Dimanche après-midi dernier, j'ai skié — ou plutôt, je devrais dire fait du patin à glace — sur les pistes de Park City Mountain, en compagnie de ma fille ; et nous avons eu de la chance à bien des égards. Celle, notamment, de ne pas percuter un arbre ou des rochers, de ne pas chuter et de dévisser la pente comme un mannequin inanimé sans arrêt alors que nous étions constamment sur de la glace vive. Imaginez la scène : nous avancions « à la grâce de Dieu » !
Une expérience si exécrable que je n'en avais jamais vécu de pareille en 72 saisons de ski, aux quatre coins du globe, de l'Australie à Zermatt !C'est dire le sérieux de la situation. De la glace bleue était visible un peu partout — y compris sur les bosses — la surface n’étant pas seulement lisse, mais d'une dureté extrême qui ne permettait pas aux carres d’accrocher.
Ce n'est que sur les sections peu inclinées que le passage des skieurs avait suffisamment râpé la neige pour la transformer en semoule, facilitant un peu notre « patinage ».
Comme la combinaison du bruit et des vibrations était un peu trop pour nos nerfs délicats, nous nous sommes efforcés d'être « expéditifs » et de ne pas nous attarder sur les zones les plus dures ; ce qui aurait pu donner à quiconque nous observait la fausse impression que nous étions parfaitement « à l'aise » sur ce terrain maudit.
Pour la petite histoire, j'ai toujours pensé — et affirmé sans me gêner — que le ski sur glace exigeait d’être extrêmement bref, je maintiens ce postulat ! En réalité, nous étions tout simplement terrifiés et nous voulions en finir le plus rapidement possible avec nos descentes. Cela dit, nous sommes restés sur les pistes jusqu'à l'heure de fermeture, explorant toutes les options disponibles dans l'espoir de trouver de meilleures conditions... mais celles-ci n'étaient pas au rendez-vous.
Au terme de cette journée, nous nous sentions comme les survivants que nous étions devenus ...

























