mardi, mai 09, 2023

L'envers du décor ?

Nous marchons chaque matin et cela toute l'année. Nous suivons à peu près le même itinéraire. Celui-ci varie entre 8,4 et 8,7 km selon les conditions (bonne saison et hiver) et nous le faisons depuis des années. 

Hier, un peu à l'improviste, j'ai proposé qu'on fasse le même parcours, mais en sens inverse. 

D’abord, ma femme qui n'aime pas le changement était un peu réticente, mais bientôt, elle a découvert que le paysage, les maisons, les arbres et les vues sur nos montagnes avaient prit une apparence totalement nouvelle et différente. 

Pour elle, c'était un peu comme de découvrir un tout nouvel itinéraire! C'est vrai, tout dans la vie a la capacité d'apparaître totalement nouveau et différent selon nos points de vue. 

Lorsque c'est possible, cela vaut la peine d’essayer de faire quelque chose « à l'envers », de renverser la routine ou de regarder le monde sous un angle différent. C’est là un outil créatif qu'il ne faut jamais oublier d'utiliser. 

C’est à portée de main et cela nous apporte une perspective inédite en nous faisant voir les choses différemment, en nous permettant de découvrir quelque chose de totalement nouveau et en apportant un peu d'innovation dans nos vies !

lundi, mai 08, 2023

Le « couronnement » de Charles III

Nous avons regardé la cérémonie samedi matin pendant environ une heure, juste assez pour voir Charles et sa femme fêter Mardi-Gras au mois de mai.

Il ne fait aucun doute que cette cérémonie royale rappelle les rôles que jouent les énormes héritages mal acquis et les lieux de naissance sur le destin des gens. Si Charles était né à Mumbai de parents intouchables, les cartes auraient été distribuées radicalement différemment. 

Ce qui est tout aussi choquant, c'est le prix de plus de 100 millions d’euros que les contribuables britanniques devront débourser afin de payer pour ces somptueuses festivités. Dommage que Charles ne se soit pas souvenu de payer tout cela avec ses propres deniers (je parie qu’il aurait alors été beaucoup plus économe) ! 

Pour couronner le tout, 52 arrestations d'anti-monarchistes ont été effectuées pour diverses raisons, ce qui en dit long sur la liberté d'expression sous Charles III. 

Quant à savoir pourquoi 62% de Britanniques soutiennent encore la monarchie, il convient des se rappeler que près de 50% des Américains ont voté pour Trump à deux reprises, ce qui tend à montrer qu'en moyenne, chaque pays à autour de la moitié de sa population faite d’ignorants ou d’imbéciles ...

dimanche, mai 07, 2023

Greenpeace et la FIS

Récemment, Greenpeace a critiqué la FIS (fédération internationale de ski) et son président, Johan Eliasch, à propos de son organisation et de la manière dont celle-ci se montre plus royaliste que le roi en matière d’écologie, et en lui demandant en particulier de mettre fin à sa forme de « compensation CO₂ » telle qu'elle est actuellement interprétée.

Cette compensation des émissions de gaz à effet de serre par le FIS, en ce qui concerne par exemple la compensation du transport aérien, est représentée comme étant totale, voire même positive pour le climat. En conséquence, Greenpeace a demandé à Eliasch d'arrêter la vente de ces « indulgences » comme il le dit avec justesse, et d'envisager de prendre de vraies mesures pour réduire les émissions en provenance de la FIS. 

Cela ne vient pas seulement de l'organisation environnementale, mais aussi de plus de 500 passionnés de sports d'hiver professionnels – dont font partie Mikaela Shiffrin et Aleksander Aamodt Kilde - qui soutiennent l'initiative de protection du climat par le coureur autrichien Julian Schütter. 

Adam Pawloff, le directeur du programme de la branche autrichienne de Greenpeace déclare : « Au lieu de préparer les sports d'hiver pour l'avenir, la FIS, sous la présidence d'Eliasch, alimente sa chute. Les paiements de compensation de CO₂ ne sont rien d'autre qu'une forme de « greenwashing » éhonté… » 

Le calendrier des compétitions de ski devrait être révisé pour éliminer les déplacements excessifs non seulement de ses athlètes, entraîneurs et personnel de soutien, mais aussi des membres de la direction de la FIS. Je suggérerai personnellement que ceux-ci tiennent leurs congres et autres réunions dans des endroits facile et économiques d’accès en Europe et voyager en classe touriste lorsqu'ils prennent l'avion. 

Cela pourrait au moins faire une petite différence, mais Eliasch n'y croit pas et préfère rester sur un statu quo qui ne compromettra pas son style personnel ...

samedi, mai 06, 2023

Couronnement et changement de roues

Comme nous le craignions, nous n'avons pas reçu d'invitation pour assister au couronnement de Charles à l'abbaye de Westminster, mais j'avais des choses tout aussi circulaires et plus importantes à faire ce matin que de voir une couronne faite en 1661 positionnée sur la tête d'un nouveau monarque. 

J'ai quatre roues avec pneus neige à échanger contre quatre autres avec pneus d'été. Comme ma voiture n'a pas été livrée avec un cric et une clé, c’est mon fils qui a des autos similaires qui viendra me montrer comment faire tout ça rapidement et selon le protocole requis.

Nous n'avons bien entendu pas tout le temps régalien qu’a le chef d'État britannique qui va demander à un évêque d'ajuster le mieux possible l'antiquité circulaire sur une tête bosselée de septuagénaire. 

Ainsi, pendant que Charles se prépare à recevoir son matériel officiel, mon fils, assisté de mon petit-fils, me montreront exactement comment monter mes roues d'été afin que ma femme et moi puissions commencer à faire de longues balades aux alentours de Park City. 

De cette façon, après avoir acheté les bons outils nécessaires pour ce changement saisonnier, j'aurai tout le savoir-faire pour procéder en novembre prochain, si Dieu est assez généreux pour nous envoyer de la neige de remplacement.

vendredi, mai 05, 2023

Saison de neige et de ski record !

Il m’aura fallu passer la barre des trois quarts de siècle pour skier autant que je l'ai fait cet hiver. 

Et cela dans les conditions les plus incroyables que j'aie jamais pu rencontrer au cours de mes 70 saisons passées sur la planète Ski. 

La neige était bonne, profonde (quand même pas aussi légère que nous la connaissions en Utah d’habitude), abondante et mes semelles et carres de ski sont toujours immaculées en dépit de l’impressionnante distance parcourue. 

Cette saison d'hiver, tout a donc battu tous les records : 

  • Jamais vu autant de neige, autant de profonde et de si bonnes conditions de ski 
  • Jamais vu si peu de soleil 
  • Jamais évité autant de nids-de-poule au volant, sur routes et parkings 
  • Jamais pelleté et fraisé autant de neige, aussi souvent 
  • Jamais vu autant de toitures transformées en passoires et si surchargées qu’il fallait les décharger 
  • Jamais vu autant de skieurs heureux (comme moi) 
  • Jamais skié autant de fois et d'heures 
  • Jamais skié autant de dénivelé 
  • Jamais, mais jamais, jamais été fatigué en skiant (bizarre !)
  • Jamais vécu avec autant de chevreuils (une douzaine) coincés dans notre jardin
  • Jamais vu nos arbres dévorés par ces mêmes chevreuils affamés 
  • Jamais eu autant de pétoles (crottes de biques) à ramasser 
  • Jamais été aussi heureux et serein

 ... et le meilleur pour la fin : 

  • Jamais été aussi vieux !

jeudi, mai 04, 2023

L’Amérique et sa Cour Suprême Fantoche

Si les trois branches des gouvernements américains sont les pieds du tabouret qui dirige la nation, en représentant les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, ce dernier est en devenu gravement instable. 

En proie à la corruption et doté d’un sens de jugement erratique comme nous l'avons vu ces derniers temps, on pourrait dire qu'il est est déjà pas mal pourri et que les deux autres jambes ne vont pas bien non plus avec la jambe législative, fracturée, dysfonctionnelle et peu utile, et la la branche exécutive à la merci de l’individu qui se retrouve à la Maison Blanche. 

Pour en revenir à la Cour Suprême, disons la Cour Fantoche, avec maintenant une majorité de six juges qui sont bien décidés de faire le sale boulot des politiciens d'extrême droite qui l'ont mise en place, et qui en plus refuse tout forme de contrôle, je dirais qu'après avoir abrogé la loi sur l’avortement, ils ont perdu toute crédibilité en tentant de mener des procédures sans les garanties habituelles de ce qui doit être fait régulièrement et en changeant autant de lois que possible en toute impunité. 

Nommés à vie, ces individus sont sur la bonne voie pour détruire la démocratie avant - j'espère seulement - que leur pied pourrit se case et qu’il faille enfin le remplacer ...

mercredi, mai 03, 2023

Le miracle de la créativité

La créativité est un processus merveilleux qui ne cesse jamais de m'impressionner ! Pour moi, cela peut être illustré par un problème, un défaut que nous avions et qui était lié à la conception architecturale de la maison que nous avons construite en 2013. 

Ce problème est resté irrésolu jusqu'à récemment. J'écris irrésolu, car le changement requis n'a pas encore été mis en œuvre. Je vais devoir le dessiner et ensuite le faire moi-même ou trouver quelqu'un plus doué que moi. 

Le problème s’est manifesté le premier hiver où nous avons habité la maison, nous avons eu une vague de froid autour de Noël 2014 qui a duré plusieurs jours. 

Nous avions installé une grande baignoire dans la salle de bain principale et les conduites d'eau étaient acheminées à l'intérieur du mur extérieur comme indiqué sur la photo A. 

Comme le temps est devenu extrêmement froid, les deux tuyaux ont gelé et Dieu merci, ceux-ci n'étaient pas en cuivre, mais flexibles en polyéthylène réticulé, qu’on appelle « PEX ». 

En conséquence, il n'y a eu aucun dommage et à partir de ce moment-là, nous avons juste fermé la vanne pendant l'hiver, donc plus de longs bains pendant environ 5 mois de l'année. 

Cette année, j'ai pensé à rediriger les lignes d’eau sur le côté opposé de la baignoire, mais j'ai réalisé plus tard que ce n’était pas possible car le passage était bloqué par des gaines de chauffage, c'est alors là que l’inspiration m’est venue et j'ai pensé d’agrandir le mur extérieur pour isoler les tuyaux comme le montre la photo B. 

Cet élan de créativité inattendu m'a aussi donné un projet d'été qui ne manquera pas de bien m’occuper !

mardi, mai 02, 2023

Prendre un jour de congé ?

C'est en 2007 que j'ai commencé à écrire ce blog, suite a ma rupture de tendon d’Achille en skiant. Le 29 novembre de cette année là, sa publication est devenue quotidienne et bilingue (anglais-français). 

Depuis ce temps, j’ai publié sans interruption. Je voulais justement prendre un jour de congé hier pour célébrer la fête du travail européenne (celle-ci, jugée « communiste » n’est pas observée aux États Unis), mais j'ai plutôt préféré réfléchir à tout ce temps passé et à jeter un coup d'œil vers l'avenir.

Non seulement j'ai trouvé du plaisir à écrire jusqu'à présent, mais cela ne m'a jamais été trop difficile de trouver des sujets qui m'intéressaient suffisamment pour en discuter à travers ce blog. Combien de temps cette pratique durera-t-elle ? Je ne suis pas vraiment sûr. 

Elle devrait durer dans la mesure où je continue de me poser des questions ou veux aborder des sujets qui me tiennent à cœur. Jusqu'à présent, ce blog m'a fourni un excellent exutoire créatif et m'a obligé à approfondir des sujets que je n'aurais pas explorés aussi intensivement et du même coup m'a éduqué. 

On dit qu'en prenant de l’âge il faut que notre esprit reste actif. Ma pratique quotidienne a certainement fait travailler mes méninges, même quand elles n'en avaient pas du tout envie ! Au fil des ans, ce fut un plaisir pour moi de partager mes opinions et mes idées avec mes lecteurs. 

Ne soyez donc pas timide ; quand quelque chose vous motive à le faire, intervenez, faites-moi savoir que votre cerveau fonctionne toujours et que vous êtes remplis de vitalité !

lundi, mai 01, 2023

Serai-je "Woke ?"

L'année dernière, un type, ancien militaire israélien, qui venait juste de s’installer dans sa résidence secondaire tout près de chez moi, s'est présenté à moi. Après m'avoir dit qu'il gagnait plus d'un million de dollars par an en tant que gestionnaire de fonds spéculatifs, il m’a demandé de l’accompagner pour lui fasse visiter notre domaine skiable (gratuitement, bien sûr) et m'a demandé si j'étais « woke ». 

Comme je ne savais pas exactement ce qu'était être « woke », j'ai répondu par la négative, surtout compte tenu du ton péjoratif de sa question et de ma perception du sujet. À peu près à cette époque, woke était déjà devenu la « bête noire » de l’extrême droite américaine, et depuis ce temps, cette mouvance s'infiltre partout dans le monde, il est donc logique que je voulusse mieux comprendre ce qu'était ce mouvement. 

De retour à ses origines, woke est un adjectif dérivé de l'anglais afro-américain signifiant « Être en alerte par rapport aux préjugés raciaux et à la discrimination » qui est apparu dans les années 2010, poussant à une plus grande prise de conscience des inégalités sociales telles que le sexisme, la politique identitaire, la justice sociale et le concept de « théorie critique de la race » à propos des privilèges dont jouissent les blancs et des réparations demandées pour l'esclavage par les Afro-Américains.

Cette mouvance a pris de l’ampleur lorsque Black Lives Matter (BLM) a sensibilisé la population aux fusillades policières contre des Afro-Américains et en suggérant que les forces de l'ordre américaines ne devraient plus être financées par les contribuables. 

Un autre grief des woke porte également sur le fait que les femmes souffrent d’un sexisme systémique et que les individus devraient pouvoir s'identifier à n'importe quel sexe, ou à aucun, comme ils l'entendent. 

Enfin, toutes ces diverses revendications ont embrasés les partis politiques d’extrême droite aux États-Unis ainsi que dans plusieurs pays occidentaux qui utilisent le terme « woke » comme une insulte à l’encontre de diverses idéologies progressistes ou de gauche perçues comme trop zélées ou hypocrites. 

De même, certains commentateurs considèrent ce terme offensant et négatif de la part de ceux qui poussent des idées politiques impliquant l'identité et la race. Parmi eux se trouve Jean-François Braunstein, un philosophe français qui a même qualifié le mouvement de « religion », citant l’exemple de la société Disney qui invite ses employés blancs à réfléchir entre autres sur leurs privilèges. 

Bien que je conteste la récuperation de ce mouvement par l'extrême droite, je ne nie pas que certains éléments de l'idéologie woke soient totalement justifiables, mais beaucoup de ceux-ci sont tirés par les cheveux s'ils ne sont pas complètement déments, mais le fait d’avoir passé cette idéologie en revue me conforte en me démontrant que je suis effectivement loin d'être « woke » !

dimanche, avril 30, 2023

Pourrais-je battre cette saison de ski ?

Cette saison a été longue, débordante de neige, avec des chutes d’une fréquence jamais vue même si la poudre n'étaient pas toujours de « qualité Utah », cette matière légère à laquelle je m’étais tellement habitué. 

Grâce à cette abondance, j'ai accumulé les jours skiés ainsi qu’un dénivelé total impressionnant. C’est pourquoi en contemplant déjà la prochaine saison, la question logique que je me pose est simplement de savoir s’il est humainement possible de faire mieux. 

La façon dont je peux y répondre est que je devrais probablement opter pour un ski plus qualitatif, au lieu de ce ski quantitatif qui a été mon obsession jusqu’alors. 

Le ski quantitatif pourrait être défini par le nombre de jours et d'heures passés sur la neige au cours d'une saison, ainsi que la somme total de dénivelé en pieds ou en mètres accumulée au cours de cette même période. 

Qualitatif peut signifier beaucoup de choses : affiner davantage ma technique, explorer et découvrir de nouvelles possibilités dans ce domaine, et acquérir encore plus de mémoire musculaire liée au ski. Skier des neiges plus difficiles et des terrains plus accidentés, devenir encore plus fluide sur les skis, plus efficace en termes d'efforts fournis, et pourquoi pas, améliorer mon style sur les planches. 

Mon âge étant ce qu'il est, je reste quand même assez confiant que je pourrais mieux réussir une voie qualitative plutôt que de rester obnubilé par la quantité. Cette dernière est déjà au maximum, proche des rendements décroissants, et presque dangereuse car elle demande plus de vitesse et augmente le risque quand on veut en faire trop dans une fourchette de temps limitée. 

Sur le papier, cela me paraît un programme faisable et passionnant, mais pourrai-je le suivre religieusement et oublier si facilement le côté quantitatif qui m’a tant obsédé ?

samedi, avril 29, 2023

Que vais-je faire quand le ski s’arrête ?

Le 1er mai, Park City Mountain ferme ses remontées mécaniques et j'aurai tellement skié que je ne ferai pas les 45 minutes qui me séparent de la station de Snowbird pour ajouter du dénivelé à tout ce que j’ai déjà emmagasiné sur place. 

Cela dit, il n'est pas rare d'entendre mes amis ou mes voisins me demander : « Qu'est-ce que tu vas faire, maintenant que le ski est fini ? » Cette question pourrait s’interpréter ainsi « Ce pauvre gars, ça va être dur pour lui d'attendre jusqu'à ce que la neige revienne, si jamais ça arrive .. » 

Bien sûr, pas du genre à être pris de court, j'ai déjà formulé une réponse toute faite à chaque fois qu’on me pose cette question, du genre : 

« Pendant tout l’hiver, nous avons recueilli un troupeau de chevreuils dans notre jardin et ils nous ont laissé une quantité impressionnante de ‘ pétoles ‘ comme on dit dans mon Chablais natal, donc ma priorité sera de ramasser chaque crotte de bique avec une cuillère à café à partir du 2 mai de d’ajouter ma récolte a mon tas de compost. »

Ce travail de haute précision pourrait me prendre jusqu'à octobre, quand il sera temps de préparer mes skis. En fait c’est ce que j'appele « Après ski » !

N’est pas là une réponse complète et parfaitement appropriée?

vendredi, avril 28, 2023

L’âge de Biden et les élections de 2024 …

Quand j'y pense, j'imagine que je suis sur le point de monter dans un bus sur l'une de ces routes himalayennes absolument terrifiante et je me demande qui va prendre le volant. 

Le bus et ses passagers sont le peuple américain et ce chemin dangereux est la voie politique actuelle sur laquelle notre pays est engagé. Le conducteur? Vous l'avez deviné, c’est notre prochain président. 

C'est presque comme le film « Le choix de Sophie », sauf que les Américains comme moi devront choisir entre un octogénaire qui pourrait mourir pendant le trajet, mais à qui ils peuvent faire confiance d’essayer de faire de son mieux, et un gars qui fêtera bientôt ses 77 ans, qui a presque les mêmes chances de mourir que l’autre, mais qui, je suis prêts à le garantir, sautera à coup sûr du bus si la conduite devient trop scabreuse ou si l’accident est imminent, et sera également prêts à s’emparer d’un véhicule disponible pour se sortir d’affaire. 

Je n’en dirai pas plus ...

jeudi, avril 27, 2023

« L'Homme-chevreuil », est-ce vrai ?

Pendant la majeure partie de l'hiver et particulièrement jusqu'à la semaine dernière, notre jardin a accueilli une douzaine de chevreuils affamés qui, entre autres choses, ont mangé nos buissons et conifères les plus beaux et les plus précieux que nous avions plantés, en plus de laisser des mètres cubes de fumier sur place. 

C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles j'ai choisi de lire « L'Homme-chevreuil - Sept ans de vie sauvage », un livre écrit par Geoffroy Delorme, un Français qui, comme le titre l'indique, a passé sept ans à vivre avec des chevreuils dans une forêt normande. 

Cet exploit peut sembler exagéré et franchement, ma femme et moi sommes restés un peu dubitatifs quant à la véracité de ce récit. Sept ans ? Nous pensons davantage à sept jours, sept semaines ou même sept mois, . L'auteur serait-il un sociopathe ?

Nous ne pouvons pas vraiment comprendre pourquoi il a quitté la société pour s’établir dans la nature comme il l'a fait. Le style dans lequel le livre est écrit est différent, même s'il a été traduit du français et n'ayant pas lu la version originale, nous ne pouvons pas vraiment juger avec justesse le style littéraire de l’auteur. 

Les photos sont passables mais pas géniales pour quelqu’un qui se dit photographe professionel. Malgré ma réserve, je recommanderais quand même la lecture de ce livre en raison de son caractère plutôt bizarre, unique et quand même incroyable ...

mercredi, avril 26, 2023

Les porte-skis de voitures sont-ils démodés ?

Je me souviens de mon premier porte-skis, quand j’étais encore en France. Il était fabriqué par DAV, une entreprise d’Annemasse. Il pouvait accommoder quatre paires de skis et était verrouillable. 

Quand je suis arrivé en Amérique, je baissais un siège arrière, et je glissais nos skis dans le 4x4 familial, ou le petit break de ma femme, et ce n'est qu'en 1998 que j'ai nous avons retrouvé un porte-ski Thule sur notre toit de voiture. 

À vrai dire, ces râteliers avaient quelques inconvénients; ils étaient bruyants, difficiles à charger sur les véhicules hauts et affectaient la consommation de carburant. Au début des années 2000, je faisait les trajets entre Park City et Vail, dans le Colorado, et j'avais acheté une boîte Thule au profil plus aérodynamique et qui préservait mes skis de toutes les saletés qu’ils auraient pu ramasser en route. 

Cela a continué jusqu’à la fin l'hiver 2021-2022. Comme je venais de changer de voiture, j’ai conçu et fais construire un coffre à skis intérieur et abandonné le porte-ski sur toit. 

De nos jours, lorsque j'observe des voitures garées au pied des stations de ski, j'estime que le nombre de voitures sans porte-skis en tous genres, ou de coffres à skis, représente environ les deux tiers des véhicules garés.

Aujourd'hui, la plupart des gens conduisent des véhicules 4x4 ou des SUS qui sont généralement un peu trop hauts pour accéder confortablement à une galerie de toit ou à un coffre à ski, et demandent simplement qu’un siège arrière soit abaissé pour pouvoir y glisser skis ou snowboards. 

De plus, les véhicules électriques avec leur aérodynamique très efficace découragent leurs propriétaires de placer des objets sur le toit. J'en conclurais donc que le temps de tout empiler sur le toit de la voiture semble un peu révolu, ou ne va pas tarder de l’être. 

Si vous aimez les sports de glisse, où rangez-vous votre matériel quand vous partez skier en auto ?

mardi, avril 25, 2023

Et si j'étais resté moniteur de ski ?

J'aurais probablement survécu, vieilli en tant que tel et eu une vie bien différente. Cette question s’est posée à moi en voyant une photo de mes anciens collègues prise la semaine dernière. 

Est-ce que j'aimerais toujours autant skier ? Peut-être, mais ce plaisir aurait peut-être pu erre dilué après en avoir fait mon gagne-pain principal et passé d'innombrables heures à répéter les mêmes choses à mes élèves et me sentir piégé dans cette routine qui m’aurait enfermé. 

J'aurais peut-être dirigé l'école de ski, trouvé une activité hors saison assez intéressante pour équilibrer mon temps et celle-ci m’aurait peut-être aspiré parce que je pourrais gagner plus d'argent de cette façon, mais j'aurais passé toute ma vie dans ma culture d'origine, probablement rempli de profonds regrets de ne pas avoir suivi la voie que j’avais caressé depuis longtemps et qui consistait à découvrir le plus que je pouvais du monde, à explorer ses possibilités, à satisfaire ma curiosité pour apprendre toujours un peu plus. 

Mes enfants seraient différents, ce qui va bien sûr à l'encontre de mes souhaits les plus profonds, et il me manquerait beaucoup de cordes à mon arc. Je doute sérieusement qu’au fond de moi, je serais là où je voudrais être aujourd'hui tant physiquement que mentalement. 

Le verdict est donc clair et sans équivoque, je ne peux pas m'imaginer être aussi heureux que je le suis maintenant si j'étais resté dans mon petit village natal et si j’étais resté l'individu que je n'ai jamais vraiment aimée dès le départ ...

lundi, avril 24, 2023

Comment mesurer une année de ski record ?

Quantifier le ski est en fait très difficile. C'est une question avec laquelle j'ai du reste débattu pendant longtemps. Cela peut-il être mesuré par les kilomètres réellement parcourus sur la neige, le dénivelé, le nombre de jours ou même d'heures passés sur les pistes ? 

Qu'en est-il alors du temps passé dans les remontées mécaniques ? Et le genre de terrain ou les conditions de neige et la facilité ou la difficulté d’évoluer (visibilité et autres considérations). Mis à part peut-être certaines activités maritimes ou aériennes, il n’y a rien qui s’approche du ski en matière du nombre de paramètres qui changent constamment. 

Comparer est donc très difficile, mais nous ne pouvons vraiment mesurer qu'en fonction de notre propre style de ski et de nos préférences. Certains n’évoluent que sur des pistes parfaitement préparées, d'autres skient un peu partout et quelques-uns ne semblent intéressés que par des pentes raides et accidentées. 

Quoi qu’il en soit, ma conclusion est de mesurer avant tout le dénivelé, sachant parfaitement bien que des conditions super difficiles valent probablement au moins quatre à six fois une piste passée au peigne fin pour tout ce que cela exige en matière de technique, d'équilibre, de réaction rapide et de force musculaire. 

De plus, nous avons maintenant des applications téléphoniques simples ou des « smart-watch » pour comptabiliser ce genre de données. 

Cela dit, il est presque impossible de comparer les performances de dénivelé entre individus avec autant de paramètres qui se promènent dans toutes les directions, c’est donc pourquoi je pense que de telles comparaisons ne peuvent être appliquées que par un individu en comparant ses propres performances à intervalles réguliers. 

Ainsi, quel que soit le type de mesure que nous choisissons, il ne peut pas être universel et comparer une multitude de skieurs, mais pour juste mesurer et comparer améliorations ou reculs chez un seul sujet.

dimanche, avril 23, 2023

La grande fête des moniteurs de ski français

En avril 2007, Avoriaz, mon alma mater en matière de ski, organisait la course nationale des moniteurs de ski français pour marquer la fin de saison, et devait récidiver cette année, avec une semaine de compétitions en tous genres qui se terminait par la victoire de Thomas Fanara, ancien membre de l'équipe de France en slalom, l'épreuve phare de ce rassemblement. 

Étrangement, les femmes n'ont d'autre option que de courir contre les hommes (les moniteurs français sont encore très patriarcaux et en un peu en retard sur le 21e siècle) et la première et seule femme classée fut Adeline Mugnier, du village voisin des Gets, qui s'est classée 73e, moins à moins de 7 secondes du vainqueur. 

Mais surtout, ce rassemblement de 2 000 personnes est davantage une fête qu'une compétition, comme l'illustre la vidéo. Quant à moi, un ami m'a demandé si j’étais un peu triste de ne pas etre sur place. J'ai simplement répondu : « Pas vraiment, le ski est encore trop bien à Park City ! » 

samedi, avril 22, 2023

Jour de la Terre

Aujourd'hui, pour fêter le Jour de la Terre, j'avais prévu (pour changer!) d’aller skier, cela aurait été ma 117e sortie de la saison, mais le temps était froid, humide et couvert, j'ai donc décidé de me concentrer sur ma promenade matinale en compagnie de ma femme. 

En chemin, nous avons vu des canards, des bernaches du Canada, une grue canadienne et quelques pélicans blancs qui avaient écouté ce que leur avait raconté leur agent de voyage en leur disant qu'ils pouvaient se diriger vers le nord et faire un arrêt de ravitaillement à Park City et que le temps serait parfait. 

Je leur ai dit de faire plutôt confiance aux webcams pour voir si la neige avait disparu ... 

Nids de poule à gogo !

Notre hiver a été marqué par un enneigement battant tous les records et maintenant que le manteau blanc recule, nous sommes envahis par une myriade de … nids de poule. 

Ces merveilleuses créations creuses que nous voyons sur nos routes et nos aires de stationnement sont créées lorsque la couche supérieure de la chaussée et le matériau en dessous s’effondrent sous le poids de la circulation automobile, en raison de sa quantité et de la présence d'eau dans le sol. 

La neige fondues s'infiltre à travers les fissures de la chaussée et dans ses couches inférieures. S’il ne sèche pas rapidement, le sol en dessous devient saturé et se ramolli. Captive, toute cette humidité est soumise à des cycles répétés de gel/dégel et chaque fois que cela se produit, la glace en expansion se soulève et fissure davantage la chaussée.

Le trafic qui passe affaiblit celle-ci, la fissurant davantage. Ce travail destructif est aussi amplifié par les passages répétés d’engin de déneigement très lourds, abrasifs pour la chaussée et d'abondants épandages de sel (rappelons qu'ici en Utah, nous avons un Grand Lac Salé sur place, avec un approvisionnement abondant et bon marché !)

Comme le processus se répète de novembre à avril et que les températures continuent de fluctuer, la glace gèle et fond continuellement et une multitude de cavités son ainsi créées sous la chaussée. Ces espaces recueille encore plus d'eau et quand cela duré tout l’hiver la situation ne peux qu’empirer. 

Cet hiver a été une bataille constante entre ma voiture et une armée de nids de poule. J’aimerai qu’on arrive bientôt à un cessez-le-feu !

vendredi, avril 21, 2023

Ski de printemps à la mode de Park City

Pendant des années, le ski de printemps a donné une merveilleuse option de pratiquer ce sport dans un cadre plus chaud et plus confortable et avec une forte dose de lumière vive, pour changer d’un hiver long, froid et sombre. 

En général, nous avons un peu tendance à oublier les pistes gelées tôt le matin, la « soupe » de l'après-midi et gardons le plus souvent une image super positive de ce que devrait être le ski de printemps. Une excellente façon de perfectionner son bronzage et de faire passer plus vite les couleurs vives de nos tenues de ski.

Cela dit, c'est toujours une expérience courte et difficile à saisir avec un temps capricieux qui peut facilement passer d’une chaleur presque insupportable à un froid glacial et inversement ! 

L'intérêt pour ce type de ski reste encore élevé pour une minorité d'amateurs de ski qui ne jouent pas au golf, ne font pas de bateau, ne font pas de vélo et ne jardinent pas, du moins aussitôt que revient le printemps. Ceux qui perdent tout intérêt pour le ski après le début mars sont généralement les mêmes qui ont hâte de détruire leur nouveau matériel sur les pistes caillouteuses en novembre. 

Ainsi, bien que le ski de printemps ne guère bon que sur pistes damées, il peut être difficile et carrément dangereux ailleurs. Et avec notre poudreuse sèche d'Utah, la « gros sel » est loin d'être aussi bonne que ce que l'on connaît partout dans les Alpes. Alors avec toutes ces mises en garde présente à l'esprit, profitez encore du ski de printemps, que ce soit à Park City ou à Chamonix !