jeudi, décembre 20, 2007

Combien d’êtres humains…

…peuvent vraiment vivre de manière digne et durable sur cette planète? Est-ce les 6.63 milliards qui y vivent aujourd’hui? J’en doute fortement; mon intuition me dit que 3 milliards doivent être le nombre d’habitant que notre chère terre peut accueillir en même temps afin de garantir une survie durable de notre race dans les millénaires à venir. Bien sur, ce chiffre est peut-être aussi de 2, 4 ou même peut-être 5 milliards; qui sait? Avant que je me mette à faire des recherches j’aimerai bien que quelqu’un apporte un peu d’eau à mon moulin...

mercredi, décembre 19, 2007

Souplesse et vieillesse

Plus on vieillit et plus nos articulations se raidissent. Selon les motivations de chacun, le sport et le yoga peuvent aider à enrayer ce processus, mais c’est fondamentalement quelque chose d’écrit et qu’il est difficile de maîtriser totalement ; inshallah! Aujourd’hui, je veux évoquer une autre forme de souplesse; il s’agit de la flexibilité mentale. Quand nous sommes enfants, nos esprits sont extrêmement agiles, malléables et s’adaptent à tout. Nous apprenons sans effort, imitons les grands et somme tous d’excellent acteurs. En vieillissant, une foule de dogmes envahit furtivement notre façon de penser et nous force à nous replier sur des formules préfabriquées que nous avons élaborées et accumulées au fil des ans afin de répondre à des situations bien particulières. Non seulement avons nous perdu notre spontanéité, mais nous nous enfonçons dans une vision des choses étriquée et ne prenons qu’une seule direction lorsqu’il faut choisir ou décider. Certes, l’expérience que nous accumulons joue un rôle crucial dans ce changement, mais je pense que la plupart du temps, nos réactions sont trop extrêmes et contribuent à grossir des œillères qui nous empêchent d’envisager toutes les solutions qui nous sont offertes. A l’opposé de cette réalité, je reste convaincu qu’il est possible d’avoir une meilleure optique en vieillissant, mais il faut pour cela être très attentif à la façon dont nos précieuses ressources sont mises à contribution. Je propose de systématiquement chercher des options de rechange lorsque l’on se trouve face à une bifurcation, et de bien utiliser notre imagination pour découvrir toutes les autres alternatives. Il est toujours temps de restaurer la fluidité mentale de notre enfance!

mardi, décembre 18, 2007

«E» comme «Échec»…

…et «E» comme «Engrais» vont de pair. En fait, il faut voir dans l’échec l’engrais qui va nourrir les succès qui ne manqueront pas de suivre chaque adversité. Et pourquoi? Tout simplement parce que tout échec est accompagné de profondes leçons pour ceux qui veulent apprendre. Chargés d’émotions douloureuses, ces enseignements sont plus difficiles à ignorer et à oublier que ceux administrés à l’école ou au sein des meilleures universités. Toute expérience particulièrement pénible laisse en nous une impression à la fois très profonde et très durable. En fin de compte, il ne faudrait jamais craindre l’échec, mais plutôt apprécier pleinement chacune des visites qu'il nous rend.

lundi, décembre 17, 2007

Quand une solution surgit

Toute question devrait toujours conduire à une solution ; cela illustre tout au moins ma façon de penser. D’ordinaire, lorsque je me trouve confronté avec un problème ou un conflit qui doivent être résolus, une période d’incubation intervient pendant laquelle mon subconscient examine la situation – et je présume – recherche un angle d’attaque en vue d’une résolution. Soudain, lorsque je me réveille au beau milieu de la nuit ou lorsque je suis en train de courir le matin, une solution se manifeste (désolé, ce genre de révélation ne m’est pas encore arrivé dans la douche!) Je ne prétends pas que toutes ces solutions vont aboutir, mais au pire, elle constituent souvent un premier pas utile afin de résoudre le problème auquel on se trouve confronté. J’espère tout simplement que ces idées continuent à se matérialiser...

dimanche, décembre 16, 2007

Gérer l’incertitude

La plupart des gens souhaitent une existence dans laquelle tout est clairement définit et sans la moindre incertitude. Si cela était possible, tout serait beaucoup plus facile; du moment où l’on rentre à l’école, à celui où l’on choisi une profession et où l'on choisit un partenaire pour vivre heureux à tout jamais en sa compagnie... La réalité ne nous laisse malheureusement que très peu de choix en matière d’un taux d’incertitude tolérable. En général, moins on a besoin de certitude, plus il est possible d’aller loin et d’accéder à d’abondantes récompenses. Cela signifie que le prix à payer pour un résultat élevé – sans toutefois que cela soit garantit – impliquera d’avantage d’anxiété et de risque. Jusqu’à présent cela parait logique. Maintenant, la prochaine dimension à prendre également en considération est celle du temps. S’il est acceptable de vivre avec une forte dose d’incertitude à vingt ans, il en est peut être autrement à soixante ans. Il se peut alors qu’une solution plus flexible existe qui consisterait à réduire l’incertain au fur et à mesure que l’on avance en âge...

samedi, décembre 15, 2007

Question de foi

Bien que souvent liée à la religion, la foi ne s’applique pas exclusivement à ce domaine et peut être fortement laïque et assez éloignée de la vie spirituelle. Pour moi, la foi reste l’élément fondateur de l’optimisme et une façon positive d’envisager la vie. Par exemple, l’acte de foi de plus élémentaire est de croire, le soir venu, que le soleil se lèvera le matin suivant. On est tous capables de ce genre de foi. Si on applique ce même raisonnement à un futur un peu plus éloigné on peu se demander si notre planète est complètement fichue ou si elle sera capable de survivre l’imbécillité des humains qui l’habitent. Personnellement, je crois fortement que la terre va continuer de tourner, de préférence en conservant un bon nombre d’hommes et de femmes comme passagers. La crise des carburants fossiles est une autre raison de sombrer dans ce genre de désespoir. C’est justement là où je vois une occasion extraordinaire d’inventer des tas de solutions dans le domaine des énergies renouvelables. C’est simplement qu’on a fait trop peu jusqu’à présent dans ce domaine. Élémentaire, ma foi s’intègre parfaitement bien dans le tissus des cycles de notre vie, avec tous leurs hauts et tous leurs bas. Certes, les occasions pour perdre cette foi toute simple ne manquent jamais, mais c’est justement ce qui donne du piment à notre existence. Seules les idées tout à fait irréalistes donne du vrai fil à retordre à la foi la mieux ancrée. Mes idées restent bien simples et s’appuient résolument sur les qualités de survie dont sont capables la nature et les hommes; pas les miracles.

vendredi, décembre 14, 2007

Bénévole à ski

Pendant ces trois dernières années, j’ai été bénévole au service de course de la station de ski de Park City. La première année, je donnais environs 25 jours pour cette noble cause. L’an passé et cette saison j’en ferai beaucoup moins, mais je participe toujours à la première série de courses de l’hiver qui s’appelle le Mémorial Eric Hays. Ces courses comptent deux slalom géants et deux slalom spéciaux sur quatre jours et réunissent quelques 240 skieurs juniors en provenance de l’Utah, de l’Idaho et du Wyoming. Hier, nous avons eu le premier slalom géant pour filles et garçons, les filles partant les premières. Il faisait très froid. Moins 17 le matin et jamais plus de moins 5 tout au court d’une journée couverte et neigeuse. Mon travail, au demeurant très humble, consistait à «lisser» le parcours. Armé d’une pelle à neige je faisait la navette d’un bout à l’autre du trace, toute la journée, pour m’assurer que la piste restait la plus lisse possible pendant chaque manche. Cela veux dire que je n’ai pas cessé de me déplacer et à part un froid glacial aux pieds, je survivait cette très longue journée. Dans le passé, je donnais les départs, ce qui demandait d’avantage d’attention, mais qui était encore plus froid comme il s’agissait d’une position stationnaire; le temps passait cependant un peu plus vite à cause du travail intense et continu. Est-ce que j’aime ce travail? Dans ces conditions, pas vraiment, mais je le fais le mieux possible et c’est sans doute pour ces raisons qu’on appelle ça du bénévolat!

jeudi, décembre 13, 2007

Ignorer ou embrasser?

Lorsque des situations déplaisantes se produisent ou lorsque l’on doit faire faces à des personnes désagréables, nous avons en gros deux options à notre disposition; soit tout ignorer, soit alors accepter les choses telles quelles sont. Bien que je n’ai pas de règle fixe en ce qui concerne l’une ou l’autre réaction, mon expérience a généralement été le plus souvent d’éviter ces situations négatives au lieu de les prendre en main systématiquement. Si on prend le temps d’analyser le sujet, on peu voir un certain nombre d’avantages à adopter une approche plus active en engageant les choses qui pourraient de prime abord apparaître bien négatives. En ignorant tout, on obtient une paix sur le moment, mais cela ne va rien changer dans ce qui est mauvais; de plus on n’apprendra rien et on ne se s’aguerrira pas. Si à la place de cette attitude passive on confronte la situation, on apprendra quelque chose et on aura probablement une chance d’influencer un changement positif. Je suis convaincu que même un tout petit changement dans le bon sens sera toujours utile; je vais donc désormais m’efforcer d’embrasser d’avantage et d’ignorer un peu moins.

mercredi, décembre 12, 2007

Juste dans la tête

Il y a quelques jours, je trouvais que les premiers jours de skis semblaient bien difficiles finissait par m’en convaincre. Ce Lundi après-midi était mon deuxième jour de ski intensif pendant environ trois heures. J’ai skié sur «Thaynes» mon coin préfèré à Park City. J’adore y effectuer des aller et retours sans aucun arrêt. Le télésiège dessert une pente très raide sur environ 270 mètres de dénivelé. Le départ est d’abord en pente douce, puis la piste plonge soudainement avant une compression naturelle et redevient convexe sur le bas, avec un profile latéral plutôt concave permettant d’effectuer de grands virages bien soutenus. Je sais qu’il est difficile de se représenter les lieux car ma description pourra sembler «vaporeuse.» Rendu sur place, j’essayais de skier comme je le fais d’habitude, c’est à dire sans un seul arrêt, et me retrouvais tout essoufflé au bas de la première piste; je me disais alors que cela allait encore être dur. A plusieurs reprises je croisais mes skis et j’avais du mal à déclencher certains virages. Il y eut alors une deuxième, puis une troisième descente et tous les éléments du puzzle se sont assemblés. Je ressentais harmonie, fluidité et vitesse sans être essoufflé pour autant. Je m’étais réconcilié avec cette piste et avec un ski facile. En fait, mon esprit avait «décidé» que je pouvais enfin me libérer de ma peur et qu’il était temps de laisser mes skis faire leur travail. J’avais vidé mon sac d’inhibitions, ma tête était libre et j’étais enfin de retour! Après 13 pistes, je rentrais à la maison en pleine forme et en réalisant, une fois de plus, que 90% du ski est juste dans la tête!

mardi, décembre 11, 2007

Stein Eriksen a 80 ans!

Une véritable légende du ski, “Stein” comme les gens l’appellent dans sa petite ville de Park City, a gagné la médaille d’or de slalom géant aux Jeux Olympiques d’Oslo en 1952 et trois médailles d’or aux Championnats du Monde de 1954 à Åre en Suède. Il a ensuite transformé ses succès sur les planches en une magnifique et longue carrière d’ambassadeur du ski auprès de nombreuses stations de ski américaines. A ce jour, il demeure le directeur de ski pour la station voisine de Deer Valley; en hiver, je le vois parfois sur les pistes, mais le plus souvent à la poste de Park City, quand je vais prendre le courrier à ma boite postale. Son image est tellement liée à l’image de Deer Valley (il a sa statue en bronze à l’entrée de la station, un hôtel de luxe y porte son nom, et il continue de faire visiter le domaine skiable à ses nombreux fans,) qu’il est impossible que Deer Valley ne puisse jamais se passer de lui. C’est ainsi qu’aujourd’hui, à l’occasion de son 80ème anniversaire, il n’est absolument pas question d’évoquer une quelconque retraite. En fait, de sérieuses rumeurs circulent selon lesquelles les propriétaires de Deer Valley travailleraient en ce moment même avec une grande équipe de lauréats du Prix Nobel pour cloner ce véritable icône des sports d’hiver. Leur objectif est que d’ici à 2025 (juste avant que Stein ne fête ses 100 ans,) ils auront obtenu un une copie conforme à Stein en la personne d'un beau jeune homme blond, identique à la moindre spirale d’ADN près, en apparence ainsi qu’en style, et fin prêt à endosser sa tenue Bogner et à chausser ses skis. Seulement à ce moment, il sera possible à Stein d’envisager la retraite et de couler enfin des jours tranquilles et heureux dans sa résidence estivale du Montana, qui d’ici là, jouira d’un climat aussi clément que celui de l’Arizona d’aujourd’hui. Bon anniversaire, Stein!

lundi, décembre 10, 2007

Retrouver des “jambes de skieur”

Hier, j’effectuais ma troisième, mais vraie sortie à ski de la saison, sur une neige autant naturelle qu’abondante, au moment même où le domaine skiable ouvert par la station de Park City s’élargissait considérablement après les fortes chutes de neige du week-end. J’avais l’occasion d’effectuer trois longues descentes, sans un seul arrêt de haut en bas dans une neige profonde entrecoupée de nombreuse traces; dans ces conditions, je sentais qu’il me fallait fournir un effort assez considérable. Le ski alpin est un sport très unique car il est relativement passif et demande une forte capacité de retenue fournie principalement par les muscles des cuisses (les quadriceps.) Lorsque l’effort requit est important et que le corps n’est pas encore bien habitué à ce type d’exercice, les douleurs du «matin suivant» sont difficiles à ignorer. Les cuisses, les genoux, les mollets et même les muscles abdominaux peuvent faire assez mal. Quelque soit le type de sport que l’on pratique régulièrement en plus du ski (course à pied ou vélo,) le retour sur les pentes neigeuses exige toujours une période de réadaptation graduelle. C’est une bonne chose, car je commençais à croire que tous ces maux de jambes étaient juste une question d’âge!

dimanche, décembre 09, 2007

Lorsque moins veut dire mieux

Aussi vieux que l’univers, ce principe est bien difficile à mettre en œuvre! Plus les choses sont simples, concises et élémentaires, mieux elles seront à même de bien fonctionner. Les solutions compliquées ouvrent la porte aux pannes, aux erreurs, aux réactions imprévues et à d’avantage d’entretien. La voie vers la simplicité demande plus de temps, plus de recherche et plus de solutions créatives, mais ne manque jamais de générer des résultats positifs. Cela suit du reste assez bien la théorie de l’évolution. En résumé, que l’on construise une maison, que l’on rédige une lettre ou que l’on invente quelque chose de nouveau, si la solution prend une forme plus petite, plus courte ou plus compacte, les résultats auront de très grandes chances d’être plus performants. Voilà une application bien élégante du minimalisme!

samedi, décembre 08, 2007

Temps de déneiger!

Alors que l’on attend la neige avec beaucoup d’impatience, on est tout autant impatient de s’en débarrasser lorsqu’elle arrive. A Park City, les moyens de déneigement sont fort nombreux. Bien sur, il est toujours possible d’ignorer la neige, de conduire son véhicule par dessus celle-ci pendant tout l’hiver, mais très vite des ornières géantes et gelées secoueront fortement le conducteur jusqu’à la fin Mars. Une autre solution consiste à payer quelqu’un qui viend avec sa camionnette munie d’une étrave et assure le déneigement chaque fois que cela est nécéssaire. Ce service peut se régler au forfait, pour toute la saison (une bonne formule si les chutes de neige sont nombreuses) ou au coup-par-coup. Cette option est non seulement assez coûteuse mais elle finit par occasionner pas mal de dégâts autour de la maison; cela fait partie des risques qu’il faut savoir assumer. Enfin, il est toujours possible d’enlever la neige soi-même, soit avec une simple pelle, soit, si l’on préfère les moyens mécaniques, à l’aide d’une fraise. Nous avons accès à ces deux types d’outils, mais comme nous revendiquons un coté «écolo» nous n’utilisons la fraise à neige que lorsque les circonstances l’exigent.

Aujourd’hui était justement une de ces journées, où au moment du réveil, nous découvrions 35 cm de neige devant la maison. Sans attendre, je mettais en route notre fraise à neige Honda, qui démarrait, au quart de tour, à la Japonaise après neuf mois d’hibernation. Alors que je fraisais, Evelyne s’occupait de la finition avec sa pelle. Entre l’entrée du garage, le chemin de la porte d’entrée et le patio derrière la maison, ce travail nous prenait environ une heure. Nous sommes ensuite partis pour la vieille ville de Park City où nous répétions la même opération sur un bâtiment que nous avons là-bas, mais cette fois ci, le travail se faisait entièrement à la main et il nous fallait ôter une couche de 45 cm sur une surface assez importante. Au retour, nous sommes passés devant la maison d’une voisine dont le mari était partit en voyage, et qui essayait de nettoyer l’entrée de son garage à la pelle. En bon Samaritain, je redémarrais la fraise et me mettais a nouveau au travail pour achever ce qu’elle avait ébauché. Avant que je ne finisse la tâche, la fraise happait le journal du jour qui avait été jeté dans la neige fraîche, et le moteur callait brûtalement dans une bruit inquiétant. Sale coup! Cela m’étais déjà arrivé autrefois avec un épais journal du Dimance et il avait fallut amener la machine chez le concessionnaire pour la faire réparer. Je courrais alors à la maison pour y prendre un énorme tournevis afin de libérer le mécanisme, mais à mon retour Evelyne avait réussit à dégager tout le papier maché. Une petite anecdote qui complétait une journée débordante de neige et d’incidents!

vendredi, décembre 07, 2007

Courir dans la neige

Notre plus grosse chute de neige de la saison s’est produite ce matin et lorsque nous sommes partis pour faire notre footing quotidien, nous avons redécouvert les joies de la course à pied dans la neige. Ce sont en effet des conditions parfaites pour bien apprécier le fameux principe de «deux pas en avant, un pas en arrière.» Bien que nous raccourcissions notre itinéraire de 7 à 5,8 kilomètres pendant les mois d’hiver, la fatigue éprouvée est comme si nous avions parcourus plus de 9 kilomètres, car les semelles glissent considérablement, et en plus, il convient de lever les pieds beaucoup plus haut pour éviter tous les obstacles glacés. Tactiquement, il faut aussi faire très attention. Comme nous courrons assez tôt en matinée, la plupart des rues et des routes ne sont pas encore bien déneigées, réduisant ainsi la largeur d’une chaussée déjà encombrée par des blocs de neige et recouverte d’ornières gelées. Bien que nous courrons en faisant face à la circulation, il faut aussi faire bien attention aux véhicules qui surviennent par l’arrière et qui, eux aussi, cherchant leur voies respectives. Et puis il y a toutes les camionnettes de déneigement qui reculent sans regarder, ainsi que les bricoleurs qui déneigent l'entrée de leur maisons au moyen de fraises et finissent toujours par diriger le jet de neige sur les piétons au moment de leur passage. C’est à ce moment de l’année que la course à pied devient un art en matière de traction, d’esquive et de fluidité.

jeudi, décembre 06, 2007

Rêves chaotiques

Quand je peux m’en souvenir, mes rêves ne sont ni effrayants, ni sensuels; ils baignent simplement dans le désordre et l’action anarchique. Pour d’étranges raisons, la plupart d’entre-eux me ramènent aux jours où je travaillais dans la vente et dans le secteur commercial, et tous sont caractérisés par des situations sous très haute pression (nous évoquions celles-ci hier) et se déroulent dans le contexte de foires professionnelles ou de réunions importantes où se mélangent actionnaires, comité de direction, forces de vente et clients. Le plus souvent, ces rêves me placent dans des situations inextricables, où l’ancien se mélange au nouveau, le détail insignifiant devient soudainement très important, où rien n’est plus logique, où tous m’en veulent et où je semble avoir perdu le peu de bon sens que je croyais posséder. Quand tout explose, le rêve s’effondre, je me réveille complètement, il est juste 5 heures 30 du matin.

mercredi, décembre 05, 2007

La pression et ses visages

Travailler, penser, ou se dépenser physiquement sous forte pression est presque toujours la cause de tension. Certes, si la tension fait le plus souvent souffrir, elle peut aussi occasionner de grandes joies. Quelque soit le résultat final, il semble que seule une minorité d’individus semblent capables de bien gérer la pression qu’ils subissent. Pour ceux-là, cet environnement extrême est ce dont ils ont besoin pour pouvoir atteindre leur potentiel maximum. Ceci étant, la définition de pression est particulièrement vaste, non seulement en matière d’intensité physique, mais aussi par rapport à la personnalité et à la capacité de chacun de bien absorber la tension résultante. Volontaire, la pression que l’on applique soi-même se situe à l’autre extrémité du débat ; le fait d’éprouver des difficultés tout en contrôlant bien la marche à suivre est beaucoup plus facile à accepter que de se trouver dans une situation qui est imposée. C’est une autre raison pour laquelle, selon le point de vue de chacun, la pression se définit soit par une agonie horrible, soit par une exaltation illimitée...

mardi, décembre 04, 2007

Finalement, voici le «Mondo»

Hier, aux alentours de midi, alors que nous remontions de Salt Lake City, nous écoutions le débat radiodiffusé entre les candidats présidentiels pour l’investiture de parti démocrate. Alors qu’était évoquée la manipulation du Yuen par la Chine et les implications que cela avait sur nos échanges avec ce pays, mon épouse me posa une de ses questions désarmantes qui ne manquent jamais de me laisser pantois : «Maintenant que notre monde a rétrécit, que certains disent que la terre s’est aplatie, pourquoi n’utilisons nous pas une même et seule devise pour tous nos échanges commerciaux?» Surpris par sa question et incapable d’y répondre du tac au tac, je laissais passer de longues secondes.

Lorsqu’enfin je me ressaisirais, je tombais d’accord avec son idée. Je pensais alors à l’Euro et à cette première tentative que représentait l’union d’un panier de devises au sein de pays développés. Vu des Etats-Unis, tout les experts s’accordaient à dire que la monnaie unique européenne échouerait et serait bien vite abandonnée. Aujourd’hui, la situation s’est radicalement retournée, et l’Euro est devenu une alternative sérieuse par rapport au billet vert. Je ne pouvais alors pas m’empêcher de faire un rapprochement entre l’Euro, cette devise continentale européenne, et une devise mondiale, que j'ai baptisée «Mondo» pour les besoins de cette réflexion. En tant que nouvelle devise mondiale, le «Mondo» offrirait d’énormes avantages. Entre autres, il placerait tous les partenaires économiques sur un même niveau et mettrait fin au jeux paritaires auxquels se livrent par exemple la Chine et le Japon afin de préserver leurs balances commerciales. De la même manière, le «Mondo» jouerait un rôle important en stabilisant les marchés mondiaux de denrées et autres ressources naturelles. Naturellement, il conviendrait de mettre en place des règlements et des sanctions afin que chaque Nation participante agisse à la fois de manière disciplinée et responsable. Par exemple, les déficits budgétaires devraient être limités et tout dépassement devrait être sanctionné comme c’est le cas pour la zone Euro.

Bien évidemment, une monnaie unique mondiale constituerait une proposition extrêmement complexe mais ses avantages seraient innombrables, comme par exemple la facilitation des échanges commerciaux, une globalisation beaucoup plus harmonieuse, et à terme, l’établissement d’une paix durable à l’échelle planétaire grâce à un tissu économique beaucoup plus resserré. Si des économistes et de financiers tombent sur cet article, j’aimerai bien connaître leur avis sur le concept ainsi que tout les processus et étapes qui s’avéreraient nécessaires pour appliquer cette idée, au demeurant très simple, dans le monde entier, sans que soit affectée la souveraineté de chaque nation participante...

lundi, décembre 03, 2007

Dépasser toute attente

Au quotidien, toujours bien gérer le résultat final pour offrir une bonne surprise est une de mes idées préférées. Trop souvent, nous promettons trop et finissons par ne pas donner suffisamment, ignorant ainsi que des attentes bien gérées devraient être la règle fondamentale en affaires tout comme ailleurs. Certaines branches d’activité, comme le commerce par internet, ont bien comprit ce principe, l’ont mit en application à leur avantage, et continuent de voir leurs ventes croître en dépassant la moyenne générale. Pour la plupart d’entre nous, il convient de résister à la tentation de laisser croire ceux qui nous écoutent que tout se passera bien quand on sait d’entrée que les objectifs vont être très durs à atteindre. Nous devrions accepter de perdre un peu de terrain à l’avance quitte à en regagner un plus tard, mais notre désir immédiat de perfection masque la sobre réalité que nous auront l’air d’idiots lorsque les promesses faites ne se réaliseront pas. Si cela est vraiment le cas, il ne nous reste plus qu’à nous reprogrammer.

dimanche, décembre 02, 2007

Apprendre à écrire

Quand j’étais à l’école, la rédaction était sans doute mon sujet préféré et celui qui m’apportait les meilleures notes. Étais-je un raconteur d’histoire ? Je ne suis pas très sur, mais j’adorais écrire. Je n’ai malheureusement jamais maîtrisé cette matière, mais si je m’y étais appliqué d’avantage et avais reçu une formation plus avancée, je crois que j’aurai pu m’améliorer considérablement. Il y a plus de trente ans, lorsque je suis arrivé aux Etats-Unis, j’étais terrifié à l’idée de devoir écrire en Anglais, et tout particulièrement des lettres d’affaires ou des notes de service. Tout naturellement, après un peu de temps et beaucoup d’erreurs, la qualité de mes écrits s’améliorait au point que je commençais à y prendre un certain plaisir et faisait de mon mieux pour parfaire les documents que je produisait. Dans l’intervalle, mon français prenait un congé sabbatique et à part quelques lettres et notes que je griffonnais à l’intention de ma famille, je n’écrivais quasiment plus dans ma langue natale. Il y a environ deux ans, alors que je quittais mon activité professionnelle, je me demandais ce que j’allais bien pouvoir faire. Je pensais alors que l’écriture pourrait être une voie me permettant de canaliser mon potentiel créatif et je me préparais à faire le plongeon. J’avais déjà une longue liste d’idées amassées au fil des ans et pensais alors qu’il me suffirait d’en choisir une pour en faire... Un livre. Mon dieu, que j’étais naïf ! J’avais simplement oublié que – tout comme pour la course a pied, qui est ma passion – il me fallait d’abord développer une discipline pour l’écriture et en faire une véritable habitude. Le résultat fut que mes bonnes intentions restèrent juste cela pendant dix-huit mois, jusqu’au jour où, en Mars 2007, je rompais mon tendon d’achille en skiant. Mon handicap temporaire me donnait alors l’occasion de rédiger un «blog» quotidien qui allait être bilingue (anglais et français) afin de me réconcilier avec la langue de Molière que j’avais si longtemps ignoré. Depuis, il y a eu des hauts et des bas dans l’écriture et la publication de mes blogs, mais récemment, je suis devenu plus assidu afin d’en assurer une parution assez régulière. Maintenant, je prends un véritable plaisir à composer mes articles, j’y pense la nuit, je recherche bien les sujets, et compte bientôt étendre cette activité à d’autres formes de publications!

samedi, décembre 01, 2007

A propos du “Che”

Il y a quelques nuits, alors que nous regardions la télévision française par satellite, nous voyions Danielle Mitterrand, veuve de l’ancien président, en train de promouvoir son dernier ouvrage «Le Livre de ma mémoire» sur l’une de émissions de Laurent Ruquier «On n’est pas couché». Pauvre Danielle; elle a l’air d’en vouloir au monde entier et affiche une attitude de gauchiste radicale à la fois en colère et frustrée. Je passe sur les détails, mais voudrais simplement souligner qu’elle reste une supporter farouche de Che Guevara en demeurant convaincue de sa contribution extraordinaire et en pensant qu’il reste autant l’icône romantique que sacré de la cause socialiste. Sans doute n’a t’elle jamais bien lu les biographies du Che racontant ses aventures d’agression ainsi que les atrocités qu’il a commises au cours de celles-ci. Elle n'a simplement vu que le film «Carnet de Voyage» et a dut conserver un portrait du révolutionnaire accroché dans sa chambre à coucher...