dimanche, octobre 31, 2010

Moi aussi, je suis en colère!

À la veille des élections de Novembre, la plupart des Américains sont en colère contre quelque chose; moi, ça allait encore jusqu'à ce matin, mais à six heures, c'était enfin mon tour de devenir fou furieux! Je me suis alors rappelé que l'administration Bush avait changé notre heure d'été à l'encontre de la programmation de mon réveille-matin qui avait été prévue pour afficher automatiquement le changement deux fois par an et jusqu'à la saint-glinglin ou jusqu'à la fin des temps, selon ce qui pourrait se produire en premier.

Et voilà, mon horloge affiche 5 heures alors qu'il est déjà 6 heures et que pendant toute une semaine, je vais devoir me creuser les méninges à chaque fois que j'appelle quelqu'un en Europe pour savoir à quelle heure il est déjà là-bas, ou pour regarder mon émission préférée sur la télévision française, sans oublier la remise à l'heure de cette fichue horloge la semaine prochaine car cela ne sera pas fait automatiquement. Sur près de 400 millions d'Américains, je dois être le seul avec une telle horloge programmée, car je n'entends personne d'autre se plaindre. Quoi qu'il en soit, je continue de penser que cette histoire de changement d'heure est vraiment stupide et doit être éradiquée de la surface de la terre. Joyeux Halloween!

samedi, octobre 30, 2010

Au tour de Tariq Aziz

Si vous suivez les actualités, vous avez probablement entendu que Tariq Aziz, ministre des Affaires étrangères de l'Iraq et plus tard vice-Premier ministre, a été condamné à mort en début de semaine par un tribunal irakien pour crimes contre certains membres de partis chiites rivaux. Ce n'est pas que je suis un fan de M. Aziz, mais je continue de croire que la peine de mort est barbare et ne devrait pas faire partie de la boîte à outils qu'utilise un pays comme l'Irak, qui prétend vouloir tout recommencer à neuf. Je ne pense pas d'autre part qu'en termes de victimes Irakiennes, Aziz porte autant de responsabilités que, par exemple, MM Bush et Cheney.

Il est intéressant de noter que Tariq Aziz est né d'une famille chrétienne chaldéenne, et que quelques semaines avant l'invasion Américaine de 2003, il avait obtenu une audience avec Jean-Paul II au Vatican. Depuis qu'Aziz a été condamné à être pendu, j'ai été heureux d'entendre que l'Église catholique avait pris position contre son exécution pour la simple raison que le Saint-Siège est contre la peine de mort et que cet acte de clémence « favoriserai la réconciliation et la reconstruction de la paix et de la justice en Irak après de grandes souffrances, » comme l'a déclaré son porte-parole, Federico Lombardi.

Le Vatican n'est pas le seul à soutenir Tariq Aziz car il a été rejoint dans ses appels de clémence par les Nations Unies, l'Union Européenne, Amnesty International et même la Russie. Les États-Unis, dont la devise est « In God we Trust » et où la plupart des gens croient en l'aspect sacré de la vie n'ont rien dit ...

vendredi, octobre 29, 2010

Ce qui doit changer

Très peu d'Américains sont satisfaits de notre système politique actuel. Ce dernier est complètement sur les genoux. À mon humble avis, seuls quelques-uns de ses éléments doivent être modifiés afin de tout remettre sur les rails et de tout remettre en marche pour le bien de la nation et pour que tout redémarre. Voici donc ma prescription:

1. Stopper le flot d'argent qui pourrit nos élections; les campagne devraient être financé par des fonds publics.
2. Changer les termes électoraux: Les mandats des membres du congrès et du président sont trop courts; portons les à cinq ans avec une limite de deux mandats maximum. Les membres du sénat pourraient continuer avec leur terme à six ans, mais leurs mandat devrait aussi se trouver limité à deux.
3. Encourager la participation d'autres partis (Vert, « Tea Party, » peu importe,) pour briser le monopole des deux partis uniques.
4. Virer Dieu de la politique et du gouvernement
5. Mettre nos élus en demeure de travailler ensemble et cesser de se déchirer constamment.

Ces changements sont drastiques, impliquent des changements importants dans notre sacro-sainte constitution; ils sont aussi simples et pourrait fonctionner merveilleusement bien. C'est exact, je suis un rêveur.

jeudi, octobre 28, 2010

Obama et moi

Il ne fait aucun doute que le président Obama s'est bien fait démolir par la machine de propagande malveillante et bien huilée des républicains, mais il reste cependant une réalité indéniable que vraie gentillesse, éducation impressionnante, travail acharné et intelligence remarquables ne sont pas toujours en mesure de compenser bon sens, forte intuition, méchanceté défensive et expérience. Ces pièces maitresses du puzzle politique ont fait cruellement défaut à notre Chef d'État et il est facile d'en voir les résultats désastreux.
Dès le départ, j'ai un été un fervent partisan de Barack Obama et le reste toujours, mais je réalise maintenant que lui aussi avait ses défauts et n'a pas toujours été en mesure de bien discerner ou d'anticiper tous les pièges qui ont été tendus sur son parcours. J'espère sincèrement que les résultats de cette prochaine élection ne sont pas aussi mauvais que les médias semble prédire et aussi que M. Obama sera en mesure de s'accrocher pour un second mandat. Après quatre ans de travail, il aura énormément appris et sera enfin bien armé pour prendre solidement en main les rennes des États-Unis qui, plus que jamais, auront grand besoin du meilleur leadership qui soit.

mercredi, octobre 27, 2010

Avant de partir, regardez sous votre auto ...

Ce n'est pas mon habitude de le faire, mais je vais commencer dès à présent à regarder ce qu'il y a sous ma voiture. Je viens d'entendre ce matin que lorsque Yasser Afifi, qui vit en Californie, a emmené sa voiture pour un changement d'huile, son mécano a trouvé un fil suspect sous le bas de la caisse. Celui-ci était attaché à une boite noire, elle même fixée au châssis par un aimant. Après avoir affiché des photos de l'appareil en question sur internet, l'objet a été identifié comme un dispositif de repérage par GPS et le jeune homme a reçu la visite des agents du FBI qui sont venus réclamer leur matos. Ce n'est pas que je déteste être espionné, c'est juste que je pense que glisser des objets inutiles sous une voiture n'est pas vraiment malin et que c'est toujours mauvais pour la consommation d'essence.

Si cela m'était arrivé, j'aurais probablement été interpellé par le FIB pour des visites excessive chez le quincailler ou des trajets trop fréquents en direction de nos stations de ski. Ils n'auraient pas pu pister ma pratique religieuse car nous n'avons toujours pas une mosquée à Park City. Tout ce que je peux dire c'est que j'ai bien assez de fils et d'électronique dans ma vie sans en avoir en plus en dessous de nos véhicules. Je vais donc conduire cette petite inspection visuelle avant chaque départ et cela me permettra d'enlever blaireaux, chats et autres créatures qui pourraient y rester accrochés …

mardi, octobre 26, 2010

Ce rêve américain qui sombre ...

Comme tout ce qui existe sur la planète, notre concept du « Rêve Américain » est une cible en mouvement qui n'en fini pas de changer. Aujourd'hui, la situation est bien différente de ce que je trouvais il y a plus de 30 ans quand je suis arrivé dans ce pays. Juste après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis étaient pratiquement les maitres au monde, avec très peu de concurrence. Désormais, nous sommes encore un participant de taille mais qui doit se battre avec des tas de nombreux intervenants et beaucoup d'entre eux sont maigres, affamés et prêts à tout. Une concurrence mondiale croissante, des politiciens corrompus, une mauvaise gouvernance, trop de gaspillage et la complaisance générale ont tué la plupart des forces vives qui animaient ce rêve.
Alors que la plupart des Américains se grattent la tête pour trouver des moyens de « créer » des emplois de manière traditionnelle, je pense qu'il est temps maintenant de repenser complètement toute notre approche économique et politique à partir de zéro et d'apporter des réformes profondes dans les façons nous sommes gouvernés, nos politiciens sont élus et la durée de leurs mandats. Nous avons également besoin de réinventer la façon dont nous gérons nos échanges internationaux et - sans être protectionnistes - incorporer des mécanismes d'équilibre dans chacun de nos accords commerciaux bilatéraux. La rapidité avec laquelle ces réformes pourrons être mises en œuvre décidera si l'Amérique va continuer de sombrer ou au contraire recommencer à émerger dans un monde beaucoup plus complexe et toujours plus compétitif ...

lundi, octobre 25, 2010

La beauté de l'effort minimum ...

Avant que la neige n'ait recouvert Park City au cours de la nuit dernière, nous avons passé notre week-end bien au chaud à l'abri de pluies diluviennes; nous avons donc regardé un peu plus la télévision qu'à l'accoutumée et dimanche nous avons suivit les premières courses de ski de la saison en Autriche ainsi que du patinage artistique au Japon. Ce qui m'a frappé en observant quelques-uns des athlètes, était leur apparente absence d'efforts lors de leurs évolutions au cours de ces compétitions.

C'est là que j'ai soudainement réalisé que dans le sport, et plus particulièrement en ski, nous nous concentrons beaucoup trop sur l'exécution parfaite de certains gestes techniques ou l'imitation d'un style particulier, alors qu'en fait, nous devrions être beaucoup plus axée sur une gestuelle démunie d'efforts. C'est vrai, nous devrions penser à rester toujours très légers, agiles et être capable de juste « flotter » sur la neige. Si nous faisions bien cela, nous serions sûrement d'avantage amenés à faire tous les gestes nécessaire de manière beaucoup plus naturelle. Se concentrer essentiellement sur le geste parfait et le placement idéal du corps trop souvent raidit le skieur et va presque toujours à l'encontre de ses gestes naturels et de sa morphologie. Aller dans le sens de l'effort minimum et une plus grande dose de douceur permet au contraire au skier de s'exprimer pleinement et d'être naturellement « beau » à regarder. C'est bien ça, la forme suit la fonction!

dimanche, octobre 24, 2010

Cette planche de salut qu'est le doute ...

La pensée critique pourrait très bien être le médicament qui sauvera un jour l'humanité de tous ces marchands de terreur et de tous ces exploiteurs qui s'attaquent aux gens trop crédules et facilement influençables. Rien n'illustre mieux cette réalité que l'actuelle campagne électorale américaine dans laquelle la droite a parfaitement bien vendu ses points de vue simplistes, tous articulés sur des slogans assez creux et stupides. Pas étonnant que les personnes croyantes sont particulièrement à risque de tomber dans ce panneau, et à accepter ce genre d'évangile pour argent comptant. Cette même approche fonctionne du reste merveilleusement bien dans toutes les autres parties du monde où l'influence de la religion est un antidote à la pensée critique et au libre choix. De l'Iran à Israël en passant bien sûr par notre Amérique profonde.
Développer la pensée critique repose bien sûr sur une éducation essentiellement laïque et sur le rejet de la superstition et autres croyances ésotériques qui ne peuvent qu'empoisonner les jeunes esprits et en faire une cible idéale pour être endoctrinés par des politiciens sans scrupules quand ils ont besoin d'être élus sans que leur électorat n'aie trop de questions à se poser. La pensée critique devrait un casque de protection obligatoire qu'il nous faudrait porter quand nous ouvrons un journal, lisons les nouvelles sur le net, écoutons la radio ou regardons la télévision. La grande question est de savoir ce que nous pouvons faire avec les ces masses qui sont déjà contaminées par des vues trop simplistes et qui ne sont désormais plus capables de penser pour eux-mêmes?

samedi, octobre 23, 2010

Sommes-nous ce que nous conduisons?

Hier, mon bon ami Bill Bocquet n'a pas pu cacher sa surprise quand il a lu mon blog quotidien, et m'a dit haut et fort qu'il ne m'aurait jamais imaginé au volant d'une Lamborghini. Il me voyait d'avantage aux commandes d'un gros camion du type F350 ou Dodge Ram; vous le voyez le genre, le véhicule-type du bon cow-boy. Eh bien, il s'est trompé sur toute la ligne. Comme je lui ai dit en répondant à son commentaire, il ne me viendrait même plus à l'esprit de monter dans une Lamborghini, car je ne saurai jamais comment sortir d'un habitacle aussi exigu et serré ma ballade finie. J'aurais besoin qu'on m'aide pour m'extraire de cette voiture et j'aurai bien trop peur de me faire un tour de rein.

Je sais, quand j'étais adolescent, je rêvais de posséder une « Fournier Marcadier » (c'est quoi ça?) C'était à l'époque la « Lamborghini du pauvre » qu'il aurait fallu que je construise moi-même (elle était vendu en kit destiné à recevoir un petit moteur Renault R8.) Je ne l'ai jamais fait et, mon acné disparue, ce rêve s'est rapidement évaporé. Aujourd'hui, alors que je ne conduis pas l'énorme « pick-up » dont parle Bill, je conduis quelque chose que j'aime beaucoup, mais qui n'est pas tout à fait ma voiture idéale. Celle-ci est une « auto-culte » en Alaska,
au Colorado, dans l'Utah et le Vermont, elle est semi-utilitaire, mais comble parfaitement tous mes désirs (c'est ça, je n'ai pas dit « besoins. ») J'en ai possédé quelques-unes dans le passé, et quand j'y reviendrai, je vais vous dirai ce que c'est ...

vendredi, octobre 22, 2010

Désirs, besoins et gouvernement

Comme nous le savons tous trop bien, il existe une énorme différence entre «désirs» et «besoins». Par exemple, je veux une Lamborghini, mais j'ai simplement besoin d'un moyen de transport. Les événements politiques et l'actualité sociale autour du monde tombent tous dans cette même catégorie.
Par exemple, il semblerait que les Français veulent travailler moins, mais que leur pays a besoin de payer pour toutes les retraites et doit contrôler son déficit budgétaire. De son coté, le peuple américain veut payer encore moins d'impôts, mais a aussi besoin d'endiguer sa dette et son propre déficit, etc. Je pourrais disserter sans fin sur cette différence subtile entre «désirs» et «besoins», mais il suffit de dire que la prochaine fois que nous VOULONS quelque chose de notre gouvernement, nous devons d'abord nous poser la question, en avons nous vraiment BESOIN?

jeudi, octobre 21, 2010

La médiocrité des services publics

Cette semaine, deux petits incidents ont contribués à éffriter d'avantage la pauvre opinions que nous avions à propose de nos services gouvernementaux. Le premier s'est produit à la poste; celle-ci n'avait pas été fichue de nous dire que nous avions reçu un colis qui se trouvait coincé depuis plus de deux semaines dans son arrière-boutique. Nous avons une boîte postale et chaque fois qu'un objet volumineux nous est envoyé, cela semble toujours occasionner des problèmes sans fin.
Nos postiers paraissent dépassés par les évènements! Leurs concurrents, Fedex et UPS, ne semble pas avoir ce genre de difficultés. Ils font leur boulot correctement, rapidement et presque toujours à la satisfaction de leurs utilisateurs. Ma conclusion est assez simple; avant que nos services postaux augmentent encore le coût des timbres, nous devrions privatiser ce service inefficace et remplacer tous ses employés qui ne veulent pas travailler. Nous pourrions économiser l'argent des contribuables et nous concentrer sur des tas d'autres choses plutot que de nous ronger à propos du courrier qui n'arrive pas.

L'autre incident s'est produit quand je me suis rendu au palais de justice local pour y effectuer une formalité. D'abord, l'officier de police chargé de la sécurité à l'entree n'a pas été capable de me dire où aller, et quand j'ai finalement trouvé le bon service, l'employée n'avait aucune idée que la façon dont elle devait traiter ce que je pensais être une operation toute simple. Elle a dû aller et venir, demander à son chef et 30 minutes plus tard, j'etais enfin rassuré sur ce qu'il convenait de faire. D'accord, je ne vais pas demander la privatisation de notre système judiciaire; je souhaite simplement que l'on trouve un moyen de « réveiller » un peu tous ces fonctionnaires qui sont généralement gras, paresseux, et n'ont pour seul horizon que leurs pensions généreuses. De très fortes doses de café tout le long de la journée seraient peut-être la solution? J'en doute un peu, en tous cas en Utah!

mercredi, octobre 20, 2010

Le même que mon père?

Ces deux photos ont été prises lorsque mon père et moi avons atteint le même âge. Y trouvez-vous une quelconque une ressemblance? D'accord, bien que je porte une casquette, moi je n'ai pratiquement plus de cheveux. Une chose est certaine, et contrairement à moi, mon père a travaillé très dur, toute sa vie, du moment où il était encore un tout petit gamin jusqu'au jour où il est devenu un septuagénaire. Boulot, boulot, boulot!
Sans sports, sans expériences culturelles et sans aucun loisir. Juste se lever tôt le matin et finir tard le soir. Pas de vacances non plus et quasiment aucun luxe, juste un bon repas en de rares occasions, mais toujours beaucoup de bonne nourriture bien riche cuisinée par ma mère. Probablement trop en fait. En dépit de tout cela, mon père était un bien brave homme qui a vécu jusqu'à 85 ans (il était né il y a 108 ans.) Quelque chose que j'aimerai bien égaler, mais rien n'est garantit ...

mardi, octobre 19, 2010

Vol au seuil du décrochage ?

Hier matin, j'écoutais une histoire à la radio à propos d'Azul, une nouvelle compagnie aérienne « low-cost » brésilienne créée le 5 mai 2008 par David Neeleman, le fondateur et ancien PDG de JetBlue, une compagnie similaire servant les États-Unis. Ce qui est remarquable dans cette histoire est que la nouvelle entreprise de Neeleman ait été conçue dans le but d'aller encore plus loin en matière de marges super-fines, en poussant les limites du risque dans des proportions encore jamais vues.

Voyez un peu: Cette compagnie aérienne vise à concurrencer les transports par bus brésiliens, et pour les passagers qui n'ont ni argent ni carte de crédit pour payer le tarif demandé, Azul est disposé à leur faire crédit! Du jamais-vu en matière de folie; non seulement cette compagnie « low-cost » travaille déjà à la limite de sa rentabilité, mais a en plus l'audace de mettre sa mince marge en jeu en vendant ses services à crédit, sans aucune garantie. Cela me rappelle notre chère crise du « sub-prime » appliquée aux transports aériens, et je me demande désormais si l'humanité sera un jour capable de tirer les leçons de ses erreurs passées!

lundi, octobre 18, 2010

J'avais vu l'avenir ... Au Japon!

Au début des années quatre-vingt-dix, je me rendais fréquemment au Japon et ne manquait jamais de m'émerveiller devant l'avance de ce pays dans des tas de domaines, y compris bien sûr ceux des produits de consommation et de la technologie. Je ne manquais jamais de dire à ma famille et à mes amis « Si vous voulez voir l'avenir, visitez le Japon! » Sans trop que je le sache, le Japon était en déjà en train de perdre pied pendant cette période qui suivait l'éclatement de sa fameuse « bulle » économique.
Ce qui était pourtant bien clair était que jusque vers 1995, le pays du soleil levant restait encore un « laboratoire du futur. » Aujourd'hui, après vingt ans de lutte et une variété de stimulations sans résultats, le Japon n'arrive toujours pas à retrouver son souffle.

De là, il est assez facile de faire un parallèle avec ce qui se passe actuellement aux États-Unis et à ce qui pourrait assez vite affecter l'Europe. Une situation dans laquelle se trouve totalement incapable de retourner à une croissance « normale, » ce qui pose la question de savoir si, au départ, la consommation derrière cette croissance était saine et durable. Le plus je me penche sur ce sujet, le plus il me semble que tout notre système économique était construit délibérément comme un château de cartes qui, de par sa conception, était incapable pas se maintenir à terme. Ceci bien sûr, est tout un sujet pour un autre débat économique ...

dimanche, octobre 17, 2010

La truc avec la prière

J'avais pris l'habitude de prier, peut-être pas beaucoup, mais assez régulièrement. C'était il y a trente ans et bien que cela ne fut pas exactement une prière religieuse, cette pratique m'a beaucoup apporté. Il s'agissait d'une courte série d'affirmations quotidiennes que je récitais deux fois par jour; tôt le matin et le soir juste avant de m'endormir. Cela m'a-t-il aidée? Absolument! Comment alors? C'était un peu comme la programmation d'un GPS, je formulais ma destination et n'avais guère qu'à me répéter l'itinéraire nécessaire pour me rendre là où je voulais aller.

A force de répétition, tous mes objectifs fixés se manifestaient peu à peu sous des formes tout à fait concrètes. Pourquoi ai-je stoppé cette pratique? Probablement parce que j'avais tout bêtement décidé que j'étais « arrivé, » mais j'aurai dû savoir que dans la vie, il n'y a pas de ligne d'arrivée; d'accord, il y a une, mais celle-ci peut attendre. Devrais-je revoir ma pratique de ce genre de prière? Absolument! D'abord, il me faudra réfléchir à ce que mon avenir comptera comme destinations avant échafauder des itinéraires appropriés. Excitant, n'est-ce pas?

samedi, octobre 16, 2010

L '« effet d'entrainement »

En général, le plus on s'entraine, le meilleur on devient. Ce n'est pas seulement limité au domaine du travail, mais aussi au sport, y compris tous ceux que l'on peut pratiquer pour le plaisir. Ces derniers jours, j'ai fait beaucoup de VTT et pour la première fois en six saisons de pratique régulière de ce sport, j'ai fais de sensibles progrès.
Pas tellement dans mes capacités à grimper, qui restent encore bien moyennes et ne manquent jamais de se faire sentir dans mes jambes, mais surtout sur ma facilité à évoluer beaucoup plus vite quand je me trouve dans des sections assez plates ou dans les descente. J'ai tout simplement acquis d'avantage de confiance, j'arrive à mieux lire le terrain, à réagir beaucoup plus vite et j'ai désormais beaucoup moins d'appréhension.

Tous ces facteurs entrent en scène à un âge où je croyais que ma performance globale serai en baisse régulière. Même si cela se ressent de manière indéniable dans ma course à pieds, cela ne semble pas être encore le cas dans les sports où la technique joue un rôle infiniment plus important, et où parfaire celle-ci semble être la source de gains quasiment infinis. Je pense à deux d'entre eux en particulier, le ski et le VTT. En d'autres termes, lorsque la masse musculaire, la souplesse et la rapidité de réponse rapide commencent à baisser, une technique accrue parvient à compenser, et parfois à augmenter la performance globale par rapport à un déclin purement physique. Il reste donc encore beaucoup d'espoir; quand un facteur se détériore, un autre peut encore venir à sa rescousse pour apporter bien d'avantage qu'une simple différence!

vendredi, octobre 15, 2010

L'attitude, élément clé de sélection.

Il y a déjà assez bien longtemps que je n'ai pas eu l'occasion de me trouver au milieu d'un entretien d'embauche. J'ai pourtant fait cela des tas de fois, et toujours, j'étais beaucoup trop axé sur les compétences techniques d'un candidat, son expérience et son éducation au lieu de faire très attention à son attitude. Si j'avais su que les gens avec une bonne attitude et une personnalité facile sont généralement très flexibles et ouverts pour apprendre et faire n'importe quoi, cela aurait pu avoir d'énormes répercussions sur ma carrière professionnelle et ma réussite personnelle, mais j'ai trop longtemps ignoré cette dimension humaine si importante.

En fait, c'est quelque chose de très difficile à bien saisir et à évaluer. Jusqu'à récemment, personne ne s'accordait même a bien reconnaître cette grande qualité, mais avec un peu de recul, je me rends désormais compte qu'une attitude en or est de loin le critère le plus important que quelqu'un peut apporter dans un poste de travail.
L'inverse, c'est à dire embaucher une personne dotée d'une personnalité détestable, peut faire des ravages dans n'importe quelle organisation. Cette observation n'est pas seulement vraie pour le travail, mais aussi dans le choix de partenaires sportifs, de camarades de jeu, d'amis et bien sûr, de son propre compagnon de vie.

jeudi, octobre 14, 2010

Cent jours de précipitations ...

C'est à peu près ce que nous recevons à Park City dans l'Utah et c'est le plus souvent divisé en parts assez égales entre neige et pluie. Bien sûr, la meilleure partie de cette équation est qu'il nous reste quelque 265 jours sans qu'il ne tombe rien du ciel, à l'exception bien sûr de ces généreux rayons de soleil qui nous chauffent le cœur. Ce week-end dernier, je bavardais avec un vieux copain qui partage son temps entre le Colorado et sa Haute-Savoie natale; en exagérant sans doute, il disait que dans les Rocheuses, le soleil est présent 300 jours par an, alors que dans les Alpes Françaises c'est plutôt 300 jours de pluie et de neige.

Donc, sans trop argumenter, je préfère me contenter de seulement 100 jours de précipitations et d'apprécier 265 jours de beau temps. Tout comme mon pote, je n'hésiterai pas non plus à affirmer que dans mon village natal, c'est l'inverse, avec seulement 100 jours de soleil et 265 jours de conditions lamentables. En me rappelant de tout cela, je n'ai aucun regret de vivre à Park City et il est un fait que nous scrutons toujours le ciel pour y trouver quelques signes de changement de temps pour qu'il se mette soit à neiger, soit à pleuvoir, selon la saison. C'est vrai, j'avais un peu oublié toutes les vertus de notre cher soleil des Montagnes Rocheuses!

mercredi, octobre 13, 2010

Mon Dieu, votre Dieu, leurs Dieux

La chaine de télévision publique américaine est en train d'essayer de nous captiver avec une série sur trois nuits qui s'appelle « Dieu en Amérique. » Alors que je n'en suis qu'aux deux-tiers, je n'ai pas encore réussi à m'enthousiasmer pour cette bien longue histoire. En réalité, je lutte comme un forcené pour ne pas m'endormir tellement cette émission est ennuyeuse. Après ce soir, quand tout sera fini, je vous ferai part de mon opinion sur cette réalisation autant massive que soporifique, mais pour l'instant, je voulais réfléchir un peu sur le lien logique qu'il pourrait y avoir entre l'existence de plusieurs religions et la grande diversité de dieux qui se trouveraient à leurs têtes respectives.

C'est vrai, quand les religions sont différentes, leurs dieux respectifs ne peuvent pas être les mêmes. S'ils l'étaient, ils feraient preuve d'un peu plus d'intelligence et interviendraient auprès des factions belligérantes pour leur dire de cesser de se battre et de voir enfin les choses exactement de la même façon. Donc, tout comme pour les biens de consommation, ma conclusion est que nous sommes dominés par des centaines de dieux en train de se livrer un âpre bataille pour dominer le monde et, dans l'intervalle, pour prendre des parts de marché. Je dois aussi ajouter que chaque fois qu'un nouveau dieu apparait, il s'assortit toujours d'une promesse unique, ou d'un élément clé, destiné à attirer le plus grand nombre de foules.

A titre d'exemple, lorsque le christianisme est apparu sur le marché après être sorti du judaïsme, son « unique proposition de vente » était la vie éternelle, et à chaque fois qu'un nouveau dieu se révèle, il s'assure bien de faire monter les enchères afin d'attirer ses propres fans. Bien sûr, depuis l'avènement du téléphone, de la télévision et de Twitter, nous n'avons plus beaucoup vu apparaître de nouveaux dieux et de religions. Il se peut que le marché soit désormais saturé et il se peut aussi que « faire du neuf » exige beaucoup trop de la créativité de nos jours pour rivaliser avec la télévision par câble, l'Internet et Facebook. En fait, il se pourrait aussi que Facebook est en train de devenir notre nouvelle religion, mais ça personne ne le sait encore ...

mardi, octobre 12, 2010

Le côté barbare de la religion

Un article récent du New York Times intitulé « Testez vos connaissances religieuses, » par le chroniqueur Nicholas Kristof, posait une série de questions visant à tester les connaissances de ses lecteurs sur la religion qu'il s'agisse du christianisme, de l'islam, du judaïsme ou de l'hindouisme. Il répondait en fait à un récent sondage montrant que parmi tous les gens, les athées étaient les mieux informés sur la religion! J'ai fait le test, et j'ai raté plusieurs bonnes réponses, et suis arrivé à la conclusion que toutes ces religions ont été bâties sur la barbarie et pouvait encore se justifier à l'aube de l'humanité, quand nos ancêtres étaient encore toujours un groupe de barbares et que les écritures religieuses, venues de la tradition orale ne devraient jamais être considéré comme étant « figées dans le temps » comme ce que semblent considérer tous ces fidèles fanatiques à propos de leurs livres saints.

Cet petit test en matière de connaissances religieuses devait me montrer, une fois de plus, que le fait de prendre toutes ces écritures anciennes littéralement représente une approche rétrograde et ouvre facilement la voie au fanatisme. Tout cette façon de penser m'a encore une fois confirmé que les théologies, tout comme les constitutions doivent toujours demeurer des « documents vivants … »