mardi, août 24, 2021

Un premier tour du monde, 43e partie

Je n'avais jamais vécu dans un pays anglophone avant mon arrivée en Australie et pendant les 8 ans où j'ai appris la langue à l'école, aucun de mes professeurs n'était de langue maternelle anglaise. 

Avant l’armée j’avais déjà pris contact avec Jim McConkey, directeur de l’école de ski de Whistler pour aller y enseigner, sans diplôme, mais en donnant l’assurance que j’étais particulièrement bon en « poudreuse ». J’avais alors compris l’importance qu'aurait l’anglais sur mon futur. 

J’étais fin prêt à boucler mes valises pour la Colombie Britannique, mais le service militaire était sur mes talons et a mit le grappin sur moi. J'ai donc passé mes 16 mois d’armée de l’air, à parfaire mes connaissances dans la langue de Shakespeare, au moyen de la fameuse « Méthode Assimil », bien connue des français. 

 Une fois libéré, en Mars 1966, je me présentais avec trois copains pour aller passer le Capacitaire à La Mongie, mais un platane malencontreux allait clôturer cette belle aventure en plein milieu de la Route Nationale 113, à Gigean, près de Montpellier. 

Suite à cela, et uniquement grâce à mon anglais amélioré pendant mon service militaire je commençais un emploi avec TWA à l'aéroport de Genève comme mécanicien en aviation et je travaillais sur les 707 de cette compagnie aérienne ainsi que ceux de Pakistan Airlines en compagnie de Suisses-Allemands avec lesquels mon seul moyen de communication était l’Anglais. 

J’y restais jusqu'à l'été après que certains de mes collègues de travail m’eurent convaincu que je ferais mieux de partir enseigner le ski à Aspen, dans le Colorado. Tout cela qui m'a donné une bonne longueur d'avance lorsque j'ai commencé à enseigner le ski à des clients anglophones (principalement américains) pendant mes deux premières années de monitorat à Avoriaz. Tout cela qui m'a donné une bonne longueur d'avance lorsque j'ai commencé à enseigner le ski à des clients anglophones (principalement américains) pendant mes deux premières années de monitorat à Avoriaz. 

En route vers l'Australie sur le bateau, j'ai également eu la chance de bénéficier de cours « en immersion totale » pendant au moins 40 jours pour étudier la langue australienne, et me trouver ainsi parfaitement préparé à bien affronter la communication le premier jour où j'ai enseigné à Mt. Buller, mis à part bien sûr, un vocabulaire de ski qui lassait encore bien à désirer. 

Tout de suite j’avais remarqué que mes bâtons s’appelaient des « stocks », pas des « poles » et que la location de skis Molony’s en bas de l’école de ski était un « ski hire », pas un « ski rentals ». Depuis, bien que j’en sois maintenant à ma 45e année d'anglais américain, je dois toujours bien prêter l’oreille pour comprendre les australiens qui m’adressent la parole. 

Mais mon dieu, pourquoi parlent-ils si bizarrement ? Il y a beaucoup de théories à ce sujet. L'une est qu'en raison de l’abondance des mouches dans leur pays, les Australiens s’efforcent de parler avec la bouche aussi fermée que possible, expliquant ainsi les grognements et les mots abréviés qu’on entend aujourd'hui. 

Une autre théorie est que tous ces condamnés qu’on avait déporté la-bas, étaient ivres la plupart du temps, et ont tellement rogné leurs mots que cela a donné cette impression de bafouillement éthylique quand ils parlent. 

La version scientifique est que l'anglais australien a commencé à se séparer de l'anglais britannique et irlandais après la fondation des Nouvelle-Galles du Sud en 1788. L'anglais australien serait donc issu d'un mélange de la façon de parler des premiers colons venus des diverses régions de Grande-Bretagne et d'Irlande. 

Dans les années 1820, le nouveau dialecte était devenu tout à fait distinct du langage parlé dans le vieux monde. L'influence aborigène a aussi eu un impact sur l'australien, principalement au niveau des noms comme dingo, kangourou, boomerang, ou wallaby, qui sont également devenus internationaux. 

D'autres exemples sont le cooee et le yakka dur. Cooee exprime une idée de distance : « if he's within cooee, we'll spot him » (s'il est à cooee, on le verra). « Hard yakka » signifie travail acharné. Le mot « bung » est également d'origine autochtone, de l'anglais petit-nègre de Sydney, qui signifie « mort », et est souvent exprimé pour dire « cassé » ou « inutile ». 

De nombreuses villes ou banlieues d'Australie ont également été nommées après des mots aborigènes. L'exemple le plus connu est la capitale, Canberra, qui en langue Ngunnawal signifiait « lieu de rencontre » que l’on retrouve également dans le nom notoirement célèbre de "Kooroora" à Mt. Buller. 

Bien sûr, il y a aussi toutes ces expressions australiennes typiques, y compris « outback », qui signifie région éloignée et peu peuplée, le « bush », forêt indigène ou campagne en général, et « g'day », une forme familière de salutation. 

La liste complète est bien sûr beaucoup plus importante ; elle remplirait les pages de ce blog et utiliserait tout ce temps que nous n'avons pas … Je suis certain que ces particularités linguistiques font partie de ce nous aimons tous à propos de cette chère « 'Straya », pas vrai ? 


lundi, août 23, 2021

Un premier tour du monde, 42e partie

Il neigeait légèrement ce soir là, et mon pote Carey Petrovik m'avait suggéré, ainsi qu’à Jean-Pierre, de le rejoindre avec un groupe de ses copains de Mt. Beauty, pour aller chasser le wombat dans le bas de la vallée, en direction de la petite ville de Mansfield. 

Je ne suis pas un chasseur et la dernière fois que j'avais tenu une arme à feu, c'était il y a environ 4 ans auparavant, pendant mes classes dans l’Allier au début du service militaire. Jamais du genre à refuser ce qui semblait être une aventure et une grosse partie de rigolade, JP s’était enthousiasmé et j’avais suivis, d’autant plus que nous n’avions pas quittés Mt. Buller depuis notre arrivée. 

Nous nous sommes alors tous entassés dans ce vieux 4x4 qui ressemblait à un Range Rover, et nous sommes vite retrouvés au pied du massif. Arrivés sur place, il pleuvait assez fort, et vu la basse altitude, il n’y avait pas de neige au sol. 

Nous nous sommes ainsi retrouvés en pleine nuit, au beau milieu du « bush », les pieds dans la boue et sans rien voir du tout. Avec la pluie et la couverture nuageuse, c’était une nuit d’encre et j'avais peur que nous déchirions nos anoraks de l'école de ski dans tous ces fourrés et ce noir absolu.

En fait, je ne savais même pas ce qu’était un wombat ou même à quoi cela ressemblait. Dans l'État de Victoria, ces marsupiaux étaient considérés comme des animaux nuisibles, en particulier par les agriculteurs qui avaient de sérieux problèmes avec leurs reseaux de terriers un peu partout dans les prés, et où les tracteurs pouvaient facilement s’enfoncer si la terre cédait sous leur passage. 

Mais comme nous avait dit Carey : « Si tu tire sur un wombat, y’en a dix qui vont se battre pour occuper le terrier ! » Pendant que nous « chassions », nous avions aperçu ce qui semblait être un wallaby, JP avait dit avoir marché sur ce qui ressemblait à un ornithorynque et j'avais une trouille inavouée des serpents. 

Plus tard, un des compagnons de Carey avait déclaré avoir vu un wombat, lui avait tiré dessus, mais l'avait raté. Bien après minuit, nous sommes rentrés à Mt. Buller, complètement trempés, nos après-skis tout crottés, completement frigorifiés et bien entendu, bredouilles.

Comme le wombat avait gagné 1-0, nous avons donc ignoré la fermeture du bar à Kooroora et sommes allés directement nous coucher.

dimanche, août 22, 2021

Un premier tour du monde, 41e partie

Je me souviens que lors des championnats australiens de ski alpin en 1971 qui avaient eu lieu à Mt. Buller, en plus de mon ami Joël Gros, nous avions eu la visite d’un autre français, l'entraîneur Robert Tessa, de la station de ski des 2 Alpes. 

Gérard Bouvier s’en souvient bien : «  Il avait tracé une des deux manches du slalom sur Bull Run. Je n'ai plus en mémoire si il avait effectué une ouverture avec moi » Robert avait été retenu par la Fédération australienne de ski pour entraîner son équipe alpine, en compagnie de Ben Griff, jusqu'à la fin de la saison olympique de 1972, culminant avec les Jeux de Sapporo au Japon. 

Assez beau gars, il parlait pourtant très peu. Il semblait distant, mais était sans doute timide et modeste. C'est drôle qu'il m'ait fait une si forte impression et que je puisse encore le revoir dans mon imagination. Tessa était un très bon skieur qui était arrivé à la porte de l’Équipe de France de ski.

Marcel, m'avait dit : « Je savais qu’il avait remporté le Challenge des Moniteurs en 1969, et je pensait qu'il était venu en Australie pour promouvoir les skis Dynamic en Australie en hors-saison … » 

En fait, il était d’avantage impliqué que cela dans le milieu du ski du ski de compétition. Excellent skieur, était aussi entraîneur aux 2 Deux Alpes, sa station, où mon ami Jacques Guillaume, se souvient avoir travaillé sous sa direction. 

En effet, la famille Tessa fait partie de l’histoire de cette station de ski. Avant que le Mont de Lans, ne soit rebaptisé les 2 Alpes, Rodolphe Tessa, le père de Robert, avait construit une première auberge pour accueillir les randonneurs et les skieurs qui s'aventuraient jusqu'à ce hameau d’alpage, et où le ski alpin allait vraiment prendre son essor entre 1946 et 1955.

Plus tard, ce modeste établissement allait beaucoup évoluer et devenir ainsi un des hôtels emblématiques de la station. Robert avait également un magasin de ski à l'entrée de cette station de ski. Tout comme nous, Robert était venu enseigner le ski à Mt. Buller quelques années auparavant, et cela l’avait introduit à la branche du ski dans ce pays et facilité son emploi d’entraîneur national. 

Après son engagement avec l’équipe australienne, il était devenu l'entraîneur des hommes de l'équipe de France de ski, jusqu'à la terrible implosion de celle-ci, à Val d'Isère, en décembre 1973, date à laquelle il avait démissionné, suite au limogeage des meilleurs skieurs de l'équipe par Georges Joubert et avait été remplacé par Noël Grand. 

J'avais revu Robert Tessa lors d'une réunion des distributeurs internationaux, organisée par les fixations de ski Look aux Deux Alpes, fin juin 1977. Il était notre guide et nous avait alors emmenés depuis le sommet des 2 Alpes jusqu'à La Grave. 

Aujourd'hui, il vit à Tain l'Hermitage, une ville pittoresque sur les rives du Rhône, dans la Drome.

samedi, août 21, 2021

Un premier tour du monde, 40e partie

Il y a cinquante ans, la capacité d’accueil de Mt. Buller était encore assez limitée. Il y avait peut-être entre 1 000 et 2 000 lits, mais les skieurs ne s’y rendaient guère que pour le week-end car la durée moyenne de séjour pour la saison n'était que de 1,25 nuitées par visiteur. 

Les skieurs arrivaient pour la plupart le samedi, passaient la nuit sur place et repartaient le dimanche en direction de Melbourne qui se trouvait à un peu moins de 4 heures le route de là. Seul, un petit contingent arrivait en station le vendredi soir. Les séjours d'une semaine étaient rares. 

Aujourd'hui, la capacité d'hébergement de Mt. Buller atteindrait plus de 8 000 lits, mais la durée moyenne des séjours est toujours inférieure à 1,4 nuit, car Mt. Buller est toujours une station de ski de week-end. 

Je présume que les gens d'Australie centrale (Adelaide) et occidentale (Perth) préfèrent prendre l’avion en direction de la Nouvelle-Zélande, ou du Japon, s’il ne vont pas en Amérique du Nord ou en Europe, ou peut-être encore à Thredbo ou à Perisher !

Les hivernants qui ont les moyens d’aller une semaine au ski exigent désormais une excellente sélection de restaurants, bars, boutiques et services personnels. Sinon ils vont s'ennuyer et préfèrent alors rester à la maison. Cinquante ans plus tard, il n'y a toujours que 9 restaurants à Mt. Buller ! Ceci, bien sûr, est l’éternelle histoire de la poule et de l'œuf. 

À part l'hôtel Arlberg, qui était plutôt haut de gamme, le Kooroora beaucoup plus rustique et la Pension Grimus, typiquement autrichienne, il y avait pour la plupart que des « lodges » de construction très élémentaires appartenant à des ski-clubs ou à des particuliers vivant à Melbourne, où les skieurs pouvaient passer la nuit et, chaque week-end, s'entassaient littéralement les uns sur les autres, souvent dans des conditions assez promiscues ! 

Il y avait cependant une autre option en matière d’hôtel, et c’était l’Enzian, du nom allemand cette petite fleur alpine bleu foncé omniprésente dans les Alpes, qui se traduit par Gentiane de Koch ou Gentiana kochiana en français. Cette auberge était plutôt grande, calquée elle-aussi sur le modèle autrichien, était abordable et le reste encore aujourd’hui. 

Elle était situé dernière notre hôtel « Hilton-Wood », où nous restions, pas bien loin de Kooroora, juste à côté de la piste Chamois et à quelques enjambées du cœur du village. Cet hôtel sans prétention se targuait d’offrir une « véritable expérience montagnarde australienne » et accueillait les skieurs ou les visiteurs et leurs familles avec chaleur et convivialité. 

C'était un endroit où se retrouvaient beaucoup de jeunes de notre âge, où il se passait toujours quelque chose et où nous terminions souvent nos soirées…


vendredi, août 20, 2021

L'Amérique est moins blanche qu'avant...

Il y a environ une semaine, le bureau américain qui s’occupe du recensement a rendu public ses chiffres pour 2020. Officiellement, nous sommes environ 331 millions à vivre en Amérique, sans compter, j’imagine, entre 10 et 25 millions de sans-papiers qui hantent le pays depuis des années, mais dont le nombre est depuis des décennies estimé à exactement 11 millions. 

C’est assez remarquable de voir un chiffre aussi stable. Cependant, l'intérêt de ce dernier recensement n'est pas tellement de savoir combien nous sommes à vivre aux États-Unis, avec ou sans papiers, mais plutôt de voir ce qui se passe avec notre couleur de peau et comment celle-ci évolue. Je peux dire que cet été la mienne est plutôt bien bronzée et que j’ai l’air bien « brun ». 

Bon, trêve de plaisanterie, car la vérité est que la tendance n'est plus en faveur de la race blanche. Cette couleur de peau serai maintenant en danger. Non pas que les blancs entrent officiellement sur la liste des espèces menacées, mais ceux-ci sont en train de perdre rapidement du terrain.

C'est ce que j'avais déjà remarqué et cela confirme donc mes observations. Il y aura donc d’avantage de peaux noires, brunes et jaune en Amérique. Pour ceux d'entre nous qui le souhaitent, mais n'ont pas encore tout à fait décidé, il serai grand temps de devenir suprémaciste blanc, pendant qu’il en reste encore quelques uns. 

N'attendez donc pas encore 50 ans car cette couleur risque de très vite s'estomper et devenir minoritaire !

jeudi, août 19, 2021

Médailles olympiques par habitant ?

Pour beaucoup de gens, l’élément essentiel des Jeux Olympiques c’est le nombre de médailles que leur propre pays a pu récolter et amasser au cours des deux semaines de festivités. 

Habituellement, les pays plus grands et les plus fortunés, comme les États-Unis, récoltent le plus grand nombre de médailles, mais souvent, des pays beaucoup plus petits comme la Jamaïque ou la Nouvelle-Zélande obtiennent beaucoup plus de médailles par rapport à leur population que les États-Unis. 

C’est ainsi que je me suis toujours posee la question de savoir comment s’établirait un tel classement ? Je voulais faire le calcul moi-même, mais j'ai trouvé le site Web de Craig Nevill-Manning, un Kiwi, qui a eu la même idée mais l'a exécutée sans hésiter, et offre non seulement le décompte basé sur la population, mais aussi, sur le PIB de chaque pays 

1. Classement basé sur la population 

Ce classement montre que certains pays sont plus « productifs » que d’autres en termes de leur réservoir d’athlètes de haut niveau par rapport à leur population. 

Par exemple, la petite Nouvelle-Zélande avec moins de 5 millions d’habitants, a obtenu 20 médailles, tandis que les États-Unis, un bien plus grand pays avec plus de 330 millions de gens n’en n’a « seulement » obtenu que 113, ce qui rend les Kiwis 69 fois plus productif que le pays le plus médaillé ! 

Bien que Saint-Marin ne compte pas car cette principauté fait partie de l'Italie, les performances de la Nouvelle-Zélande et de la Jamaïque sont assez impressionnantes avec environ 250 à 330 000 personnes par médaille. Le Canada, la France, la Russie ou l'Allemagne tombent dans une tranche de population beaucoup plus élevée avec une médaille pour 1,5 à 2,3 millions. 

Les États-Unis sont nettement au-dessus de ce seuil à près de 3 millions, la Chine à 16 millions, tandis que l'Inde à près de 200 millions a du pain sur la planche ! 

2. Classement basé sur le PIB 

Ce classement indique que des pays pauvres, avec un faible PIB, comme celui de 14 milliards de dollars pour la Jamaïque, ont obtenu 9 médailles, ce qui représente 670 millions de dollars par médaille. Par contre avec les très riches, comme les 20 000 milliards de dollars de PIB pour les États-Unis, où ce riche et grand pays n'en a reçu que 113, ce qui monte la part des revenus par médaille. à 71,9 milliards de dollars, et traduit un manque d'efficacité affligeant la plupart des pays riches. 

Félicitations pour le top 20 du classement qui a montré qu'un petit PIB n'exclut pas des performances exceptionnelles. Cela s'applique également à la Nouvelle-Zélande qui aussi très bien fait à 4,34 milliards par médaille, par rapport aux autres pays riches qui suivent avec des chiffres entre 6 et 10 milliards par médaille. 

Bien sûr, cela devient bien pire avec les États-Unis, mais pas beaucoup mieux pour l'Inde qui est sauvée de justesse par l’Arabie saoudite, lanterne rouge du classement.

mercredi, août 18, 2021

Peut-on faire confiance aux talibans ?

Maintenant que Zabihullah Mujahid, le porte-parole des talibans promet que les nouveaux dirigeants d'Afghanistan vont respecter les droits des femmes, vont pardonner à ceux qui leur ont résisté et garantissent désormais un pays sûr qui n'offrira pas de refuge aux terroristes, la question logique que l’on est en droit de se poser est la suivante : 

« Pouvons-nous faire confiance à ce barbu ? » Au delà de celle-ci, cette question mérite que nous nous posions, une question beaucoup plus générale « Qui pouvons-nous croire et quel est notre niveau de confiance dans les personnes que nous côtoyons, avec lesquelles nous travaillons, vivons ou dans celles qui nous gouvernent ? » 

Pour reformuler cette question d'une manière plus précise, nous pourrions nous demander sur une échelle de zéro à cent pour cent, quel est le niveau ou le facteur de confiance que nous avons en A, B ou C ? Cela devient un exercice fascinant. 

Regardez la galerie d'images ci-dessous et pour chacun des individus représentés, donnez votre propre note. C'est vrai, je n'ai montré, ni Poutine, ni Xi, ni Bolsonaro. Je ne voulais pas vous faire perdre votre temps.

Je vous donne un coup de pouce en osant indiquer mon point de vue, pour ce qu'il vaut, alors de grâce, ne le prenez pas trop au sérieux, c'est juste un exemple. 

Quand vous aurez terminé, envoyez-moi votre vote!

Un premier tour du monde, 39e partie

Dans chaque station de ski, il y a toujours un certain plaisir à atteindre le point culminant desservit par les remontées mécaniques. 

Dans le cas de Mt. Buller, son sommet, du même nom, s’élevait à 1805 mètres d’altitude, mais la plus haute remontée, en 1971, faisant partie du réseau des Orange Lifts et consistait en un double téléski Poma à perches débrayables qui grimpait jusqu’à 1780 mètres. 

Pas si élevé qu'il aurait fallu de l'oxygène pour survivre, mais quand même assez pour les Snowy Mountains d'Australie. Une courte marche était tout ce qu'il fallait pour atteindre le point culminant. Je ne l'avais pas fait la première année, mais je crois, la seconde en 1972, en compagnie de Philippe Coutaz.

Ceci, bien sûr, était considéré comme du « hors-piste ». Là, on pouvait trouver quelques bons couloirs raides du côté sud, juste en dessous du sommet et à côté de Fanny Finish, qui rejoignaient assez facilement le départ d’un téléski qui n’était autre que la partie « retour » du téléski « Summit Access/Howqua ». 

Quand je l'avait prit en 1971, j’avais trouvé le système un peu inhabituel et il m'a fallu pas mal de temps pour me remémorer la configuration exacte des remontée sur cette partie du massif, par rapport à ce qui est représenté sur la carte des pistes 50 ans plus tard.

Donc, pour atteindre le sommet, il fallait d’abord emprunter l’autre extrémité de ce même téléski « Summit Access/Howqua », à Bourke Street, juste au niveau de l'école de ski autrichienne, et continuer jusqu’au sommet de la crête où, en lâchant sa perche, on rencontrait les skieurs venant du versant opposé, celui d’Howqua sur cette même remontée mécanique. 

Qu’ils viennent de Bourke Street ou d’Howqua, les skieurs se retrouvaient ensemble, au même niveau, au sommet du plateau, et de part et d’autre du téléski. 

Selon ce que j’ai pu lire, le téléski en question était très rapide et son câble avançait à 6,5 mètres par seconde, soient 25 km/h, ce qui en aurait fait le téléski le plus rapide d’Australie et peut-être du monde. 

Aujourd’hui toute cette partie du massif a été totalement transformée, comme le montre la carte ci-dessous.


mardi, août 17, 2021

La leçon afghane

Depuis la fin du 20e siècle, les Américains n'étaient pas la première puissance militaire qui a essayé de changer la conduite du peuple Afghan. 

Cela a commencé quand les forces soviétiques y entrées en décembre 1979. Après avoir perdu 15 000 hommes et vu leur empire s’effondrer, elles se retiraient en mai 1989. Pendant cette période, nous avons coopéré avec le Pakistan pour soutenir les moudjahidins. 

Quand nous sommes allés en Afghanistan en 2001, je comprends que nous voulions nous venger du 11 septembre, mais George W. Bush aurait dû réfléchir cinq minutes avant d'en arriver là par rapport à l’expérience désastreuse qu’avaient vécu les Soviétiques. 

Non seulement cela, à peine avait-il commencé le travail en Afghanistan, qu’il s’était laissé distraire par une invasion inutile de l'Irak et à partir de là, Obama et Trump n'ont jamais eu le courage de retirer les troupes américaines d’Afghanistan. 

Bien sûr, les Russes n'avaient absolument aucune raison de nous aider après le soutien que nous avions apportés aux moudjahidins et étaient trop heureux de vendre des armes aux talibans. 

Pendant 20 ans, nos chefs militaires n'ont jamais arrêtés de dire que les choses allaient améliorer, mais cela ne s'est jamais produit car ils n'avaient tout simplement aucune idée de la réalité du terrain, tout comme notre département d'État, et la façon dont les Afghans pensent et se comportent. 

En termes simples, nous n'avons jamais compris leur culture, leur façon de penser et d’agir. Rien qu’en cela, l'armée américaine aura été terriblement incompétente, ce qui fait craindre pour sa capacité à défendre son propre pays, mais cela c'est une toute autre histoire. 

L'essentiel est que l'Amérique n’arrive par à comprendre les cultures différentes de la sienne et lorsque cela devient une réalité flagrante, il est temps que nous nous concentrions sur notre propre pays, nettoyions ce qui ne va pas chez nous et résolvions enfin tous nos propres problèmes. 

Le rôle de l'Amérique en tant que policier du monde semble désormais terminé et Biden a eu raison de rester ferme sur sa décision.

lundi, août 16, 2021

Le Chien Électrique

Il est difficile d'arrêter le progrès et après les voitures, les vélos et les tondeuses à gazon électriques, il est maintenant temps d'étendre l’élément « électrique » à des tas d’autres situations afin de résoudre tous les problèmes qui constitueront les prochaines étapes de cette course incessante aux améliorations . 

Comme tout bon inventeur opportuniste, je me suis penché sur un problème continu et bien difficile à résoudre. Pendant trop longtemps, les chiens ont été - à mon avis - un fléau dans la vie quotidienne de nombreux Parkites - le nom donné aux habitants de Park City. 

Certains propriétaires de chiens refusent toujours de tenir leurs animaux en laisse comme ils le devraient, certains (mon voisin d'à côté, pour ne nommer personne) laissent errer les leurs en toute liberté, les plus aventureux font du vélo avec leurs chiens tenus en laisse, souvent en essayant péniblement de suivre la bicyclette. 

En plus, il y a toutes ces vieilles dames qui conduisent leurs autos en plantant leur micro-chiens sur leurs genoux, encore beaucoup trop de gens qui ne ramassent toujours pas les crottes de leur chiens, et d'autres qui ont le culot de nous dire que nous sommes des sous-humains pour ne pas en avoir un. Un cabot qui perd ses poils partout dans la maison, sent mauvais et ramène poussière et boue en rentrant à la maison. 

Pire que tout, il y cette meute de chiens « qui n'ont jamais, jamais mordu personne » et qui finissent tous un jour ou l'autre par planter leurs crocs dans une main, un mollet ou une cuisse qui ne leur avaient jamais rien fait. Ai-je mentionné les tiques ? 

Pour résoudre tous ces problèmes, je ne pouvais rien trouver de mieux que le chien électrique (CE). Plus d'émissions (lire, crottes de chien), plus d'aboiements intempestifs en pleine nuit ou à tout autre moment de la journée, plus de poils partout avec une fourrure 100% synthétique et plus d’escapades incontrôlées. 

Je m'explique, mon chien serait une version démilitarisée du chien-robot utilisé à la base aérienne de Tyndall, pour la sécurité et la surveillance de la base, située à 20 km à l'est de Panama City, en Floride (voir vidéo). 

Le CE ne mordrait jamais personne et pourrait entraîner une réduction de la prime d'assurance responsabilité civile de son maître. 

Typiquement, le CE pourrait être utilisé, comme un husky, pour tirer un traîneau sur neige, comme substitut d'un cheval en ski-joëring, ou même comme mode de propulsion d'appoint pour le vélo non motorisé, VTT, ainsi que skateboard. 

Le CE serait prêt à l’utilisation et pourrait être entièrement rechargé pendant la nuit pour une journée complète de possession canine gratifiante et sans souci. Crédit d'impôt ? Bonne question, je n'y avais pas encore songé ... 

dimanche, août 15, 2021

Samedi après-midi enflammé

Hier, vers 14 heures, je recevais un SMS de ma belle-fille avec une photo du Mont Olympus, au dessus de chez elle, à Salt Lake, en dessous ce qui semblait être un nuage. 

J'y répondit avec humour, jusqu'à ce que je remarque qu'une brume avait soudainement envahi Park City et qu’en sortant de la maison je baignais tout d’un coup dans l'odeur acre de la fumée. Elle avait raison, c'était à la fois inhabituel et sérieux ! 

L'incendie a commencé lorsque le convertisseur catalytique d’un pot l'échappement s’est mis à cracher des particules incandescentes sur l’accotement, provoquant un feu de broussailles au sud de l'autoroute I-80, près de Parleys Summit, à quelques kilomètres de Summit Park, là où commence l’agglomération de Park City.

Vers 15 h 25, le feu avait couvert environ 800 ha et se déplaçait rapidement. Plusieurs brigades du feu sont immédiatement arrivées sur place et ont commencé à combattre l'incendie aidés par un fort support aérien. À 15 h 45, il y avait 12 avions, en l'air, larguant de l'eau et des produits ignifuges sur le foyer. 


L'incendie a forcé l'évacuation de 6 à 8 000 personnes vivant dans la partie ouest de notre agglomération. 

Ceux-ci ont été hébergés au lycée de Park City et les ordres d'évacuation vont être maintenu toute la journée, et peu être vont continuer en début de semaine, pendant que les pompiers continuent de circonscrire l'incendie...

Jeux Olympiques d'hiver de 2030

Récemment, Sapporo semblait être prêt à organiser les Jeux de 2030 au Japon, avant que la pandémie de COVID-19 ne repousse les J.O. de Tokyo à cet été. Les Pyrénées-Barcelone, en Espagne, est l'autre candidat qui anticipe cette possibilité avec le CIO. 

De plus, la ville de Québec pourrait aussi entamer des discussions avec la Commission s’occupant des jeux d’hiver futurs. 

Cela laisse encore de la place pour inclure une candidature potentielle de Salt Lake City pour cette même olympiade ou celle d’après, en 2034, malgré le fait que des pourparlers pour une candidature entre notre capitale de l'Utah et le gang de Lausanne n’aient pas encore eu lieu. 

Il faut dire Salt Lake City n’a pas beaucoup de chance dans ce domaine; elle s’est déjà vue refuser les Jeux en 1932, 1972, 1976 et 1998 avant de remporter l'édition 2002. 

L’opposé est sûrement vrai, donc on ne peut pas dire que Salt Lake manque d’entraînement dans ce domaine, c'est ainsi que remettre ça pour 2030 ou 2034 n’a rien d’extraordinaire, surtout si cette candidature s’appuie sur Lindsey Vonn et Ted Ligety comme porte-paroles. 

Ce qui est intéressant est que le CIO a déjà attribué les jeux de Brisbane en 2032, mais les Jeux d’Hiver semblent à la traîne par manque de motivation et de concurrence parmi les villes candidates … 

Pour en revenir à l’Utah, avons-nous vraiment besoin, ou voulons-nous de ces jeux ? 

Les politiciens adorent ça, bien sûr, mais les gens ordinaires de Park City et de Salt Lake sont plus divisés sur la question. Nous avons déjà trop de visiteurs qui embouteillent les rues de Park City et celles des stations voisines, et n'avons sûrement pas besoin des foules que ce genre de manifestation attire. 

Il y a cependant une considération particulière qui pourrait faire pencher la balance en faveur d’un retour des J.O. Si notre gouvernement fédéral était disposé à financer un système de transports en commun ultramodernes et ultra-efficaces entre Salt Lake et ses stations avoisinantes comme Park City. 

Ce serait alors à mon point de vue beaucoup plus acceptable d’avoir les Jeux une fois de plus, si un tel coût de modernisation et d'amélioration de notre infrastructure était payé par tous les contribuables américains. 

Je sais, ce genre de manœuvre est aussi injuste que totalement irresponsable d’un point de vue fiscal, mais tellement avantageuse pour les petits gâtés de Park City !

samedi, août 14, 2021

Ma critique des J.O. de Tokyo

Contrairement à ce que j'avais annoncé précédemment, nous avons regardé beaucoup plus de télévision olympique que prévu et avons, pour la plupart, bien apprécié la plupart des sports que nous avons vu. 

Donc, qu'avons-nous regardé ? Surtout de la gymnastique, de la natation et de l'athlétisme. Bon, à la fin j'en étais pourtant pourtant fatigué, et j'aimerais offrir quelques suggestions à Thomas Bach et ses amis qui règnent en maître dans leur toute nouvelle Tour de Babel lausannoise.

D'abord les Jeux sont saturés d’épreuves, avec 339 compétitions, représentant 33 sports différents. Cinq sont des sports entièrement nouveaux (baseball/softball, skateboard, surf, escalade et karaté), tandis que d'autres voient l'inclusion de nouveaux événements dans la discipline en question. Rien n'a été abandonné depuis 2016, qui avait déjà vu le retour du golf et du rugby. 

Avec tellement de choses à voir, la plupart des gens en ont mal à la tête, tout comme c’est le cas quand ils font du shopping trop longtemps et se trouvent saturés par la pléthore d’articles qui défilent devant leur yeux. 

La prière que je fais à Monsieur Thomas Bach est la suivante : « S’il vous plaît, réduisez le nombre d'épreuves à 50 et concentrez les sur une semaine ! » Je doute que ma demande ne soit jamais satisfaite, à moins que vous et tout le monde se mettent enfin à protester que trop, c'est finalement trop. 

Si rien ne change, attendez-vous à voir, de votre vivant, l’inclusion aux Jeux Olympique d’une compétition de dégustation de hot-dogs, comme on sait les organiser en Amérique !



vendredi, août 13, 2021

Un premier tour du monde, 38e partie

La neige n'est jamais la même partout autour de la planète. La géographie et le climat locals jouent un rôle énorme dans les sensations que nous procure la neige ou la façon dont celle-ci se comporte lorsqu'on vient à son contact. 

Tout comme pour la cuisson d'un gâteau, la neige dépend de la température, de l'humidité et de divers autres ingrédients. 

Il est certain que les stations de ski australiennes à faible altitude n’étaient pas particulièrement favorisées, compte tenu de leur latitude (36-37 degrés) assez proches de l'équateur. En réalité, les vagues de froid y étaient très rares et la température avait toujours tendance à être trop élevée. 

L'humidité relative jouait également un rôle important sur la texture et la qualité de la neige. 

Les teneurs en eau de la neige dans les régions très humides, ou dans le cas de neige artificielle, peuvent être extrêmement élevées (Est des États-Unis, Japon, Australie ou Nouvelle-Zélande) ce qui fini par donner une neige super dense, alors que les teneurs en eau sont généralement extrêmement faibles (5 à 15%) dans des régions hyper-sèches comme l'Utah ou l'Iran, d’où une poudreuse ultralégère et une quasi absence de glace sur les pistes de ski.

De même, les températures affectent également la quantité d'eau dans la neige. Les basses températures garderont la neige sèche tandis que des conditions plus chaudes rapprocheront beaucoup les cristaux qui feront bloc beaucoup plus facilement.

Parce que Mt. Buller est situé à vol d’oiseau à seulement 135 km de l'océan, le temps peut y changer en un instant, et reste toujours très humide, voire carrément brumeux ou pluvieux, une réalité pour laquelle les skieurs et les moniteurs devaient être parfaitement préparés avec des lunettes qui dégoulinaient, le port de sacs poubelles ou de cirés, jusqu’aux gants en caoutchouc ...

Tout cela cependant nous donnait une neige qui s’accrochait bien aux pentes les plus raides orientées sud (le nord dans notre hémisphère), et qui pouvait permettre de bonnes conditions de ski de compétition lorsque le fond était de la partie, avec une bonne tenue de carres dans les quelques couloirs raides que l'on pouvait trouver autour du sommet de Mt. Buller, à condition qu’il ait fait suffisamment froid les jours précédents. 

Par contre, hélas, nous n'avions presque jamais de bonne poudreuse. À bien des égards, je considère le ski australien comme un petit avant-goût du sombre avenir qu’a le ski un peu partout dans le monde au moment où nous entrons sérieusement en plein réchauffement climatique et ses conséquences !

jeudi, août 12, 2021

Croyez-vous en Dieu, à Siri, Alexa ou Google ?

En quoi, en qui croyez-vous ? Où obtenez-vous les réponses à vos questions les plus importantes ? Les recevez-vous de votre Dieu, de votre mère, père, partenaire, Internet ou de votre école ? 

Selon de récents sondages, la croyance en Dieu et la fréquentation des lieux de culte continuent de diminuer à travers l’Amérique.

On pourrait se demander si toutes ces croyances glissent vers quelqu'un ou quelque chose d'autre ? Évidemment, comme pour beaucoup de gens, je trouve la réponse à beaucoup de mes questions en interrogeant Google, comme d'autres pourraient le faire grâce à Alexa ou à Siri. 

Ces sources d’information et de conseils sont-elles devenues nos nouveaux Dieux et, avec Wikipédia, nos boussoles de vérité ? Je dirais oui, car je n'accorde pas beaucoup de crédit aux théories du complot et aux mouvements de type « Q anon ». 

En vérité, nous nous tournons plus souvent vers ces outils de recherche que nous nous comptons sur nos pères, mères, amis ou chefs spirituels, si nous en avons toujours. Pas seulement au sujet de nos petits secrets, mais pour tout ce qui nous interroge. 

J'ai lu récemment que quinze pour cent de toutes les questions posées à Google sont inédites ; elles n'ont jamais été exprimées auparavant, ce qui signifie que nous ne sommes pas à la fin de notre apprentissage.

Comme Dieu ne m'a jamais parlé pendant mon sommeil ou mes heures d'éveil, je suis obligé de me fier à mon assistant vocal et lui demander : « Hé Google, qu'est-ce que je fais sur cette terre ? »

mercredi, août 11, 2021

Enfin, une solution pour Little Cottonwood Canyon ?

Ces dernières années, se rendre en auto jusqu’à Snowbird et Alta, dans le Little Cottonwood Canyon, près de Salt Lake City est devenu un véritable cauchemar, avec une route étroite sans aucune protection contre les avalanches, comme cela se fait dans les Alpes, et avec des parcs à voitures devenus trop petits dans chacune des deux stations pour un nombre de visiteurs qui ne cesse de croître. 

Des paravalanches auraient dû être mis en place au début des années 70 quand Snowbird avait été créé, mais l'État de l'Utah était trop radin pour faire cet investissement et bien trop ignorant pour comprendre l’impact que les avalanches représentaient sur l’accès à ces deux stations.

Aujourd'hui, deux solutions sont envisagées. Un service de bus amplifié avec un élargissement de la route, ou une télécabine de type 3S, avec 32 passagers par cabine. 

L'option bus serait la plus rapide, amenant les usagers jusqu’aux stations en 37 minutes environ, y compris temps de stationnement et de marche jusqu'à l'arrêt de bus. Les bus prendraient les passagers toutes les cinq minutes, mais pourraient être ralentis par des conditions météorologiques toujours variables pendant l’hiver. 

L'option nécessiterait également d'élargir la route sur tout le long du canyon, de construire enfin des paravalanches et de faire payer un péage lors les heures de pointe à ceux qui veulent se rendre au sommet en voiture. 

D'un autre côté, la télécabine offrirait une durée de trajet toujours régulière - un peu moins d'une heure entre l’aire de stationnement et l’arrivée au pied des pistes - et quitterait la station de départ toutes les deux minutes. 

Bien qu'elle ait un impact visuel plus important sur les montagnes, la télécabine aurait un moindre impact sur les réserves d’eau potable, la faune et la pratique de l'escalade dans le canyon. Sur 30 ans, les deux options coûteraient à peu près autant, soit un demi milliard de dollars. 

Toutes deux nécessiteraient également la construction de deux parkings de proximité, pour accueillir les automobilistes. 

Ma préférence irait en faveur de la télécabine, malgré sa visibilité qui ne manquerait pas d’affecter la beauté naturelle du site. 

mardi, août 10, 2021

Une virée au Parc Olympique

Le parc olympique de l'Utah a été construit pour les Jeux olympiques d'hiver de 2002, et est situé à 11 km de chez nous, à Park City. Pendant les jeux, il a servi aux épreuves de bobsleigh, skeleton, luge, saut à ski et combiné nordique. 

L'État de l'Utah met tout en œuvre pour générer activité et revenus avec cette infrastructure qui, trop souvent, devient cet éléphant blanc qui coûte une fortune une fois les jeux terminés. À lui seul, le parc à coûté 75 millions de dollars ! 

Il sert toujours de centre d'entraînement pour le développement de nos athlètes, ainsi que pour distraire les visiteurs. 

Les autres installations, en plus des tremplins de ski et de la piste de bobsleigh, situés sur le site, comprennent le musée du ski d'Alf Engen et le musée des Jeux olympiques d'hiver de Salt Lake 2002, un pavillon d’accueil qui sert de restaurant, une pataugeoire d'entraînement pour le freestyle d'été, des ziplines et autres activités ludiques.

Le 31 juillet dernier, nous sommes allés voir les championnats américains de saut à ski 2022 sur le grand tremplin de 120-134 m, et avons bien apprécié le peu de temps pendant lequel nous avons observé la compétition. 

À dire vrai, je n'étais jamais allé voir des sauts de ski nordiques, et j’ai trouvé que cela valait le déplacement. C'était très intéressant, et l'an prochain, si je suis toujours en forme, je devrais me faire inscrire pour sauter sur ce beau tremplin !

lundi, août 09, 2021

Retour à mon église préférée

L'année dernière, j'avais expliqué dans ce blog ce qu'était « Notre Dame des Terres » ou en anglais « The Church of Dirt » à Park City et, à quelques reprises, j'ai eu l'occasion de passer à coté en faisant de la randonnée cette saison.

L'église est toujours « debout » comme on pourrait le dire, mais devient de plus en plus populaire et traite un impressionnant volume de mariage. 

Pendant toute la pandémie, elle a continué à offrir une alternative populaire aux mariages en salle quand les rassemblements étaient limités et qu'il était conseillé aux gens d’observer une certaine distance entre eux, mais c'est fait plus que cela; 

Elle est devenue l’endroit abordable pour se marier dans une région envahi par les gens riches et fameux et où les prix de l'immobilier sont devenus totalement surréels. 

Comme par le passé, il n'y a toujours pas de moyen officiel de faire une réservation ; tout est fondé sur la confiance. Les couples écrivent leur nom dans un agenda et laissent une pierre ou un morceau de bois revendiquant une date et une heure pour le jour de leur marriage. 

Interviewée par la station de radio de Park City, Cassie Crook qui s'est mariée à la Church of Dirt, a déclaré qu'elle était attirée par l'endroit en raison de ses vues. "En plus, c’était vraiment cool d'économiser de l'argent ainsi", a-t-elle déclaré. "C’était parfait pour nous ; nous avions des belles vues de montagnes pour un prix qui n’avait rien à voir avec ce que l’on doit payer en station. Comme partout ailleurs, Deer Valley nous aurait probablement demandé 12 000 dollars rien que pour l’emplacement. Donc c'est l'une de ces situations où vous avez les mêmes vues, mais juste sans certaines des facilités qu’aurait offerte la station. » 

La radio a mentionné que les prix des emplacements pour se marier à Deer Valley variaient énormément, avec l'option la plus abordable qui commence à 6 000 dollars pour organiser la cérémonie à Cushings Cabin.

Alors voilà : un lieu de mariage qui ne coûte rien du tout, juste à côté de maisons valant toutes plusieurs millions de dollars. 

Rien ne capture aussi bien les contrastes et les contradictions que cet énorme écart de richesse qui continue de se creuser dans notre bon vieux Park City !

dimanche, août 08, 2021

Un premier tour du monde, 37e partie

Un des mes endroit préférés pour skier, sur le réseau des Blue Lifts, était Bull Run, une remontée orientée plein sud avec de la neige de bonne qualité quand il y en avait assez, desservant une grande combe qui se terminait en forme d'entonnoir, avec une dénivellation d'environ 240 mètres, et comportant une variété de belles pistes comme Wood, Funnel, Plug Hole, Sun Valley (ma préférée) et les pistes de « descente » pour dames et messieurs. 

Parce que ce téléski à archets offrait le meilleur dénivelé parmi les remontées bleues ou oranges, il pouvait s’y organiser des compétitions alpines agrées par la FIS (slalom et slalom géant) et accueillir quelques équipes européennes en quête d'améliorer leur classement FIS tout en s'entraînant pendant leur pause estivale. 

Gérard s'en souvient bien, car il s'occupait de l’organisation de ces compétitions qui tombaient généralement en août. « Le Slalom avait eu lieu, » se souvient-il, « mais le GS avait été annulé. Il avait plu et le fond était cassant et pas suffisamment ferme pour donner le feu vert à la course ; l'équipe autrichienne avait continué à s'y entraîner… » 

Quand la neige était devenue plus dure après un coup de froid, le ski pouvait être à la fois rapide et excellent sur toute la zone, en particulier sur Sun Valley ! 

Gérard se régale à se rappeler aussi d'une demi-journée passée en compagnie de Macolm Milne, le descendeur australien, alors qu’il s’entraînait en slalom géant sur Bull Run juste avant la saison Olympique de 1972. 

N’oublions pas qu’en décembre 1969 à Val-d'Isère, Milne est devenu le premier skieur australien à remporter une épreuve de Coupe du monde. Deux mois plus tard, il s’emparait de la médaille de bronze aux championnats du monde de descente de Val Gardena… Pas mal pour un Australien ! 

Aujourd'hui, le téléski Dopplemayr qui existait en 1971 a été remplacé en 1984 par un télésiège quatre place à pince fixe du même fabricant.


samedi, août 07, 2021

Existe-t-il de la fumée sans feu ?

Ce vendredi, Park City s’est soudainement trouvée envahi par la fumée alors que nous terminions notre promenade matinale. 

D'abord, nous étions très inquiets et pensions que cette fumée épaisse qui étouffait notre quartier était le résultat d’un incendie local, mais en fait, elle provenait d'incendies brûlant à des centaines de kilomètres de là, dans l'Oregon et le nord de la Californie.

Alors qu’un vent froid et fort traversant l'ouest soufflait, il a aussi entraîné la fumée de ces incendies de forêt sur le nord de l’Utah et sur notre petite ville et cela pourraient durer tout ce samedi. 

Selon IQAir, qui suit en temps réel la qualité de l'air dans le monde entier, Salt Lake City a eu vendredi la pire qualité d'air au monde, battant Dubaï aux Émirats Arabes Unis et Kaboul, en Afghanistan. 

Encore un record douteux à retenir si, en attendant, on peut survivre en restant à l'intérieur jusqu'à ce que tout cet air vicié parte ailleurs !

Le livre de Bill Gates sur le climat

Juste avant que ne se manifestent ses problèmes conjugaux, Bill Gates avait présenté son livre "Comment éviter une catastrophe climatique" dans les différentes émissions de radio et de télévision américaines. 

Cet essai aurait probablement eu plus de succès si la nouvelle de sa séparation maritale n'avait pas assombri et asphyxié son lancement. Comme le contenu semblait à la fois intriguant et intéressant, j'avais tout de suite décidé de le lire, ce qui est maintenant chose faite. 

Dans cet ouvrage, Gates explique très bien ce qui se passe avec les gaz à effet de serre et présente des arguments assez solides pour les éliminer complètement d'ici à 2050. 

Pourtant, comme le reste des soi-disant experts dans ce domaine, il ignore totalement la véritable cause de tous les maux qui sont à l'origine de la pollution et du réchauffement climatique, à savoir la surpopulation. 

C'est un homme d'affaires qui écrit et croit qu’une grande population est nécessaire pour maintenir la vitalité de l'économie, peut importe l’impact que pourrait avoir une influence plus qualitative sur celle-ci.

Il compte également sur les gouvernements pour prendre l'initiative de mettre en œuvre les politiques qu'il préconise. Bonne chance avec ça. 

En résumé, une information très exhaustive sur le sujet, beaucoup de bonnes intentions pour s'attaquer au problème, mais un déni systématique de ce qui détruit notre planète : Une foule croissante de gens qui n’en finissent pas de l’envahir et de l’étouffer !

vendredi, août 06, 2021

Allons au ballet !

Depuis que nous vivons dans l'Utah, nous sommes au courant de l’existence de Ballet West, la célèbre compagnie de ballet de Salt Lake City fondée en 1963 et qui se produit au Capitol Theatre. 

Aujourd'hui, celle-ci se classe 11e parmi les 50 meilleures compagnies de ballet aux États-Unis, mais nous n'avions jamais vu de représentation jusqu'à hier soir, car nous avons toujours pensé que ce genre de divertissement sentait un peu le moisi et la poussière. 

En plus, descendre jusqu'à Salt Lake en auto et rentrer à la maison tard, après le spectacle, n'est pas quelque chose que nous adorons faire. 

Hier soir, cependant, les circonstances étaient différentes ; Ballet West est venu se produire à Park City, à 24 minutes à pied de chez nous, alors nous y sommes allés et nous avons passé une merveilleuse soirée. 

Nous avons vu trois pièces : 

The thing with feathers, chorégraphié par Emily Adams sur une musique de Katy Jarzebowski, The solo year, chorégraphié par Matthew Neenan sur une musique de Pietro Locatelli et enfin, Piece of my heart, chorégraphié par Nicolo Fonte sur les chansons de Janis Joplin. 

En fait, nous avons tellement apprécié le spectacle que nous allons y retourner la prochaine fois que Ballet West sera en ville !

La légende de Zerno ou Jhérnoz

Pour faire suite au blog d'hier, je vais vous présenter aujourd'hui la légende d'un des premiers habitants de ma vallée natale, connu sous le nom de Zerno ou Jhérnoz, mais pour nous faciliter la tâche à tous, nous l'appellerons Zerno. 

Cet homme est antérieur à l'établissement de la religion catholique dans la vallée alpine de Morzine qui était alors très isolée, et aux premiers moines qui ont établi l'abbaye d'Aulph, à 8 km en aval de Morzine. L'abbaye avait été fondée à la fin du XIe siècle par des moines de l'abbaye de Molesme en Bourgogne, dont l'éventuel second abbé d'Aulph, Guarinus de Sitten, allait plus tard devenir saint Guérin. 

Le nom de l'abbaye tire son origine du mot latin alpibus qui signifie « alpages » et qui donnera plus tard son nom au village de St Jean d'Aulps. À son arrivée, l'abbé chercha les éventuels habitants déjà etablis dans le fond de la vallee et identifia trois groupes distincts. 

L'un d'eux, le Zerno, habitait du coté d'Avoriaz, la station de ski bien connue qui domine Morzine, Un autre, Grou Braichard, habitait la vallée de la Manche, et un groupe de trois femmes appelées Dreffena, résidaient autour de ce qui est aujourd'hui le massif skiable de Nyon. 

Une fois installé, l'abbé les convoqua tous car il voulait bien les avoir et les tenir sous son contrôle. Alors que tous les autres avait répondu à l’appel de l’Abbaye, le Zerno n'avait aucune envie de rencontrer l'abbé. Il fallu donc que ce dernier insiste et qu’à force d’être harcelé par l'abbaye, et aussi par curiosité naturelle, il finisse par s’y présenter. 

Là, dans une démonstration de mise en scène bien préparée et quasiment hollywoodienne, le Zerno avait nonchalamment jeté son manteau en peau de loup sur le rayon de soleil qui entrait dans la pièce obscure. À la surprise de tous, y compris de l'abbé, la peau de bête resta en suspension autour du rayon solaire. 

De toute évidence, le Zarno en savait long sur la domestication des photons ! Certain auraient pu penser que c’était un sorcier. Moi, je crois simplement qu’il avait sauté dans une machine à traverser le temps, et en avait profité pour faire quelques semestres d’études au Massachusetts Institute of Technology en 2065 pour étudier la transformation de photons en matériaux d’éclairage solides ! 

C'est alors qu'il se mit à marcher, faisant trois pas en avant et trois pas en arrière. Face à cette tournure d’événements plutôt inhabituelle et au comportement unique du Zerno, l'abbé pensa qu’il était tombé sur un « os » et le laissa partir en paix. 

Mon point de vue personnel est que le Zerno était à la fois un frondeur et un sceptique débordant de bon sens. En suspendant son manteau aux rayons du soleil, il voulait indiquer que ce dernier brillait également pour tout le monde et les moines, qui croyaient être les nouveaux maîtres de la vallée, n'avaient pas le droit de chasser ou de contrôler ceux qui s’y trouvaient déjà. 

Les trois pas en avant et en arrière auraient pu indiquer que le Zerno n'était pas un gros bonnet, qu'il n'avait pas l'intention de défier l'autorité de l'abbé, mais qu'il n'avait nullement besoin de sa religion, voulait vivre librement, au jour le jour, à sa guise, en suivant le flux naturel de prospérité et d'adversité, et qu'en fin de compte, il ne gagnerait pas plus de terrain qu’il n’en perdrait. 

On pourrait appeler cela un esprit indépendant, iconoclaste et libre-penseur, bien avant l'heure. Ce type m’a séduit instantanément. Certes, il s’avère vrai que des légendes similaires existent aussi dans d'autres régions de France et sont là sans doute pour démontrer que certains individus n'avait nul besoin de la chrétienté pour surmonter les peurs que pouvaient susciter leur environnement et leur propre condition humaine.

Aujourd'hui, Jean-Christophe Richard, un artiste local, est également tombé sous le charme du Zerno. Il veut honorer ce personnage en lui érigeant une statue de grande taille, haute de 3,5 mètres, quelque part sur la station de ski d'Avoriaz, le lieu où Zerno habitait.

Pour y parvenir et mener son projet à terme, il lui faut maintenant trouver quelque 40 000 euros. Si quelqu'un est prêt à financer une portion ou l'intégralité des travaux nécessaires, qu’il contacte Jean-Christophe sur son site.

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jeudi, août 05, 2021

Des souris et des hommes

Ou plutôt « Des rats et des hommes », si je ne veux pas usurper le titre du fameux livre de John Steinbeck afin d’évoquer une singularité culturelle de Morzine, cette petite ville de montagne, touchant mon village natal de Montriond, en Haute-Savoie, où j'ai grandi. 

À cette époque, la religion était farouchement ancrée dans la culture locale, avec un mélange de superstition et de sorcellerie, bien avant que cette vallée, autrefois inaccessible, ne soit évangélisée par les moines de Saint Jean d’Aulps. 

Morzine avait déjà du faire face un groupe de femmes possédées et hystériques qui avait rendu la commune tristement célèbre et devait aussi lutter avec deux factions distinctes et opposées, les rats rouges et les rats blancs. Encore une fois, Morzine était blottie au fond d’une vallée difficilement accessible et bloquée par la ligne de crêtes définissant la frontière suisse. 

La rivière Dranse traversait Morzine, avec sur sa rive droite, la mairie, l'église et le domaine skiable d'Avoriaz, et sur sa rive gauche où se situent La Crusaz, sa nouvelle place principale, et les domaines skiables de Nyon et du Pleney. 

Les habitants de la rive droite étant appelés « les rats blancs » et ceux de la rive gauche « les rats rouges ». 

Les "rats blancs" avaient la réputation d'être extrêmement religieux, assez conservateurs, mais aussi selon certains, un peu sournois et obsédés par les affaires et les profits, tandis que les "rats rouges" étaient plutôt des paysans beaucoup moins hypocrites et plus progressistes. 

Les deux clans se disputaient de façon quasi-permanente et les mariages entre rats blancs et rats rouges étaient assez rares, voire impensables. 

Aujourd'hui, sous « l'occupation britannique », les choses se sont un peu adoucies, mais il n'est pas inhabituel que quelqu'un blâme un rat d'une certaine couleur pour quelque chose qui déplait ou qui est contraire à l'éthique communautaire. 

Comme je n’y vois encore pas très clairement à travers ce sujet épineux, j'envisage d’intensifier mes recherches et quand j’en saurai plus, je vous fournirai une explication plus élaborée de cette longue querelle entre ces « rongeurs » blancs et rouges !

mercredi, août 04, 2021

Un premier tour du monde, 36e partie

La pension Grimus a été construite par Hans Grimus, vers 1969, juste avant que nous soyons arrivés à Mt. Buller. Cela dit, je pense ne jamais y avoir mis les pieds ...

Initialement, cette Pension, de style tyrolien, était destinée à n'être qu'une chambre d'hôtes, mais lorsqu'il y ajouta un restaurant, la société Orange Lifts avait demandé à Grimus de mettre le tout à sa disposition pour héberger ses 17 moniteurs de ski et leur fournir petit-déjeuner, déjeuner et diner. Autrement dit, la pension complète, d'où le nom de « Pension Grimus ». 

Mais bien au-delà de cet établissement, l'histoire de Hans Grimus est assez unique et mérite d'être racontée. Il avait émigré d'Autriche vers l’Australie en 1960 et était arrivé à Mt. Buller en 1961 après avoir travaillé comme menuisier à Melbourne, car c’était un bon joueur de foot et l’artisan qui l’avait embauché l’avait fait sous réserve qu’il joue dans son équipe. 

Après cela, il avait travaillé pour le projet hydroélectrique des Snowy Mountains. Au début, le projet était centré sur des besoins d’irrigation, mais assez vite il allait s’orienter sur la production hydroélectrique. L’idée était alors de collecter l'eau de l'est du Great Dividing Range et de la détourner vers les systèmes fluviaux de l'ouest, à travers les Snowy Mountains, afin de créer un approvisionnement en eau fiable pour l’agriculture, et bien entendu de produire de l'électricité. 

C'est en travaillant sur ce projet, qui était en fait assez dangereux, que Hans Grimus avait découvert Mt. Buller et son activité de ski qui venait de démarrer. 

Il s'y était intéressé et avait décidé de rester sur place pour y trouver un emploi.

Peu expérimenté en ski (ce qui peut sembler étrange pour un Autrichien), il avait soit-disant « réussi à rester debout en effectuant sa première descente de Fédération » et, ainsi, obtenu un emploi d’employé de remontées mécaniques pour Ernest Forras, le propriétaire de Kooroora. 

En continuant à travailler pour Ski Lifts Mt Buller (plus tard rebaptisé Orange Lifts), il est graduellement monté en grade et en devenu le directeur. Hans et son chien Kaptan étaient inséparables et tous deux étaient emblématiques de la station, surtout après que Kaptan se mette au ski !


Hans avait une personnalité charismatique et débordante qui était devenue incontournable. Il était aimé par toute la communauté et respecté dans la branche ski et dans celle du tourisme. C’était un hôte exemplaire, un homme d'affaires doué et, chaque fois que occasion se présentait, un bon vivant ! 

Malheureusement, Hans devait décéder en septembre 2018 à l'âge de 78 ans.

mardi, août 03, 2021

Un premier tour du monde, 35e partie

À part Ernesto, l'ami de Gérard, les visiteurs français de notre École de Ski étaient peu nombreux, sauf ce jour-là où Joël Gros de Faverges, est venu nous rendre visite à Mt. Buller. 

Tout comme nous, il avait décroché un poste de moniteur de ski, tout près de chez nous, à Mt. Buffalo, une toute petite station de ski avec un seul téléski à perches, offrant environ 150 mètres de dénivelé. 

Son propriétaire-exploitant, un mec un peu excentrique, du nom d'Ollie Polasek, était déçu que Joël ne sache pas jouer de l'accordéon et ne sache pas non plus préparer « l'appfelstrudel ». Pour compenser cela, notre collègue devait enseigner à des tas de skieurs débutants en compagnie d’un moniteur suisse. 

Fin juillet, il était passé nous voir à Mt. Buller à l’occasion d’une course de slalom géant ; je me souvient encore qu’il avait les cheveux coupés très court et c'est ainsi que nous nous sommes rencontrés. 

À l’époque, il voulait se libérer du joug de Polasek. C’est à ce moment-là, qu’il a été contacté par un certain Siegfried (Sigi) Haberzettl, directeur de l'école de ski de Falls Creek et où il avait enseigné le ski jusqu'à la fin de la saison. 

Là, il avait rencontré deux autres moniteurs français, Jean Barbier et Daniel Trésanini, qui travaillaient avec une dizaine d’Autrichiens et qui avaient tous deux fait une saison à Mt. Buller l'année précédente sous les directions successives de Claude Gaudin et d'Alexis Saudan. 

En se remémorant ce bon vieux temps, Joël a ajouté : « Parmi les employés de la station, se trouvaient deux 'Jane Smith', c'est donc comme ça qu’au début du mois d’août 71, j'ai rencontré mon épouse actuelle… » 

 ​Ce qui est encore plus remarquable, c'est que j’allais retrouver deux d’entre-eux, Jean Barbier et Joël Gros quand j'ai commencé ma carrière auprès des fixations de ski Look, juste trois ans plus tard, à Nevers. 

Au cours des décennies suivantes, nous allions régulièrement continuer de nous côtoyer aux États-Unis et en Europe, grâce à nos activités respectives dans la branche du ski … Le monde est en effet bien petit !

lundi, août 02, 2021

Un premier tour du monde, 34e partie

Les communications avec la France étaient rares et limitées lorsque nous étions en Australie. Même si nous n'aurions jamais osé l'utiliser, le téléphone nous aurait coûté une fortune que nous n'avions pas, ou en tout cas un tas d’argent dont nous n'étions pas disposés de dépenser. 

Bon, il y aurait peut-être eu la possibilité de télégrammes en cas d'urgence et bien sûr il restait le courrier par avion. C’est justement là que nous avions découvert un moyen encore bien moins cher qu'une carte postale ou une lettre par avion, et c'était le bon vieux aérogramme. 

Ce genre de missive était un feuille de papier tout mince, pliable et gommé, qui servait à écrire un texte assez long, dans laquelle la lettre et l'enveloppe ne faisaient qu'un et que l’on expédiait par avion. Pas question d’y inclure quoi que ce soit, c’était interdit et aurait donné lieu à un tarif surtaxé. 

Je ne me souviens pas combien coûtait ce genre de lettre, mais c'était très bon marché par rapport aux lettres ou aux cartes postales. 

Gérard se souvient qu'il n'a jamais rien reçu en provenance de la France, et met cela sur le compte des essais nucléaires controversés qui avaient justement lieu en Polynésie française, auxquels s’opposaient les autorités australiennes et qui auraient pu entraîner un arrêt ou un ralentissement de la correspondance en provenance de ce pays. 

Je me souviens cependant que nous pourrions cependant envoyer du courrier vers la France que ce soit des cartes postales, du courrier ordinaire, et bien sûr des aérogrammes que nos familles et amis avaient enfin découvert grâce à nous !

dimanche, août 01, 2021

Connaissez-vous la « Rocky Mountain Beeplant » ?

Cela fait quelques semaines que j'ais remarqué une fleur que je pensais n'avoir jamais vue auparavant, que l’on appele la « Rocky Mountain Beeplant » (Cleome serrulata). En France, les botanistes l'appelent « Plante à abeilles des montagnes Rocheuses. »

D'après ce que j'ai appris après l'avoir identifiée avec mon application "Plantnet", celle-ci atteint 150 cm de haut, avec des feuilles disposées en spirale. Les fleurs sont pourpre-rougeâtre, roses ou blanches, avec quatre pétales et six longues étamines. 

La floraison dure longtemps car elle commence au bas de la tige et continue en remontant. La plante attire de nombreuses espèces d'insectes, en particulier les abeilles, ce qui aide à la pollinisation des plantes voisines. 

On trouve cette plante dans l’ouest, au sud du Canada et entre l'ouest et le centre des États-Unis. La plante a souvent été utilisée pour l'alimentation, la fabrication des colorants de peinture et comme traitement médicinal. 

J'adore ce genre de fleurs et je vais essayer d'en planter dans notre jardin !

Gardez bien vos trophées à la maison !

Au fil des années, Ted Ligety, notre champion local, avait laissé tous les trophées de course qu'il avait reçus en Europe entre les « bonnes mains » de la fabrique de skis Head, qui j'en suis certain, était fière de les présenter dans le hall d’entrée de leur usine de Kennelbach en Autriche. 

Sa carrière de coureur terminée, il fut alors logique que Ted rapatrie ses souvenirs sportifs, mais le gars ou la fille qui a emballé toute sa collection de trophées, pensait qu'il ne s'agissait là que de vulgaires skis et les a si mal emballés que lorsqu'ils sont arrivés à Park City, seulement 40 % des pièces ont survécu le voyage en un seul morceau. 

« Inutile de dire que les trophées de cristal de Kranjska Gora et d’Alta Badia n’ont pas fait un très bon voyage », a écrit Ligety sur son compte Instagram. 

Comment réparer une telle casse? Recoller tout cela au moyen d’une colle du type « Crazy Glue », ou mieux encore, demandez à Johan Eliasch, PDG de Head de recoller tout ça lui-même. 

Une meilleure idée pourrait être de demander au milliardaire suédois de commander des trophées de rechange pour remplacer ceux qui sont cassées, aux différentes stations de ski qui les avaient données à Ligety. 

Maintenant qu'Eliash est également le nouveau patron de la FIS, il devrait être suffisamment influent pour obtenir ce genre d’objet pour son ancien champion !