Comme nous devons tous disparaître demain, j'en profite pour ranger mon bureau, payer quelques factures et sauvegarder les dossiers de mon ordinateur pendant les quelques heures qui me restent. De cette façon, je n'aurai aucun sentiment de culpabilité quand je passerai de vie à trépas.
Je suis très satisfais de moi et de ce que j'ai fait lors de ma brève présence sur cette planète. J'ai une nouvelle paire de skis et de chaussures (mon cadeau de Noël) que je ne pourrai pas malheureusement pas utiliser, mais comme on dit: « c'est la vie. » Je compte aussi siroter une bonne bière vers 17 heures en regardant le journal télévisé local pour une dernière fois.
J'espère que vous apprécierez mon dernier blog et laissez-moi terminer en vous souhaitant un excellent apocalypse !
jeudi, décembre 20, 2012
mercredi, décembre 19, 2012
Puis-je m'inviter?
Ça commence comme ceci: Vous recevez un appel téléphonique d'une personne que vous connaissez à peine, qui vous dit : « Je passe par Park City et j'aimerai skier avec toi ... » Vous déplacez quelques rendez-vous pour bloquer la journée et vous répondez, « pourquoi pas? »
C'est alors qu'il demande: « il y a-t-il un bon hôtel à proximité ? » ce qui se traduit par : « Pourrais-je dormir chez toi ? » Comme nous nous sommes fait avoir au fil des années, nous sommes devenu un plus malins et nous répondons : « Essayes l'hôtel Machin, c'est pas mal ... » Sans relâche l'interlocuteur continue dans sa logique et demande « Où pourrions-nous dîner ensemble ? » ce qui signifie « puis-je aussi dîner chez toi ? »
Une fois de plus, je réponds parfaitement bien : « Pas possible, ce soir, nous avons d'autres engagements ». Le jour J arrive, je prends cet invité impromptu à son hôtel, le conduis à la station de ski, il a presque un arrêt cardiaque quand il doit donner 102 dollars pour son forfait journalier, et puis après nous n'arrêtons pas de skier jusqu'à 16 heures 15, l'heure de fermeture. Notre homme en veut pour ses sous !
Sur les pistes les conditions sont parfaites, mais le temps est très froid ; je lui demande: « On s'arrête pour déjeuner ? » Mon invité répond: « Non, j'ai préparé un sandwich et moi je mange toujours sur le télésiège! » J'oblige, et j'ai une sacrée chance qu'il soit disposé à me donner un morceau de son sandwich froid. Je comprends parfaitement qu'il ne veuille surtout pas être obligé de me payer à manger !
Comme c'est un très bon skieur, je lui montre les meilleurs endroits de la station et je le filme même en train de skier dans la poudreuse avec mon caméscope GoPro. Vers la fin de la journée, il fait si froid que je prends pitié (grosse erreur !) et comme mon épouse me l'avait suggéré, je l'invite à dîner à la maison.
Bien entendu, il arrive les mains vides et parle surtout de lui-même, de ses voyages en Europe et à Saint-Moritz, de son éducation impressionnante et celle de ses enfants, mais ne montre peu ou pas d'intérêt du tout pour nous.
Le comble, c'est qu'il trouve le moyen de sortir son ordinateur portable au moment ou nous souhaiterions qu'il disparaisse pour nous ennuyer avec des photos sans le moindre intérêt pour nous. Après cela, nous lui signifions qu'il est tard et quand il nous quitte, il oublie de dire merci pour la journée et le repas délicieux qu'il vient juste de dévorer.
Morale de l'histoire : L'espèce humaine ne cesse jamais de nous surprendre, nous apprenons quelque chose de plus tous les jours et devenons aussi un peu plus malins. Ça peux toujours servir !
C'est alors qu'il demande: « il y a-t-il un bon hôtel à proximité ? » ce qui se traduit par : « Pourrais-je dormir chez toi ? » Comme nous nous sommes fait avoir au fil des années, nous sommes devenu un plus malins et nous répondons : « Essayes l'hôtel Machin, c'est pas mal ... » Sans relâche l'interlocuteur continue dans sa logique et demande « Où pourrions-nous dîner ensemble ? » ce qui signifie « puis-je aussi dîner chez toi ? »
Une fois de plus, je réponds parfaitement bien : « Pas possible, ce soir, nous avons d'autres engagements ». Le jour J arrive, je prends cet invité impromptu à son hôtel, le conduis à la station de ski, il a presque un arrêt cardiaque quand il doit donner 102 dollars pour son forfait journalier, et puis après nous n'arrêtons pas de skier jusqu'à 16 heures 15, l'heure de fermeture. Notre homme en veut pour ses sous !
Sur les pistes les conditions sont parfaites, mais le temps est très froid ; je lui demande: « On s'arrête pour déjeuner ? » Mon invité répond: « Non, j'ai préparé un sandwich et moi je mange toujours sur le télésiège! » J'oblige, et j'ai une sacrée chance qu'il soit disposé à me donner un morceau de son sandwich froid. Je comprends parfaitement qu'il ne veuille surtout pas être obligé de me payer à manger !
Comme c'est un très bon skieur, je lui montre les meilleurs endroits de la station et je le filme même en train de skier dans la poudreuse avec mon caméscope GoPro. Vers la fin de la journée, il fait si froid que je prends pitié (grosse erreur !) et comme mon épouse me l'avait suggéré, je l'invite à dîner à la maison.
Bien entendu, il arrive les mains vides et parle surtout de lui-même, de ses voyages en Europe et à Saint-Moritz, de son éducation impressionnante et celle de ses enfants, mais ne montre peu ou pas d'intérêt du tout pour nous.
Le comble, c'est qu'il trouve le moyen de sortir son ordinateur portable au moment ou nous souhaiterions qu'il disparaisse pour nous ennuyer avec des photos sans le moindre intérêt pour nous. Après cela, nous lui signifions qu'il est tard et quand il nous quitte, il oublie de dire merci pour la journée et le repas délicieux qu'il vient juste de dévorer.
Morale de l'histoire : L'espèce humaine ne cesse jamais de nous surprendre, nous apprenons quelque chose de plus tous les jours et devenons aussi un peu plus malins. Ça peux toujours servir !
mardi, décembre 18, 2012
Deer Valley et Canyons, 50% de ski en plus ...
Hier, j'ai fait un espèce de pèlerinage à Park City Mountain Resort un de nos trois massifs. Si vous me connaissez ou si vous lisez mon blog, mes deux remontées mécaniques préférées là-bas sont Jupiter et Thaynes. Demandez à n'importe quel bon skieur et sa réponse sera sans doute la même.
Pourtant, ces deux télésièges datent du début des années 70. Ils sont d'une lenteur désespérante et à la fin de la journée, il n'est pas possible de skier au maximum possible. J'ai pris le temps de le mesurer tout ça et mes conclusions sont assez stupéfiantes. Si vous êtes un fort skieur et passez votre temps à Deer Valley ou à Canyons, vous ferez de 50% de ski en plus, par rapport à Park City Mountain Resort.
Si vous faites l'inverse, c'est à dire que si vous skiez normalement à Canyons ou à Deer Valley et décidez de changer pour Park City, vous perdrez 33% de votre quantité potentielle de ski (c'est comme ça que marchent les pourcentages ...) Dans cet esprit, « il n'y a pas photo », en tout cas pas avant que Park City transforme ses deux meilleurs télésièges en version débrayable ; d'ici là, ils ne risquent pas de me voir souvent sur leurs pistes. Mon temps pour skier est désormais compté et celui-ci devient très, très précieux!
Pourtant, ces deux télésièges datent du début des années 70. Ils sont d'une lenteur désespérante et à la fin de la journée, il n'est pas possible de skier au maximum possible. J'ai pris le temps de le mesurer tout ça et mes conclusions sont assez stupéfiantes. Si vous êtes un fort skieur et passez votre temps à Deer Valley ou à Canyons, vous ferez de 50% de ski en plus, par rapport à Park City Mountain Resort.
Si vous faites l'inverse, c'est à dire que si vous skiez normalement à Canyons ou à Deer Valley et décidez de changer pour Park City, vous perdrez 33% de votre quantité potentielle de ski (c'est comme ça que marchent les pourcentages ...) Dans cet esprit, « il n'y a pas photo », en tout cas pas avant que Park City transforme ses deux meilleurs télésièges en version débrayable ; d'ici là, ils ne risquent pas de me voir souvent sur leurs pistes. Mon temps pour skier est désormais compté et celui-ci devient très, très précieux!
lundi, décembre 17, 2012
Le Fisc, la France et Gérard Depardieu ...
Je vais essayer d'être bref. Le fameux acteur de cinéma français qui s'est, entre-autre, rendu célèbre en urinant dans l'allée d'un avion de ligne, ne veut pas payer le taux astronomique de 75% que le Président Hollande voudrait soutirer de ses riches constituants.
Il déclare donc qu'il va déménager en Belgique pour éviter de se faire « plumer » par sa mère-patrie. Entre dans le débat Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, qui qualifie Depardieu de « minable », et nous voilà replongés en pleine révolution française.
Mon point de vue est simple:
D'abord Hollande et son gouvernement agissent comme des idiots en effrayant les super-riches qui ont des sous et sont à même de créer un peu de richesse. Il suffit de les imposer équitablement sans les « saigner » à blanc.
Ensuite, Ayrault, aurait pu éviter les mots qui blessent, même si « minable » s'applique quand même assez bien à Monsieur Depardieu, et mon épouse et moi sommes bien placés pour le savoir.
Enfin, Depardieu, tout comme les autres artistes expatriés tels que Charles Aznavour, Yannick Noah, Johnny Hallyday, pour n'en nommer que quelques-uns, sont tous autant ... « minables » à leur façon car ils tirent leur subsistance de la population française et devraient être boycotté par leur public si ce dernier avait un peu plus de plomb dans la cervelle ...
Il déclare donc qu'il va déménager en Belgique pour éviter de se faire « plumer » par sa mère-patrie. Entre dans le débat Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, qui qualifie Depardieu de « minable », et nous voilà replongés en pleine révolution française.
Mon point de vue est simple:
D'abord Hollande et son gouvernement agissent comme des idiots en effrayant les super-riches qui ont des sous et sont à même de créer un peu de richesse. Il suffit de les imposer équitablement sans les « saigner » à blanc.
Ensuite, Ayrault, aurait pu éviter les mots qui blessent, même si « minable » s'applique quand même assez bien à Monsieur Depardieu, et mon épouse et moi sommes bien placés pour le savoir.
Enfin, Depardieu, tout comme les autres artistes expatriés tels que Charles Aznavour, Yannick Noah, Johnny Hallyday, pour n'en nommer que quelques-uns, sont tous autant ... « minables » à leur façon car ils tirent leur subsistance de la population française et devraient être boycotté par leur public si ce dernier avait un peu plus de plomb dans la cervelle ...
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dimanche, décembre 16, 2012
Les vraies causes du mal ...
J'ai suis resté suffisamment silencieux sur la fusillade tragique dans cette école du Connecticut.
Ce que je voudrais simplement dire, c'est que le « National Rifle Association » (l'association des fabricants d'armes à feu) tous ses membres, certains animateurs radio et télévision les plus acerbes et nos chers membres du Congrès sont collectivement responsables de ce massacre.
Pour couronner le tout, je parie que la grande majorité de ces gens rétrogrades sont en faveur de la peine de mort, sont contre l'avortement et contre les homosexuels !
Ce que je voudrais simplement dire, c'est que le « National Rifle Association » (l'association des fabricants d'armes à feu) tous ses membres, certains animateurs radio et télévision les plus acerbes et nos chers membres du Congrès sont collectivement responsables de ce massacre.
Pour couronner le tout, je parie que la grande majorité de ces gens rétrogrades sont en faveur de la peine de mort, sont contre l'avortement et contre les homosexuels !
samedi, décembre 15, 2012
Triste mise à jour ...
Mercredi, j'apprenais que Dick Needham, qui avait été rédacteur en chef du magazine américain SKI pendant de nombreuses années, venait de décéder à l'âge de 73 ans, à Sarasota, en Floride. Dick était un type super et je n'ai que de bons souvenirs de lui.
Il figurait dans mon carnet d'adresses et était aussi mon ami sur Facebook. Sa page Facebook est encore active et Dieu seul sait encore pour combien de temps ... C'est mon deuxième copain Facebook qui s'en va, juste après mon compatriote Denys Liboz qui nous a quitté en Avril 2011.
Je viens d'ôter le nom « Dick Needham » de mon carnet d'adresses Gmail et je ne pourrai désormais plus rien lui envoyer. Une simple pression sur un bouton et voilà comme on disparaît en cette ère numérique. Je n'aime pas ça du tout mais je suppose qu'il va falloir s'y habituer. Repose en paix, Dick.
Il figurait dans mon carnet d'adresses et était aussi mon ami sur Facebook. Sa page Facebook est encore active et Dieu seul sait encore pour combien de temps ... C'est mon deuxième copain Facebook qui s'en va, juste après mon compatriote Denys Liboz qui nous a quitté en Avril 2011.
Je viens d'ôter le nom « Dick Needham » de mon carnet d'adresses Gmail et je ne pourrai désormais plus rien lui envoyer. Une simple pression sur un bouton et voilà comme on disparaît en cette ère numérique. Je n'aime pas ça du tout mais je suppose qu'il va falloir s'y habituer. Repose en paix, Dick.
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vendredi, décembre 14, 2012
Soucis de météo ...
Toute ma vie, je me suis comporté un peu comme un fermier, en regardant toujours un peu au-dessus de ma tête et en me demandant s'il allait neiger. J'étais, et continue d'être un grand inquiet à propos de la météo.
Cette maladie est parfaitement justifiable, ma vie économique a toujours dépendu d'avoir un bon enneigement pour pouvoir skier. Tout ça continue aujourd'hui et n'est pas près de changer.
Comme certains individus bien spéciaux, je ne me fais pas trop de soucis pour tout ce que je contrôle, mais j'ai toujours tendance à m'inquiéter démesurément pour des questions qui sont totalement hors de mon contrôle. Ceci, bien sûr, ne fait absolument aucun sens et doit cesser. En fait, je vais arrêter de m'inquiéter à propos de la météo dès ce soir, car la neige vient juste de commencer à tomber. On verra !
Cette maladie est parfaitement justifiable, ma vie économique a toujours dépendu d'avoir un bon enneigement pour pouvoir skier. Tout ça continue aujourd'hui et n'est pas près de changer.
Comme certains individus bien spéciaux, je ne me fais pas trop de soucis pour tout ce que je contrôle, mais j'ai toujours tendance à m'inquiéter démesurément pour des questions qui sont totalement hors de mon contrôle. Ceci, bien sûr, ne fait absolument aucun sens et doit cesser. En fait, je vais arrêter de m'inquiéter à propos de la météo dès ce soir, car la neige vient juste de commencer à tomber. On verra !
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jeudi, décembre 13, 2012
Conseils pour avoir chaud en skiant ...
Chaque saison, c'est le même chose. Je crois que je suis fin prêt quand je pars au ski et soudain je découvre qu'il me manque quelque chose ! Même si j'ai déjà skié six fois cet hiver, le quatrième jour sur les « planches » était marqué par un froid glacial.
Je n'avais pas chaud du tout. C'est alors que je me suis arrêté pour inspecter mon casque et j'ai découvert les bouches d'aérations étaient grandes ouvertes.
Une heure plus tard, mon torse était frigorifié ; aussi en remontant en télésiège, j'ai levé les bras et je me suis rendu compte que les deux ouvertures de ventilation n'avaient pas été refermées depuis la dernière fois que j'ai skié avec cet anorak en Avril dernier ! Vais-je jamais apprendre ?
Je n'avais pas chaud du tout. C'est alors que je me suis arrêté pour inspecter mon casque et j'ai découvert les bouches d'aérations étaient grandes ouvertes.
Une heure plus tard, mon torse était frigorifié ; aussi en remontant en télésiège, j'ai levé les bras et je me suis rendu compte que les deux ouvertures de ventilation n'avaient pas été refermées depuis la dernière fois que j'ai skié avec cet anorak en Avril dernier ! Vais-je jamais apprendre ?
mercredi, décembre 12, 2012
France ou Amérique?
Après avoir vécu plus de 35 ans en Amérique, j'ai eu ma part de doutes et ressentis des tas de hauts et de bas en me demandant si le fait d'avoir quitté ma Haute-Savoie natale n'était pas un peu de la folie. Cela s'est produit surtout pendant les huit premières années, alors que nous vivions encore à New York et que les montagnes, l'odeur des orchis vanillées et la vue des gentianes blues me manquaient terriblement.
Même si je faisait beaucoup de va-et-vient au-dessus de l'Atlantique pour mon travail au cours de ces années là, mon cœur était toujours déchiré quand je me demandais où j'appartenais vraiment. Comme nos deux enfants étaient nés et grandissaient en Amérique, ils allaient devenir le catalyseur qui nous forcerait à nous décider en faveur de notre résidence finale.
C'est alors que nous avons déménagé à Park City, et, ce faisant, nous nous sommes engagés à fond en faveur du nouveau monde. Près de trente ans plus tard, nous sommes très heureux d'avoir fait ce choix ! Les montagnes, bien qu'un peu moins spectaculaires que les Alpes, sont idéales pour le ski, le VTT et les randonnées en montagne, le climat est y phénoménal, les grands espaces sont vraiment stimulants et il y a tellement moins de monde que dans les Alpes !
En plus, notre petite ville-station offre un mélange parfait de sophistication urbaine et de tranquillité rurale. Pas du tout pareil que dans ma vallée natale, où la plupart des gens vivent encore dans le passé, ne sont pas vraiment ouverts au monde et trouvent que la « bulle » privilégiée dans laquelle ils vivent est tout à fait « normale » en ignorant souvent la réalité du monde extérieur. La preuve est que ceux qui ont un peu voyagé et qui vivent dans ces stations françaises ont tous besoin d'un pied-à-terre à Paris ou à Lyon pour rendre leur existence un peu plus supportable et plus « civilisée … »
Pourrais-je retourner dans la vallée de Morzine pour y vivre à temps plein? Je ne le pense pas, je deviendrai probablement fou au bout de deux semaines. Les Rocheuses et l'Amérique me manqueraient tellement que je ne pouvais pas le supporter. Tout comme une tortue, ma culture est ma carapace et je l'emmène où que j'aille, par contre, la culture de mon pays d'accueil m'appartiens beaucoup moins et serait bien difficile a remplacer !
Donc, voilà où j'en suis ; j'adore mes souvenirs savoyards en regardant dans le rétroviseur de la vie, mais je vais de l'avant à plein gaz dans cette Amérique chargée d'avenir, ma nouvelle patrie !
Même si je faisait beaucoup de va-et-vient au-dessus de l'Atlantique pour mon travail au cours de ces années là, mon cœur était toujours déchiré quand je me demandais où j'appartenais vraiment. Comme nos deux enfants étaient nés et grandissaient en Amérique, ils allaient devenir le catalyseur qui nous forcerait à nous décider en faveur de notre résidence finale.
C'est alors que nous avons déménagé à Park City, et, ce faisant, nous nous sommes engagés à fond en faveur du nouveau monde. Près de trente ans plus tard, nous sommes très heureux d'avoir fait ce choix ! Les montagnes, bien qu'un peu moins spectaculaires que les Alpes, sont idéales pour le ski, le VTT et les randonnées en montagne, le climat est y phénoménal, les grands espaces sont vraiment stimulants et il y a tellement moins de monde que dans les Alpes !
En plus, notre petite ville-station offre un mélange parfait de sophistication urbaine et de tranquillité rurale. Pas du tout pareil que dans ma vallée natale, où la plupart des gens vivent encore dans le passé, ne sont pas vraiment ouverts au monde et trouvent que la « bulle » privilégiée dans laquelle ils vivent est tout à fait « normale » en ignorant souvent la réalité du monde extérieur. La preuve est que ceux qui ont un peu voyagé et qui vivent dans ces stations françaises ont tous besoin d'un pied-à-terre à Paris ou à Lyon pour rendre leur existence un peu plus supportable et plus « civilisée … »
Pourrais-je retourner dans la vallée de Morzine pour y vivre à temps plein? Je ne le pense pas, je deviendrai probablement fou au bout de deux semaines. Les Rocheuses et l'Amérique me manqueraient tellement que je ne pouvais pas le supporter. Tout comme une tortue, ma culture est ma carapace et je l'emmène où que j'aille, par contre, la culture de mon pays d'accueil m'appartiens beaucoup moins et serait bien difficile a remplacer !
Donc, voilà où j'en suis ; j'adore mes souvenirs savoyards en regardant dans le rétroviseur de la vie, mais je vais de l'avant à plein gaz dans cette Amérique chargée d'avenir, ma nouvelle patrie !
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mardi, décembre 11, 2012
Mes objectifs pour cette saison de ski
Je ne me suis jamais tellement demandé à la veille d'un saison de ski quels pourraient bien être mes objectifs, quelques chose comme « je vais faire ci, ça ou autre chose ... » J'ai des buts très ciblés dans des tas de domaines, mais pas vraiment pour le ski.
C'est un peu pourquoi j'étais un peu pris de court l'autre jour quand on m'a demandé quels étaient mes objectifs pour cette nouvelle saison de ski. J'ai dû réfléchir assez longtemps avant de pouvoir répondre ! Je me suis d'abord rappelé les propos remplis de sagesse que m'avait adressé mon ami Gérard Bouvier il y a quelques années déjà, qui me disait : « À ton âge, qu'as-tu donc à prouver ? ».
Il avait parfaitement raison, mais je suis tellement compétitif qu'il fallait toujours que je cherche à tout faire mieux et plus vite. Cette approche a bien sûr ses limitations, ne serait-ce qu'en vieillissant nos forces physiques se mettent à décliner. À ce stade, nous perdons progressivement notre agilité et notre rapidité. Je ne vais surtout pas ignorer les conseils de mon ami, mais au contraire, les suivre à la lettre !
C'est pourquoi dorénavant, mes objectifs à ski ne seront plus mesurée en vitesse, en rapidité d'exécution ou encore sous forme de slalom à travers une foret d'arbres bien serrés. À la place, je viserai la qualité, en skiant le plus souvent possible, et quand je le ferai, ce sera en douceur et en économisant mes ressources pour faire durer le plaisir.
Bien sûr, j'irai vite quand ça m'arrangera et quand cela me rendra plus efficace, mais jamais au détriment de ma propre sécurité. Je vais bien me concentrer à rester le plus léger possible sur mes skis, à bien exploiter les changements de terrain pour réguler ma vitesse, faire de beaux virages et ne faire qu'un avec le terrain.
C'est tout à fait ça ; moins de force brute et d'avantage de « caresses » sur la surface neigeuse ; c'est ainsi que j'envisage ce que sera cette saison 2012-2013!
C'est un peu pourquoi j'étais un peu pris de court l'autre jour quand on m'a demandé quels étaient mes objectifs pour cette nouvelle saison de ski. J'ai dû réfléchir assez longtemps avant de pouvoir répondre ! Je me suis d'abord rappelé les propos remplis de sagesse que m'avait adressé mon ami Gérard Bouvier il y a quelques années déjà, qui me disait : « À ton âge, qu'as-tu donc à prouver ? ».
Il avait parfaitement raison, mais je suis tellement compétitif qu'il fallait toujours que je cherche à tout faire mieux et plus vite. Cette approche a bien sûr ses limitations, ne serait-ce qu'en vieillissant nos forces physiques se mettent à décliner. À ce stade, nous perdons progressivement notre agilité et notre rapidité. Je ne vais surtout pas ignorer les conseils de mon ami, mais au contraire, les suivre à la lettre !
C'est pourquoi dorénavant, mes objectifs à ski ne seront plus mesurée en vitesse, en rapidité d'exécution ou encore sous forme de slalom à travers une foret d'arbres bien serrés. À la place, je viserai la qualité, en skiant le plus souvent possible, et quand je le ferai, ce sera en douceur et en économisant mes ressources pour faire durer le plaisir.
Bien sûr, j'irai vite quand ça m'arrangera et quand cela me rendra plus efficace, mais jamais au détriment de ma propre sécurité. Je vais bien me concentrer à rester le plus léger possible sur mes skis, à bien exploiter les changements de terrain pour réguler ma vitesse, faire de beaux virages et ne faire qu'un avec le terrain.
C'est tout à fait ça ; moins de force brute et d'avantage de « caresses » sur la surface neigeuse ; c'est ainsi que j'envisage ce que sera cette saison 2012-2013!
lundi, décembre 10, 2012
Piste style « couteau armée suisse? »
Pour faciliter l'organisation, les responsables de la coupe du monde de ski aiment bien tout faire sur la même piste. Dans une certaine mesure, cela fonctionne à certains endroits comme sur « Birds of Prey » à Beaver Creek, mais ce n'est pas toujours le cas partout. Prenez l'exemple de Val D'Isère et de Bellevarde.
Ce genre d'utilisation multiple marche assez bien pour la descente, encore que celle-ci soit un peu trop artificielle dans sa topographie, ainsi que pour le slalom, mais ne semble pas bien adaptée au Super G ou au slalom géant.
Hier, Ted Ligety a clamé haut et fort son opinion à ce sujet dans un message posté sur Facebook. Il disait qu'il avait une relation d'amour et de haine pour Val d'Isère : « Un endroit merveilleux pour skier, mais affreux pour courir » a t-il dit.
Il a poursuivi en expliquant que, du fait que cette piste est à la fois si courte et si raide: « [les entraineurs] doivent faire un tracé très serré, avec en moyenne une distance entre 21-22 m de porte à porte, avec plusieurs portes en dessous de 17m, ce qui revient à du slalom, alors que toutes les autres parcours de géant ont une toujours une distance entre 25 et 32 m de porte à porte. Ces quelques mètres font une énorme différence de skiabilité, surtout avec les nouveaux skis ... »
Toujours selon Ted, ce sentiment serait partagé par 98% des coureurs (sauf Hirscher et Luitz qui ont du adorer les conditions), mais, une fois de plus, Ted Ligety a probablement raison et ses commentaires valideraient le dicton: "bon à tout, propre à rien» s'il devait s'appliquer à Bellevarde !
Ce genre d'utilisation multiple marche assez bien pour la descente, encore que celle-ci soit un peu trop artificielle dans sa topographie, ainsi que pour le slalom, mais ne semble pas bien adaptée au Super G ou au slalom géant.
Hier, Ted Ligety a clamé haut et fort son opinion à ce sujet dans un message posté sur Facebook. Il disait qu'il avait une relation d'amour et de haine pour Val d'Isère : « Un endroit merveilleux pour skier, mais affreux pour courir » a t-il dit.
Il a poursuivi en expliquant que, du fait que cette piste est à la fois si courte et si raide: « [les entraineurs] doivent faire un tracé très serré, avec en moyenne une distance entre 21-22 m de porte à porte, avec plusieurs portes en dessous de 17m, ce qui revient à du slalom, alors que toutes les autres parcours de géant ont une toujours une distance entre 25 et 32 m de porte à porte. Ces quelques mètres font une énorme différence de skiabilité, surtout avec les nouveaux skis ... »
Toujours selon Ted, ce sentiment serait partagé par 98% des coureurs (sauf Hirscher et Luitz qui ont du adorer les conditions), mais, une fois de plus, Ted Ligety a probablement raison et ses commentaires valideraient le dicton: "bon à tout, propre à rien» s'il devait s'appliquer à Bellevarde !
dimanche, décembre 09, 2012
Incompétence à gogo ...
Pourquoi certaines grosses entreprises semblent inexorablement vouées au déclin ? Parce qu'elles sont coincées dans leur façon de gérer leur affaires et s'accommodent d'employés médiocres, du PDG, aux cadres et jusqu'au reste du personnel.
Trop de règles rigides et une peur stupide de perdre la position acquise ont raison du « jus créatif » et alimentent la médiocrité, que ce soit sous la forme d'individus ou d'idées. Maintenir le statu quo devient si important qu'il n'y a plus aucune place pour prendre des risques calculés.
Tout ça n'est pas nouveau ! Avant Microsoft et quelques autres grande marques grandes que je ne nommerai pas ici, il y a eu aussi la chute des empires grecs et romains ...
Trop de règles rigides et une peur stupide de perdre la position acquise ont raison du « jus créatif » et alimentent la médiocrité, que ce soit sous la forme d'individus ou d'idées. Maintenir le statu quo devient si important qu'il n'y a plus aucune place pour prendre des risques calculés.
Tout ça n'est pas nouveau ! Avant Microsoft et quelques autres grande marques grandes que je ne nommerai pas ici, il y a eu aussi la chute des empires grecs et romains ...
Falaises en tous genres ...
Ce mois-ci, on nous rabat les oreilles aux États-Unis avec la « falaise fiscale. » Cette falaise, bien qu'assez grossièrement exagérée dans sa probabilité réelle est un danger que quelques individus peuvent parfaitement contrôler et prévenir. Ces individus en questions sont nos membres les plus stupides du Congrès, réunis sous la bannière du parti républicain.
Ensuite, il y a la « falaise du manque de neige » à Park City. Alors que nous avançons en pleine saison d'hiver, cette manne si importante se fait désespérément attendre. Nous nous demandons ainsi quel sera l'impact économique que cela pourrait avoir sur notre petite économie.
Cette dernière « falaise » est totalement en dehors de notre contrôle, et prier ou danser ne fera pas tomber un seul flocon. Laver la voiture semblerait rester la seule solution efficace!
Ensuite, il y a la « falaise du manque de neige » à Park City. Alors que nous avançons en pleine saison d'hiver, cette manne si importante se fait désespérément attendre. Nous nous demandons ainsi quel sera l'impact économique que cela pourrait avoir sur notre petite économie.
Cette dernière « falaise » est totalement en dehors de notre contrôle, et prier ou danser ne fera pas tomber un seul flocon. Laver la voiture semblerait rester la seule solution efficace!
vendredi, décembre 07, 2012
Intrigué par les nouveaux skis?
En tant que skieur, j'aimerai croire que je suis toujours « dans le coup. » Pour ça il me faut faire l'effort de bien comprendre le nouveau matériel qui chaque année arrive sur le marché. Autrefois, j'étais dans le « secret des dieux » et donc au courant de tout ce qui pouvait toucher au matériel de ski, mais plus maintenant, hélas.
Je suis désormais relégués au rôle d'utilisateur tout à fait ordinaire et je dois rechercher le genre de skis qui me permetra d'évoluer sans trop me fatiguer et de passer, avec une seule paire, de la piste damée à la neige profonde en maintenant ma dignité de vieux skieur sans me trouver vidé de toute mon énergie en une paire d'heures.
Comme c'est moi qui suis le vidéaste officiel de la station de Deer Valley, j'ai décidé de lancer ma propre enquête télévisuelle qui ne manquera pas de faire toute la lumière sur la question et répondre à mes angoisses. C'est bien ça, Rossignol fournira les conseils et je produirai la vidéo, donc s'il vous plaît, patientez un peu en attendant de connaître les résultats !
Je suis désormais relégués au rôle d'utilisateur tout à fait ordinaire et je dois rechercher le genre de skis qui me permetra d'évoluer sans trop me fatiguer et de passer, avec une seule paire, de la piste damée à la neige profonde en maintenant ma dignité de vieux skieur sans me trouver vidé de toute mon énergie en une paire d'heures.
Comme c'est moi qui suis le vidéaste officiel de la station de Deer Valley, j'ai décidé de lancer ma propre enquête télévisuelle qui ne manquera pas de faire toute la lumière sur la question et répondre à mes angoisses. C'est bien ça, Rossignol fournira les conseils et je produirai la vidéo, donc s'il vous plaît, patientez un peu en attendant de connaître les résultats !
jeudi, décembre 06, 2012
Quand je « démontrais » l'art du ski français ...
Il y a exactement quarante ans aujourd'hui, que je quittait mon village natal de Montriond, tout près de Morzine, pour me rendre à Storlien, une petite station de ski cachée quelque part au nord de la Suède.
Je faisais alors partie de l'équipe de démonstration des moniteurs du ski français, et nous étions censés montrer aux Suédois la meilleure façon de faire des virages ; c'était bien sûr sans compter sur l'avènement d'Ingemar Stenmark qui fourbissait ses armes avec toute la discrétion dont il était capable, avant de devenir le meilleur skieur du monde de l'époque ...
Avons-nous créé une forte impression sur nos hôtes ? Je n'en suis pas trop certain. Le ski était-il bon ? Pas vraiment, en tout cas pas aussi bon qu'à Chamonix! La nourriture? Pas géniale, mais bon, j'étais beaucoup plus jeune et pas aussi difficile qu'aujourd'hui …
J'allais oublier, toutes ces suédoises ? Pas si bêtes les demoiselles, elles se faisaient toutes encore dorer sur les plages d'Ibiza. Pas de point sombre au tableau, alors ? Si, l'éclairage ; c'était pas brilliant en ce début de saison d'hiver avec le jour qui arrivait a 9 heure 30 et repartait avant 15 heures. C'était vraiment trop sombre pour moi !
Je faisais alors partie de l'équipe de démonstration des moniteurs du ski français, et nous étions censés montrer aux Suédois la meilleure façon de faire des virages ; c'était bien sûr sans compter sur l'avènement d'Ingemar Stenmark qui fourbissait ses armes avec toute la discrétion dont il était capable, avant de devenir le meilleur skieur du monde de l'époque ...
Avons-nous créé une forte impression sur nos hôtes ? Je n'en suis pas trop certain. Le ski était-il bon ? Pas vraiment, en tout cas pas aussi bon qu'à Chamonix! La nourriture? Pas géniale, mais bon, j'étais beaucoup plus jeune et pas aussi difficile qu'aujourd'hui …
J'allais oublier, toutes ces suédoises ? Pas si bêtes les demoiselles, elles se faisaient toutes encore dorer sur les plages d'Ibiza. Pas de point sombre au tableau, alors ? Si, l'éclairage ; c'était pas brilliant en ce début de saison d'hiver avec le jour qui arrivait a 9 heure 30 et repartait avant 15 heures. C'était vraiment trop sombre pour moi !
mercredi, décembre 05, 2012
Vérifier l'information
Je n'ai jamais autant utilisé l'Internet que ces derniers temps pour vérifier la plupart nouvelles qui attirent mon attention mais éveillent quelques soupçons. Je trouve qu'il s'agit là d'une procédure très utile. Il n'y a guère de jours qui passent sans que des rumeurs, des affirmations fantaisistes ou des mensonges nous parviennent et il faut bien filtrer tout ça !
Cela ne prends guère qu'un court pianotage sur clavier, un esprit à la fois vif et très critique ainsi qu'une technique de recherche bien rodée pour apporter un bon éclairage sur toutes ces affirmations et retirer ainsi mensonges et canulars qui foisonnent sur Internet.
Ça vaut toujours le coup de tout vérifier et on ne peut guère que remercier le gouvernement américain qui a développe ce merveilleux outil qu'est l'internet à la fin des années 60 et qui a si généreusement mit cette merveilleuse ressource à la disposition de l'humanité. Quelque chose oubliée ou ignorée par presque tous ses utilisateurs !
Cela ne prends guère qu'un court pianotage sur clavier, un esprit à la fois vif et très critique ainsi qu'une technique de recherche bien rodée pour apporter un bon éclairage sur toutes ces affirmations et retirer ainsi mensonges et canulars qui foisonnent sur Internet.
Ça vaut toujours le coup de tout vérifier et on ne peut guère que remercier le gouvernement américain qui a développe ce merveilleux outil qu'est l'internet à la fin des années 60 et qui a si généreusement mit cette merveilleuse ressource à la disposition de l'humanité. Quelque chose oubliée ou ignorée par presque tous ses utilisateurs !
mardi, décembre 04, 2012
La troisième fois sera-t-elle la bonne ?
Pour la troisième fois cette saison, Park City a reçu un nouveau manteau de neige immaculé. Ça lui va très bien et la ville enfin trouvé sa tenue de saison. J'espère de tout cœur que Park City aimera sa parure et va la garder jusqu'au printemps prochain.
Les deux premières chutes de neige étaient en fait pour rien car tout est presque parti. Avec un peu plus de neige dans les prévisions cette semaine, je suis un peu plus optimiste. C'est peut-être un vœu pieux, car cette histoire de réchauffement de la planète me tracasse beaucoup et apparait beaucoup plus grave que ce que le monde des affaires américain semble croire.
Avoir assez de neige chaque hiver commence vraiment à me procurer. Pour l'instant, j'adhère à la superstition populaire qui dit qu'après deux échecs, le troisième essai est plus susceptible de réussir. C'est vrai, un peu comme « jamais deux sans trois ! »
Les deux premières chutes de neige étaient en fait pour rien car tout est presque parti. Avec un peu plus de neige dans les prévisions cette semaine, je suis un peu plus optimiste. C'est peut-être un vœu pieux, car cette histoire de réchauffement de la planète me tracasse beaucoup et apparait beaucoup plus grave que ce que le monde des affaires américain semble croire.
Avoir assez de neige chaque hiver commence vraiment à me procurer. Pour l'instant, j'adhère à la superstition populaire qui dit qu'après deux échecs, le troisième essai est plus susceptible de réussir. C'est vrai, un peu comme « jamais deux sans trois ! »
lundi, décembre 03, 2012
Marge de supériorité
En remportant le second géant de la saison, hier à Beaver Creek, Ted Ligety, l'enfant de Park City, a illustré l'importance de maintenir un énorme « réserve » d'énergie jusqu'à la ligne d'arrivée et, ce faisant, être capable de dominer une compétition pas simplement par une combinaison de chance et de circonstances favorables, mais en restant nettement au dessus du lot.
Pour ceux qui connaissent les lieux, la partie inférieure de la piste « Birds of Prey » est raide, exigeante et sans relâche. Elle semble avoir été placée là pour saper l'énergie des compétiteurs et si vous avez regardé la course, il était clair qu'en bout du parcours, la grande majorité des coureurs n'avaient plus de « jus », d'où l'augmentation spectaculaire dans la différence de leur timing avec celui de Ligety - la nette référence du jour.
Tout ceci illustre merveilleusement que pour gagner, que ce soit en sport, en affaires ou partout ailleurs, la capacité d'emmagasiner et de conserver un élément de supériorité demeure primordiale. Si vous n'avez pas assez de « réserve, » la victoire reste aléatoire, risquée et le plus souvent dans les seules mains de la chance. C'est bien ça, gagner se produit par le biais de cette marge de supériorité et reste donc la meilleure munition pour pouvoir gravir la plus haute marche du podium.
Être « presque là, » s'avère de toute évidence toujours trop juste pour ceux d'entre nous qui ont trop souvent essayé cette formule et se termine immanquablement par une leçon d'humilité. Peu importe ce que l'on fait et à quel point on soit dans sa vie, c'est toujours essentiel de d'abord penser à établir cette « marge supplémentaire … »
Pour ceux qui connaissent les lieux, la partie inférieure de la piste « Birds of Prey » est raide, exigeante et sans relâche. Elle semble avoir été placée là pour saper l'énergie des compétiteurs et si vous avez regardé la course, il était clair qu'en bout du parcours, la grande majorité des coureurs n'avaient plus de « jus », d'où l'augmentation spectaculaire dans la différence de leur timing avec celui de Ligety - la nette référence du jour.
Tout ceci illustre merveilleusement que pour gagner, que ce soit en sport, en affaires ou partout ailleurs, la capacité d'emmagasiner et de conserver un élément de supériorité demeure primordiale. Si vous n'avez pas assez de « réserve, » la victoire reste aléatoire, risquée et le plus souvent dans les seules mains de la chance. C'est bien ça, gagner se produit par le biais de cette marge de supériorité et reste donc la meilleure munition pour pouvoir gravir la plus haute marche du podium.
Être « presque là, » s'avère de toute évidence toujours trop juste pour ceux d'entre nous qui ont trop souvent essayé cette formule et se termine immanquablement par une leçon d'humilité. Peu importe ce que l'on fait et à quel point on soit dans sa vie, c'est toujours essentiel de d'abord penser à établir cette « marge supplémentaire … »
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dimanche, décembre 02, 2012
La falaise fiscale de Grover Norquist
Le Parti républicain a fabriqué le concept de « Falaise Fiscale » car il se trouve dans impossibilité de réduire les taux d'imposition. Je peux comprendre leur dilemme ; 95 pour cent d'entre eux ont signé la promesse proposée par Grover Norquist.
Celle-ci s'oppose à l'augmentation des taux marginaux d'imposition sur revenu des particuliers et des entreprises, ainsi que des réductions nettes, ou des éliminations de déductions et de crédits sans trouver une économie correspondante dans les dépenses publiques.
Ils sont coincés par cette promesse. Obama le sait et il se peut que cette impasse ne puisse pas être résolue. Comme le propose le cinéaste-activiste Michael Moore, nous aurions peut-être intérêt à voir expirer les réductions d'impôts mises en place par Bush à leur échéance, le Décembre 31 prochain.
Le 1er Janvier, Obama pourrait alors proposer un projet de loi rétablissant ces réductions d'impôt pour 98 pour cent de la population. Il se pourrait qu'une telle approche permette aux républicains de sauver la face. Au moins, ils pourraient prétendre qu'ils n'ont pas violé leur engagement, mais qu'on leur a forcé la main. Encore un petit mois à patienter et nous verrons …
Celle-ci s'oppose à l'augmentation des taux marginaux d'imposition sur revenu des particuliers et des entreprises, ainsi que des réductions nettes, ou des éliminations de déductions et de crédits sans trouver une économie correspondante dans les dépenses publiques.
Ils sont coincés par cette promesse. Obama le sait et il se peut que cette impasse ne puisse pas être résolue. Comme le propose le cinéaste-activiste Michael Moore, nous aurions peut-être intérêt à voir expirer les réductions d'impôts mises en place par Bush à leur échéance, le Décembre 31 prochain.
Le 1er Janvier, Obama pourrait alors proposer un projet de loi rétablissant ces réductions d'impôt pour 98 pour cent de la population. Il se pourrait qu'une telle approche permette aux républicains de sauver la face. Au moins, ils pourraient prétendre qu'ils n'ont pas violé leur engagement, mais qu'on leur a forcé la main. Encore un petit mois à patienter et nous verrons …
samedi, décembre 01, 2012
Raymond, le limonadier ...
C'est bien ça, un limonadier ! Raymond Marullaz et son frère fabriquaient de la limonade et vendaient des boissons gazeuses et de la bière dans ma vallée natale de Morzine, en Haute-Savoie. Raymond était d'abord le vendeur, le plus charismatique des deux frères, et en tant que tel, un personnage bougrement sympathique.
Ma famille tenait un petit restaurant de montagne aux Lindarets et, à l'exception des vins et des spiritueux, nous achetions la quasi-totalité de nos besoins auprès des frères Marullaz. De temps en temps, nous avions donc la visite de Raymond, muni de son petit carnet de commande, qui nous demandait combien il nous faudrait de bouteilles de bière, de Coca et d'Orangina pour la prochaine livraison.
Le seul objet de cette anecdote est tout simplement qu'au moment où mes souvenirs des Lindarets commencent à s'estomper, vers 1966 je crois, notre marchand de boissons s'était offert la voiture de sport de mes rêves pour venir prendre ses commandes. Non, il ne s'agissait pas d'une Triumph ou d'une Ferrari, mais d'un magnifique coupé sport, une belle Panhard 24CT. Même si son petit moteur de 848 cc et ses 50 cv était assez anémique, cette voiture avait le pouvoir illimité de me faire rêver ...
Ma famille tenait un petit restaurant de montagne aux Lindarets et, à l'exception des vins et des spiritueux, nous achetions la quasi-totalité de nos besoins auprès des frères Marullaz. De temps en temps, nous avions donc la visite de Raymond, muni de son petit carnet de commande, qui nous demandait combien il nous faudrait de bouteilles de bière, de Coca et d'Orangina pour la prochaine livraison.
Le seul objet de cette anecdote est tout simplement qu'au moment où mes souvenirs des Lindarets commencent à s'estomper, vers 1966 je crois, notre marchand de boissons s'était offert la voiture de sport de mes rêves pour venir prendre ses commandes. Non, il ne s'agissait pas d'une Triumph ou d'une Ferrari, mais d'un magnifique coupé sport, une belle Panhard 24CT. Même si son petit moteur de 848 cc et ses 50 cv était assez anémique, cette voiture avait le pouvoir illimité de me faire rêver ...
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