dimanche, avril 30, 2017

Les 100 premiers jours de Trump

Dans une interview accordée à Reuters, Trump a récemment admis qu'il croyait qu'être président serait aussi facile que ce qu'il faisait avant, mais ce n'est pas le cas.

Bien sûr, au départ Trump était un promoteur immobilier qui travaillait avec des entrepreneurs, des agents immobiliers et des avocats. Il a également collaboré avec des politiciens quand il fallait les soudoyer, les banques quand il avait besoin de l'argent des autres, et aussi les juges quand ses affaires ne marchaient pas et que la faillite était sa seule option.

Sa vie était assez simple; Il était le seul responsable et libre de faire tout ce qu'il voulait. Oh, j'ai oublié un truc ; Il mentait à la perfection chaque fois que cela l'arrangeait.

Comparez cela avec la gestion d'un pays comme les États-Unis, où il faut travailler avec le Congrès, la Justice, la Presse et quand il faut assumer toute la pleine responsabilité des résultats ...
Il n'est guère étonnant qu'il n'ait pas pu faire tout ce qu'il avait promit pendant ses premiers 100 jours au pouvoir quand il faisait encore tout pour se vendre en tant que président !

samedi, avril 29, 2017

L'opportunité manquée de nos compagnies aériennes

Pendant des années, les compagnies aériennes américaines comme American, Delta et United ont vu la la qualité de leur service s'effondrer inexorablement.

Cette détérioration généralisée a été mise en évidence récemment lors d'incidents impliquant un médecin tiré par les pieds hors d'un avion, ou encore d'une mère avec ses deux enfants et as poussette harcelée par un hôtesse. 
Lors de récents sondages, les voyageurs américains ont dit en grande majorité qu'ils préféraient voyager avec une compagnie aérienne étrangère plutôt qu’américaine.

Tout ceci m’amène à constater que la branche toute entière doit être aveugle, stupide ou écervelée pour ne pas être capable de voir l'opportunité criante qui existe de créer une nouvelle compagnie aérienne capable de vraiment prendre bien soin de ses passagers, comme cela se faisait il y a une cinquantaine d’années.

D'accord, cela coûterai un peu plus cher, mais tout serait inclus, et les sourires,la politesse, l'attention, le service ainsi une bonne nourriture feraient partie intégrante de l'expérience en vol.

Mais qu'est-il donc arrivé à la supériorité t américaine en matière de marketing ; serai-ce irrémédiablement fichu ?

vendredi, avril 28, 2017

Le compromis Macron

Ce dimanche 7 mai, mes compatriotes devront choisir leur prochain président et, j'espère, que leurs votes se porterons sur Macron et pas Le Pen. La candidate d’extrême-droite est intelligente, s'exprime très bien et sait comment toucher les foules.

Elle a d'excellents arguments à propos du déferlement islamique sur la France, mais son programme économique est un vrai désastre. Si elle était élue, elle serait à la France ce que Trump est pour nous aux Etats-Unis.

De son côté, Macron est le parfait technocrate, un ancien ministre de l'économie socialiste, réinventé en dirigeant centriste, néo-libéral, qui ne sera probablement soutenu que par une minorité à l'Assemblée quand celle-ci sera renouvelée en juin prochain.

Même avec Macron à la barre, mon pays d'origine n'est pas prêt de faire des miracles au cours des cinq prochaines années !

jeudi, avril 27, 2017

Un printemps mort-né

Après avoir passé la plus grande partie de ma vie en montagne, je devrais pourtant avoir appris que le printemps n'arrive jamais avant qu'on ait l'impression d’être en été.

Il y a déjà quelques semaines de cela, j'avais tout rangé : pelles à neige, fraiseuse, systèmes anti-gel et tout ce qui servait à neutraliser la neige et le froid.

Cette semaine, l'hiver est revenu avec un mordant revanchard, juste suffisamment pour montrer à quel point j'étais ignorant ...

Quand vais-je enfin apprendre qu'à Park City nous n'avons que deux saisons distinctes: l'hiver du 1er novembre au 30 avril et l'été, le reste de l'année !

mercredi, avril 26, 2017

Une fixation de ski peut-elle protéger le genou?

Récemment, un document a été présenté lors du dernier congrès de la Société Internationale pour la Sécurité à Ski (ISSS) en Autriche. D'après ce que j'ai pu lire, le document annonçait que les ruptures de LCA étaient, de loin, la blessure numéro un en ski, alors que les ruptures de LMC arrivaient en deuxième position.
De plus, le même document affirmait que le système de dégagement latéral dans la région du talon tel qu'il est offert par la fixation « KneeBinding » n'a aucun effet réducteur sur les ruptures de LCA. Comme je l'ai toujours soupçonné, cette découverte est tout à fait logique.

À moins qu'il existe un capteur placé sur le ligament pour mesurer la tension appliquée sur celui-ci pendant la pratique du ski, il n'y a aucun moyen de transférer cette mesure à une fixation de ski et d'interpréter ce qui se passe entre la partie inférieure et la partie supérieure de la jambe.

Dans la plupart des cas, les fixations mécaniques traditionnelles fonctionnent assez bien pour lire ce qui se passe au niveau de la partie inférieure de la jambe, mais ne peuvent pas mesurer ce qui se passe au niveau du genou, juste à la jonction entre fémur et tibia-péroné.

La théorie du "pied fantôme" avancée par Robert Johnson et Carl Ettlinger m'a toujours paru comme un « conte de fée » et, à moins de pouvoir mesurer ce que ressent le genou du skieur lorsqu'il est sous tension, il n'est pas possible de le protéger.

Juste mon opinion de quatre-sous.

mardi, avril 25, 2017

Comment contrôler ses émotions

Souvent, répondre instinctivement à ses propres émotions peu avoir un effet catastrophique sur nos vies et les gens intelligents ou ceux qui réussissent semblent toujours capable de bien contrôler leurs propres émotions. Comme beaucoup, j'aimerais bien faire partie de ce groupe d'élite, mais j'ai encore du pain sur la planche. La marche à suivre semble pourtant assez simple ...

Prenez votre temps
Toujours s'abstenir de réagir au pied levé. Souvent, cela nous force à dire ou faire des choses que nous allons tres vite regretter. Avant de répondre à toute pulsion émotionnelle, respirer profondément pendant plusieurs minutes. Pas si facile que ca pourrait en avoir l'air !

Mettez la situation en perspective 
On dit que tout arrive pour une raison bien particulière ; essayez donc d'intégrer ce précepte dans votre situation. En même temps, efforcez-vous bien de mettre votre bouleversement émotionnel en contexte avec l’immensité de l'univers afin de toujours garder un bon ordre des choses.

Trouvez une soupape de dégagement
Après avoir géré l'impact initial de l'émotion, recyclez-le de manière productive et constructive. Ne laissez jamais les des pulsions désordonnées prendre le dessus. Quand cela est possible, contactez quelqu'un de confiance pour en parler et s'il le faut, demander conseil. Cela peut vous ouvrir les yeux sur des solutions auxquelles vous n'auriez peut-être pas pensé. Si vous aimez écrire pour y voir plus clair, couchez vos émotions sur le papier. Vous pouvez aussi donner un coup de pied au chat (si vous en avez un), casser un peu de vaisselle (si c'est le vôtre) ou méditer si vous êtes redevenu assez calme pour le faire.

Faites un bon ménage mental
Les pulsions négatives se nourrissent d'anciens sentiments déplaisants qui vous tirent immanquablement vers le bas. C'est la qu'il est temps d'être créatif et de remplacer ces pensées déprimantes par de bons souvenir ou de penser à ce que vous aimeriez faire et qui vous plairait.

Ne blâmez pas les causes de vos « sauts » émotionnels Celles-ci pourraient être vos collègues, vos amis, votre famille ou encore vous, tout simplement. Ne tombez pas dans le « j'aurai du, j'aurai pu » faire ceci ou cela. Soyez simplement courageux afin d'oublier et de pardonner. Larguez tout ressentiment, jalousie et colère. S'il le faut, mettez vous dans la peau d'un observateur passif totalement étranger au conflit.

Rappelez-vous que les émotions font partie du quotidien
Nous nous y prenons souvent assez mal pour gerer toutes ces émotions qui ne cessent de nous assaillir. Ces quelques petites solutions toutes simples, peuvent nous épargner beaucoup de temps perdu et de relations importantes en surmontant la tyrannie de nos émotions les plus débridées ...

lundi, avril 24, 2017

Retour à la maison

Nous avions totalement oublié que la route (Interstate 15) entre Cedar City à la maison était aussi belle.

La nature verdoyante, les prés, les montagnes et les troupeaux de vaches nous ont fournit une parfaite transition par rapport au monde essentiellement minéral de l'Arizona. La circulation était fluide, nous pouvions rouler vite encadrés par de fascinantes montagnes. 
Les monts Nebo et Timpanogos sont d'une beauté difficile à ne pas apprécier. C'est sur ce chemin du retour que nous avons écouté les résultats du premier tour de l’élection présidentielle française et n'avons pas manqué un seul élément de ce grand suspense.

Quoi que l'on puisse découvrir lors d'un voyage, rien ne vaut le chemin du retour !

dimanche, avril 23, 2017

Trempette au lac Powell

Nous n'avions jamais mis les pieds à Page et au fameux lac Powell qui se trouve juste à coté. Nous avons donc décidé d'explorer ce lac artificiel géant en faisant une petite excursion en bateau aux alentours d'Antelope Canyon.

Cela nous a permit de nous faire une excellente idée de ce grand barrage ... En quittant la ville de Page, nous avons visité le mur de retenue de Glen Canyon en bout de lac. Une sacrée réalisation technique !

Ensuite, nous avons mit le cap sur Cedar City, en passant par Kanab (non, je ne crois pas que c'est l'endroit où le Kanabis a été inventé !) et avons ensuite traversé Orderville ; là nous avons tenté de nous arrêter chez Forschers mais nous n'avons pu trouver ni même une petite glace ou un bon gâteau frais dans ce "Konditorei" allemand "...

Nous avons alors grimpé jusqu'à près de 3000 mètres d'altitude dans les champs de neige dominants Cedar City avant d'amorcer une descente autant pittoresque que spectaculaire sur la ville. C'était la bonne partie du voyage.

Le moins bon coté fut d'essayer de trouver un resto sympa ouvert en cette fin d'après-midi de samedi dans des rues désertées où nous avons eu encore plus de mal à trouver un établissement qui servait de l'alcool. Cedar City était une vraie ville morte en ce samedi soir !

Finalement, la chance nous a sourit et nous avons trouvé un merveilleux petit restaurant mexicain ruisselant de bière !

Toujours aussi Grand, Profond et Impressionnant !

Nous n'avions vu le Grand Canyon que de sa rive nord et cette fois-ci nous avions enfin l'occasion de découvrir cette merveille de la nature depuis le côté opposé.
La vue était différente et peut-être plus impressionnante, bien que la rivière du Colorado y était beaucoup moins visible.

Les touristes étaient présents en force; que ce soit d'Asie, d'Europe et bien sûr avec un contingent disproportioné de visiteurs français!

Nous avons parcouru une dizaine de kilomètres en bordure de la falaise et quand le soleil était déjà bien bas sur l'horizon, nous avons reprit la route et nous sommes dirigés vers le nord en direction du lac Powell ...

samedi, avril 22, 2017

Piège à touristes et ville fantôme ...

Cela fait longtemps que je voulais enfin découvrir Sedona, en Arizona. Bien sûr, lorsque nous sommes arrivés sur place, le cadre était tout simplement enchanteur, mais la rue principale était bien trop raffinée pour ne pas sonner faux et constituer un univers touristique digne de Las Vegas !

Dieu merci, nous avons eu la bonne idée d'explorer les alentours de cette Mecque de consommation et de découvrir de magnifiques demeures maisons ...

Après nous avons filés en direction de Jérôme, à quelques encablures de ces lieux et y avons découvert une ville (presque) fantôme perchée sur une colline et aussi charmante et peu prétentieuse que l’était Park City, avant sa transition et son entrée dans le club des grandes stations de ski, dans les années soixante.

À notre avis et par rapport à Sedona, Jerome est une communauté qui baigne dans l’authenticité. Une ancienne ville ou se minait le cuivre au sommet d'une montagne avec de magnifiques petites boutiques et des vues à vous couper le souffle.

Totalement inattendu !

Plus tard, nous nous sommes arrêtés à Prescott pour la nuit, une autre vieille ville dans la tradition de l'Ouest avec son « Whisky Row » flanqué de grands bâtiments anciens et à coté d'une place du Palais de Justice des plus pittoresques ...

vendredi, avril 21, 2017

Petrifié!

Depuis Chinle en Arizona ce fut direction plein sud en direction du Parc National de la Forêt Pétrifiée où en fait celle-ci ne se tient plus debout, mais est désormais couchée au le sol sous forme d’énormes troncs coupées en petits segments comme si une armée de bûcherons étaient passés là avec un tronçonneuse.

Nous avons ainsi apprit ce qui se passait lorsqu'une foret tout entière se trouvait enterrée au temps des dinosaures, et que toute la silice pénétrait au plus profond de chaque arbre avant de le transformer en minéral. Nous avons particulièrement bien apprécié l'endroit qui s'appelle « Blue Mesa » et son festival de couleurs.
Ensuite, nous avons roulé en direction de Flagstaff, ville de 70,000 habitants plantée au milieu d'une énorme forêt de pins jaunes (pinus ponderosa) juste en dessous des Monts San Francisco (volcan endormi).

Nous avons bien aimé cette ville et son caractère très « western ». Je pourrais y vivre sans parler du fait qu'on peut skier à seulement 30 minutes du centre ville !

jeudi, avril 20, 2017

De l'Utah à l'Arizona

J'adore la région de Four-Corners (point où se rencontrent les états de l'Arizona, le Colorado, le Nouveau-Mexique et l'Utah). C'est un itinéraire des plus pittoresques qui soient. 
Nous avons voyagé à travers le pays Navajo, nous sommes passés à Mexican Hat (Chapeau Mexicain) qui doit son nom à un rocher ressemblant à un sombrero, sommes ensuite allés à Monument Valley, qui ne cassait pas des barres (était-ce le sens de déjà-vu provenant des nombreux films western que nous avions vu dans notre jeunesse?)


Ceci dit, la meilleure visite de la journée devait avoir lieu au Canyon de Chelley, tout près de Chinle, en Arizona, qui nous a fortement impressionné ainsi que le Thunderbird Lodge, une auberge tenue par des Navajos dans un lieu magique!

mercredi, avril 19, 2017

Nos voyages au sud commencent souvent à Moab

Pour partir à la découverte de l'Arizona ensoleillée, nous avions décidé de faire étape à Moab, l'une de mes petites villes préférées en Utah.

À l'exception des mois d'hiver, ce lieu est toujours très occupé et la circulation y est tout simplement démente. Traverser la rue principale dans les endroits où il n'y a pas de feu relève du suicide ! J'ai déjà été une demi-douzaine de fois à Moab et y suis resté quatre fois dans divers hôtels et motels. 
Cette nuit, notre logement était parfait ; flambant neuf avec une chambre géante, mais notre dîner à la Brasserie Moab était plutôt dégoûtant. C'était beaucoup mieux les années précédentes. On fera mieux la prochaine fois ...

mardi, avril 18, 2017

Park City est fermé pour la saison!

Ce dimanche de Pâques j'ai skié avec « les amis d'un ami d'Europe » et c’était aussi la clôture de saison de ski à Park City, ma 32ème en fait, et en même temps la fin de la 64ème saison de ski depuis que je suis sur le planches.
Assez pour dire désormais que j'ai skié d'avantage à Park City que partout ailleurs dans le monde et je considère ce passage comme un seuil majeur dans ma carrière de skieur. Je peux maintenant affirmer que je suis devenu un « skieur américain ». Il est temps de célébrer cette promotion !

lundi, avril 17, 2017

Pas ce que mon docteur avait prescrit

Quand Emma Morano est morte samedi dernier à 117 ans, on nous a dit que le secret de sa longévité était d'avaler régulièrement 3 œufs par jour et de ne pas trop manger de fruits et de légumes.

En d'autres termes, tout le contraire de ce que mon médecin m'a ordonné ! Le mauvais cholestérol de cette brave dame a du rester turbo-chargé pendant plus d'un demi-siècle et elle aurait échoué tous ses bilans de santé si elle avait vu un toubib juste pour ça.

Mon médecin lui aurait dit :  « Emma, à ton âge, tes chances de mourir d'une crise cardiaque sont de 100% !, je vais te faire une ordonnance de statines ... » Si elle avait suivi son conseils, ses risques d'accident cardio-vasculaires auraient frisés les 150% et elle serait morte depuis belle lurette ...

Une bonne raison de dire que pour vivre heureux et longtemps, il ne faut pas trop fréquenter le corps médical !

dimanche, avril 16, 2017

La saison de ski américaine se raccourcit

Quand nous sommes arrivés à Park City, il n'était pas rare de voir nos stations de ski rester ouvertes jusqu'au début mai quand les conditions le permettaient, mais cela appartient désormais au passé.

En fait, notre vraie saison de ski s'étend entre le 20 décembre et le 31 mars. C'est cela, juste un peu plus de trois mois ! Pâques n'est pas non plus un facteur de ce côté de l'atlantique, sauf peut-être pour quelques visiteurs latino-américains.

Bien sûr, il y a toute l'excitation de l'avant-saison, mais celle-ci ne touche que la clientèle locale. Les hivernants ne viennent guère que pendant ces 100 jours cruciaux.

Dès qu'arrive d'avril, l'intérêt fond comme la neige au bas des pistes et chacun est prêt à se se remettre en selle sur son vélo, à taper à nouveau dans les balles de golf, monter sur son bateau ou se remettre au jardinage.

J'aurai skié à Park City jusqu'à la fermeture (ce week-end) et je peux attester qu'après mars, alors que le ski était encore très bon, les skieurs manquaient à l'appel.

samedi, avril 15, 2017

Trop de maisons trop chères ...

L'essor de Park City a été continu depuis que nous y habitons, mais pas autant sans doute que ces dernières années, et surtout après que Vail Resorts ait acheté deux de nos trois domaines skiables.

Ces dernières semaines, j'ai été choqué par les niveaux de prix de notre immobilier qui continuent de grimper en flèche.

Si nous nous concentrons uniquement sur la ville de Park City (8 000 habitants) et examinons les maisons à vendre (à l'exception des appartements et maisons contiguës), nous trouvons 129 maisons, allant de moins d'un million de dollars à plus de 20, pour un total de 575 millions de dollars et un prix moyen de 4,44 millions de dollars ! 
Sur cette liste on ne trouve que 6 maisons offerte en dessous du million de dollars alors que 26 ont des prix compris entre 1 et 2 millions de dollars, 30 d'entre-elles tombent entre 2 et 3 millions de dollars et 97 sont reparties entre 3 et 20 millions ...

Résultat ? Nous nous trouvons en face d'une énorme quantité de maisons très chères dont le prix est distribué à l’opposé de ce que les gens sont prêts à payer.

Le marché va-t-il s'effondrer ? J'en ai bien peur et sans doute plus tôt que ce que l'on pourrait croire …

vendredi, avril 14, 2017

Quel avenir pour les stations de ski indépendantes ?

Il y a quelques jours, Aspen Skiing Company et KSL Capital Partners se sont offert Intrawest dans une transaction évaluée à 1,5 milliard de dollars. Nous parlons ici de Steamboat, Winter Park, Stratton, Snowshoe et deux stations canadiennes, Tremblant (Québec) et Blue Mountain (Ontario).

Le lendemain, ce même groupe a continué la razzia en ajoutant les stations californiennes de Mammoth, Snow Summit, Bear Mountain et June Mountain (toutes en Californie) à ce portefeuille élargi.

Bien que ne faisant pas partie officiellement de cette acquisition, les stations de Squaw Valley et d'Alpine Meadows (jusqu'alors propriété de KSL) s’ajouteront à cette grande famille.

Ce regroupement invite bien évidement la question de savoir à quelle sauce les petits indépendants qui restent vont être mangés, comme c'est le cas par exemple de Deer Valley, ici à Park City ?
Ces nouveaux méga-groupes dont fait désormais partie cette nouvelle entité, ainsi que Vail Resorts, Powdr Corp ou Boyne Resorts, vont-ils maintenant se précipiter sur ces quelques stations encore indépendantes et de les ajouter à leur portefeuille ?

Cela me semble être une forte possibilité car cette vague de consolidation semble loin d'être terminé ...

jeudi, avril 13, 2017

Fixations de ski stagnantes !

Depuis près de 30 ans, rien n'a changé dans la fonctionnalité des fixations de ski fonctionnent. Aucun nouveau concept n'a vu le jour et les fournisseurs qui étaient jadis de petites entreprises appartenant à leur fondateurs ont étés vendues à de grande sociétés qui ont regroupé les fixations avec skis et chaussures, faisant de ce produit technique qu’était la fixation un objet banalisé dont personne ne semble beaucoup s’inquiéter.

L’état de l'art dans ce domaine semblerai indiquer que la technologie a atteint sa finalité. Lorsque Rossignol a repris les fixations Look en 1994, le fabricant de ski s'en est sorti avec des conceptions rudimentaires basées sur l'ancienne buté avant Geze et la talonnière autant grossière que spartiate qu’était la Look 27.

En dehors de toutes les marques traditionnelles (Look, Marker, Salomon et Tyrolia) le seul produit un peu novateur qui soit sorti aura été le « KneeBinding » qui est censé protéger le genou. C'est ça, nous parlons des lésions affectant le LCA (ligament croisé antérieur) qui, mondialement, affecteraient entre 60 et 80 000 skieurs chaque saison.

Les promoteurs de KneeBinding affirment que leur fixation, avec son dégagement latéral au talon, protège le LCA. Toutefois, cette affirmation pourrait être mise en doute, car personne, parmi les fournisseurs établis, n'a encore cherché à traiter ce problème et, ce faisant, validé ce que prétend KneeBinding.

Tout cela pour dire que nous ne devrions pas attendre grand chose de ces grosses marques établies et ne pouvons guère compter que sur certains créateurs indépendants comme KneeBinding pour apporter finalement un peu d'innovation dans un marché qui semble désespérément en état d'hibernation.

mercredi, avril 12, 2017

Seul sur la planète Jupiter

Jupiter est le point culminant de Park City et l'un des massifs où j'aime venir jouer quand je suis sur mes skis.

L'endroit peut être envahit par des hordes de skieurs les jours de grosse poudreuse, c'est pourquoi vous ne m'y verrez jamais faire la queue dans l'espoir de faire quelques « premières traces ». Ce n'est tout simplement pas mon truc.  J'aime venir à cet endroit bien spécial quand les foules n'y sont plus, mais que le ski y est encore excellent.

Hier, les conditions sur la plupart des itinéraires de ce petit massif étaient vraiment exécrables et il n'y avait pas une seule âme en vue, à l'exception des employés du télésiège, des pisteurs secouristes et de certains skieurs autant rares que téméraires qui pointaient leur nez, en bavait pour descendre et disparaissaient aussi vite qu'ils étaient arrivés.

Après avoir découvert à quel point la combe principale (notre photo) était impraticable, j'ai tenté ma chance dans un petit couloir « Portuguese Gap » qui est aussi ma piste préférée sur cette zone, et le ski y était plutôt bon. J'ai fais trois pistes consécutives dans ce « châble » assez raide.

C'est ça, j'ai persisté et ne suis pas tombé comme une mouche à la manière de tous les autres skieurs, mais encore une fois dans le langage du ski, je dois appartenir à la race des cafards !