sur toute notre propriété, mais aussi sur tout notre toit et remplit complètement les gouttières, ce qui signifie qu’une fois que les feuilles sont sorties il est temps de procéder au nettoyage. Je prends ma souffleuse électrique et la tâche est expédiée en moins de deux heures. Evelyne m’aide en ramassant le tout et remplit notre poubelle géante. Cette corvée annuelle n’est pas tout à fait aussi plaisante que de faire les derniers virages à ski de la saison, mais elle me donne l’occasion de monter et de descendre plusieurs fois sur le toit et d’être tout aussi concentré dès que je m’approche de sa bordure pour y atteindre les chenaux et vider leur contenu!

dimanche, juin 22, 2008

Francis Huissoud 1946 – 2008

Le Mercredi 11 juin 2008, Francis, un ancien camarade de l’ENH de Cluses nous quittait à la suite d'une longue maladie. Il laisse son épouse Christiane et sa fille Nathalie ainsi que tout le reste de sa famille et ses amis. Adjoint au maire de Nangy de 1989 à 2008 et élu au syndicat mixte de l’Arve et ses abords, Francis Huissoud a œuvré pendant toutes ces années auprès des commissions d’appel d’offres, aux comités syndicaux et aux réunions de tout ordre. C’était un fidèle qui portait la bonne parole et cherchait sans cesse à apprendre et comprendre en s’informant dans de nombreux domaines comme l’hydraulique, la chimie de l’eau ou les finances. Convaincu par l’action commune et l’intérêt général, il a donné sans compter pour la rivière Arve, ses électeurs et les générations à venir. Francis, tu va nous manquer et en guise d’au-revoir nous te faisons un petit clin d’oeil en reproduisant ci-après ton quatrain du « Père-Cent... »

« Jésus »
Philosophe aux longues jambes, politicien habile
Bosseur acharné penchant vers l’automobile
Passionné de lectures et bringueur à ses heures
De voitures accidentées sera récupérateur
Aspiration future : Chef du service récupération chez Abarth

samedi, juin 21, 2008

Pas de soucis…

Sans doute plus facile à dire qu’à faire ! Si nous devions comptabiliser tous les soucis d’une vie, nous découvririons que tous nos cheveux gris et tous nos maux de ventre sont en grande partie injustifiés . Cela, nous le savons plus ou moins, et cependant, nous continuons souvent à sombrer dans la spirale de l'anxiété. En fait, il semble que généralement nous nous inquiétons au sujet d’événements futurs à propos desquels nous sommes totalement impuissants. L’inquiétude est-elle une forme de pensée négative ? Pas nécessairement, même si elle trouve ses racines dans la peur, mais les deux sont étroitement liés en ce sens que le soucis provoque la pensée négative, et non l'inverse. Forcer des pensées positives dans notre esprit ne va pas éliminer inquiétude et soucis. Je ne vais pas recommender de recourir à la méthode des « poupées guatémaltèques, » qu'Evelyne et moi utilisons de temps en temps, et avec lesquelles la personne anxieuse délègue à chaque poupée un soucis bien particulier avant d'aller au lit afin que celles-ci puisse les résoudre pendant son sommeil ; à la place, j’aimerai partager quelques recommandations pour éradiquer cette calamité. D’abord, si quelque chose vous préoccupe et qu’il est possible de résoudre le problème, prenez des mesures concrètes et immédiates pour vous y attaquer. Ensuite, identifiez bien ce qui vous préoccupe et cherchez une distraction capable d’éclipser votre souci. Essayez également de bien noter tout ce qui vous soucie et de mesurer ensuite le résultat final ; vous allez ainsi réaliser que la plupart de vos inquiétudes n’ont pas de raison d’exister. Un autre outil bien utile est de rester toujours reconnaissant pour tout ce que l’on a, et de l'apprécier pleinement. Enfin, envisagez que tout ce que vous entreprenez finira toujours pour le mieux au lieu de ne voir dès le départ que danger et potentiel négatif. Réalisez que l’inquiétude n’est qu’une habitude et comme toute habitude, elle peut être prise ou perdue entre 21 et 40 jours. Commencez à l’écraser maintenant !

vendredi, juin 20, 2008

Un climat idéal

Après un voyage à l'étranger, j’apprécie toujours les avantages du climat des montagnes de l’Utah, surtout après avoir passé deux semaine en France dans une humidité maximum. Les raisons pour notre climat extra-sec ne sont pas seulement dues à l’altitude élevée à laquelle nous vivons (plus de 2000 mètres,) où l’air contient moins de vapeur d’eau, mais aussi parce que les masses d'air en provenance de la côte du Pacifique doivent traverser les massifs montagneux des Sierras et des Cascades ainsi que tout le désert du Nevada. Justement, après le Nevada, l'Utah est le deuxième état le plus sec des États-Unis ! La côte Est du pays ressemble d’avantage à l'Asie du sud-est en matière d’humidité tandis que l'Europe occidentale l’est un peu moins, mais toutefois d’avantage que l'état de Californie. J'ai appris que le désert d'Atacama situé le long de la côte du Chili à côté de l'océan Pacifique est l’endroit le plus sec sur terre, mais existe-t’il d'autres lieux dans le monde possédant un climat similaire à celui de l’Utah? L'Iran, peut-être, mais est-ce que quelqu'un le sait vraiment ? Vivre dans un désert d’altitude signifie des nuits toujours fraîches, des journées assez chaudes et toujours un beau ciel bleu de Juin à Novembre. En hiver et au printemps, comme les précipitations doivent parcourir de longues distances et traverser de nombreuses chaînes de montagnes avant d’atteindre l'Utah, la neige qui en résulte est généralement à la fois légère et très sèche. Cette poudreuse, quand elle est profonde. donne aux skieurs la sensation de flotter sur un nuage ; c'est pourquoi la neige qui recouvre nos pentes est surnommé « la meilleure neige du monde. » Bien sûr, avec un climat aussi sec, il y a beaucoup de poussière qui entre dans les maisons, il faut boire de grandes quantités d'eau et cela crée des problèmes pour les peaux sèches, mais c'est tellement mieux qu’un temps lourd et humide qui colle à la peau !

jeudi, juin 19, 2008

La joie du retour !

Après un autre voyage exténuant, nous sommes enfin de retour sur le sol américain. Tout s'est parfaitement bien passé et nous pouvons dire que nous n'avons pas eu un seul moment déplaisant pendant tout notre voyage, ce qui en fait une expérience vraiment unique. Constitué d'une mosaïque d’étapes variées à travers diverses parties de la France, ce voyage avait tout pour être difficile à gérer, mais cela n'a pas été vraiment le cas. Il nous a fallut nous lever à 4 heures hier matin pour atteindre Genève à temps pour rendre notre voiture de location et prendre un vol à 7:30 heures vers Paris sans avoir de temps pour le petit déjeuner. Le vol entre Paris et San Francisco se faisait dans un 747-400 d'Air France en classe économie, avec comme toujours sur cette compagnie aérienne, un service absolument impeccable - je me demande comment font les gens pour continuer de voler sur Delta et United lorsqu'ils voyagent outre-mer ! En arrivant par le Nord, nos yeux restaient écarquillés pendant l’approche spectaculaire sur la Baie et jusqu'à l'atterrissage à San Francisco. Jamais encore, je n’avais fais l’expérience d’une telle vue d’ensemble avec de tant de détails sur ma ville préférée dans le monde entier ! De la Californie à Salt Lake, la courte et ultime étape de notre voyage était franchement horrible ; nous étions assis à l'étroit dans la dernière rangée d'un petit avion Canadair. Totalement épuisés, ce n'est que 24 heures après notre lever matinal que nous retrouvions enfin Thomas et Finn venus nous chercher à l’aéroport ; c’est juste à ce moment que nous retrouvions enfin notre sourire…

mercredi, juin 18, 2008

Leçons de voyage

Notre voyage européen touche désormais à sa fin ; il a été ponctué par des sites inoubliables et par le plaisir de retrouver des tas de gens qui sont importants dans nos vies. En même temps, il nous a permis d’apprendre beaucoup de choses sur nous mêmes et les autres d'une manière qui, je l'espère, nous servira bien dans un proche avenir ainsi que pour le reste de nos vies, si nous réussissons à garder tous ces enseignement en tête.
En observant l’inexorable travail de destruction du temps sur nos amis et sur nos proches, nous sommes plus convaincu que jamais que tous nos bons moments sur cette planète filent à une telle vitesse qu’il est essentiel que nous en profitions au maximum. De même, nous devons aussi devenir bien plus capables d’apprécier d’avantage de choses, même les plus triviales ainsi que celles que nous prenons pour acquis la plupart du temps!
Ce puissant contexte montre également qu’il nous faut apprendre à pardonner et à oublier et que même les plus grandes souffrances ou toutes les injustices qui nous ont été infligées peuvent être ainsi sublimées. Nous devons aussi apprendre à voir en chaque expérience négative une occasion de nous construire et en chaque adversité une chance supplémentaire d’avancer.
Ainsi, la règle est claire: Nous ne devrions jamais laisser se développer de sentiments négatifs, nous devons toujours construire des ponts au lieu de laisser ceux qui nous relient aux autres s'écrouler, et avons besoin de mieux contrôler nos émotion si elle doivent constituer un obstacle à nos bonnes relations avec les autres. Enfin, nous devons toujours considérer l'argent et toute chose matérielle comme des moyens mais jamais comme des fins.

mardi, juin 17, 2008

Parlons « famille »

Cette journée aurait dû être appelé « le grand banquet ; » nous avons en effet pris le repas de midi et sommes restés à table quatre heures chez mon frère et presque aussitôt après nous nous retrouvions à dîner pendant aussi longtemps chez ma soeur. Ces deux repas consécutifs étaient en fait l’occasion de nous rappeler les bons et moins bons moments de notre vie passée en tant que frères et sœurs dans un milieu familial où les conditions étaient difficiles voire même souvent assez dures. Nos conversation incluaient beau-fils et belles-filles et se trouvaient parfois chargées de récriminations envers les parents ainsi que d’une bonne dose de culpabilité sans compter une foule de sentiments naviguant entre les deux. Ces longs échanges au cours desquels nos âmes avaient toute liberté de s’épancher me rappelaient une fois de plus que la meilleure façon de faire face à ces souvenirs est d’essayer de libérer toutes les tensions négatives et quand celles-ci s’accrochent encore, de se rappeler que le pardon, puis l’oubli sont les seules clés capables de les mettre au repos afin de retrouver un sens de soi à la fois positif et serein.

lundi, juin 16, 2008

Le monde vu depuis la France

Quand je reviens dans mon pays natal, les discussions sur la politique économique mondiale et celle des États-Unis sont toujours inévitables et la majorité des gens à qui nous parlons sont profondément préoccupés par la façon dont vont les choses. Peut-être que l'humeur pessimiste des français est influencée par un printemps froid et pluvieux et il est assez difficile, même pour quelqu'un d'aussi optimiste que moi, de changer leur vision des choses. Tout en discutant, je deviens de plus en plus convaincu que le temps où les pays développés profitaient au détriment des pays les plus pauvres est désormais révolu. En règle générale, mes compatriotes sont profondément préoccupés par la forte baisse de leur pouvoir d'achat et mettent carrément le blâme sur leurs dirigeants politiques et sur tous les PDG des grandes sociétés qui ne se gênent pas pour se servir généreusement. Ils pensent que la classe moyenne est injustement exploitée et que très bientôt, tous ceux qui en font partie vont manifester dans la rue. La réalité pour moi est un peu différente ; je pense que nous sommes désormais arrivés à un tournant radical après lequel nous allons devoir partager d’avantage avec le reste du monde, en acceptant moins d’argent et de confort, afin que que les autres humains puissent commencer enfin à profiter un peu mieux du festin qui a été exclusivement le notre pendant de longues décennies…

dimanche, juin 15, 2008

Panne sèche, ou presque

Se servir d’un GPS, sans auparavant vérifier l’itinéraire sur une carte routière peut avoir des conséquences désastreuses et ceci n'est pas quelque chose de nouveau. Aujourd'hui, alors que nous roulions de la Provence en direction de la Haute-Savoie, j'ai commis une erreur qui aurait bien pu nous laisser coincés sur le bord de la route, à faire de l’auto-stop ou une bonne séance de marche à pied… En étant trop bien assuré que je connaissait les Alpes de mémoire, je programmais notre destination finale dans le GPS et nous partions bien sur de nous. Comme nous avons évité les parcours autoroutiers pendant tout ce voyage, ce merveilleux outil qu’est le GPS sélectionnait l'itinéraire le plus court, mais sans que nous ne nous en rendions bien compte celui qui allait prendre le plus de temps. Pour corser les choses, c’était le jour ou le critérium cycliste du Dauphiné ; celui-ci empruntait justement le même chemin et nous nous trouvions très vite embarqués sur une petite route de montagne, entre Ugine et Megève, remplie de virages, de montées et de descentes bien raides et qui nous sembla durer toute une éternité. Alors que mon réservoir de carburant était déjà presque vide, cette déviation interminable devait avoir raison du peu qu’il nous restait. La jauge électronique montrait une ultime « barre » qui clignotait de façon alarmante me forçant a conduire avec un pied fort léger et m’affolant a l’idée que mon passager allait bientôt se rendre compte d’une situation pour laquelle je serai bien évidemment jugé totalement irresponsable. Nous atteignons finalement le village de Flumet et apercevions en bordure de route une station à essence salutaire, mais une fois arrêtés, la pompe n’acceptait aucune de nos cartes de crédit, comme il leur manquait cette « puce » qui rendent les cartes françaises un peu plus « intelligentes » que les nôtres. Alors que nous pensions en être à notre ultime goutte de carburant, nous atteignons finalement Megève, et à la première pompe, voyions une brave dame en train de faire son plein. Nous luis demandions alors s’il serait possible d’emprunter sa carte bancaire en échanges de quelques uns de nos « Euros ; » elle était tout à fait d’accord et juste à cet instant, nous nous rendions compte de la présence d’une employée derrière les vitres. Nous étions enfin sauvés, faisions notre plein et réalisions alors qu’il nous restaient encore plus de trois litres dans le réservoir !

samedi, juin 14, 2008

Une journée en Provence

Alors que le soleil était maintenant de la partie avec une troisième journée consécutive de soleil, Chantal et Jean-François Premat nous emmenaient faire un tour à travers la région du Lubéron et les spectaculaires gorges du Verdon qui se trouvent juste à proximité de leur maison. Après un assez long arrêt suivit du déjeuner dans le merveilleux village de Moustier qui se tient perché au pied d’une impressionnante falaise montagneuse, nous avons continué notre périple sur la route qui longe ces fameuses gorges. Nous ne manquions pas un seul l'arrêt à chaque point de vue où il était possible de se garer et d’apprécier les vues vertigineuses et l'étroitesse des gorges qui, par endroits, représentent plus de 700 mètres de dénivelé entre la route et la rivière. Les falaises verticales de la gorge sont aussi très prisées par les varappeurs qui font étalage de leurs compétences à presque chaque tournant. La rivière tranche cette gorge impressionnante à même la montagne, avant de finalement déboucher sur un beau lac artificiel entouré d’un abondant écrin de végétation. Puisqu’il nous est difficile de passer toute « une année en Provence, » cette unique journée remplie de rire et de décontraction grâce aux efforts d’hôtes si aimables restera une des étapes les plus mémorables de notre voyage…

vendredi, juin 13, 2008

Il y a quarante ans

Aujourd'hui, notre itinéraire nous conduisait de la cité médiévale d'Aigues-Mortes autour de la Camargue, puis à travers la ville d'Arles et la belle cité d’Aix-en-Provence, avant d’atteindre la région du Lubéron où nos attendaient nos amis Chantal et Jean-François Premat. En chemin, nous nous arrêtions à Salon de Provence, à environ une heure au nord de Marseille, où j'ai passé beaucoup de temps pendant mon service militaire à la base 701 de l’armée de l'air qui est aussi l’endroit où se trouvent l’école de l’air et la patrouille acrobatique de France. Il m'a fallu beaucoup de temps pour atteindre ces installations car je ne pouvais absolument pas reconnaître des lieux qui avaient tellement grandi et s’étaient métamorphosés de façon spectaculaire depuis 1969, date de mon départ. Alors que nous tombions finalement sur les différentes entrées inchangées, un souffle de souvenirs vieux de quelques quarante ans m’envahissaient soudainement. Je travaillais là dans une petite escadre de chasseurs « Mystère IV, » effectuant les pleins de kérosène et des tâches d’entretien en attendant que ces seize mois se passent. Alors qu’il ne s’agissait pas de moments particulièrement heureux de ma vie, ceux-ci n’étaient pas non plus tout à fait horribles. Je regrettais simplement de n’avoir pas avoir passé assez de temps à visiter les alentours de cette belle région au lieu de rentrer sur les Alpes du Nord chaque fois que l’occasion s’en présentait…

jeudi, juin 12, 2008

Tant en commun…

La nuit dernière, nous rencontrions Paulette et Jean Barbier dans la station balnéaire de La Grande Motte, pour dîner ensemble. Ils voyageaient en direction de Perpignan alors que nous remontions vers la Provence. Nous ne nous étions pas revu depuis fort longtemps et avons pourtant tellement de choses en commun; voyez plutôt: Mon épouse Evelyne et Jean sont nés et ont grandi à Nancy, parallèlement, Paulette et moi sommes tous deux Savoyards. Jean et moi avons effectué une partie de notre service militaire en Corse ; de plus nous sommes tous deux moniteurs de ski diplômés et avons également enseigné ce sport pendant plusieurs saisons en Australie. Nous devions finalement nous rencontrer lorsque nous travaillions cote à cote à Nevers, pour les fixations de ski Look. Pour couronner le tout, nous nous retrouvions encore dans la même branche, chez Lange pendant quelques années. Après avoir élevé deux enfants chacun, nos deux ménages sont aujourd'hui à la retraite et semblent bien apprécier ce nouveau mode de vie. Il y aurait beaucoup plus à ajouter, mais j’en resterai là pour l’instant. Maintenant, si vous trouvez que ce passé n'est pas constellé de points en commun, il me semble assez difficile de faire mieux !

mercredi, juin 11, 2008

L’homme-orchestre

La nuit dernière nous avons emmené Mireille Dusser au restaurant « Le Petit Couassert » une petite auberge à Beaucens pas très loin de sa maison. Cette gargote établie depuis environ quatre ans était installée dans une fermette rénovée. L'homme qui nous a reçu, Philippe Horguedebat, était assez jeune, pas très avenant, mais le cadre était suffisament rustique et charmant et de plus le menu semblait assez prometteur pour y rester et commander quelque chose à manger. Nous étions les seuls clients et ce n’est qu’un peu plus tard qu’un jeune couple d’américain arriva aussi pour dîner. Dès le début, Evelyne eut un pressentiment que l'homme était seul pour tout faire dans l’établissement, y compris la préparation de la nourriture, la cuisine, le service et la vaisselle; sans trop réfléchir, je lui répondait qu’il s’agissait là d’une hypothèse fallacieuse… À un moment, notre maître d’hôtel gravit un escalier qui semblait donner accès à quelque appartement, en portant un plateau de chargé de nourriture ; il y avait manifestement une personne prenant un repas à l’étage. Ne pouvant plus contenir sa curiosité, mon épouse demandait alors à notre serveur s'il était vraiment seul pour tout faire, y compris la cuisine, la vaisselle et le reste. Il répondit: « C’est exact, ma femme est en haut en train de faire du repassage… » Nous n'avons pas tout à fait crut cette dernière remarque et pensions qu’à la place nos aubergistes avaient du avoir une petite différence d’opinion passagère, mais c'était bien la première fois de ma vie que je me trouvais dans une restaurant où tout était fait par le même individu !

mardi, juin 10, 2008

Taillage de haie

Ce n’est pas que j’ai des talents particuliers en matière de coiffure, mais si on me le demande, je peux assez bien me tirer d’affaire. Ce matin, après notre course à pied quotidienne, Mireille Dusser qui nous hébergeait pour deux nuit dans sa maison d’Ayros-Arbouix, au pied des Pyrénnées, nous expliquait que sa haie avait bien besoin d’être taillée ; sans attendre, nous réunissions une longue échelle, des cisailles et nous nous mettions à la tâche. Il faut bien dire que le temps les récentes pluies abondantes sur la région avaient donné un air « afro » à tout arbuste dont les flancs auraient du être droits... Alors qu’Evelyne tenait simultanément l’échelle et réglait la circulation dans cette rue très étroite, Mireille s’empressait de ramasser et de mettre en sac la quantité abondante de feuilles coupées. Perché de façon assez précaire sur la fine échelle d’aluminium, je sculptais de mon mieux le feuillage tout en gardant l’oeil sur l’image mentale de ce qu’aurait dut être la représentation en trois dimensions du travail idéal. Je craignais que les contours soient en dents de scie, pas d’aplomb et qu’après d’innombrables corrections il ne reste plus grand chose de cette haie imposante. Mon souci devait s’avérer salutaire car le résultat était assez proche de la perfection, et pendant de brefs instants, j’ai même sérieusement considéré à me lancer dans le paysagisme.

lundi, juin 09, 2008

Chute sévère, belle ballade and miracles continus

Ce matin a commencé de façon explosive lorsque je faisais une chute spectaculaire dans la douche de ma chambre d’hôtel ; j’aurai pu me tuer ou m’estropier, mais m’en tirais miraculeusement sans trop d’égratignures et après une course à pied assez longue qui nous entraînais en bordure d’océan vers le nord de St-Jean-de-Luz parmi des villas merveilleusement situées avec des vues à couper le souffle, nous reprenions la route qui tire-bouchonnait à travers d’avantage de pays basque, évitant ainsi les autoroutes et leur préférant collines, fermes, troupeaux de vaches et de moutons ainsi que d’innombrables petits villages tous bien pittoresques. Alors que nous nous dirigions toujours sur Lourdes, nous atteignions finalement la région des Hautes-Pyrénnées et du Béarn et nous rapprochions du lieu fameux où la vierge Marie était apparue à Bernadette Soubirous, une petite bergère, en 1858. Comme cela ne manque jamais dans ces cas là, nous faisions un mauvais virage de trop et nous retrouvions par l’intercession d’un second miracle dans la rue principale commerciale, débordante d’une foules de pèlerins portant tous des foulards bleus et marchant au beau milieu de la rue. Jamais, sauf peut-être le Samedi soir sur le « strip » de Las Vegas n’avais-je vu une pareille cohue à proximité de tant de magasins qui paraissaient bondés de clients achetant toutes sortes de statues, images saintes et autres souvenirs religieux. Les affaires doivent marcher remarquablement bien et les caisses enregistreuses surchauffées doivent faire autant de bruit que les « slot-machines » du Nevada, constituant ainsi l’unique et l’incessant miracle qui fait de cette vallée de montagne un succès économique remarquable année après année...

dimanche, juin 08, 2008

Magie basque

Aujourd'hui, nos pérégrinations nous ont emmenés à travers plusieurs petits villages autant pittoresques que charmants (Ascain et Espelette) avec leurs maisons blanchies à la chaux et leurs toits de tuiles rouges. Le Pays basque, avec sa beauté, ses contrastes et sa langue presque imprononçable est un peu à la France ce qu’est le Tyrol du Sud à l’Italie. Après un arrêt à Espelette pour « chiner » un vide-grenier géant et l'achat d'un album de "Babar" pour Finn, nous avons continué jusqu'à Saint-Jean-Pied-de-Port, une ville médiévale sitée sur le chemin du pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle, qui depuis le Moyen-âge entraîne les pèlerins venus des quatre coins d'Europe à travers les Pyrénées. Cette ville extrêmement attachante avec ses rues étroites et son architecture médiévale regorge de magasins pour touristes, mais aussi de petites auberges et de logement simples et très bon marché à l’intention des pèlerins. J’ai couronné le tout par l’achat d’un magnifique béret basque fabriqué à Saint-Jean !

samedi, juin 07, 2008

Une communauté pleine de vie

Je n’avais qu’une très faible mémoire de Saint-Jean-de-Luz où je m’étais rendu brièvement au début des années 80 alors que je travaillais encore pour chaussures de ski Lange. Ce vieux port maritime est situé sur l’atlantique à deux pas de la frontière espagnole au sud, et juste à l'ouest des Pyrénées. En dépit d'un temps anormalement froid et pluvieux, il avait beaucoup de visiteurs en provenance d’un peu partout, et d'Espagne en particulier. En plus de son pittoresque emplacement en bord d’océan, de son architecture basque typique et de son excellente cuisine, la ville a une zône commerçante piétonnière tout à fait remarquable, qui compte une grande variété de petits magasins originaux (Dieu merci, il y a encore très peu de boutiques comme Benetton ou Quiksilver) qui lui donnent son véritable caractère et en font une expérience tout à fait agréable et remplie de découvertes. Ceci nous a permit de bien réaliser l'importance de tous ces petits commerces originaux dans ce qui fait qu’une ville déborde de vitalité et lui donne une personnalité tout à fait unique. Une visite à ne surtout pas manquer...

vendredi, juin 06, 2008

L'Ascension du Mont Pyla

Aujourd'hui, nous avons fait l’ascension du mont Pyla sans oxygène, mourant presque à mi-chemin, mais avons finalement réussi à atteindre le sommet de cette dune de sable géante et balayée par le vent qui se dresse au sud de Bordeaux. Cette formation est vraiment énorme et mérite d'être vue. Dans cette région océanique assez plate, ses 105 mètres d'altitude se détachent suffisamment bien pour en faire une attraction touristique tout a fait légitime et difficile à ignorer. J'ai entendu dire qu’il soit arrivé que des skieurs descendent cette immense coline en trouvant le moyen d’inscrire quelque virages dans son sable en mouvement constant. Evelyne et moi avons simplement gravit l'escalier et, après une ascension réussie et une descente des plus vertigineuses, avons fini avec du sable plein nos chaussures…

jeudi, juin 05, 2008

Vin à la française

Aujourd'hui, nous avons visité les vignobles du Chateau Laroze, tout près de Saint-Emillion, dans la région de Bordeaux. Après avoir eu l’occasion de voir ceux de Robert Mondavi à Napa, en Californie, c'est le deuxième lieu de ce genre que nous visitons. Nous avons appris beaucoup de choses nouvelles lors de cette excellente visite guidée et, avec les connaissances acquises au cours de notre visite Californienne, nous comprenons désormais beaucoup mieux comment les vins sont façonnés et aussi pourquoi ils ne sont pas tous créés égaux. Des règles au semblant fort compliquées, des manipulations bien spécifiques et de multiples mélanges de cépages semblent donc séparer les vignerons du Bordelais de leurs homologues Californiens. De manière similaire, ces mêmes éléments semblent handicaper les vignerons français dans la façon dont ils commercialisent leurs produits contre ceux du « nouveau monde. » Les français semblent à la fois obsédé et fort perturbés par cette concurrence montante. Il me semble pourtant qu'au bout du compte, le seul goût du vin devrait être le test qui règle tout ; point final. Celui que nous avons goûté était absolument exceptionnel parmi ses autres frères portant l’appellation « Bordeaux. »

mercredi, juin 04, 2008

L’éloge de la patience

Alors que nous prenons aujourd'hui la route pour l'Europe, nous savons qu'il y aura pas mal d'attente à inclure dans cette expérience qu’est le voyage et qu’il va nous falloir en particulier une bonne dose de patience. Cette qualité est un sujet que je tiens à bien développer dans de futurs blogs, car celle-ci est chargée de signification et fini toujours par avoir un formidable impact sur nos vies. La patience semble être une de ces qualités qui fleurissent avec l'âge, alors que les enjeux semblent diminuer et qu’il nous est beaucoup plus facile d'être détendu dans notre façon de voir la vie. De plus, attendre patiemment est une qualité qui généralement porte toujours de bons fruits, à moins bien sur que l'on se trouve dans un bâtiment en feu et qu’il faille réagir instantanément, mais en dehors de ce genre de situations extrêmes, la patience nous donne toujours ce temps à la fois précieux et nécessaire pour développer des idées, découvrir des tas d’options supplémentaires et pour donner à notre créativité suffisamment de temps pour accomplir certaines tâches particulièrement productives. Selon la façon dont nous la voyons, la vie peut-être à la fois très courte ou bien très longue. Même s’il est souvent difficile de rejeter la vitesse à laquelle le temps passe, il est tout aussi étonnant de voir toute cette accumulation d’éléments différents que nous avons cultivés et fait grandir dans des proportions tout à fait étonnantes au fils des années et avec la bonne dose de patience. Tout cela fonctionne un peu à la manière des intérêts composés, quand on n’y regarde pas de trop près et trop souvent, ceux-ci peuvent devenir énormes !

mardi, juin 03, 2008

Pourquoi Bush n'a pas besoin de protection ?

Tout simplement parce que Dick Cheney, notre voisin de Jackson Hole est la meilleure sécurité dont George Bush puisse rêver. Si un grand malheur devait lui arriver, M. Cheney deviendrait automatiquement notre nouveau président, et je peux vous garantir qu’aucun mammifère vivant sur cette planète, qu’il soit ami ou ennemi et qui a un cerveau en assez bon état de marche ne tolèrerait jamais qu’un tel cauchemar devienne réalité. Donc, à partir d'aujourd'hui et jusqu'à la fin de son mandat, M. Bush pourrait nous économiser bien des dollars en suspendant une protection fort coûteuse tout en jouissant de la plus grande sécurité qui soit. Si vous recherchez une sécurité personnelle renforcée, et considérez un pit-bull, un rottweiler, une Kalachnikov, ou simplement du spray au poivre, demandez donc au Président Bush de vous prêter Monsieur Cheney quand il en aura terminé avec lui, mais dépêchez-vous des gens qui ont eu la même idée font déjà la queue !

lundi, juin 02, 2008

Hello Salt Lake City!

Très tôt ce matin (du moins pour nous à Park City) le vol 171, un Boeing 767-300 ER, transportant près de 200 passagers, décollait de Paris pour faire faire un trajet historique en direction de Salt Lake City à 8200 kilomètres de là, où il atterrira à environ 13 heures 50. Le vol opéré en coopération avec Air France est l’unique trajet sans escale offert par une compagnie américaine entre l'ouest des États-Unis et Paris. Un porte-parole de Delta a déclaré que le coefficient de remplissage (pourcentage de sièges occupés par des passagers ayant payé leur ticket) sera d’environ 80 pour cent en début d’exploitation. L’avion utilisé pour ce service est configuré avec 36 sièges en classe « affaires-élite » et 175 sièges en classe économique. Delta reste très optimiste que ce vol sera bénéficiaire même avec un pétrole restant entre 120 et 130 dollars par baril. Si la route de Paris s’avère le succès escompté, cela pourra ouvrir la porte à d’autre vols internationaux au départ partir de Salt Lake ; par exemple, Delta considère qu’avec des appareils adaptés il serait peut-être possible de relier Tokyo à Salt Lake dès le printemps 2011…

dimanche, juin 01, 2008

Différents dieux pour différentes religions ?

S’il existe une vie après la mort, je me suis toujours demandé comment toutes ces différentes religions à travers le monde guident leurs fidèles vers les lieux affectés à des croyances bien spécifiques, les mettant en présence avec le dieu qu’ils ont choisit, ou bien si chacun est conduit au sein d’une grande famille heureuse, où le « Dieu » unique est une créature à facettes multiple, de taille « universelle, » capable de satisfaire musulmans, hindous, ou chrétiens pour n’en citer que quelques-uns. C’est précisément le problème qui existe avec les religions et Dieu s'il y en a un. S’il existe vraiment, il (ou elle) aurait inspiré depuis fort longtemps ses nombreux prophètes d'unifier toutes les religions au lieu de les diviser en factions de plus en plus nombreuses et généralement débordantes de haine et assoiffées de sang. Ainsi, en l’absence de ce personnage unifiant, j'ai bien peur que les croyants devront se contenter d'une armée de divinités disparates et de « récompenses » des plus variées.

samedi, mai 31, 2008

Skier ou ne pas skier ?

C’était la question qui se posait hier ; j’aurai pu aller faire quelques pistes mais n'étais pas vraiment motivé de faire près d’une heure de route jusqu’à Snowbird pour seulement deux ou trois heures de ski de printemps. En dépit d’un temps frais et de belles conditions, je traînais toute la matinée, n’allant courir qu’à 8 heures ; après avoir pris tout mon temps au petit-déjeuner, je décidais que j'avais suffisamment skié pour la saison. Comme « Peruvian Express » n’était plus en service et qu’il m’aurait fallu prendre le téléphérique ou rester sur le télésiège de « Little Cloud » je décidais que j’avais eu ma « dose » de Snowbird pour l'année. Si le 16 Mai reste mon dernier jour de ski cette saison, j’aurai skié 86 fois et accumulé plus de 460,000 mètres de dénivelé, un record absolu depuis que je vis à Park City… Pour ne pas en rester là, vers 16 heures je sortais mon VTT du garage et effectuais ma première sortie de l’année à « Round Valley. » Si la question shakespearienne était à propos du ski, la réponse venait en vélo !

vendredi, mai 30, 2008

« Accros » de la course à pied

Je courre régulièrement depuis la fin Juillet 1977. À l'époque, je vivais dans le comté du Westchester tout près de la ville de New York. Avec un nouveau travail bien stressant, j'avais besoin d'un échappatoire physique me prenant un minimum de temps et que je pouvais pratiquer de manière quotidienne. Je travaillais alors chez Beconta, un distributeur d’articles de sport très impliqué dans l'industrie du ski, qui entre d'autres, avait un consultant dénommé Tom Leroy qui jouait dans le film « Ski the outer limits » (1968); Tom qui était super sympa courrait lui aussi et m'a vivement encouragé d’en faire une « habitude de vie. » C’est bien ce que j’allais faire et je lui en serai toujours reconnaissant, quoi qu'il fasse et où qu’il vive aujourd'hui. En tout cas, je n'aurais jamais pensé que la course à pied devienne mon sport favori et parvienne même à prendre le pas sur le ski. Quand j'ai rompu mon tendon d’achille l’an dernier, j’ai plus souffert de ne pas pouvoir courir pendant trois mois et demi que de ne pas skier. La course à pied libère des tas d’endorphines, des analgésiques naturels produisant des sensations d'exaltation dont il est très difficile de se passer ; par exemple, nous courrons toujours en matinée, mais en fin d'après-midi nous ressentons immanquablement une forte pulsion de faire une longue marche et c’est toujours ce que nous faisons. Un autre avantage de la course à pieds est qu'elle offre une capsule de temps bien à soi dans laquelle il est facile de penser en toute liberté, d'être exposés à un flot d'idées créatives et d'être réceptifs à une grande variété de sensations. Il ya aussi le sentiment d'être très léger, presque invincible, un peu comme un oiseau. Enfin, il y a le « facteur santé » qui se manifeste à bien des égards, à commencer par un bon métabolisme, un exercice physique très complet et une bonne protection contre toutes les petites misères quotidiennes tels que coups de froids, douleurs en tous genre et déprime. Bien sûr, if faut que les hanches, les genoux et les chevilles arrivent à tenir le coup, mais en faisant bien attention, en restant raisonnable et en se contrôlant il est possible d’en prendre soin pour faire durer cet immense plaisir un jour de plus...

jeudi, mai 29, 2008

George en visite à Park City!

Vers 15 heures mercredi, « Air Force One » le jet du Président Bush se posait sur l’aéroport de Salt Lake City. Comme il n’a rien de mieux à faire, il est venu dans l'Utah pour vider les poches des riches membres du parti républicain afin d’aider John McCain dans sa campagne. La première opération se passait dans une maison de maître au centre-ville de Salt Lake où des panneaux électoraux d’Obama avaient été placés bien en vue sur les pelouses et les pares-brises des autos ; le coût d’entrée y était un peu plus de 300 Euros. Il y en avait une autre en soirée, à Park City, et les 2300 Euros exigés pour s’y rendre reflétaient simplement l’altitude plus élevée. Maintenant, si vous comptez le coût du vol du 747 de Monsieur Bush, celui de l’avion cargo C-5 transportant toutes les limousines blindées requises pour l’occasion, l’hélico présidentiel l’emmenant jusqu’à Park City, la troupe d’agents de services secrets et tous les d'hélicoptères faisant le guet pour surveiller Osama bin Laden et de son troupeau de chèvres afghanes, le coût de déplacement de notre cher président a dut se monter au dessus de 200 000 Euros ( le tout payé bien sûr par les contribuables. ) J’espère de tout coeur que les fonds recueillis vont repayer cet « investissement, » mais je n’en mettrais pas ma main à couper et je ne parle même pas de « l’empreinte carbone » de cette opération ! En tout cas, après avoir passé une nuit tranquille en altitude, le président rend visite ce matin à Thomas Monson, le nouveau président de l'église mormone pour comparer son dieu à celui de l'Utah qui, selon ce que j’entends depuis près de 25 ans, est nettement supérieur. Peut-être va-t’il changer de cap religieux, mais j’en doute un peu car au fil des années notre chef d’état s'est toujours révélé très têtu. Mais comme Monsieur Monson est également prophète, il se pourrait que George Bush veuille simplement connaître son horoscope pour la semaine ou avoir la date à laquelle le baril de pétrole passera le cap des 200 dollars. Quoi qu'il en soit, cela aurait été un bonne visite pour notre petite communauté. C’est la morte-saison maintenant et il n'y a donc pas risque d’effrayer les touristes qui pourraient se trouver là, et ne dit-on pas « n’importe qu’elle publicité est toujours bonne ! »

mercredi, mai 28, 2008

Noyés dans l'écorce broyée

Ces dernières années, le désherbage a été le travail d’Evelyne et cela n'a guère été facile car il lui fallait gérer une surface de plates-bandes beaucoup trop étendue et sans aucune protection. La solution se trouvait sous la forme de copeaux d'écorces ; ceux-ci constituent une excellente couverture tout autour des arbres, des arbustes et de toutes les plates-bandes de fleurs et plantes pérénniales ; ce matériau crée aussi un environnement favorable pour les vers de terre et les micro-organismes du sol et réduit également les besoins en irrigation car ces copeaux s’entrelacent parfaitement, diminuant ainsi l'évaporation en provenance du sol. Cette année, nous prenions enfin le taureau par les cornes et décidions d'ajouter ces fragments d'écorces sur toute la partie du jardin qui en avait vraiment besoin. Notre option était soit d'acheter cette écorce en sac ou en vrac. Pour une épaisseur comprise entre 5 et 8 cm, j'ai calculé que nous aurions besoin de 4 mètres cubes et j’ai immédiatement appelé un fournisseur qui pourrait facilement nous livrer ce dont nous avions besoin. Comme une portion importante du coût était justement celui de livraison, j’augmentais ma commande, la passant à 6 mètres cubes. J'étais un peu surpris en voyant un énorme camion à benne basculante s’approcher de notre maison, reculer en direction de notre jardin avant de se débarrasser de son chargement impressionnant. Eh oui, j'avais vu « grand » mais nous avons presque déjà tout utilisé et le résultat nous plaît beaucoup. Comme quoi ceci est un rare exemple américain où « plus c’est gros, mieux c’est ! »

mardi, mai 27, 2008

Fonte des neiges à retardement

En dépit d’une accumulation de neige jamais vue ici depuis 65 ans, il doit y avoir un dieu qui veille sur sa vitesse de fonte, et, à ce jour, grâce à un printemps froid et dégoûtant, elle disparait fort lentement. Chaque matin, notre itinéraire de course à pieds nous entraîne sur les rives du ruisseau McLeod qui à l’air d’un torrent en ce moment, mais redevient bien calme et paresseux le reste de l’année. Plusieurs petits ponts bien banals faits de tuyaux en tôle ondulée bon marché canalisent l’eau partout où traverse une route ou un chemin, et donnent une bonne mesure du vrai débit d'eau. Mercredi dernier, la fonte des neige atteignait son maximum avec l’un des trois tuyaux rempli à capacité sous le pont qui traverse notre rue. C’est là un excellent indice visuel qui à l’avenir nous rappelera que nous approchons ce qui est considéré le « seuil critique d'inondation » à Park City !

lundi, mai 26, 2008

Un tour en ski samedi...

Il y a environ dix jours, je recevais un SMS de Roger Burnoud, un vieux copain de France, me demandant de skier en sa compagnie le samedi suivant. Comme je sais que toutes les remontées mécaniques sont désormais fermées en Haute-Savoie, je supposais qu’il s’agirait de ski de « rando. » J’allais sur Internet pour réserver un billet d'avion bon marché, manquant de peu la crise cardiaque en voyant le prix, mais l’achetais quand même. Comme je ne voulais pas que mon ami Roger se trouve coincé dans Genève, je louais également une voiture et comme je n'avais pas de matériel de randonnée, j'appelait ma petite cousine Annette Braize pour qu’elle m’en procure là où elle travaille. Je quittais donc ma maison jeudi à 8 heures du matin pour me rendre à l’aéroport de Salt Lake ; après avoir transité par New York, je m’envolais vers la Suisse. Après un retard de plus de quatre heures, nous atterrissions là-bas vendredi midi ; la circulation était fort mauvaise et quand j’arrivais chez Roger à Montriond, il était à peu près 16 heures, presque le temps de « l’apéro... » Nous buvions bien quelques coups pendant que Roger préparait une fondue corsée, suivie d’un profond sommeil qui ne devait durer que jusqu’à 2 heures du matin ; je ne pouvais alors plus fermer l’oeil de la nuit car à 6 heures nous chargions déjà nos skis dans l’auto et nous dirigions sur Avoriaz. Avec un ciel fortement couvert et menaçant, les conditions météorologiques étaient loin d'être idéales : nous trouvions cependant l’occasion de nous épuiser en gravissant péniblement les Hauts-Forts, nous nous faisions une peur bleue en dégringolant le légendaire « Nant d'Ankerne ; » finalement, nous prenions le temps de siroter une ou deux « momis » sur la place de Morzine avant de savourer un déjeuner bien mérité. Cette nuit-là, nous avions juste une pizza pour dîner, arrosée de quelques bières supplémentaires et allions droit au lit. J'ai très bien dormi mais il m’a fallu malheureusement être prêt le dimanche matin à 8 heure pour reprendre la route en direction de Cointrin. Dans les trois vols qui me rammenaient à la maison, j'étais un véritable zombie et sur le coup de minuit je luttais âprement pour ne par m’endormir en regagnant Park City depuis l'aéroport. Plus de vingt-heures d’avion, dix heures de sommeil, cinq heures d'escalade, quatre heures de conduite, et treize minutes de descente constituaient une sortie à ski assez brève mais extrêmement bien remplie !

dimanche, mai 25, 2008

Bon appétit !

Ce qui est habituellement un « mal de tête » pour beaucoup a commencé le 26 Mars lorsque nous démontions les premiers éléments de notre ancienne cuisine. La grande démolition eu lieu le 5 avril, et depuis, nous avons assisté à une chorégraphie sans faille entre le plâtre, la peinture l’installation des nouveaux éléments, les multiples visites du plombier et de l’électricien jusqu'à la mise en place des plans de travail. Le 1er Mai, l'électricien raccordait enfin les dernier fils électriques et le tour était joué! Bien qu’il nous manquât encore quelques baguettes, la cuisine était désormais prête à reprendre le service. Tous ces derniers petits détails étaient reglés le 9 Mai. En conclusion, le travail a été fait à temps, dans le budget imparti, sans divorce et à l'entière satisfaction du chef !

samedi, mai 24, 2008

Avis de tempête sur l’équipe de ski américaine

Vers la mi-mai, Bryon Friedman qui habite Park City et est un membre de l’équipe américaine de ski (basée elle aussi à Park City), dénonçait dans un blog qu’un grand nombre de skieurs ne seront pas financés par l'équipe pour participer aux prochaines compétitions mais que Bill Marolt, président de la fédération, gagne un million de dollars (à peu près 640 000 Euros) par an pour gérer cet organisme à but non-lucratif, qui au demeurant est incapable de financer correctement ses athlètes.La publication de ce blog a généré plus d'une centaine de commentaires, la plupart d'entre eux très favorables à Bryon et très négatif à l’égard de la direction de l'équipe de ski américaine, soulignant de plus la maigre rémunération de ses entraîneurs. Après avoir lu tout ça, et en supposant que les chiffres cités soient corrects, je n'ai pu s'empêcher de me demander comment le conseil d'administration de la fédération pouvait permettre de tels écarts, et après avoir passé en revue la liste de ses membres actifs, j'ai conclu qu'une combinaison de négligence, d’indifférence et de lâcheté de la part de ceux-ci avait permis à Monsieur Marolt de s’octroyer une rémunération disproportionnée pour gérer une organisation dont le budget ne se monte qu’à 25 millions d’Euros. Il me semblerait nécessaire que chaque membre du conseil d'administration soit confronté afin de bien réfléchir sur la manière dont la rémunération de Bill Marolt a été approuvée. Cet exercice est indispensable afin de bien comprendre la situation et d’appliquer - s’il le faut - les réformes qui s’imposent.

vendredi, mai 23, 2008

Prix du pétrole ; où était le gouvernement?

Ces deux derniers jours, les grands patrons de compagnies pétrolières étaient sur la sellette, face au congrès américain à propos de la flambée des prix du pétrole ; si cela n'est pas la démagogie, je me demande ce que c’est. En clair, ces compagnies ne sont pas à même de contrôler l'offre et la demande des combustibles fossiles et la seule chose que nos dirigeants puissent faire serait d’éliminer toutes subventions accordées à ces entreprises hyper-rentables, mais c'est à peu près tout. Les vrais coupables dans cette histoire sont l'administration et le congrès qui auraient dut voir venir la catastrophe économique qui arrive aujourd’hui et cela dès le premier choc pétrolier de 1973. Au lieu de maintenir les limitations de vitesse routières mises en place par Jimmy Carter, de continuer d'élever les seuils de consommation de carburant pour véhicules au lieu de les ignorer, et d'adopter une politique très agressive en matière de conservation, rien de tout cela n'a été fait, et aujourd'hui ces mêmes membres du congrès suggèrent des rabais afin d’ « alléger la douleur populaire à la pompe. » Ce qui doit être fait est précisément l'opposé, à savoir prélever immédiatement un d'impôt élevé sur tous les carburants et utiliser cette assiette pour financer un effort monumental de recherche en vue de découvrir et développer d'autres sources d'énergie et de mettre au point de nouvelles méthodes de conservation. Cette mobilisation nationale devrait revêtir l'ampleur de la course vers la lune lors des années soixantes. Elle permettrait de capter tout ce que notre pays peut produire en matière d’innovation et de nous placer une fois de plus à l'avant-garde des technologies de pointe. Il n'est pas trop tard pour commencer immédiatement, nos hommes politiques n'ont qu'à se remuer les fesses et se mettre à penser normalement au lieu de ne répondre qu’aux lobbies et de ramper devant George Bush et Dick Cheney…

jeudi, mai 22, 2008

Enfin naturalisée !

Hier en dépit d’un temps maussade et hivernal, c’était au tour de Juliette de prêter serment en tant que citoyenne des États-Unis ; elle faisait partie d’un groupe de 199 individus représentant 50 nationalités qui devenaient ainsi américains lors de cette cérémonie mensuelle tenue au Tribunal fédéral du district de Salt Lake City. Il faut au moins cinq année de résidence permanente, beaucoup de paperasserie et de nombreuses entrevues avant de pouvoir devenir citoyen américain. Le processus n'est pas bon marché, puisqu’il faut maintenant débourser plus de 435 Euros alors que cela coûtait plus de dix fois moins lorsque nous sommes devenus Américains en 1990.
Ceux et celles qui veulent être naturalisés doivent faire preuve de bonne moralité ainsi que d'attachement et de « disposition favorable » envers leur nouveau pays. Les immigrants d’asie de d’europe ont le plus haut taux de naturalisation, tandis que les mexicains l’un des plus faibles. Je n'ai pas encore les chiffres de l'an dernier, mais en 2006, les mexicains composaient le plus grand bloc de citoyens naturalisés d’un même pays avec 12 pour cent tandis que les immigrés en provenance d'asie représentaient 25 pour cent. Cette année-là, plus de 700 000 résidents permanents sont devenus citoyens américains. Juliette, tout comme le reste de sa famille américaine jouit de la double nationalité, ce qui est à lui seul un sujet très compliqué. Celle-ci n’est autorisée en France que depuis 1973 ; du reste, la réglementation de notre pays d’origine est un peu différente de celle des États-Unis dans le sens où les enfants nés de touristes ou de visiteurs non-résidents ne peuvent pas acquérir la citoyenneté française en naissant simplement sur le territoire ; pour cela, la résidence officielle en France doit être prouvée. Quoi qu’il en soit, bienvenue à Juju au sein de la grande famille américaine juste à temps pour élire un nouveau et – espérons le - un bien meilleur président !

mercredi, mai 21, 2008

Question de loyauté

Je veux parler de cette qualité dans le contexte de l’amitié et du travail, pas de ce que l’on peut ressentir pour un pays, une croyance, une idéologie ou ceux que on aime ; le sujet est bien trop vaste pour en faire le tour ! Pour certains, la loyauté est une condition absolue et non-négociable. Il faut être fidèle, sans aucune exception, quelles que soient les conditions liées à l'engagement initial et que celles-ci soient respectées ou non. Cette définition m’effraie par son absence totale de flexibilité et explique sans doute de nombreux mouvements de masse comme le fascisme ou la religion quand ceux-ci s’articulent autour d’une puissante personalité. Il ne semble y avoir aucune place pour la pensée critique et pour des changements raisonnables à chaque fois que le besoin s'en fait sentir ou que les circonstances l’exigent. Mon point de vue sur le sujet est à la fois pragmatique et souple, ce qui signifie que tant que les parties engagées sont de bonne foi, certains changements peuvent être faits pour améliorer ou faciliter la relation, et peut-être pour modifier le cours des choses si l'objectif général demeure et si un léger changement continue de satisfaire chaque participant… Souvent, ces individus à qui toute cette loyauté est destinée sont les premiers à remarquer les plus petits manquements en les amplifiant démesurément. Êtes-vous d'accord ? Sinon, qu’en pensez vous ?

mardi, mai 20, 2008

De bien long détours ...

Alors que notre long week-end avec Finn prenait fin, nous quittions Salt Lake City ce dimanche aux environs de 17 heures 45 avec l’espoir d'arriver à destination une demie-heure plus tard. Au lieu de cela, il nous a fallu plus de trois heures pour rentrer. Tout d'abord, notre itinéraire normal était le théâtre d'une poursuite de police (qui aurait sans doute pu être évitée) et se terminait par un automobiliste tué et par l’arrêt total de la circulation sur l’autoroute I-80 jusqu’ à très tard dans la nuit de dimanche. Avec cette route fermée, nous décidions de passer par le canyon de Provo et d’atteindre ainsi Park City par cette route un peu plus longue et escarpée. Alors que nous arrivions à l'entrée de ce canyon, il était également fermé avec des voitures de police qui en bloquaient l'accès. Nous devions apprendre un peu plus tard qu’une femme et quatre enfants qui venait de couper la route à une camionnette se faisait littéralement trancher son auto en deux morceaux, tuant deux des enfants sur le coup et envoyant les deux autres dans un hôpital voisin. C’est accident avait-il quelque chose à voir avec le premier ? Sans doute, car la circulation était soudain devenue beaucoup plus dense dans cette zone. Nous n’avions alors plus qu’une seule option qui était de faire demi-tour en remontant au nord de la vallée, vers la ville d’Ogden et de prendre l’autoroute I-84 afin regagner notre domicile. En fin de compte, nous avons parcouru plus de 270 kilomètres au lieu de 43 seulement et il nous a fallu 3 heures et 15 minutes à la place des 35 minutes habituelles pour boucler ce périple. Après tout ce carnage routier, nous étions fatigués mais heureux de retrouver notre maison sans une égratignure...

lundi, mai 19, 2008

Nous vous répondrons…

… ou pas! En juillet dernier, j'écrivais une lettre à la mairie de Montriond, mon ancien lieu de résidence en France, au sujet d’une parcelle de terre que je désirais céder à la municipalité. N'ayant toujours pas reçu de réponse après dix mois d’attente, je téléphonais en début de semaine pour m’informer de ce qui était advenu de ma missive. La secrétaire qui prit ma communication me dit que cette lettre avait bien été reçue, qu’elle avait été présentée auprès conseil municipal mais qu'aucune décision n'avait été prise et aucune action engagée, car tous attendait l’avis de l’autorité de tutelle pour statuer sur ma demande. N’aurait-il pas été agréable d’avoir été informé de ce retard et de savoir que ma demande n'était pas tombée au fin fond de quelques oubliettes ? Bien certainement, mais bien souvent, toutes ces petites choses passent à travers les mailles du filet sans que personne ne s’en rende vraiment compte. Roger Lanvers, l'ancien maire a sans doute oublié d’y répondre mais j’ai de bonnes raisons de croire que Georges Lagrange, son successeur, fera un bien meilleur travail. L'espoir fait vivre, n'est-ce pas?

dimanche, mai 18, 2008

Mai 68 et moi

La France semble obsédée par les manifestations d'étudiants de Mai 1968. Pour le 40e anniversaire de ces événements, ceux-ci sont encore considérés par la plupart des français, et en particulier par la génération de l’après-guerre, comme des éléments marquants de l'histoire moderne. Même si j’appartiens à cette dernière catégorie, je ne partage guère sa nostalgie. Il faut dire que j’effectuais mes 16 mois de service militaire au beau milieu de cette époque, que nous étions tous consignés sur une base de l'armée de l'air, et avions très peu de sympathie pour ces excités qui jetaient des pavés, des cocktails molotov et érigeaient des barricades. Il semble que les français sont restés très attachés à tout ce qui est révolutionnaire et qu’à ce jour ils adorent toujours se retrouver dans la rue pour crier, manifester ou casser ce qui se trouve sur leur passage. De la révolution française à nos jours, c'est un peu comme s’il y avait un groupe d'agitateurs toujours prêts à envahir la voie publique au moindre signe de mécontentement afin d’y semer le chaos. À mon avis, ce printemps de révolte était la culmination mais pas le catalyste des changement sociaux massifs qui avaient pris racines au début de la décennie. Non, mai 1968 ne m'a rien apporté d'extraordinaire et les seuls événements qui ont vraiment influencés ma vie, sont les grands succès des équipes de france de ski au cours de la seconde moitié des années soixantes, mon expérience professionnelle dans la branche du ski, l'avènement de l'ordinateur personnel et celui de l'Internet. Au bout du compte, ce printemps de 1968 sonne assez creux pour moi et je n’y trouve pas de souvenirs valant la peine d’être commémorés.

samedi, mai 17, 2008

Fin de semaine avec Finn

Ces quatre jours nous ont donnés une chance de passer beaucoup de bon temps avec notre petit-fils Finn. Ce faisant, nous nous sommes rendu compte combien prendre soin d’un petit bébé est un travail à plein temps, sans arrêt, sept jours sur sept, ne laissant absolument aucun temps libre à celui ou celle qui s’en occupe. La dernière fois que nous faisions cette expérience était il y a juste un quart de siècle et c'est incroyable à quel point nous avions oublié l'intensité de l'engagement nécessaire. Le revers de cette médaille est bien entendu l’immense joie que cette expérience apporte et qui fait beaucoup plus que compenser tout le travail requis !

vendredi, mai 16, 2008

Ai-je l’air SI vieux ?

De jeudi à dimanche, nous gardons Finn chez Thomas et Juliette, près de Salt Lake City. Comme aujourd'hui le temps était splendide, je me suis échappé pour aller skier à Snowbird, qui n’est qu’à une vingtaine de kilomètres de là. Lorsque je suis arrivé au guichet, j'ai demandé un forfait « personne âgée » et l’employé m’a demandé : « Voulez-vous celui pour plus de 65 ans ou plus de 70 ? » Quand j'ai entendu ça, j'ai été choqué et embarrassé ; en fait, j'étais tellement gêné d’être pris pour un vieillard que j'ai répondu « 65 sera parfait pour aujourd'hui » et, ce faisant, je laissais filer la douzaine d’Euros que représentaient ces cinq années supplémentaires. Quelque chose en moi ne voulait pas risquer ma longévité en profitant de mon apparence. Faire soixante-cinq c'est bien pour l’instant, on verra plus tard pour les soixante-dix…

jeudi, mai 15, 2008

« Tempête sur l'Everest: » Mon opinion

Mardi dernier, la chaîne de télévision américaine PBS montrait dans le cadre de son émission « Frontline » l’histoire de la tempête qui fit rage sur l'Everest en mai 1996 et coûta la vie à plusieurs individus, réalisée par David Breashears. Ce qui contribue à la qualité exceptionnelle de ce film est qu’il est présentée du point de vue des survivants et acteurs principaux. J'avais déjà lu livre de Jon Krakauer qui relatait cette tragédie et après avoir vu ce documentaire, je continue de penser que l'argent et l'égo qui sont derrière toutes ces expéditions commerciales entrainent souvent des résultats désastreux. Il ne fait aucun doute que la désorganisation, l'absence de plans d'urgence, sans même mentionner celle d'un plan général qui aurait inclut un « code de conduite » pour les membres de chaque expédition, sont à l’origine du chaos qui ressort nettement à la fois du livre et du film. Je pense que ces ascensions à très haute altitude sont fondamentalement très dangereuses et qu’avec peu, ou pas de marge de sécurité, en particulier quand la météo se détériore, celles-ci ne devraient jamais être conduites à des fins commerciales. Les organisations et les guides qui participent à ce genre d’entreprises devraient faire preuve de plus de sagesse et résister à la tentation du faire du « fric » en mettant des individus regorgeant d'égo, mais souvent bien mal préparés, face à des conditions humainement insurmontables. Ah oui, j’allais presque oublier ; the vrai héro dans toute cette histoire, c’était bien Beck Weathers !

mercredi, mai 14, 2008

Riche, donc intelligent ?

Au cours des quinze dernières années, j'ai découvert que, pour beaucoup d’individus, il existe souvent une rapport direct entre fortune personnelle et sens d'auto-importance. Ce que je veux dire, c'est que j'ai constaté que les gens qui réussissent financièrement sont souvent ceux qui sont convaincus que leur succès est directement lié à ce qu’il croient être leur intelligence supérieure. C'est une idée fort répandue dans des milieux tels que la vente et la promotion de biens immobiliers, où d’énormes commissions peuvent être gagnées en une simple transaction, simplement en se trouvant au bon moment et au bon endroit. Il en va de même pour le secteur financier et pour le monde de la spéculation en général. Plus l'argent est facile, plus les gens croient qu'ils ont des pouvoirs à la fois uniques et magiques. J'ai tendance à penser qu’un bon « timing » et qu’une bonne dose de chance sont souvent les raisons qui se cachent derrière tous ces succès instantanés, et que l’éclatante réussite d'hier ne va pas nécessairement se répéter demain. Cette observation invite des stratégies alternatives à la fois logiques et pratiques: Toujours s’efforcer de rester bien modestement au « raz des pâquerettes » tout en cultivant un sens de l'auto-dérision ; c'est du reste une excellente façon de gérer toutes les attentes qu’on peut avoir. Cette approche offre également l'avantage de ne rien avoir à prétendre et de ne pas avoir à « jouer » de rôle stressant. À la place, il nous suffit de rester a l’abri des regards indiscrets, de bien saisir notre part de succès quand elle se présente et de pouvoir rire de l'échec quand il nous tombe dessus !

mardi, mai 13, 2008

Reconnaître ses limitations

Ça fait plaisir de se dire qu'on est bon, mais c’est une autre histoire de reconnaître nos propres limitations ; en réalité, peu d'entre nous savent tout faire, bien que cela soit parfois difficile à accepter, surtout si vous êtes du sexe masculin. J’ai encore vécu cette situation en début de semaine dernière quand j'essayais de jouer à « l’électricien » et de mettre une touche finale à notre nouvelle cuisine en tentant d'installer des lampes au xénon sous nos éléments en bois, et de repositionner la prise téléphonique à l’extrémité opposée de la pièce. Comme notre électricien avait juste… un jour de retard, j'étais quelque peu frustré et m’armais d’outils et de fournitures pour terminer l'installation. Placer les boîtiers de lampes était relativement facile, mais dès que j’ai me suis mis à câbler chacune d’entre elles, je ne manquais pas de me couper doigts et mains sur l’acier tranchant des bordures du boîtier (c’est moins cher à produire celles-ci sans rebords pliés, et ce matériel est bien sûr fabriqué en Chine !) C’est alors que j’était allongé sur le dos en transpirant et en pestant que mon électricien fit son apparition ; sans hésiter une seconde je lui cédais ma place et lui laissais terminer le travail. Pour le changement de la ligne téléphonique, celui-ci m’a dit que c'était beaucoup trop de travail et m’a convaincu de laisser tomber. L’installateur complétait ce que j’avais entrepris sans accomplir d’exploit mais j’étais soulagé qu’il se soit finalement pointé pour me délivrer de mes angoisses du moment !

lundi, mai 12, 2008

Le « culottier » des montagnes

Avec quelques centimètres de neige fraiche ce matin à Park City, il serait peut-être opportun de parler de l'arboriculture dans nos montagnes enneigées. Après notre récente discussion concernant le « godassier, » le sujet du jour sera consacrée au « culottier » dont le nom scientifique est « subligaculum arboreus. »
Sauf pour certaines observations faites en Nouvelle-Zélande, cet arbre ne semble pousser qu’en Amérique du Nord. Le premier arbre de ce genre est apparu dans les années 1950, à Aspen, au Colorado, quelque part en dessous du télésiège Bell. À l'époque, les biologistes avaient constaté que celui-ci s’était développé après qu’une touriste ait été conquise par un gars du pays et que sa petite culotte ait été greffée comme trophée sur l’ arbre en question. C’est depuis cette époque que ces arbres sont apparus dans la plupart des stations de ski américaines et même au Canada ; assez vite, des soutiens-gorge ainsi que des colliers de Mardi-Gras s'ajoutaient aux petites culottes. Il est intéressant de noter que les arbres portant ces fruits peuvent être soient à feuilles caduques soient des conifères. Le plus célèbre d’entre eux se trouve également dans le Colorado, sous le télésiège numéro 5 à Vail. Pour ne pas être en reste, Park City a le sien, situé à mi-chemin, sur la droite du télésiège Pioneer. Au fil des ans et dans presque toutes les stations de ski, ces arbres sont parfois abattu afin de protéger les « valeurs familiales, » mais ceux-ci ne manquent jamais de repousser quelques mètres plus loin. Tout comme le godassier de Park City, ces culottiers portent leurs fruits à longueur d'année, mais comme la charge est considérablement moindre, ceux-ci semblent avoir reçu la bénédiction de tous les écologistes.

dimanche, mai 11, 2008

Bonne fête des mères !

Dans la majorité des pays (y compris le Canada, les États-Unis et la Suisse,) la fête des mères est célébrée le deuxième dimanche de Mai. Certains prétendent que cette journée est originaire d'une ancienne coutume grecque, qui célébrait le festival de Cybèle, l'aïeule des dieux locaux. Cet événement avait lieu autour de l'équinoxe vernal et, éventuellement, devait atteindre Rome au moment des Ides de Mars (des 15 aux 18 de ce mois.) Les Romains célébraient aussi Matronalia, une manifestation dédiée à Junon, et à cette occasion, toutes les mères recevaient des cadeaux. Donc, quelle qu’en soit la véritable origine ou la date, prenons bien le temps de rendre hommage à la personne la plus importante dans notre vie en reconnaissant tout son amour, son temps, son labeur et sa douce attention qui ont contribués à nous façonner en ce que nous sommes devenus aujourd’hui. Rien de commercial, juste un profond et sincère merci !

samedi, mai 10, 2008

Un « godassier » à Park City

Eh oui, notre petite ville peut s’enorgueillir d’avoir un « godassier » sur son territoire depuis assez longtemps*. Il est situé entre Deer Valley drive et l’entrée de l’hôtel Marriott’s Summit Watch. Pour les moins érudits, il s’agit là d’un arbre fruitier tout comme un bananier ou un simple pommier. Sa particularité est qu’il porte toute sortes de souliers allant des chaussures à talons hauts, des sandales en tout genre, des chaussures de ski et jusqu’à des pantoufles. Je ne suis pas tout à fait certain, mais je crois que le nom botanique de cet arbre est "calceus arboreus," mais vérifiez quand-même car mes connaissances en latin remontent à un demi-siècle lorsque j’étais enfant de coeur. Contrairement à nos arbres fruitiers, le godassier porte ses fruits toute l'année et, d’après ce que j’ai pu sentir, certains semblent assez mûr pour être consommés sur le champ. Cette charge fruitière à longueur d’année ne manque pas d’entraîner une fatigue considérable du tronc et des branches et je reste surpris qu’à ce jour, les écologistes n'aient pas crié au scandale et lancé une initiative locale pour que soient récoltés immédiatement tous ces fruits de différentes tailles et couleurs. Ce qui me rassure un peu en l’absence d’une telle mobilisation, est que dans le cas très improbable qu’une tornade frappe Park City, même déraciné, cet arbre unique en son genre serait facilement capable de retomber sur tous ses pieds et pourrait alors marcher confortablement jusqu’à la maison…

* Ces godasses firent leur apparition sur l’arbre dans les années 1940 lorsque l'ancien lycée était encore situé à proximité, sur l’avenue Marsac. Il était alors la coutume pour les jeunes diplômés de jeter leurs chaussures de gym sur les branches de cet arbre. Peu de temps après, les skieurs allaient faire de même avec leur vieux souliers...