vendredi, janvier 31, 2020

Premier hiver à Avoriaz

Tout au long de cet hiver fabuleux, l'apprentissage aura été l’élément essentiel. Apprendre à skier en toutes neiges et tous terrains, apprendre à sauter des rochers, à mal tomber, à se blesser et à réparer les dégâts, apprendre à enseigner et à utiliser mon vocabulaire anglais bien limité et assez grossier avec toutes sortes de skieurs , apprendre à devenir un skieur de slalom plus rapide et plus régulier, apprendre à m'amuser et enfin « vivre le rêve » qui m’a si longtemps habité !

Ski et mauvais temps

Pour un skieur passionné et dans la plupart du temps, le temps qu’il fait n’a que très peu d’effet sur la qualité d’une sortie a ski.

Il faudrait un épouvantable blizzard et des vents tempétueux, ou encore une trombe d’eau tropicale et une explosion nucléaire pour gâcher n'importe quelle journée de ski.
La plupart du temps, le ski est toujours bon, qu’il y du soleil ou pas du tout, du froid ou du chaud et le plus souvent, il y a toujours une bonne surprise au bout du compte pour le skieur aventureux ou optimiste.

Visibilité réduite? Skiez en foret. Il semble qu’il y ai toujours une bonne réponse à chaque situation.

Les journées enneigées avec un soleil filtrant à peine, à travers le manteau nuageux offrent par exemple la meilleure expérience que l'on puisse avoir ; une visibilité surréaliste avec une qualité de neige parfaite.

Ce qui est vrai, du moins selon mon expérience accumulée, c'est que, dans la majorité des cas, chaque sortie à ski fini toujours par être bien meilleure que prévue.

Enfin, ce qui est certain, c'est que lorsque le temps est déjà mauvais, il ne peut guère que s’améliorer, alors qu’avons-nous à perdre?

jeudi, janvier 30, 2020

Le vieil homme et le ski

Ces jours, quand je skie, je pense parfois au livre d’Hemingway "Le vieil homme et la mer", et j'essaie d'imaginer un parallèle entre moi, mes skis et le vieux pêcheur et son bateau.

Je pense aux exploits auxquels je pourrais encore prétendre sur mes skis, mais la comparaison s’arrête vite. Il n'y a ni marlin malins, ni requins affamés sur nos pistes pour m'occuper ou m'inquiéter.

Il y a juste une neige qui change son apparence et son humeur, jour après jour. Ce qui est vrai cependant, c'est que ma force musculaire qui s’en va est en quelque sorte relayée par plus de six décennies d'expérience qui m'amènent encore là où je veux et dans le style qui me convient.

Donc pour l'œil pas trop critique, je semble en faire beaucoup avec très peu de moyens. Ça, je pense, c’est l'art de vieillir.

mercredi, janvier 29, 2020

Où est mon âme ?

Je fais partie de ces renégats qui croient que l'âme et l'esprit sont une seule et même chose.

Ce n'est bien sûr pas ce que pensent les gens religieux ; ceux-ci prétendent que la différence entre l'âme et l'esprit chez l'homme est que l'âme est au centre des sens, des désirs, des affections et des appétits. De son coté, l'esprit, est ce qui nous lie, ou refuse de nous connecter à Dieu.

Comme on pourrait s'y attendre, le consensus scientifique est que l’âme n’existe pas. La plupart des scientifiques pensent que l'esprit est une machine complexe qui fonctionne selon les mêmes lois physiques que tous les autres éléments de l'univers.

Quant à moi, je crois fermement que l'esprit et l'âme sont la seule et même chose.

Dès le départ, notre esprit est préchargé avec un logiciel de base qui inclut par exemple la peur des serpents, l'instinct de combat ou de fuite, et que l'éducation ainsi que l'expérience de vie fonctionnent exactement comme des logiciels supplémentaires fournis par des applications ou l'intelligence artificielle, ce qui fait de nous les individus à part entière qui nous sommes.

mardi, janvier 28, 2020

Trop grand, Park City Mountain ?

J'ai toujours été le premier à me plaindre des télésièges aussi vieux que lents de Park City.

Pourtant, lorsque Vail Resorts a acheté Park City Mountain en 2014, il s'est offert un énorme massif avec beaucoup de remontées mécaniques et un énorme domaine skiable, mais ne se rendait probablement pas compte que bon nombre de ses remontées mécaniques étaient vieilles (pinces fixes) et devraient être éventuellement remplacées.
Par comparaison, Whistler-Blackcomb au Canada ne compte que 37 remontées mécaniques qui accueillent plus de 2 millions de journées-skieurs,

Vail n'en a que 31 pour 1,8 million et Park City en un grand total de 42 pour seulement 1,5 million de journées-skieurs.

Les remontées mécaniques sont encore loin d’être autonomes, donc il leur faut beaucoup d’employés et toujours autant d’entretien.

Disons que Park City n’est pas aussi efficace, et certainement beaucoup plus coûteux pour Vail Resorts à exploiter, entretenir et retaper, donc ne soyons pas trop surpris d'avoir à supporter pendant longtemps, autant de vieux télésièges à faible capacité et beaucoup trop lents.

Nous devons simplement rester très patients sur tous les fronts !

lundi, janvier 27, 2020

Pourquoi ma prochaine voiture sera électrique ?

J'aime ma planète, je détesterais la voir devenir inhospitalière pour l’homme et je suis également convaincu que l'utilisation de combustibles fossiles par quelque 7,7 milliards d'humains y tue la vie telle qu’on la connaît.

Je n'aime pas non plus les religions organisées et encore moins les extrémistes religieux comme les musulmans salafistes Saoudiens.

Cette forme d'islam sunnite a ses racines dans le mouvement wahhabite du XVIIIe siècle, originaire d'Arabie saoudite, dont le plus bel exemple n'est autre que Mohammad bin Salman, dit MBS.

Ce type, non content de découper Jamal Khashoggi en petits morceaux ou de pirater le téléphone de Jeff Bezos, a également répandu ses enseignements et vues religieuses dans le monde entier et cependant, semble intouchable.

Je ne mentionne même pas les 19 Saoudiens qui ont perpétré l'attaque du 11 septembre. MBS est la principale raison pour laquelle ma prochaine voiture sera électrique.

dimanche, janvier 26, 2020

Festival à faible dosage ...

Dans le passé, nous étions très impliqués et passionnés par le festival du film de Sundance, mais ces dernières années, notre intérêt a chuté et si tout se déroule comme prévu, nous ne verrons peut-être que deux films pendant les dix jours que dure cette manifestation.
Samedi, nous avons vu « Vivos » l'histoire de ces étudiants mexicains qui avaient étés brutalement attaqués par la police en septembre 2014. Six personnes avaient été tuées et 43 étudiants avaient été enlevés sans que l’on sache ce qu’il est advenu de ceux-ci.

Un bon film - quoique un peu trop long - par l'artiste et cinéaste de renom Ai Weiwei, « Vivos » adopte un style lyrique et unique pour raconter cette tragédie qui humanise chaque victime et affirme que les disparus sont toujours « vivos » (vivants) …

samedi, janvier 25, 2020

Skier sans effort

N'essayez jamais d’en faire de trop quand vous skiez ! Cela vous coûte tout simplement trop cher en énergie gaspillée, en stress et en anxiété.

Au fil des années, des saisons et des virages, j'ai trouvé qu'en pensant tout à fait le contraire, tout allait soudainement beaucoup mieux. Je pense (et suis persuadé) que lorsque je part sur mes skis et me dis « Je ne vais pas faire d’efforts », cela qui me force à faire exactement cela, en exerçant un minimum de force physique et en utilisant vitesse et gravité au maximum.
Le mieux, c'est que ça marche merveilleusement bien et me fait sourire. Ne vous contentez pas d'essayer cette méthode juste par curiosité; pratiquez-la régulièrement chaque fois que vous êtes sur les planches !

vendredi, janvier 24, 2020

Retour à la méditation

Depuis quatre jours, je me suis remis à méditer et je suis heureux d'avoir relancé cette pratique quotidienne.
Pour le moment, cela semble devenir ma vraie résolution pour la nouvelle année. Espérons que ça tiendra! Affaire à suivre ...

jeudi, janvier 23, 2020

Sarkozy découvre la surpopulation !

Un de mes amis m’a envoyé une vidéo YouTube dans laquelle, l'ancien président français Nicolas Sarkozy, soulève la question de la surpopulation mondiale lors d'un symposium de chefs d'entreprise en septembre dernier.

Je ne suis pas fan de "Sarko" comme on l’appelle en France, mais il a en fait accomplit ce qu'aucun leader mondial actuel ou ancien n'aurait osé faire en s’attaquant au sujet de la surpopulation.

Bien sûr, il semble encore avoir du mal à voir le rapport entre réchauffement climatique et nos 7,7 milliards de gens qui foutent en l’air la planète, ni de comprendre l'importance des voitures électriques par rapport aux émissions de CO2, mais il a au moins eu le mérite de s’attaquer à un énorme tabou auprès d’un groupe de leaders d'opinion ...

mercredi, janvier 22, 2020

Où peut-on voir l’air pollué ?

Cela ne fait que quelque mois que j’ai entendu parler de Purple Air, une entreprise basée en Utah, à moins d'une heure de Park City.

Depuis 1999, celle-ci fabrique des détecteurs de qualité d'air et dispose d'un réseau de surveillance mondial qui fournit les niveaux de pollution en particules fines en temps réel.

Contrairement à d'autres produits intégrés dans des réseaux déjà existants, les capteurs Purple Air peuvent être achetés et installés par n'importe qui.

Ses capteurs extérieurs commencent à environs 200 euros et la société propose également un capteur intérieur pour 160 euros.

Un important réseau mondial est déjà en place et la carte de chaque implantation peut être facilement consultée en temps réel pour vérifier les pollutions occasionnées par fumées, poussières et autres particules fines.
Cela me semble être un système très utile à consulter si l’on vit dans des lieux très frappés par la pollution de l’air comme certaines régions d’Amérique du Nord, d’Europe (Vallées de l’Arve et du Po, Pays de l’Est), et d'Asie.

mardi, janvier 21, 2020

Quand je skiais … comme un parisien !

À Paris, le grand magasin du Printemps avait installé une piste de ski artificielle, avec un file neige, sur son toit de 1964 à 1970 et il se trouve que j'étais l'un des derniers moniteurs à donner des cours de ski sur les toits de Paris.

C'était il y a tout juste 50 ans. L'école de ski d'Avoriaz avait été sélectionnée pour envoyer ses moniteurs sur le toit du magasin entre Noël et février, pendant l'hiver 69-70. Annette Richard et moi étions la dernière équipe à venir enseigner, juste avant les vacances scolaires de mi-hiver.

Nous étions logés dans le somptueux appartement de la famille Tenaille, sur l'avenue Rapp, dans le 7ème arrondissement, dont la fille, Marylise, avait travaillé à Avoriaz. C'était une nouvelle expérience pour nous de skier sur une piste en tapis-brosse plastique.

Ces brosses à poils à poils retournés vers le haut étaient fabriquées par Dendix à Chepstow, en Angleterre, et étaient utilisées sur la plupart des pistes artificielles de l’époque. Je me souviens que nous devions parfois arroser la surface pour lubrifier les brosses afin d’améliorer la glisse.

Nous avions une assez bonne sélection de skis et de chaussures que nous ajustions sur notre clientèle assez limitée et suffisamment courageuse pour se lancer sur cette drôle de piste devant les quelques badauds venus voir des skieurs évoluer au sommet des toits et sous le ciel gris de Paris ...

lundi, janvier 20, 2020

Le meilleur de Snowbasin !

Il y a près de 12 ans, je faisais la bonne heure de route qui sépare Park City de Snowbasin, pour skier sur le site olympique des épreuves de vitesse lors des J.O. de 2002.

J’y étais allé à deux reprises. C'était fin avril, et seule la télécabine Strawberry était encore ouverte et je ne pouvais alors pas skier sur le secteur « John Paul » de ce beau massif.

Cet endroit ainsi que la remontée qui s’y trouve ont été nommés après John Paul Jones, un natif de la ville d'Ogden toute proche.

Celui-ci avait perdu la vie lors de la bataille de Belvedere, en Italie, pendant la Seconde Guerre mondiale, où la 10e Division de Montagne avait vaincu l’ennemi et fut la première unité alliée à traverser le Po.

Jones, qui adorait sa région et était un fervent supporter de la future station de Snowbasin, était mort avant d'avoir vu son rêve se réaliser.

Hier, quand je suis revenu skier avec mon petit-fils, nous avons enfin pu skier dans cette partie de le station et avons adoré le petit téléphérique d’Allen Peak ainsi que le télésiège John Paul Express!

Nous avons trouvé que ce petit domaine était parmi les meilleurs de tout l'Utah, du moins pour le genre de ski que j'aime et pratique, et mon petit-fils qui a skié comme un champion tout l'après-midi était tout à fait d’accord ...

dimanche, janvier 19, 2020

Infaillible ?

Depuis longtemps, j’ai réalisé que les échecs constituaient les ingrédients les plus important dans la recette de tout succès.

Cette vue ne semble être pas partagée par certains de nos candidats démocrates comme Amy Klobuchar et Elizabeth Warren qui, selon cette dernière, étaient « les seules personnes participant au [dernier] débat à avoir remporté toutes les élections auxquelles elles ont participé ... »

Cela a été dit dans un contexte où elles défendaient les chances des femmes à la présidence des États-Unis, mais selon moi, gagner tout le temps n'est absolument pas une garantie que la formule fonctionnera indéfiniment.

J’aurai tendance à faire d’avantage confiance à un candidat qui compte quelques échecs dans son palmarès. On apprend énormément quand on échoue, mais très peu quand on réussit. En fait, une réussite constante et d’avantage de nature à installer une certaine arrogance chez tout individu.

Ce qui est pourtant absolument garanti, c'est que l'une des deux, Warren ou Klobuchar, est certaine de ne perdre cette élection primaire.

samedi, janvier 18, 2020

C'est quoi un « fin skieur ? »

Mon épouse me pose souvent cette question : « C’est quoi exactement un fin skieur ? » Comme pour beaucoup de questions similaires, je réponds d’abord à celle-ci par « Ça dépend ... »

Cela dépend de la catégorie de ski dont nous voulons parler, comme par exemple du freestyle, de l'alpin ou tout simplement de la compétition, entre autres catégories, donc je voudrais m'en tenir au domaine du ski alpin qui est la forme de ski que je pratique et que j'aime.

À partir de là, je veux essayer de vous donner ma propre définition. Pour moi, le ski est le résultat de la facilité, de l'efficacité, de la fluidité, de l'adaptabilité et au final, de beaucoup de plaisir.

De mon point de vue, le ski ne se limite pas à passer des portes, à skier sur des pistes passées au peigne fin ou sous un ciel bleu parfait et sur la meilleure poudreuse qui soit. L’expérience du ski n'est limité que par l'imagination de celui ou celle qui est sur les planches.

Cela peut donc vous entraîner dans toutes sortes qualités de neige, de glace ou de zones sans neige, toutes sortes de terrains, comme dans les bois, dans des endroits où vous et vos skis vous trouvez soudainement coincés , au bord de falaises que vous ne voulez surtout pas sauter, etc.

C'est un passeport pour l'aventure avec lequel beaucoup de pratique et un grand kilométrage, font de vous un bon skieur que rien ne semble arrêter, qui ne recule devant rien et accomplit une gestuelle apparemment très difficiles comme si c'était l’exercice le plus facile au monde.

Et vous, quelle est votre définition d'un bon skieur?

vendredi, janvier 17, 2020

Un raccourci miraculeux

Faire du ski à Park City Mountain (PCM) est généralement expérience très agréable, à l'exception d'un énorme point noir, surtout pendant les vacances ou la plupart des week-ends.

Cela se produit à Silverlode, un télésiège débrayable à six places qui crée une queue totalement inacceptable parce que

1) c'est un vrai cirque comme dans les queues des années 70, avec la proximité d’un immense restaurant particulièrement attrayant,

2) parce qu’il dessert un tas de pistes très appréciées,

3) parce que les gens voient les gens, sont attirés par eux, restent «collés» à ceux-ci et l'endroit tout entier est à se tirer des balles dans la tête.

Moi, je vois cela différemment car j’ai une solution toute simple pour ce qui pourrait ressembler à un dilemme insoluble pour purger la queue.

PCM n’a juste qu’à tailler au bulldozer une piste assez large entre la télécabine de SilverQueen et le restaurant Mine Camp, en tournant radicalement à gauche et en revenant vers la gare inférieure du télésiège de Motherlode.

Bien sûr, la pente entre ces deux remontées est pratiquement nulle (même altitude de 2 430 mètres), mais la gare inférieure du télésiège de Motherlode pourrait être déplacée plus bas, la ou se trouve une assez forte dépression de terrain et se retrouver ancrée de l'autre côté du vallon, et le tout devrait fonctionner à la perfection.

Juste mon petit avis de quatre sous ...

jeudi, janvier 16, 2020

Septième débat démocratique

Ce Mardi soir, nous nous avons regardé le 7ème débat démocratique et nous pensons avoir « fait le tour de la question ».

Pourquoi ? parce d’abord nous sommes tout simplement fatigués de ces débats répétitifs qui n'apportent rien de vraiment nouveau et d’intéressant. Nous n’attendons plus désormais que la décision finale qui sera déterminée par le vote populaire lors des prochaines primaires.
Le gagnant sera soit Biden, Sanders, Warren ou peut-être Bloomberg. Les des sont pratiquement jetés et la seule chose constructive que les anti-trompistes peuvent maintenant faire, c'est d’aller voter ...

mercredi, janvier 15, 2020

À la découverte de Powder Mountain

Jusqu'à hier, des tas de gens m’avaient vanté les mérites de Powder Mountain, en Utah, mais je n'avais jusqu’alors, jamais eu l’occasion d’y skier.

Cette station de ski assez peu connue est située à l'est d'Eden, dans le nord de l’Utah, à cheval sur les comtés de Weber et de Cache et à 89 km de l'aéroport de Salt Lake City.

Ce n'est pourtant pas une petite station car elle couvre 34,3 km² de superficie et est, du moins en potentiel, la plus grande station de ski des États-Unis par sa superficie skiable.

J'ai donc découvert ce domaine skiable en compagnie du directeur général de Ski Utah (l’association des stations de ski de l’état), Nathan Rafferty, et en faisant de mon mieux pour le suivre dans une « peuf » extraordinaire, en pleine tempête de neige et j'ai passé une journée inoubliable.

J’y reviendrais !

mardi, janvier 14, 2020

Transit dans le Wasatch ?

Le trafic automobile est devenu un problème majeur dans toutes les stations de ski de l’Utah et en particulier dans les canyons de Little Cottonwood, Big Cottonwood et Parley’s.

Trop de skieurs dans trop peu de voitures, pas assez de voies routières, pas suffisamment d’espaces de stationnement, pas de bons moyens de transports en commun et les jours de neige, une véritable panique.

Au fil des ans, de nombreuses idées ont jaillit, mais n’a jamais semblé satisfaisantes ou assez développées pour qu’elle donnent lieu à un débat productif et des solutions satisfaisantes. Des tunnels aux trains en passant par des télécabines ou peut-être même un « hyper-loop » futuriste, toutes les solutions ont été citée mais aucune n’a jamais été bien approfondie.

Il n'y a jamais eu le processus de réflexion global qui aurait dû être fait en analysant l'origine des skieurs (arrivées à l'aéroport, différentes quartiers de l’agglomération de Salt Lake, skieurs locaux, etc.), en regardant une carte en perspective de Google Earth et en énumérant tous les options ou tous les schémas de transport possibles.
Ce travail est l’exercice de base ce qui doit être fait avant qu’une évaluation productive puisse avoir lieu.

lundi, janvier 13, 2020

Un job au « Petit Pin »

Le premier hiver où j'ai travaillé à l'école de ski d'Avoriaz, au dessus de Morzine, il y a tout juste un demi-siècle, la neige était plutôt rare en ce début janvier, tout comme les clients potentiels et les leçons de ski, du reste.

Pour gagner deux ou trois francs, Eric Eartz, l'entrepreneur-propriétaire parisien qui avait monté un commerce jeu de mots « Petit Pain – Petit Pin », m'avait embauché temporairement pour installer de isolation thermique au niveau inférieur de son restaurant improvisé.

Le projet était assez désorganisé, il y faisait très froid et je n’aimais pas ce genre de travail. C'était juste une occupation nécessaire, mais j'ai continué jusqu’au bout.

Quand je suis parti pour aller à Paris pour y enseigner le ski pendant 2 semaines sur une petite piste de ski en plastique installée sur le toit du "Printemps", la neige s’est alors mise à tomber tellement fort que 1969-1970 allait finir par être l'hiver le plus enneigé de tout le XXe siècle dans ma région d’origine ...