dimanche, octobre 21, 2007

Qui commande?

Depuis l’instant où je me suis trouvé sous le joug du travail, je n’ai jamais pu échapper à un patron sous ses diverses formes. D’abord, il y a eu mes parents, mes professeurs, mon frère et ma soeur (nous travaillions alors tous dans l’affaire familiale), et plus tard les gradés du service militaire. C’est seulement le jour où je travaillais à mon propre compte, en temps que moniteur de ski, que pendant un bref moment je n'avais plus personne dans mon dos; très vite, cependant, je réalisais que ma prosperité était directement liée à la satisfaction de mes... Clients! Il semblait donc impossible d’échapper à une forme d’autorité patronale quelle qu’elle soit. Plus tard, après avoir vendu mon âme au diable j’entrais dans le monde corporatif remplit d’un assortiment de patrons généralement ignorants, arrogants et, pour la plupart, tout à fait incompétents. Jamais je n’ai pu trouver un chef capable de m’inspirer et de me développer; c’était toujours l’inverse. Sans aucun doute, le haut point de ma carrière dans les affaires vint lorsque je dirigeais une petite société de distribution à Salt Lake City. C’est seulement à ce moment que je me suis senti le plus libre, mais il fallait cependant toujours composer avec des tas de clients difficiles. Maintenant, tout a changé, et l’autre jour, je me demandais où ce cachait cet eternel patron dans ma nouvelle vie. Je n’arrivait pas à trouver ce monstre dans mon entourage et réalisais que j’avais du avoir raison de cette horrible bête et de cette source de tourments. Bien sur, il reste mon épouse, mais l’idée est simplement de lui plaire dans la mesure du possible, et le risque de me faire virer est vraiment limité...

samedi, octobre 20, 2007

Trente ans à courir…

Au fil des ans, la course à pied continue d’être notre sport principal. J’ai commencé a courir régulièrement il y a plus de 30 ans lorsque nous nous sommes installés à White Plains, New York. A l’époque je travaillais très dur et je sentais que la nature sédentaire de mon nouveau travail ne tarderait pas de me tuer. Enfant, je n’ai jamais aimé courir; j’étais très mauvais et en plus, cela me donnais des points de coté; enfin, je détestais cette activité. En Juillet 1977, sous la chape de chaleur que connaît New York en été, j’essayais à quelques reprises de courir deux ou trois kilomètres, mais c’est seulement à partir d’Août 1977 que je plongeais avec régularité dans la course à pied et commençais à courir tous les jours, chaque fois pendant une demie-heure. Cela allait devenir une routine, cinq jours par semaine, qui continue à ce jour. En 1987, Evelyne se joignait à ma sortie de 6 heures du matin et depuis nous avons couru tous deux avec une ferveur religieuse. Selon la saison, nous courrons entre 29 et 35 kilomètres par semaine. Presque rien ne nous arrête; nous avons couru sous des tempêtes de neige, sous la grêle, la pluie battante et même dans l’obscurité la plus totale. Aujourd’hui, si nous ne nous levons plus à 5 heures 45 pour notre sortie quotidienne, nous préférons toujours une heure matinale. Lorsque nous partons en voyage, nos affaires de course prennent un minimum de place et lorsque nous visitons un nouvel endroit, nous voyons des choses que le touristes ne pourraient jamais soupçonner. Après toutes ces années, j’ai couru dans une vingtaine de pays différents, dans plus de vingt états ou provinces des Etats-Unis et du Canada, et je n’ai été mordu qu’une seule fois par un chien méchant à Danvers dans le Massachusetts.

vendredi, octobre 19, 2007

Mini, mini, mini

A dix-huit ans, je rêvais de posséder et de conduire une Mini. Je me souviens que mon ami Marcel R. en avait une et je l’enviais énormément. Malheureusement j’étais à l’époque à la fois trop pauvre et trop pratique et me rabattais sur une humble 2 CV Citroën. Hier, Evelyne prenait livraison de sa Mini Cooper flambante neuve. Certains sont plus chanceux que d’autres!

jeudi, octobre 18, 2007

Peut on être mécontent?

On peut être heureux, on peut être sous tension ou encore angoissé, mais si on a la santé et s’il nous reste suffisamment de bon temps à venir, nous n’avons vraiment pas le droit d’être mécontent. Si c’est vraiment le cas, il nous faut sans attendre faire tout ce qui est nécessaire pour opérer le changement qui s’impose. Je me suis laissé dire que le fait de manger des amandes, des broccolis et des bananes sont autant de bons moyens de se diriger vers cette direction..

mercredi, octobre 17, 2007

Brouette avant-garde

Il y a quelques jours nous parlions brouettes. Je ne pouvais alors pas m’empêcher de penser que cet instrument est demeuré à l’écart du progrès technologique. A ce jour, la brouette en est au stade du pauvre grain de café avant l’avènement de Starbucks. C’est pourquoi j’ai pensé ajouter certaines améliorations techniques qui pourraient rendre la brouette de demain aussi attrayante qu’un i-Phone et en fait, une excellente idée de cadeau en cette fin d’année. D’abord, le modèle que je propose aurait une esthétique parfaite; sa carrosserie serait entièrement réalisée dans les matériaux composites les plus avancés; la peinture serait un véritable plaisir oculaire tandis que l’ensemble serait (enfin) équipé d’un petit moteur Honda avec démarreur électrique. La roue serait munie d'un frein à disque et offrirait une traction intégrale. Non seulement les deux pattes seraient equipées d'amortisseurs, mais elles serviraient également d'éjecteurs télescopiques qui – sur commande – déchargeraient le contenu de la brouette en améliorant la productivité et en réduisant ainsi la fatigue de l’utilisateur. Ah oui, j’allais oublier le tableau de bord avec compteur de vitesse, prise pour i-Pod et GPS en option. Maintenant, quand allez-vous la passer cette commande?

mardi, octobre 16, 2007

Attelage effrayant

Chaque matin, notre course à pied finie, nous nous asseyons pour quelques minutes sur les marches de notre perron afin de nous relaxer et d’observer ce qui ce passe dans notre rue. Ce matin alors que nous regardions tourner ce petit monde matinal, nous avons remarqué une de nos voisines en proie à un «comportement risqué.» De ma part, cette qualification peut paraître extrême ou, à l’opposé, pourrait laisser penser que je suis devenu d’une prudence exagérée. Et bien voilà, représentez-vous la scène; notre voisine est sur sa bicyclette avec derrière elle, sur un siège spécial, sa fillette de deux ans. La mère tient le guidon de sa seule main gauche pendant qu’elle fait son possible pour contrôler de la main droite la laisse de son chien qui galope à son coté. Si ce n’était pas pour la petite fille sur l’arrière du vélo, je dirais «bravo!» Ceci serait déjà très audacieux, si l’on considère qu’une bicyclette, son occupant et un chien attaché au tout constituent un équipage plutôt vulnérable; en effet, un chien méchant pourrait attaquer le chien du cycliste, une voiture pourrait survenir en sens inverse en plein milieu de la route ou tout autre espèce d’urgence pourrait facilement compromettre l’équilibre de l’ensemble. Avec un chien qui ne connaît pas trop le code de la route, la situation est à haut-risque. Si vous ajouter maintenant au tableau un bambin innocent, vous avez tous les ingrédients requis pour un désastre. En voyant cela, je ne peux m’empêcher de penser que seuls les américains peuvent faire toutes ces choses à la fois...

lundi, octobre 15, 2007

Changement climatique et surpopulation

Il y a plusieurs «éléphants dans la pièce» losqu’on parle de changement climatique. L’un d’entre eux est la surpopulation. Le mois dernier, on estimait la population mondiale autour des 6,6 milliards. La population de notre planète continue de croître à un rythme sans précédent, et aujourd’hui, les experts en la matière parlent de 9 milliards d’habitant vers 2050. N’essayez pas de me dire que cet excès de population n’a rien à voir avec le changement climatique; dans le monde en développement chaque ménage veut ses deux voitures, sa climatisation et tout le reste; alors faites le calcul... Par définition, il y a surpopulation lorsque la densité de population est telle qu’elle constitue une entrave à la qualité de vie, dégrade gravement l’environnement ou crée des pénuries à long terme en matière de ressources et de services. Jusqu’ à présent, certains pays ont pour l’instant réussit à gérer l’explosion de leur population grâce à l’agriculture, la désalinisation et l’énergie nucléaire. Ces solutions voient leurs effets à long terme diminuer si elle ne sont pas renouvelables. Dans ce débat, on ne parle pas beaucoup de la religion, le deuxième éléphant dans la pièce qui, avec l’ignorance, le troisième, sont à la base même de cette explosion de population. Tout ceci pose la question du nombre désirable et raisonnable d’habitant pour notre planète? Est-t’il de 3 ou de 4 milliards? Est-ce que 6,6 milliards sont acceptables et que l’on peut sereinement envisager les 9 milliards? J’ai tendance à pencher pour le premier groupe de chiffres en diminuant la dose de religion et en augmentant la dose d'éducation. Et vous, dans quel camp tombez-vous?

samedi, octobre 13, 2007

Pourquoi le temps passe-t’il si vite?

Depuis que je ne suis plus employé, mon temps s'est subitement mis à se conduire très mal et ce n’est désormais plus le bon vieux compagnon qui durait une éternité; aujourd’hui, il va bien trop vite, il semble se cacher, et en fin de journée je sens que je n’ai pas eu mon compte. Je ne me plaint surtout pas de sa qualité; en fait celle-ci s’est améliorée de manière remarquable. Tout le temps qui m’est donné est plus riche, plus divertissant et remplit à ras-bord, mais voilà, il ne dure plus. Est-il maintenant produit à la chaîne en Chine au lieu d’être manufacturé en Suisse? Est-il construit avec des matériaux inférieurs? Je n’arrive pas à savoir. Jusqu’à récemment je n’avais jamais compris la vraie valeur de cette ressource limitée et pendant la plus grande partie de ma vie, j’ai dut la gaspiller. Maintenant que je vois ce qu’il en reste, ce trésor qui s’écoule semble me jouer des tours et utiliser tous les prétextes pour paraître court, étroit et mince. Que dois-je faire? Quelqu’un sait-il où trouver de bon freins solides capables de ralentir cette course folle?

vendredi, octobre 12, 2007

Recette pour milieu désertique

Hier, j’ai entrepris la construction d’un petit massif paysager dans le style «milieu désertique» tout près de notre télésiège-balançoire. J'espère bien que vous comprenez ce dont je parle; en tout cas, j’ai commencé mon travail avec une demie-tonne de pierres, une brouette remplie de tout-venant, deux brouettes de bonne terre, vingt litres de galets et une demi-brouette remplie de sable d’environ un centimètre de diamètre. J’ai travaillé le tout et j'ai pris tout mon temps pour déjeuner pendant que l’ensemble mijotait sous le bon soleil de cette après-midi d’Octobre. En fin de journée, le tertre était à point et prêt à être planté avec des espèces native du désert d’altitude où nous vivons. Finalement, en dépit de tout le travail et de l'effort fourni, la réalisation ce projet aura été du gâteau!

jeudi, octobre 11, 2007

C’est quoi la réinvention?

La réinvention implique une totale transformation dans notre façon de vivre. Elle offre peu de place au changement progressif; elle exige plutôt un virage à 180 degré par rapport au statu quo. Cela peut vouloir dire couper des ponts, choquer certaines personnes, mais il s’agira rarement d’un changement froidement prémédite. De par sa nature, la réinvention brise les conventions, ouvre de nouveaux horizons et risque de déplaire aux conformistes. Quoi qu'il en soit, cela exige une enorme dose de courage.

Les raisons positives pour se réinventer se trouvent dans des passions inassouvies, par un rêve puissant, un besoin de ressentir une décharge d’adrénaline, une attraction pour une activité particulière ou le désir d’habiter dans un endroit spécial (par exemple, devenir gaucho en Argentine). D’un autre coté, le fait de se sentir à cours d’options, de ne plus pouvoir supporter certaines situations, ou le désespoir, peuvent entraîner une réinvention personnelle. Se réinventer est un outil qui nous permet de décoincer notre vie ou notre carrière; si nous nous ennuyons, si nous détestons notre travail, si le flot créatif a cessé de couler, si nous nous sentons ignorés, sans contrôle sur notre destinée ou tout simplement en quête d’une vie meilleure. La démarche s’impose quand notre voix intérieur nous le dit.

Réussie, la réinvention apporte beaucoup. D’abord, c’est une façon de contrôler positivement notre destinée. Elle nous permet d’atteindre ce que l’on veut, d’extraire notre véritable potentiel, notre véritable identité. Faire délibérément quelque chose que l’on aime crée un flux passionnel, c’est a dire l’ingrédient nécessaire pour créer l’énergie et le bonheur que beaucoup recherchent. Elle porte aussi la semence de l’innovation qui ne peut pas s’épanouir dans un environnement stagnant, et finalement elle ouvre de nombreuses portes et nous réserves des tas de surprises en cours de route.

Certes, la réinvention comporte des dangers. Si elle échoue, cela peut avoir des conséquences graves tant sur le plan matériel que sur le plan moral. Ces consequences seront atténuées lorsqu’aucun proche n’est affecté ou que les ressources sont suffisantes pour amortir le choc.

L’acte de réinvention n’est pas pour tout le monde et n’est sans soute pas nécessaire si notre situation actuelle correspond parfaitement ce que nous désirons ou si nous vivons une vie tranquille, satisfaisante et confortable. On entend toujours beaucoup parler des succès, mais peu des échecs. Rappelons nous cependant que, souvent, pour gagner une guerre il faut accepter un assortiment de victoires et de défaites. Plus nous aurons l’occasion de jouer le jeu de la «réinvention», plus nous devrons faire face à des réussites et des échecs tout le long du chemin. Il n’y a aucun doute qu’une réinvention réussie demande une pratique assidue!

mercredi, octobre 10, 2007

Se réinventer...

ré-in-ven-ter: Inventer de nouveau ce qui avait été oublié ou perdu ou donner une valeur nouvelle à quelque chose.
Un sujet qui m’a toujours fascine est celui de la réinvention personnelle, comme réinventer sa vie, son domaine d’activité ou encore le monde qui nous entoure. Je suis personnellement passé à travers un grand nombre de réinventions à partir du moment où, petit garçon en Haute-Savoie je gardais les chèvres, devenait un artiste en herbe qui adorait la caricature et dessiner des voitures de sport, un mécanicien en aéronautique, un moniteur de ski, un directeur de compétition dans cette même branche, un chef de produit, un responsable commercial, un distributeur de produits de consommation, un courtier en bourse, un vendeur de biens immobiliers (deux activités que j’ai détesté), un vendeur sur les marchés internationaux avant de quitter la branche du ski et de me lancer dans l’industrie des vacances et du tourisme. Aujourd’hui j’ai de nouveau changé et me consacre désormais aux investissements; il faut dire que cette dernière réinvention est de loin ma plus réussie et la plus satisfaisante. Au cours de prochains propos, nous allons découvrir ce que se réinventer implique. A suivre...

mardi, octobre 09, 2007

“L’heure Peugeot”

L’élément le plus négatif qui vient avec un âge avancé est qu’il ne m’est plus possible de dormir toute une nuit sans me réveiller. Il n’est pas hors du commun qu’après m’être endormit avec une fatigue extrême vers 21 heures, je me réveille à minuit, puis à 1 heure, 3 heures et encore une fois vers 4 ou 5 heures du matin. Si je me réveille à ce moment là, je me lève et gagne mon bureau pour y travailler. Vers 3 heures du matin est bien différent; j’estime qu’il s’agit encore «du milieu de la nuit» et je fais tout mon possible pour me rendormir. J’ouvre un oeil en direction de l’horloge a affichage numérique et lit souvent 307 ou 308 et cela me rappelle instantanément l’un des modèle Peugeot qui est parmi les voitures les plus populaires d’Europe. C’est pourquoi j’appelle ce moment nocturne «L’heure Peugeot.» Réagirais-je différemment si l’horloge montrait 325 et appellerais-je ça «L’heure BMW?» Je ne pense pas, mon coeur reste toujours très français.

lundi, octobre 08, 2007

Idée douteuse

C’est incroyable comme certains architectes peuvent perpétuer des erreurs conceptuelles qu’il est rare de voir reproduites dans la plupart des autres secteurs d’activité. Avec la généralisation de la conception aidée par ordinateur, les améliorations de la plupart des produits et objets qui nous entourent sont en accroissement constant et cumulatif; ainsi, les réalisations qui en résultent sont capable de se parfaire au fil du temps, sans presque jamais «rechuter» dans les erreur passées. Est-ce parce que nous vivons en montagne et que nos architectes locaux sont souvent des «implants» qui ne sont ni nés et ni été élevé avec leurs pieds dans la neige, la boue et la pluie, que nous devons souffrir une telle récurrence d'idées douteuses? Peut-être l’accès à cette profession devrait être limitée à ceux ou à celles qui quittent leur écrans d’ordinateurs un peu plus souvent, sortent un peu, et lèvent leurs yeux en direction du firmament? Comme il y a des tas d’idées rétrogrades qui peuvent être ainsi discutées, je propose que nous consacrions le propos de ce jour aux traitement des chevrons. Ces dernières années, nos architectes de montagne, qu’ils exercent en Californie, dans le Colorado, au Montana ou en Utah semblent trouver élégant de faire dépasser leur chevrons du toit et les exposer ainsi au intempéries. Il semble évident que ces pièces de bois vont être battues par la pluie et que la neige va s’y accumuler tout l’hiver. Alors, quelle est donc la raison? Juste pour faire bien? Peut-être que si ces esprits créatifs devraient repeindre ces extrémités exposées chaque année, ils les recouvriraient bien vite, à moins bien sur qu’il existe une raison bien profonde; si vous la connaissez, faites-moi signe!

dimanche, octobre 07, 2007

Contre tout espoir

Hier, aux championnats du monde de rugby, l’équipe de France réussissait une victoire autant spectaculaire qu’inespérée face aux fameux «All Blacks» néo-zélandais. Avant ce match de quart de finale, les français étaient considérés perdants et seul un miracle aurait pu changer le résultat. Ce miracle, les Bleus l’ont façonné pour réaliser cette performance spectaculaire . L’objet de cette réflexion n’est pas de discuter le match mais de s’émerveiller face à une situation où tout semble aller contre un groupe de gens ou juste une seule personne, et d’assister à la création d’une victoire contre tout espoir. La morale de cette histoire est merveilleusement simple; il ne faut jamais désespérer et jamais abandonner. Le corollaire est tout aussi clair; il faut toujours rester humble!

samedi, octobre 06, 2007

Spotch it!

Cet été, notre fille Charlotte nous enseignait un nouveau jeu alors que nous faisions l’aller et retour entre l’Utah et la Californie. Son amie Erin d’Anchorage en Alaska lui avait appris et le tenait de ses deux soeurs jumelles qui sont lycéennes là-bas. Alors que ne suis pas en mesure de vous expliquer l’origine précise du nom de ce jeu, ce que je peux dire en revanche est que «spotch» veut dire «allumer le feu» en langage urbain américain.
Avant d’aller plus loin, laissez-moi vous donner les règles de ce divertissement au cas où vous désireriez tenter votre chance :

- Chaque fois qu’une automobile jaune est identifiée, le participant dit – ou mieux, crie – “spotch it!” La couleur doit être jaune ou tomber dans un registre jaune. Les couleurs dorées ou oranges ne sont pas admises. Si l’auto a plusieurs couleurs, le jaune doit dominer. De plus, le véhicule doit être une voiture particulière ou une camionnette dans la mesure où cette dernière ne porte aucune signalisation commerciale telle que «Jean Dumont – Plomberie». Les taxis, les gros camions, les fourgons, les deux-roues ne sont également pas admis, de même que les quads tout-terrain, les engins de travaux public, les machines agricoles, ou encore les véhicules de pompiers et les ambulances.
- La période de comptage est limitée à une journée complète (de minuit à minuit)
- Chaque identification de véhicule admis marque un point
- Un point est retiré pour toute fausse identification (mauvaise couleur ou type de véhicule exclus)
- Si la même voiture est identifiée à deux reprises, un seul point est alloué
- Seul les vrais véhicules comptent (pas de photos, dessins, maquettes ou projections)
- Le chauffeur peut identifier un véhicule depuis son rétroviseur et marquer un point; un avantage concédé pour compenser l’attention requise par la conduite
- Un témoin qui connait les règles du jeu doit pouvoir témoigner du résultat

Dès le départ, Evelyne est devenue «accro» et est aujourd’hui particulièrement impressionante. Je ne lui viens pas à la cheville; typiquement, si elle marque cinq ou six points par jour, je n’en glane qu’un ou deux. Dois-je dire que cela me rend un peu jaloux et que j’ai tendance à trouver cette activité un rien débile? Sans aucun doute, mais je commence à aimer. De plus, comme le jeu se pratique principalement sur la route, mon excuse est que je dois me concentrer quand je suis au volant. Pour le moment, lorsque je vois une voiture jaune, pour des raisons qui m’échappent encore, je n’arrive pas à crier «spotch it!» assez vite. Il semble toujours y avoir un temps mort, très court, mais toutefois assez long pour qu’Evelyne score le point à ma place. Au vu de tout cela, je prends part à ce jeu sans trop d’enthousiasme. Cela ne veut pas dire que vous ne devez pas participer. Ce jeu est vraiment à la portée de tous; il suffit de persévérer pour devenir imbattable. Et voilà, vous savez tout sur «spotch it!» J’espère que vous, vos amis et votre famille allez plonger dans ce divertissement et que très vite, nous allons pouvoir partager nos observations et comparer nos résultats. Bien sûr, votre succès réside dans la popularité des voitures jaunes là où vous habitez et où vous conduisez. Un dernier conseil, observez bien les parcs à voitures, vous améliorerez ainsi votre score de façon importante. Maintenant, assez discuté, il est temps de travailler sur la rapidité de votre réflexe «spotch it!»

vendredi, octobre 05, 2007

Cerise sur le gâteau

Cet été nous avons concentrés nos efforts sur notre jardin, derrière la maison. Evelyne y a travaillé sans relâche en ôtant la moindre mauvaise herbe et, dernièrement, en relocalisant ses plantes à divers endroits ce qui, le printemps venu, devrait créer un ensemble mieux équilibré et plus agréablement coloré. J’ai, pour ma part mis en place deux palettes de dalles qui désormais définissent un petit sentier faisant le tour complet du jardin. Sur cet espace dallé, deux zones étaient réservées pour s’assoir; sur l’une d’elles, nous avons installé notre siège-balançoire «Alta Supreme» et sur l’autre j’envisageais un petit banc «rétro» en fonte métallique. Adroitement, Evelyne me faisait changer d’avis en me convaincant d’opter pour un banc de pierre semblable à celui que nous avions déjà placé devant notre maison et dont nous nous servons très rarement. Hier, nous attelions notre remorque à la voiture et nous dirigions en direction d’Heber, la petite ville voisine, pour y récupérer ce fameux banc. Au retour, notre voisin Ed m’aidait à placer la très lourde pierre de traverse sur ses deux pieds et voilà, nous offrions désormais une assise supplémentaire aux visiteurs. Va-t'on beaucoup se servir de ce banc? J’en doute fort, mais les pies qui partagent notre jardin ne vont pas se gêner pour faire leur besoins sur sa surface bien lisse; un excellent engrais à peu de frais!

jeudi, octobre 04, 2007

Adhésifs sur fruits

Après la mort et les impôts, ce que je déteste le plus sont les petits auto-collants sur les fruits; je pense qu’il est grand temps de les éliminer. Je ne parle pas des «vrais» fruits que nous achetons chaque semaine au marché en plein air, mais de ceux que nous trouvons à l’épicerie ou à l’hypermarché. La raison pour laquelle je suis remonté contre ces petits labels est qu’il faut les enlever avant de composter. Si l’on jete les pelures de fruits sans enlever ces maudits adhésifs, le conteneur de compost sera bien vite rempli avec la moitié de papier et l’autre moitié de pelures de fruits refusant toute décomposition dans une telle promiscuité. Est-ce que quelqu’un peut me dire à quoi servent ces auto-collants si ennuyeux? En général, ils n’indiquent ni le pays d’origine, ni la date de production ou le numéro de série du produit (si jamais on en avait besoin.) Comme je prépare plus de 1000 bananes chaque matin sur une année (voir mon blog du 1er Juin 2007), je dois décoller pas moins de 300 à 500 adhésifs de mes fruits jaunes. C’est beaucoup de boulot et de temps au panier. Comme il convient d’être constructif, je propose que s’il faut absolument marquer ces fruits, on devrait retourner au tampon-encreur (vous vous souvenez, les oranges), ou incorporer le marquage dans l’ADN du fruit, ou encore projeter cette inscription au moyen d’un rayon laser sur le fruit alors qu’il est présenté sur le rayon du magasin. Quelle est votre solution à ce problème existentiel?

mercredi, octobre 03, 2007

Nos brouettes

Si vous croyez que la brouette a été inventée par les anglais, les français, our même les italiens, vous vous trompez! Bien avant qu’ils fabriquent nos vêtements, nos ordinateurs, nos vélos, notre dentifrice et les aliments pour chiens et chats, les chinois avaient conçut et produit les premières brouettes il y a environ 1900 ans. Les européens allaient découvrir cet outil bien plus tard, entre 1170 et 1250. Le brouette standard est un petit véhicule poussé par une seule personne au moyens de deux bras situés a l’arrière et est généralement munie d’une roue unique. Typiquement, sa capacité est d’environ 170 litres. Comme nous vivons en Amérique nous possédons deux brouettes. L’une d’entre-elles (la plus grande) est la mienne que nous avons acheté neuve il y a déjà quatre ans. L’autre (juste un peu plus petite) est celle d’Evelyne a été achetée d’occasion dans un vide-grenier il y a environ trois ans pour l’équivalent de 3,50 Euros. Malheureusement, très vite il nous fallut remplacer la roue, un investissement de 18 Euros! Toutes les deux sont de couleur orange (afin que nous les repérions bien dans le jardin) et sont très bien entretenues. Nous les parquons sous notre terrasse de jardin et ce sont de loin les véhicules les plus économiques que nous ayons jamais possédés. Vous pourrez lire d’avantage sur ces machines merveilleuses dans un prochain blog. Gardez vos yeux bien ouverts!

mardi, octobre 02, 2007

Souvenirs, activités et rêves

Les souvenirs peuvent être bons, mauvais ou entre les deux. Comment les gérer? Doit-on donner une importance égale à tous les souvenirs, ou être plus sélectif et ne retenir que les plus plaisants? Ils me semble que les bons souvenirs restent d’avantage gravés en mémoire que les mauvais. Bien sur, je me souviens de mes accidents de voiture, de ski et autres, et cela sans doute afin de ne pas les répéter; pour moi cependant, ce sont des événements qui ont simplement jalonné ma vie et à propos desquels je ne ressens aucun sentiment particulier. Je peux me souvenir de tous les autres événements déplaisant passés, mais ceux-ci ne m’affectent pas émotionnellent. Mon interprétation est que j’ai du vivre ces situations pleinement (c’est à dire absorber une très forte charge émotionnelle) lorsqu’elles se sont produites, mais après cela, l’émotion liée à ces événements s’est évaporée. S’il m’est arrivé par moment d’en vouloir à ceux qui avaient pu me faire du tort, cela n’a jamais duré longtemps, car très vite je tourne la page. Est-ce dût au fait que je parviens à absorber l’impact émotionnel au moment où il se produit? C’est peut-être le cas. De la même manière, si j’examine ma façon de traiter les bons souvenirs, je constate qu’ils sont disponibles lorsque je les consulte, mais sans qu’ils m’impressionnent ou m’obsèdent. Ils se présentent généralement comme des vignettes fugitives, pas toujours très nettes. En réalité, ces bons souvenirs sont moins vifs que les mauvais car l’empreinte émotionnelle est probablement moins intense. Plus je me penche sur le sujet, plus je vois qu’il est difficile de dissocier les souvenirs d’un espace temporel regroupant passé, présent et futur.

Le passé
Encore une fois, je suis convaincu que nos souvenirs sont les éléments fondateurs de notre expérience. Qu’ils soient plaisants ou horribles, ceux-ci nous protégent des douleurs et des déceptions et nous positionnent vers des situations plus plaisantes; ils nous rendent plus fort et nous permettent de mieux évoluer socialement. Les mauvais souvenirs nous apportent-ils d’avantage que les bons? Je pense qu'en fait les deux contribuent à bâtir une expérience solide...

Le présent

Le plus je me penche sur la question, le plus je suis convaincu que le moment présent est vraiment là où il faut être, au coeur de la vie et de l’action, et de toute évidence c’est le lieu qui me convient le mieux. La raison pour laquelles le temps semble passer si vite maintenant que je suis retraité est simplement que je peux faire tout ce que j’adore avec un dosage de «stress» parfait. Je peux dire que, plus que jamais, je vis maintenant en plein dans le présent et que j’en suis très heureux.

Le futur
Comme le présent m’absorbe plus que jamais, j’ai n'ai que très peu de temps à consacrer au futur. Est-ce parce que j’ai bien dépassé la moitié de ma vie ou simplement parce que mes journées sont si remplies que je ne peux guère m’occuper que du moment présent? Dans un sens, cela m’attriste, car se projeter sur le futur constitue l’essence même du rêve. C’est juste, l’hyperactivité étouffe le rêve.

lundi, octobre 01, 2007

Bientôt, un petit-fils

Cet après-midi nous avons reçu un appel de notre fils Thomas nous annonçant que l’obstétricien venait de déterminer qu’un petit-fils était en route. Tout va bien pour Juliette sa maman et le très petit garçon! Ce dernier est attendu vers le 15 Mars 2008. Nous sommes impatients...

dimanche, septembre 30, 2007

Nuit presque blanche

Hier, il a fait très mauvais temps avec de la neige, de la pluie et du vent. Pour une fois, nous sommes tranquillement restés à la maison. Le soir après un délicieux dîner, nous sommes allés voir «Dix canoës» un film charmant sur la société aborigène à ses débuts en Australie. Nous nous sommes couchés vers 22 heures et bien que la porte-fenêtre de notre chambre à coucher ait été fermée (les nuit sont maintenant glaciales,) nous pouvions entendre une musique sourde et assez forte. Pendant la journée, un de nos voisins avait monté une grande tente blanche dans l’arrière de son jardin qui donne sur notre maison. Nous n’arrivions pas vraiment a comprendre pourquoi il le faisait en cette saison et sous un tel mauvais temps. Quoi qu’il en fût, nous devions très vite conclure que quelqu’un devait fêter son quarantième anniversaire ou qu’une fête du genre était en cours. Malgré le bruit élevé et continu, nous parvenions à nous endormir et lorsque je me réveillais vers minuit et demi, la fête et le bruit étaient toujours là, juste un peu plus forts et agités. Je me retournais d’un coté à l’autre de mon lit en essayant de reconnaître les morceaux de musique et en espérant que tout allait stopper d’un instant à l’autre. Quand le célèbre tube disco de 1975 «That’s the way» par KC and the Sunshine Band commença de jouer, ma patience était arrivée à bout. Je descendais dans mon bureau, recherchait quelques adresses, téléphonais à notre police municipale en leur disant que ma ration journalière de musique disco était dépassée pour la soirée. Quelques morceaux s’égrenaient encore et à une heure du matin, fête et musique s’arrêtaient brutalement. Je me rendormais.

samedi, septembre 29, 2007

Compenser notre culpabilité

C’est la traduction d’un article parut dans le quotidien américain USA Today où l’auteur, Peter Schweizer, propose que s’il est possible d’acheter des «équivalent carbone» pour compenser la destruction de notre environnement, il devrait être aussi possible d’acheter des équivalents correspondants pour laver nos autres fautes. Avec beaucoup d’humour, il propose toute une série de compensations pour l’adultère, la consommation de viande, ou encore la maltraitance des animaux. Jeudi dernier, l’excellente émission radiophonique «Talk of the Nation» de la station publique NPR, reprenait l’article pour en faire son sujet de discussion. Très vite, toute l’hypocrisie derrière l’idée d’équivalents se révélait et produisait de très bonnes réactions de la part de l’audience. L’un disait «...cela n’est guère différent des indulgences vendues par l’église catholique», plus sérieux, un autre affirmait «...la première chose à faire est de réduire sa propre consommation carbonique, et seulement ensuite, de compenser avec des équivalents.» Pour faire sourire, d’autres proposaient leur propres équivalents, comme par exemple pour la lecture de «People Magazine » (le Paris-Match américain) ou pour la consommation gourmande de chocolat. Pour ma part, je n'ais pas appelé l’émission, mais jai pensé proposer un «équivalent homicide» montrant toute l'absurdité de la démarche; celui-ci permettrait de tuer dans la mesure ou l’on s’engage à compenser l’acte par le don de quelques uns de ses propres spermes ou oeufs...

vendredi, septembre 28, 2007

Le temps du bricolage

Avec désormais beaucoup de temps à ma disposition, je me suis attelé à de plus en plus de projets autour de la maison et prévoit de continuer dans le futur. Il y a seulement quelques années, je travaillais comme un fou et lorsque quelque chose avait besoin d’être réparée ou modifiée, je faisais appel à un spécialiste. Aujourd’hui, comme notre maison est beaucoup plus petite et que j’ai tout mon temps, j’entreprends tous les travaux qui me paraissent à ma portée. Souvent, avec l’aide de l’internet je trouve les réponses à mes questions, j’obtiens des tas de bons conseils et découvre toutes les marches à suivre dont j’ai besoin. Dès que je suis prêt, je n’ai qu’à acheter les fournitures appropriées et exécuter le travail en suivant les directives. Non seulement ces petits travaux ne me coûtent pas cher, mais je contrôle parfaitement leur calendrier, je suis seul responsable de leur qualité, et en plus, quand tout est fini, je m’assure que tout est nettoyé correctement. En prime, je commence à aimer ça!

jeudi, septembre 27, 2007

La tension est-elle utile?

Pas la tension artérielle, bien sur ; je veux parler du «stress.» Quand j’avais un travail rémunéré, il y avait énormément de tension dans ma vie. Comme pour beaucoup, on espérait de moi de sortir des lapins d’un chapeau et d’accomplir des miracles. Les Lundis en particulier étaient horribles; j’en transpirais à l’avance. Je n’avais pas terminé mon boulot le Vendredi qu’une nouvelle semaine, remplie de défis impossibles pointait son visage menaçant tout au long du week-end. Aujourd’hui, je me sens beaucoup moins stressé. Seuls un projet difficile autour de la maison ou mon travail d’investissement créent parfois ce qui me semble être un minimum vital de tension. La pratique du sport demande parfois un haut niveau de concentration, mais cela n’est pas du stress; bien au contraire, c’est un exutoire pour toute la névrose que crée l’anxiété. Pourrais-je imaginer une vie sans tension? J'en doute fortement. Pour moi un certain niveau d’instabilité est une nécessité vitale, tout comme le sont l’amour, la nourriture, l’eau et le vin. D’accord, si vous recherchez une vie dépourvue de stress, essayez donc le paradis. Personnellement, cela n’est pas mon truc; je ne suis pas pressé d’y aller. J’aime trop l’action et mourrais d’ennui la-haut!

mercredi, septembre 26, 2007

Chaud & froid

Je trouve cruelle la transition depuis les shorts et t-shirts vers les pantalons en velours côtelés et les pulls. Il y a encore quelque jours, c’était l’été et après la visite de mademoiselle neige, chaque matin nous ramène à l’âge de glace. Bien sur, nous allons nous y faire comme nous l’avons fait chaque saison, mais ça promet d’être dur (c’est déjà horrible.) Je pense qu’il est plus que temps de bâtir nos réserves de graisse. Une bonne décision qui devrait faciliter le changement.

mardi, septembre 25, 2007

Neige de Septembre

Hier matin, au réveil, le toit du voisin était tout blanc. Première chute de neige de la saison. Peut-être un rappel que j’ai besoin de nouveaux skis et chaussures. Dépêchons-nous!

lundi, septembre 24, 2007

Globalement, la bouche pleine

Hier, mon iPod a cessé de fonctionner et il m’a fallut contacter le service après-vente pour le ressusciter. Me voila donc en train d’appeler le magasin Apple de Salt Lake City. Après avoir dut utiliser une messagerie à commande vocale qui ne fonctionnait pas très bien, me voici en route vers les Indes pour y trouver quelqu’un qui peut m’aider. J’attends quelque minutes et une fille répond dans un fort accent Indien en me demandant le numéro de série de mon balladeur. J’avais vu cette information sur le logiciel iTunes, mais pas sur l’appareil, et pour cause, il était bien derrière le boîtier, mais en caractères si minuscules qu’il aurait fallut une loupe pour les déchiffrer. J’appelais Evelyne à la rescousse, qui armée de ses lunettes de lecture ne fut guère capable d’identifier que le premier caractère, un «8.» J’enlevais alors ma lentille de contact (celle avec laquelle je lis), la fourrais dans ma bouche, et essayais de lire pendant que la fille qui avait prit la communication attendait toujours la bonne réponse. Je lui ruminait alors une série de lettres et de chiffres, en faisant mon possible pour me faire comprendre tout en n’avalant pas la lentille; malheureusement, je lui donnais de mauvais numéro et je ratais le test. La lentille flottant toujours entre mes dents, j’allumais alors ma puissante lampe halogène de bureau et lui épelait alors lentement les caractères alphanumériques. Ça marchait enfin! J’étais maintenant introduit à un technicien qui me saluait avec un très, très fort accent Indien. Ajoutez mon accent français et ma lentille qui fait l’aller-retour d’un coté à un autre de ma bouche et vous avez le tableau! Cela me força de demander au technicien de répéter toutes ses questions dans un baragoin qui était le résultat de mon accent "franco-lentillais;" je finis par comprendre la procédure à suivre et ramenait mon iPod à la vie. Maintenant, je suis enfin convaincu que je maîtrise enfin les tâches multiples!

dimanche, septembre 23, 2007

Accros du VTT

Il y a trois ans, lorsque nous avons achetés nos nouveaux VTT, nous pensions les utiliser juste autour de la maison sur les routes goudronnées. C’est en fait ce que nous avons fait au début, mais très vite nous avons trouvé nos routes et nos nombreuses pistes cyclables fort encombrées et ennuyeuses. De plus, un jour, un automobiliste m’a manqué de justesse, me refusant la priorité, alors que je traversais devant lui. C’est ainsi que nous sommes passés aux sentiers étroits. D’abord, cela fut assez difficile de s’accoutumer à la concentration et à la coordination requises par ces voies étroites et sinueuses, ce qui est tout à fait semblable à celles exigées par le ski. Maintenant nous sommes devenus «accros;» Mise à part la fin de semaine, il n’y a presque jamais personne sur ces sentiers et en plus de nous sentir en toute sécurité, nous nous trouvons en pleine nature avec peu d’éléments nous rappelant que nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de la maison. En plus de pratiquer le VTT sur sentiers étroits nous avons également fait l’expérience du vélo sur roche lisse à Moab, dans le sud de l’Utah. Finalement, un autre avantage du VTT est que nous nous sentons redevenir très jeunes car tous les autres adeptes sont, pour la plupart, des moins de 40 ans!

samedi, septembre 22, 2007

Fidèle à mon Palm

Parmi les premiers à adopter et à utiliser un Palm Pilot, je suis resté, au fil des ans, fidèle à cette petite merveille technologique. Lorsque mon modèle M130 a eu du mal à se synchroniser avec mon ordi, au lieu de décharger les logiciels de réparation, j'ai immédiatement cherché une solution de rechange. J’avais pensé passer au Treo, la version du Palm qui combine téléphone, émail et internet. Malheureusement, cet outil que certains pourraient qualifier de «bon à tout et propre à rien» s’assortit de frais mensuels très élevés qui ne m'inspirent guère. De plus, j’adore «graffiti», le système d’écriture sur écran offert par Palm et ne pouvais guère imaginer mes gros doigts en train de tapoter un clavier minuscule. Enfin, j’utilise très peu mon téléphone portable si ce n’est que lorsque je quitte la maison, juste « en cas.» Bien sur, lorsque nous partons pour quelques jours nous faisons suivre les appels de ligne fixe sur nos portables. Au bout du compte, j’allais signer avec un T-Mobile Blackberry, une combinaison téléphone, émail et internet lorsque je tombais sur le Palm T/X qui fait encore mieux tout ce que mes vieux Palms faisaient mais en plus m'offre l'internet à partir d’une zone d'accès sans fil. D’abord sceptique, j’ai été positivement surpris dès que j’ai mis ce nouveau jouet en service, juste comme je l’avais été il y a dix ans en découvrant mon premier Palm!

vendredi, septembre 21, 2007

A propos de coffres de toits

«Kilomètre Zéro» est un film traitant du conflit ethnique entre Kurdes et Irakiens dans le cadre de la guerre entre l’Irak et l’Iran des années 80. Parfois amusant, le film montre, entre autres thèmes la restitution des corps de «martyrs» Irakiens à leurs familles au moyen d’une impressionnante «flotte» de taxis Toyota portant un cercueil sur leur toit. Cette image m’a bien entendu fait réfléchir sur l’efficacité d’un tel mode de transport mais m’a aussi rappelé tous ces coffres de toit Thule et autres, que nous voyons haut-perchés sur les voitures de sportifs. Cela veut-il dire que je souhaite être enterré dans mon coffre Thule le jour ou je quitte cette terre? Je ne pense pas,car je prévois de me faire incinérer, mais je crois cependant que cela devrait être une option offerte à tous les mordus du sport...

jeudi, septembre 20, 2007

Dur de dire bonjour!

Lorsque nous courrons le matin, que nous marchons, ou que nous chevauchons nos VTT, nous rencontrons des tas de gens, qu’il s’agissent d’écoliers, de mamans promenant leurs petits, d’adultes plus ou moins jeunes, ou encore de personnes âgées. Ce qui est remarquable est que les plus jeunes en général, et les enfants en particulier, ne savent plus dire «bonjour» dans la rue. Il se peut que saluer soit devenu démodé, ne fasse plus partie du cursus d’éducation familiale, ou que la communication de tous les jours se limite au téléphone portable, aux émail ou aux messages instantanés. Une autre raison pour cette désaffection est peut-être que dès que les petits enfants commencent à marcher et à parler on leur interdit «de parler aux inconnus». Quelle que soit la raison, il semble aujourd’hui évident que la chanson des Beatles « Hello, Goodbye » soit désormais bien dépassée!

lundi, septembre 17, 2007

Un autre rouge

Ces deux ou trois derniers jours, des taches rouges se sont répandues sur le flanc de nos montagnes. Il s’agit des érables de montagne (acer spicatum) qui virent à un rouge très vif juste avant les que trembles (populus tremuloides) qui sont majoritaires avec les sapins, se parent de leur feuillage jaune-doré. Pour l’instant donc, il n’y a que du rouge pour annoncer l’automne bien que par endroits on puisse déjà deviner des taches jaunes dans les forêts de trembles. L’époque à laquelle les couleurs automnales font leur apparition varie énormément d’une année à l’autre. Il m’est arrive de voir le changement de couleurs dès la troisième semaine d’août. Cette année semble tardive pour Park City. En fait, je n’ai jamais été capable de bien comprendre comment la photosynthèse fonctionne et comment il semble qu’une saison humide ou sèche, nuageuse ou ensoleillée affecte le changement de couleurs. Au fil des ans, j’ai échafaudé des tas de théories, mais aucune ne me satisfait vraiment. Qui as la réponse?

dimanche, septembre 16, 2007

Une simple coup de rouge

En repeignant notre salle de séjour, nous décidions de créer un certain contraste en peignant un panneau dans une puissante couleur rouge baptisée «feuille d’érable automnal.» A l’origine le mur était peint en beige et bien que le vendeur nous ait prévenu que cette couleur serait délicate à mettre en oeuvre (temps de séchage très long, entre autres difficultés), il omit de nous dire qu’il serait nécessaire d’appliquer une couche de base sombre, dans un registre de couleur similaire. Je me mettais donc à l’ouvrage et après une, puis deux couches, le résultat n’était pas là. Comme la situation ne s’améliorait toujours pas après la troisième couche j’appelais alors le fabricant de peinture qui m’expliquait que sans une couche de fond sombre il faudrait compter sur... cinq couches! Je m’en souviendrais la prochaine fois; n’apprenons-nous pas chaque jour quelque chose de nouveau?

samedi, septembre 15, 2007

L'heure c'est l'heure

Après que Charlotte soit partie en Californie, il a fallu remeubler la chambre à coucher qu’elle occupait a la maison. Nous sommes allés dans un grand magasin d’ameublement et après avoir été choqués par les prix, nous y avons acheté un nouveau lit complet et avons demandé que le tout nous soit livré Jeudi dernier. Ce jour là, en fin de matinée, le chauffeur nous appelait en nous informant qu’il allait nous livrer entre 13 et 15 heures. Aux alentours de 16 heures, nous attendions toujours; j’appelais le service à la clientèle et parlais à une certaine Cami. Celle-ci tenta de contacter sans succès les livreurs sur leur portable. Je luis demandais alors de ce qu’elle pensait du fait que ceux-ci ne nous aient pas informé de leur retard et répondit en excusant leur comportement. Vers 16 heures 45, je l’appelais à nouveau et recevais une réponse aussi vague. Je décidais alors d’en parler à Alex, son supérieur, et lui demandait si mon temps avait de la valeur et si ses livreurs se comportaient d’une façon correspondante aux critères de qualité du magasin; après un faux départ, il réalisa soudainement que sa compagnie était au service de ses clients - pas le contraire - et s’excusa du comportement de son personnel. Je lui fis alors comprendre qu’une certaine compensation serait de mise et il me promit de me rappeler. Quand le camion de livraison arrivait enfin à la maison, Alex me rappelait pour me dire qu’il m’enverrait une carte cadeau. Mieux que rien, mais quel boulot!

jeudi, septembre 13, 2007

La valeur de notre temps

Quelle valeur attribuons-nous a notre temps? Comment établir un tarif horaire?
En choisissant le revenu annuel comme base, cela semble assez facile; on prend le montant total et (aux Etats-Unis) on divise le tout par 2080 heures pour obtenir un taux horaire. Que faire lorsque l’on travaille à son propre compte ou que l’on est retraité? Pas facile. Une façon de procéder consiste à considérer le nombre total d’heures pendant lesquelles une personne est éveillée. En assumons que nous nous reposons (disons, dormons) un tiers du temps, une année complète d’activités représente 5840 heures « facturables .» Si, pour simplifier, notre revenu annuel est de 58400 Euros, cela revient à dire que la valeur horaire de notre temps est de 10 Euros. Cela signifie donc que si nous décidons d’allez jouer au golf pendant six heures, notre coût total sera augmenté de 60€. D’une manière similaire, si nous décidons de repeindre une pièce dans notre logement et y passons 20 heures, notre coût total sera de 200€ plus fournitures (une économie considérable par rapport à ce que nous ferait payer un professionnel!) Deux semaines de vacances ajouteraient 2240€ à nos coûts de transport, logement, nourriture et autres faux-frais. Naturellement, ce raisonnement assume que toutes ces activités ont lieu en dehors de notre temps de travail. Cette façon de voir les choses peut nous faire réfléchir un peu plus à la manière dont nous compter utiliser notre temps si précieux, à moins que repeindre cette vieille chambre à coucher nous paraisse être, de loin, la meilleure utilisation!

mercredi, septembre 12, 2007

Une nouvelle journée

Plus le temps passe, mieux j’apprécie les choses simples ; comme par exemple de m’éveiller le matin en anticipant tous les projets de la journée. Lorsque voit les choses de cette façon, il devient impossible de s’ennuyer. Une nouvelle journée est une page blanche, une toile vierge sur laquelle il est possible d’écrire ou de peindre absolument tout ce que l’on veut. Comme la vie, chaque nouvelle journée est précieuse. Lorsque tout va mal ou quand le futur semble avoir disparu, il est toujours possible d’influencer positivement la tournure des événements. Dans le pire des cas, il y a toujours quelquechose d’infime à modifier pour améliorer un peu la situation. Un nouveau départ est une matière première malléable qu’il nous appartient de former le mieux possible. Voici pourquoi j’adore les matins. Il n’ont du reste pas besoin d’être ensoleillés pour être merveilleux. Il peut pleuvoir, neiger ou le vent peut souffler très fort ; cela n’a pas d’importance, c’est un jour neuf qui apporte un trésor de promesses et d’opportunités.

lundi, septembre 10, 2007

Mon pote Denys…

J’ai rencontré Denys Liboz lorsque nous travaillions pour les fixation Look. Il était responsable du service course pour l’équipe américaine de ski et s’occupait, entre autres, des jumeaux Mahre. Denys est un excellent athlète qui a toujours été très compétitif ; je me souviens de courir le matin avec lui près de San Francisco ou de nous « tirer la bourre » sur les pistes d’Ajax à Aspen, Colorado. Sportif complet, il était devenu passionné de ski de fond et de vélo. Au fil du temps, nous sommes toujours restés en contact. Il y a quelques années, Denys était frappé par l’amyloïdose, une maladie rare et très difficile à traiter. Grâce à sa combativité, il a réussit à survivre cette pénible épreuve et il continue aujourd’hui à se battre pour regagner une qualité de vie décente. Une qualité toute aussi importante de mon ami est d’avoir su rester positif et plein d’humour en dépit de tous les coups durs que la vie lui a servit. Continues de t’accrocher, Denys!

dimanche, septembre 09, 2007

En selle

Maintenant que ma rupture de tendon d’Achile est pratiquement oubliée, nous avons à nouveau enfourché nos VTT. Après une première sortie la semaine dernière sur un parcours assez faciles, nous sommes retournés sur les sentiers étroits, plus techniques, qui de loin sont nos préférés. Le temps était parfait avec une petite brise rafraîchissante. Si la météo se maintient, Septembre et Octobre sont des mois parfaits pour pratiquer le VTT sur les quelque 800 kilomètres de sentiers balisés que compte Park City et ses environs…

samedi, septembre 08, 2007

Dopés?

Malgré un été d’une extrême sécheresse, nous n’avons jamais eu d’aussi beau géraniums que cette année. Ils sont abondants, bien colorés et en pleine santé. A maintes reprises, Evelyne m’a fait remarquer combien elle était fière et satisfaite de ses fleurs. A force d’insister, je finis par lui demander, «mais alors, qu’ont elles on de si spécial tes fleurs?» Elle répondit alors que leur succès résidait dans le fait qu’elle les nourrissait exclusivement au marc de café. De la caféine, voici donc le secret de ces géraniums qui s’épanouissent si bien dans l’environnement hostile d’un désert d’altitude ! Je dois avouer que nous consommons des tonnes de café ; heureusement qu’il n’existe encore pas de contrôle anti-dopage pour cette substance...

vendredi, septembre 07, 2007

Série documentaire de Sundance

L’Institut du film de Sundance, fondé par Robert Redford, se manisfeste par Festival du Film de Sundance qui se déroule chaque année à Park City en Janvier et est considéré comme le plus important marché du film indépendant. Au cours de l’année, l’Institut offre des séries de projections gratuites pour le public local comprenant des séances en plein air l’été et, à partir de la nuit dernière, une série de films documentaires. Nous sommes justement allés voir - pour la seconde fois - « Manda Bala » (tires une balle) un film illustrant le crime et la corruption au Brésil. Une réalisation originale à ne pas manquer!

jeudi, septembre 06, 2007

Comme Michel-Ange...

Cette semaine nous avons décidé de repeindre certaines pièces de notre maison. Nous avons commencé par la chambre d’amis, utilisée encore récemment par notre fille Charlotte avant son déménagement en Californie. J’ai été commissionné pour effectuer le travail, tout comme Michel-Ange l’avait été jadis pour repeindre le plafond de la Chapelle Sixtine. Le travail est à peu près le même, sauf que nous avons décidé de ne pas y peindre de scènes religieuses ; par contre mon épouse Evelyne m’a demandé de peindre les murs. Vous aimez peindre les plafonds? Berk! En dépit de toutes ces difficultés, j’ai bientôt fini cette première pièce et me sens déjà en pleine renaissance personnelle.

mardi, septembre 04, 2007

Plein, moitié, vide…

Comment gérez-vous votre jauge à carburant, et plus précisement que faites vous en fonction de son indication ? Pour ma part, c’est facile ; je pousse jusqu’ à la limite du possible avant de faire le plein. Cette attitude m’a déjà occasionné de nombreux problèmes. Ma femme réagit de manière totalement opposée ; elle ne permet pas à l’aiguille d’atteindre le quart avant qu’elle ne remplisse son réservoir. Comment jugez vous votre jauge ?

jeudi, août 23, 2007

Vol direct Salt Lake – Paris

Aujourd’hui, Delta a announcé un vol quotidien non-stop à partir du 2 Juin 2008, entre Salt Lake City et l’aéroport de Charles de Gaulle. L’avion de Paris quittera Salt Lake à 17 heures et arrivera le lendemain a 11 hr 05 pour un temps total de vol de 10 heures et 5 minutes. Le vol retour quittera Paris à 10 hr 20 et arrivera 11 heures et demie plus tard à Salt Lake, soit à 13 hr 50. Aller en Europe sera désormais facile et rapide sans avoir à transiter par New York ou Chicago. Nous sommes impatients d’utiliser cette liaison rapide!

lundi, juillet 16, 2007

Enfin de la pluie!

Il nous aura fallut patienter 39 jours avant de recevoir quelques bonnes averses aujourd’hui ! Durant les 22 ans au cours desquels nous avons vécus en Utah, nous n’avons jamais vu un été aussi sec que cette année. Bien sûr, nous n’avons jamais, jusqu’à présent, conservé un relevé journalier des conditions météo... En tout cas, nous sommes ravis de voir la pluie de retour après une si longue absence ; maintenant, gentille petite pluie, gardes-nous au frais un peu plus longtemps…

dimanche, juillet 15, 2007

L'art d'embobiner

Hier soir nous sommes allés à Deer Valley pour assister au concert en plein air de Pink Martini, un groupe absolument extraordinaire, en fait le meilleur que nous n’ayons jamais vu en ville. Alors que nous étions allongés sur le gazon avec notre pique-nique, j’observais un groupe de vendeurs immobiliers travaillant pour une résidence horrible, grande et couteuse, au coeur même de notre vieille ville, qui patronnait aussi le spectacle. Toute cette équipe de vendeurs s’activait à «embobiner » des acheteurs en leur servant de la nourriture et du vin tout en cherchant à les convaincre d'acheter. Je ne les envait pas car je n’ai jamais été un embobineur accomplit. D’accord, j’adore faire la conversatoin, mais j’ai une sainte horreur de devoir divertir debout, en papillionnant d’une personne à une autre tout en jonglant avec une assiette pleine, un verre débordant et en m’efforçant de tenir des propos sensés sur un terrain herbeux et pentu. Quand je mange ou quand je bois, j’aime être bien assis et j’ai besoin d’apprécier ceux avec qui je partage nourriture et boisson!

mardi, juillet 10, 2007

Tuyaux financiers…

Si vous cherchez des tuyaux financiers en provenance de soit-disant experts, gurus ou autres spécialistes en investissements, vous découvrirez tôt ou tard que ceux-ci ne s’y connaissent pas beaucoup plus que vous. Ceci pour la simple raison que si vous étiez un génie financier et aviez développé une formule d’investissement capable de produire à coup sûr beaucoup d’argent, écririez-vous un livre ou une lettre pour en divulguer la recette? Accepteriez vous d’en parler en public ou d’animer une émission d’investissement pour étaler votre savoir? J’en doute fortement, car d’une part vous n’en auriez pas le besoin matériel, vous auriez de bien meilleures façons d’utiliser votre temps, et – ceci est peut-être méchant – vous garderiez le secret pour vous-même et vos proches! Après avoir lut de nombreux livres sur différentes techniques d’investissement, souscrit à des lettres financières et regardé de nombreuses émissions du genre, je n’ai jamais réussit à glaner des tuyaux guarantis ou des formules parfaites. Les meilleures leçons apprises furent celles qui, par ma propre faute, m’ont coutés de réelles pertes d’argent ou encore les erreurs commises en négligeant d’écouter mes instincts.

lundi, juillet 09, 2007

Retour de la messe en Latin

En tant qu’ancien enfant de coeur qui connait la liturgie latine de la messe sur le bout des doigts, je suis ravi d’assister au retour, ou au moins à la réhabilitation, de la messe en Latin. Le Pape Benoît XVI est vraiment doué en marketing et comprend que si ses fidèles quittent l’Eglise en masse, c’est simplement parce qu’il comprennent mieux le Latin que l’Allemand, l’Anglais, le Français, L’Italien ou même le Swahili! Je me souviens de préférer parler à mon chat en Latin plutôt que dans ma langue maternelle Française ou encore en Anglais. Quel génie ce Pape Benoît XVI!

mercredi, juillet 04, 2007

Maison “grandes et stupides”

Comme dans la plupart des stations touristiques Américaines, Park City a vu la surface moyenne de ses maisons d’habitation doubler en vingt-ans. Les raisons derrière ces demeures en “surpoids” semble dépasser l’effet mode; évidemment, le coût et la disponibilité des terrains à bâtir y est pour quelque chose, mais ce n’est pas la seule raison. Beaucoup, en effet, sont convaincus qu’une maison doit être suffisemment grande pour pouvoir se revendre facilement et satisfaire la demande (ce qui revient à supposer que le marché voudrait de grandes habitations). Une chose est certaine, la maison moderne doit contenir plus de pièces, comme salle de jeux, salle de projection, un ou deux bureaux, d’avantage de chambres, toutes avec leur propre salle de bains; ceci entraine donc une course aux mètres carrés supplémentaires. De la même façon, trois garages sont devenus courant et il n’est plus rare d’en voir quatre et même plus dans les très grandes maisons. Ces larges habitations présentent de nombreux problèmes; d’abord elles sont beaucoup coûteuses à la construction car le volume intérieur croît beaucoup plus vite que la surface au sol. Elles coûtent également d’avantage à chauffer ou à climatiser, à entretenir et à mettre à jour, spécialement 10 ou 12 ans après leur construction. Une considération supplémentaire est que la surdimension ouvre souvent la porte aux conceptions médiocres et inéfficaces ainsi que les finitions baclées qui se trouvent “noyées” au cours des divers stades de développement et de construction. Dans l’état actuel du marché immobilier à Park City, il y a maintenant un surplus de grandes maisons à vendre, mais très peu de petites maisons de qualité. La demande pour ces maisons de taille réduite est en passe d’etre exacerbée par un large contingent de personnes près de la soixantaine se retrouvant sans enfants et désirant se débarasser de leur maison “grande et stupide” en faveur d’un petit logement de qualité. La question désormais est que vas-t-il advenir de ce surplus de maisons énormes? Comme pour les voitures et les 4x4, il est fort probable que, très vite, ces maisons géantes deviendrons politiquement incorrectes et vont assez vite perdre leur attrait. Si vous êtes prêts à réduire votre logement, il va falloir agir très vite!

vendredi, juin 29, 2007

Sandales ouvre-bouteille

Il fait chaud, vous tenez une bouteille de bière dans vos mains mais vous ne pouvez pas l’ouvrir car soit vous n’avez pas d’ouvre-bouteille, soit vous n’avez plus de force, ou soit encore votre bouteille n’est pas équipée d’une capsule dévisable. Quelles sont vos options? L’ouvrir avec les dents? Pas une bonne idée. Offrez vous simplement une paire de sandales avec ouvre-bouteille intégré dans l’une des semelles et portez les toute l’année afin de ne jamais plus être privé de votre bière preférée…

mardi, juin 26, 2007

Retour

Je suis rentré d’Europe Mercredi dernier après un voyage long et pénible. Ma jambe était très enflée et me faisait assez mal. Voyager alors que l’on récupère d’une blessure n’est jamais une bonne idée, surtout en été! Je suis maintenant de retour et pourrais poursuivre mon blog. J’ai des tas de projets qui m’attendent et suis impatient de m’y atteler…

lundi, juin 18, 2007

Eulogie

Eulogie lue l’auteur cet après-midi, lors de la sépulture de sa mère:

Merci maman/Mémé pour nous avoir donné la vie et pour tout le soutient et la patience que tu nous as prodigué pendant que nous grandissions et trouvions notre place dans la vie. En nous élevant avec Papa/Pépé, tu nous a inculqué de solides valeurs qui nous ont bien servis et qu’à notre tour nous avons transmises à tes petits et arrière-petits enfants.

Si ta vie n’a pas été toujours facile, tu as toujours fait face. Après le depart de Papa/ Pépé, il t’a fallu vivre seule pendant près de vingt ans et ces six derniers mois ont été particulierement éprouvants, car tu t’es vue diminuer physiquement tout en restant parfaitement consciente jusqu’au dernier instant.

Je tiens à remercier mon frère et ma soeur ainsi que leur familles qui t’on admirablement soutenus par leur amour, leur attention et leur soins, alors que je vivais au loin. Les épreuves vécues ensemble ces derniers mois auront servis à nous rapprocher et à nous apprécier d’avantage. Nous tenons également à remercier nos parents, voisins et amis qui sont restés très attentifs à ton égard pendant tout ce temps.

Nous espérons que ta foi te permettra de retrouver dans l’au-delà tous ceux qui sont déja partis et qu’avec eux, tu y trouvera joie et sérénité. Au revoir Maman/Mémé, merci pour tout ce que tu nous a donné. Tu va nous manquer maintenant, mais tu as tellement laissé de toi-même en nous tous, que ta présence continuera d’illuminer nos vies.

vendredi, juin 15, 2007

Triste nouvelles

Très tôt hier matin, I recevais plusieurs coups de téléphone de mon frère et de ma soeur m’annoncant d’abord que ma mère etait au plus bas, et très vite, qu’elle était décédée. Je me démenais alors pour trouver un vol vers l’Europe; à 14:05 cet après-midi, je montais dans un vol Continental à destination de Houston, puis Amsterdam et finalement Genève. J’arrivais à Montiond ce soir vers 19 heures.

jeudi, juin 14, 2007

Où va l’économie?

Dans le monde entier, les marchés financiers on connus ces dernières années des performances record, et il semble que cela va continuer pour quelque temps. Quelles sont les raisons de ce succès? Je pense que de fait, nous sommes entrés en pleine économie “mondiale” et que toutes les sociétés quotées en bourse sont inextricablement liées avec la communauté internationale, au point qu’elles ne peuvent que bénéficier de la croissance qui fleurit en Asie, dans toute l’Europe et dans les Amériques. Cela va-t-il durer? Très probablement; cette tendance à la croissance est à mon avis prête à se poursuivre pendant plusieurs décénnies car en dehors des pays industrialisés, le potentiel de croissance demeure énorme. Espérons qu’un jour prochain, l’Afrique tout entière sera elle aussi capable de profiter de toute cette expansion. Bien entendu, de temps à autres nous verrons des fluctuations occasionnées par des crises géopolitiques, des actes terroristes ou autres situations difficiles, mais dans l’ensemble, la croissance devrait rester longtemps à l’ordre du jour…

mercredi, juin 13, 2007

Que penser du commerce équitable?

La semaine dernière, nous avons vu un documentaire sur la lutte que livrent les planteurs de café d’Ethiopie pour commercialiser leur marchandise au moyen du “commerce équitable.” Je n’avais jusqu’à présent qu’une idée assez vague de ce qu’était le commerce équitable et ce film m’a poussé à y penser d’avantage. A priori, le commerce équitable est une démarche louable mais dès que l’on y réfléchit un peu, il ne pourrait s’agir que d’un palliatif s’adressant d’avantage aux symptômes qu’aux causes profondes de la pauvreté économique dont souffrent les pays en voie de développement. Il est en effet difficile d’embrasser cette cause en ignorant les subventions agricoles considérables qui sont la norme dans les pays riches, la surproduction généralisée et enfin la loi du marché.
Une intégration verticale serait-elle une solution viable; en d’autres termes un système dans lequel le paysant serait à la fois transformateur, exportateur et même distributeur? Cela permettrait de "comprimer" les marges accummulées par tous les intermédiaires qui s'empilent entre producteur et consommateur. Plutôt que de tout ré-inventer, il semble que les différentes organisations de commerce équitable devraient ajuster leurs stratégies et poursuivre aggressivement l’abolition des subventions auprès les pays dévéloppés (tout un programme!) Simultanément, elles devraient concevoir des outils permettant d'anticiper les futures conditions du marché afin d’aider les paysans à s’orienter vers des cultures de pointe au lieu de tomber victimes de la surproduction, ainsi que d'identifier des produits particulièrement ciblés pouvant fournir des atouts exclusifs. Enfin, lorsque cela est possible, ces organisations devraient chercher à développer une infrastructure permettant l’intégration verticale évoquée plus haut.
Maintenant, qu’elle est donc votre idée sur la question?

mardi, juin 12, 2007

Bush, roi d’Albanie?

Quand il prend la retraite en Janvier 2009, au lieu de construire sa bibliothèque présidentielle ou de faire de l’argent en parlant à des colloques, Bush devrait mettre son expérience présidentielle au service de l’Albanie. Pourquoi? Parce qu’en ce moment il n’existe aucun pays au monde ou sa popularité est aussi grande. De plus, le président d’Albanie, Alfred Moisiu est une personne accommodante qui serait ravie d’échanger son poste contre l’usage du ranch de Bush, à Crawford, au Texas et de pouvoir faire joujou avec entre autres le gros camion et la tronçonneuse. Similairement, Dick Cheney hériterai du poste de premier ministre, mais cummulerait la fonction avec celle du ministère de la chasse. Sali Berisha de son coté se rendrait à Jackson Hole pour y chasser le cerf et, en hiver, faire du motoneige autour de Yellowstone. Même Paul Wolfowitz reviendrait aux premiers rangs avec sa compagne pour siphoner les fonds nécéssares depuis la Banque Mondiale. Rumsfeld serait aussi invité pour assurer la securité aux frontières et comme il est un vendeur hors-pair, il développerait les traffics de drogue et de personnes sur l'Italie et la Grèce afin d'augmenter le PNB. Condi Rice et Laura Bush trouveraient un travail d’institutrices à Tirana dans une école ménagère; enfin, Alberto Gonzales aurait peut-être la chance, quelques jours par semaine, de vendre des voitures russes d’occasion chez un concessionaire local. Naturellement notre président devrait s’adapter à ses nouvelles functions, et en particulier se mettre au tosque, la langue Albanaise. Ceci devrait cependant être assez facile; par example “nucléaire” se dit “noukoulare” en tosk, ce qui n’est pas loin de ce que dit déjà Bush. Coté religion, Mr. Bush conserverait sa foi profonde, mais évolurait en “musulman évangéliste” afin d’être au diapason avec la majorité du pays. Bien entendu, comme la guerre en Irak plaît beaucoup aux Albaniens, la nouvelle équipe politique n’hésiterait pas à y envoyer la moitié de l’armée du pays (environ 300 000 soldats) pour maintenir un renfort sur une période indéfinie afin de gagner la guerre contre le terrorisme et de rendre l’Irak très démocratique. Voici donc le programme; qu’attendez vous Monsieur le Président? Saisissez l’occasion maintenant et devenez roi d'Albanie; tous les éléments positifs sont réunis et votre nom restera ainsi gravé à jamais dans la mémoire de l'humanité!

lundi, juin 11, 2007

Aller mieux, plus vite

Une leçon apprise au travers de la rupture de mon tendon d’achille fut comment accélérer sa guérison. Comme j’ai la chance de ne pas avoir à sortir pour me rendre au travail, il m’a été possible de bien étudier et comprendre le processus de guérison et, ce faisant, d’en tirer trois règles importantes qui, jusqu’alors, m’ont particulièrement bien servi:
1. Accepter la situation. Une étape critique; au lieu de penser “si j’avais su” ou tout autre supposition fantaisiste, une acceptation totale permettra de déclancher le processus de guérison. Encore une fois, il convient d’accepter la situation dans sa totalité, de tout ressentir, en bref d’en faire l’expérience profonde. Aussi, ne jamais permettre à son entourage de contredire ce principe, de s’apitoyer, ou encore de constamment rappeler ce qui a causé la situation . Ceci ne regarde que l’intéressé. Cette prise de conscience décisive sert à établir un point de départ sans ambiguité, éliminant ainsi le poids-mort des “si j’avais su” et autres regrets du même genre.
2. Rester tres focalisé. Tout mettre en oeuvre en vue d’un prompt rétablissement. Ceci doit être l’objectif principal. Travailler sans relâche à mesurer chaque progrès et visualiser le résultat désiré sur un fond toujours positif. Le fait d’etre compétitif peut aider un peu, mais conserver une focalisation aiguë est un exercise qui demande une attention constante et sans distraction.
3. Allez toujours plus loin. Cela veut dire trouver le juste milieu entre la securité et la possibilité d’exploiter toute ouverture permettant d’aller un peu plus loin ou de frapper un peu plus fort. Le danger de rechute (une seconde rupture dans mon cas) reste omniprésent, ce qui veut dire que tout désir d’avancer doit s’accompagner d’une volonté de bien gérer ce genre de risque. Ceci n’est peut-être pas à la portée de tous mais à terme cette approche reste payante.
Voilà, vous avez la maintenant la recette qui vous permettra de vous retrouver d’aplomb plus vite, dans la joie et la bonne humeur. Ne manquez pas de l’essayer, la prochaine fois que le besoin se présenteras!

dimanche, juin 10, 2007

Scooter Libby & Paris Hilton

Ces deux célébritées qui viennent d’être condamnées à des peines de prison, devraient partager une cellule pendant au moins la quarantaine de jours au cours desquels Mademoiselle Hilton sera incarcerée. Ils pourraient alors profiter de leurs expériences respectives et apprendre des choses qui pourraient s'avérer fort utiles une fois leurs peines purgées. Par example, Paris apprendrait de Scooter que dans la vie, il arrive que l’on soit punit pour les stupidités d’autrui, par example celles du vice-président des Etats-Unis (ce qui s'appelle assumer ses responsabilités). Elle pourrait également parfaire son élocution, mentir avec aplomb sous serment, et balayer une fois pour toutes ces préjugés dont souffrent les blondes; à la place, elle pourrait alors projeter une image des plus professionelle. Scooter quand à lui pourrait apprendre de Paris à mieux se faire remarquer, à tirer le maximum des paparazzi et à se donner une personalité plus romantique et attrayante ainsi q’une attitude un peu plus décontractée. Ainsi, aussitôt que Paris sortirait de prison et que Scooter serait pardonné par George Bush, non seulement notre paire aurait elle passé de bon moments ensemble, mais nous aurions deux êtres humains beaucoup mieux armés pour affronter les pièges de la societé.

samedi, juin 09, 2007

Tommy

Depuis des années, Evelyne garde Tommy; son maître qui est aussi notre voisin pilote un Boeing 777 entre New York et Mumbai et passe le plus clair de son temps dans les airs. Tommy est un chien attachant qui fait désormais partie de la famille; parfois, il lui arrive de faire les quatre-cent coups mais la plupart du temps c’est un amour. Aujourd’hui nous l’avons emmené en promenade et avons parcouru ensemble près de 6 kilomètres. A notre retour, il était près à dormir pour le reste de la journée et nous aussi!

vendredi, juin 08, 2007

Ligne de Coeur

Parfois entre 14 et 16 heures j’écoute la Radio Suisse Romande sur internet. L’émission qui passe dans cette tranche d’heures s’appelle “Ligne de Coeur;” elle est animée par Etienne Fernagut, un type formidable que j’aimerai connaître d'avantage car je ne l’ai rencontré que trop brièvement lorsque je vivais encore en Europe. Le riche mélange des personalités de l’animateur et de ses auditeurs rend le tout particulièrement attachant. Etienne apporte un équilibre harmonieux à cette émission par sa capacité d’écouter intelligement, ses silences pleins de compassion, ses apartées philosophiques souvent originales et une bonne programmation musicale. Ses auditeurs (principalements tous Suisses à part quelques Français qui adorent écouter aux portes) sont des gens extrèmement “vrais” n'ayant pas peur de déballer leurs problèmes ou leurs questions sur l’antenne et qui ne prétendent jamais être ce qu’ils ne sont pas. Je trouve l’émission honnête, sympatique et très humaine. Merci et bravo Monsieur Fernagut!

jeudi, juin 07, 2007

Neige de Juin, eau et vin

Entre hier et ce matin, la neige a contre-attaqué en descendant jusqu’à Park City (plus hautes, les stations des vallées voisines ont récolté 20 cm d'épaisseur). Ce n’est pas la première fois que “Mr. Hiver” effectue de fraîches incursions dès que nous commençons à mettre nos tenues d’été. Le coté positif est que nous avons reçu beaucoup d’eau. En effet, pas une seule goutte était tombée depuis une quinzaine de jours (eh oui, je note tout depuis que mon ami Denys Trombert d'Essert-Romand m’a incité à le faire). Comme dans un futur proche l’eau est en passe de devenir une resource naturelle aussi rare que le pétrole, il vaut mieux s’habituer à l'apprécier. Mais, me direz-vous, quel est le rapport entre le vin, la neige et l'eau? Ici, en Utah, nous adorons la neige et l’eau car nous vivons dans un désert d’altitude et dans notre maison nous adorons le vin car nous sommes issu d'un cépage tout à fait Français!

mercredi, juin 06, 2007

Livre pour prêter serment

Lorsque le président Americain est officiellement investit dans sa nouvelle fonction, il ou elle jure sur la bible. Ceci bien évidemment suppose que le chef d'état est de foi Chrétienne. S'il s'agissait d'un Musulman, le coran serait alors utilisé. En ce qui me concerne, je ne pourrais jamais être président des Etats-Unis car je ne suis pas né dans le pays; je ne peux cependant m’empêcher d’imaginer sur quel livre je prêterais serment si cela devait m’arriver. Peut-être le Tao Te Ching (j’ai des penchants Taoïstes), mais plus probablement un annuaire téléphonique (je les adore et peux passer des heures à les feuilleter) ou encore un traité de la connaissance humaine comme une encyclopédie. Choisirai-je l’Encyclopédie Britannica? C'est bien trop volumineux! Je me tournerai sans doute vers Wikipedia et je jurerai alors sur un “téléphone intelligent”; d'abord c’est plus discret et c'est surtout beaucoup plus moderne qu’un vieux bouquin!

mardi, juin 05, 2007

Temps, santé et argent

Ces trois éléments matériels jouent un rôle important dans la vie et influencent le bonheur. On exclut ici les sentiments ou attitudes comme la peur, la passion, l’amour ou encore la dépression qui peuvent peser énormément sur le résultat final. Ce qui suit est seulement une simple exploration des conséquences des différentes combinaisons de ces trois éléments en allant du pire à l'agréable:
- L’absence de temps, de santé et d’argent est horrible; il ne reste plus qu’à espérer une vie meilleure - s'il en existe une - après la mort.
- Avoir du temps sans santé ni argent est à peine mieux, car les mauvais moments, lorsqu'ils surviennent, semblent interminables
- Avoir de l’argent sans avoir ni le temps, ni la santé n'est une amélioration que lorsque, face à une mauvaise situation, on peut espérer trouver un remède.
- Avoir du temps et de l’argent sans la santé constitue un progrès supplémentaire car le temps permet de rechercher et l’argent peut procurer les soins requis.
- Avoir la santé sans temps, ni argent serait mieux si ce n’était pour la difficulté d’obtenir ce qui ne coûte rien ou presque, sans avoir vraiment le temps de chercher.
- Avoir santé et argent mais sans temps est le problème de tous ceux qui vivent dans une societé affluente et matérialiste. Tous sont otages des pressions du travail et de la tentation de consommer en permanence. Par chance, s'ils n’ont pas le temps de profiter de ce que la vie leur offre, ils ignorent probablement ce qu'ils perdent.
- Avoir le temps et la santé, mais ne pas avoir d’argent est difficile à surmonter pour les individus incapable de vivre en dehors d’un monde matériel ou de fonctionner simplement avec un peu d'amour ou d’amitié, en appréciant la beauté naturelle du monde ou en faisant une simple promenade.
- Finalement, avoir temps, santé et argent en même temps est bien évidemment le meilleur des mondes. Si vous avez ce bonheur, appréciez le pleinement sept jour sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre!

lundi, juin 04, 2007

Un autre locataire

Rappellez-vous de mon blog du 21 Mai dernier; je racontais alors l’histoire du couple de roselins familiers qui avaient élus domicile dans notre vieux panier de pêche en osier sous le porche. Depuis, toute la famille (les parents et leurs deux petits) ont pris leur vol, quitté les lieux et ont immédiatement sous-loué l’appartement (sans notre autorisation) à un bourdon menaçant rencontré par hazard dans un atelier de réparation d’ailes, quelques jours auparavant. Aujourd’hui, il m’a fallu présenter le formulaire d’expulsion à l’insecte indésirable qui a très mal pris la chose. Après de nombreuses acrobaties de ma part, l’éviction a tenu et j’en ai profité pour fourrer des coussinets en plastique a l’intérieur du panier et j’ai replacé le tout contre le mur. A moins qu’un autre sqatter volant ne crève chaque compartiment à coup de bec, il ne reste désormais plus d’espace libre dans le petit logement!

dimanche, juin 03, 2007

Citoyen du monde

J’ai toujours rêvé d’aller dans l’espace pour observer notre planète bleue avec d'avantage de recul. D’après ce que la télévision m’a montré, vue de l’espace la terre apparait uniforme et il est impossible d'y distinguer ses frontières, ses groupes ethniques ou ses religions. Cela veut-il dire que les humains devraient être capable de se déplacer librement sur terre juste où bon leur semble? Attendez un peu, ce propos est bien radical et va beaucoup trop vite! Nous ne sommes pas encore prêts à mélanger toute cette humanité; les frontières se doivent de rester en place et il convient de contrôler les flux migratoires. La meilleure preuve est qu'en ce moment on construit des murs de séparation entre les Etats-Unis et le Mexique, ainsi qu’entre Israël et la Palestine. L'incroyable dans tout cela est que d’un coté on fait l’apologie de l’ouverture des marchés pour le bien commun, mais on recule avec peur lorsque quelqu’il est question d’ouvrir ces mêmes frontières aux personnes. Avec ma double nationalité, je ne me sens ni particulièrement Américain ou Français; ce qui devrait être un point de vue national est toujours assez flou pour moi et résultat, je me sens beaucoup plus à l’aise en tant que citoyen du monde. Cela élève le dialogue bien en dessus des différence nationales mesquines. Quand on vois les souffrance et les luttes à travers le monde, je pense que les choses iraient beaucoup mieux si nous partagions d’avantage les resources de la terre d’une manière plus ouverte et plus équitable. Partagez vous cette idée avec les yeux d’un citoyen du monde?

samedi, juin 02, 2007

Visite à Ikea

Le premier magasin Ikea d’Utah vient d’ouvrir il y a une dizaine de jours. Nous pensions qu’en y allant en fin de matinée ce Jeudi dernier nous éviterions le bain de foule. Nous nous sommes trompés; l’endroit était rempli, principalement par des mamans accompagnées de leurs très jeunes enfants. Plusieurs choses nous ont impressionnés; d’abord la taille du batiment qui est sur deux niveaux et organisé afin de canaliser les clients comme du bétail de manière à optimiser la surface au sol et forcer les visiteurs à voir absolument tous les produits offerts. Ensuite, styles et articles disponibles sont très Européens pour ne pas dire tout à fait Scandinaves ce qui pourrait être un élément limitant considérablement le succès Américain d’Ikea. Aussi, le service est totallement Européen ce qui veut dire inexistant; il semble y avoir très peu d’employés ce qui fait de l’établissement un lieu où il faut tout faire soi-même, un constat assez angoissant qui risque d’en effrayer plus d’un. Ceci s'applique également à leur site internet qui est démuni de toute aide. Enfin, la qualité de la merchandise semble être marginale et dans son ensemble, s’adresser à une clientèle jeune et près de son budget. Personnellement, j’ai bien aimé le mobilier de bureau et pourrais acheter un certain nombre de composants dès que je redécorerais le mien si toutefois j'arrive à comprendre comment établir la liste des éléments don't j'aurai besoin. Ah, oui j’allais presque oublier; nous avons dejeuné sur place à la cantine, la nourriture y était très bonne et le prix… au ras des pâquerettes!

vendredi, juin 01, 2007

Bananamania

Pour un ménage de deux personnes, nous consommons plus d’un millier de bananes par an. Oui, vous avez bien lu; mille bananes sont, à un petit régime près, la quantité que nous avalons en douze mois. Nous sommes donc fort conscient de contribuer aux maintient des Républiques Bananières d’Amérique Latine, mais la vraie raison derrière notre “fièvre jaune” remonte à ma nièce Valérie qui avait introduit la pratique auprès de notre fille lorsqu’elle était allée la visiter en Guadeloupe. Depuis, la préparation matinale des bananes est devenue un rite incontournable qui présente tous les symptômes d’une véritable dépendance. Voilà comment cela fonctionne: Vous prenez une banane bien mûre (de préférence dotée d’un bon nombre de taches brunes) and vous l’écrasez dans une assiette à dessert au moyen d’une fourchette jusqu’ à ce que tout se liquéfie. Non, vous ne réussirez pas si vous utilisez un appareil électrique; encore une fois, il faut tout écraser avec une fourchette jusqu’à que les plus petits morceaux aient disparus et laissent place à une pate fluide et homogène. La sauce ainsi obtenue doit reposer entre 30 et 45 minutes jusqu’ à ce que sa surface extérieure devienne brune foncée; c’est alors que vous pourrez déguster un met délicieux tout en fermant vos yeux et en ronronnant quelque chose comme: “Ah, que c’est bonnnn…” Comme pour toutes dépendances, il y a un prix à payer et celui-ci consiste à vous retrouver à la caisse du supermarché avec 10 kg de bananes trop mûres sous les regards choqués de clients et d’employés qui demandent à chaque fois: “Mais qu’allez vous donc faire avec TOUTES ces bananes?”

jeudi, mai 31, 2007

Alex & Mireille

Tous deux ont vécus aux Etats-Unis pendant près de 40 ans, dont la moitié à Park City. La nuit dernière ils dînaient à la maison et, comme toujours, nous avons eu une très bonne soirée. Ils venaient de déménager leur appartement après l’avoir vendu et vont rentrer dans leur maison des Pyrénnées pour y passer l’été. Ils reviendrons en ville cet automne pour effectuer leur dernière saison au restaurant qui fait partie d’une populaire ballade en traineau pour hivernants. Ils repartirons alors en Avril prêts à apprécier leur retraite au pays natal!

mercredi, mai 30, 2007

Vieilles connaissances

Hier, alors que nous visitions un magasin-entrepôt que l’on nous avait recommendé, juste en dehors de Park City, nous sommes tombés sur ses propriétaires, Kim et Karen. D’abord nous ne les avons pas reconnus, tous deux avaient beaucoup changés; Je n’avais pas revu Kim depuis plus de 12 ans!

Je le côtoyais lorsque j’étais encore dans la branche du ski et lorsqu’il travaillait pour Marker et Kästle. Plus tard, il avait lancé sa propre fabrique de bâtons de skis et connut des tas de hauts et de bas à cette occasion.

Aujourd’hui, il distribue une collection de tricots Italiens. La morale de l’histoire est que l’on devrait toujours voir les gens que l’on connait à des intervales régulières et réduites afin de toujours pouvoir les reconnaitres et leur éviter un choc réciproque lorsqu’ils nous revoient…

mardi, mai 29, 2007

Le prix des jeans

Hier, nous sommes allés aux dépôt d'usines, pour voir quelles étaient les soldes en ce jour férié. En dehors d’un foule compacte qui gaspillait ses dollars et son dernier jour de congé, nous n’avons pas trouvé d’affaires exceptionelles. Pas tout à fait cependant car j’achetais deux paires de Levi’s modèle 505 pour seulement $46.77 (34,70€). D’accord, ça veut dire quoi? La première chose qui m’est venu à l’esprit est l’équivalent d’un plein d’essence, soient une cinquantaine de litres. Pour des raisons sur lesquelles je n’ élaborerais pas, je me souviens avoir payé $20.50 (15.20€) pour une paire de jeans semblable en 1977 alors que l’essence ne coûtait que $0.17 (0.12€) le litre. Si nous tenons compte de l’inflation, ce même jean qui devrait valoir $70.72(52.45€) aujourd’hui est maintenant offert pour $23.39 (17.35€) seulement, alors que le litre d’essence qui ne devrait pas excéder $0.59 (0.43€) le litre coûte désormais $0.88 (0.65€). Peut-être qu’après les huiles de cuisine et l’éthanol, un bricoleur ingénieux va développer un kit de conversion pour moteurs à explosion qui pourra fonctionner avec des Levi’s usagés!

lundi, mai 28, 2007

Un monde prétentieux?

Vivre dans une station de ski est une expérience fascinante. Je ne parle pas ici des années durant lesquelles nous avons vécus dans les Alpes, mais veux seulement concentrer ce propos sur les plus de vingt années passées à Park City. Durant ce temps, de nombreuses personnes d’origines multiples se sont installées et ont gonflé la population locale. Certains ont de superbes personalités alors que d’autres semblent un peu trop préocuppés par leur image; le modèle de voiture qu’ils conduisent, la maison qu’ils habitent, ce qu’ils font ou ce qu’ils ont fait, ou encore par la place qu’ils se donnent dans cette petite communauté montagnarde.

Il est donc extrèmement plaisant de voir que tout le monde ne tombe pas systématiquement dans cette catégorie de prétentieux. Il existe encore beaucoup de personnes agréables et ouvertes, et c’est justement ceux-là que l’on souhaite rencontrer et avec lesquels ont peut forger des relations. Ces gens s’intéressent aux autres avant de s’intéresser à eux-mêmes, ils savent rirent and restent humbles. Avec eux, il n’est plus nécessaire d’être en compétition et il suffit de rester soi-meme; quelle révolution!

dimanche, mai 27, 2007

Dîner entre amis

Hier soir, Don et Charlotte ainsi que Tom et Judy sont venus à la maison pour dîner. Vendredi, Evelyne avait travaillé sans relâche pour préparer une délicieuse soupe à l’onion et du lapin comme elle seule sait le cuisiner. Nous avons tous mangé sur la terrasse et passé une excellente soirée. Le temps était absolument parfait et nos invités arrivés à la maison vers 18 heures y sont restés jusqu’a 22 heures! Don et Charlotte se sont parfaitement détendus tandis que Tom et Judy était aussi amusants qu’à l’habitude…

samedi, mai 26, 2007

Déménagement

Ce matin nous sommes allés aider Thomas et Juju à finir leur déménagement dans leur nouvelle demeure. Celle ci est beaucoup plus grande que la précédente et est située dans un quartier très tranquille avec de splendides vue de Mt. Olympus et des entrées imposantes des Canyons de Cottonwood. Toutes les grosses pièces avaient étées transportées la veille par leurs amis à la fois plus jeunes et plus musclés.

Aujourd’hui, il ne restaient plus que les petits articles et Evelyne a travaillé comme une forcenée entre l’aspirateur, l’emballage, le chargement et le déchargement. Je me suis contenté de trier, d’emballer et de charger les outils de Thomas dans le fourgon, et pendant quelque temps j’ai oublié que j’étais encore convalescent. Aie! Il m’a fallut très vite ralentir.

vendredi, mai 25, 2007

Atteindre le but

Le sujet du jour m’a été inspiré par la biographie d’un personage politique que je suis en train de lire. On dit souvent, “avec de la volonté, on arrive a tout;” au cours de ma vie, j’ai vu et j’ai aussi fait l’expérience que si l’on veut vraiment réussir quoi que ce soit, il est toujours possible d’y parvenir avec un peu de chance et en agissant au bon moment.

J’ai aussi découvert qu’atteindre un but n'est jamais gratuit. Le coût varie en function de la difficulté et s’assortit souvent de nombreuses modalités de payement. Celles-ci peuvent s’exprimer en termes de santé, relations, temps ou travail. Le payement peut aussi prendre la forme plus sinistre de malhonneteté, trahison ou encore d'acte criminel.

S'il semble que notre profonde motivation est de trouver à la fois bonheur et équilibre, si nos autres buts sont basés sur des moyens douteux il sera alors difficile d’être vraiment heureux. Tout cela pour dire que si rien n'est vraiment gratuit, avant d’entreprendre quoi que ce soit il convient de bien examiner le tarif en vigueur ainsi que les formes de réglement disponibles. Négliger cette précaution pourrait en effet ruiner de manière parfois très surprenante celui ou celle qui est à la poursuite de ce but si précieux.

jeudi, mai 24, 2007

Ré-éducation?

Entre l’exercise quotidien pratiqué sur vélo élliptique, les ballades dans la rue de plus en plus longues ainsi que les massages et les les mouvements d’assouplissement que je fais moi-même, je ne sens aucun besoin d’aller en ré-éducation. Que pourrait-on me faire de mieux? Je n’ai aucun problème d’équilibre et de plus, ma cheville droite a retrouvé toute sa flexibilité. Je sais, vous pensez que je suis un peu dérangé ou que je suis devenu un gros vaniteux...

mercredi, mai 23, 2007

Café sur ordinateur

Tôt hier matin, j’ai causé un accident idiot en renversant ma tasse de café sur le clavier de mon ordinateur portable. Après le choc initial, il m’a fallut deux secondes et demie pour réagir et retourner l’appareil afin d’évacuer une partie du liquide, brancher le sèche-cheveux et prier le Bon Dieu, mais le mal était déjà fait, le breuvage avait pénétré dans les organes vitaux de la machine. Quand ma tasse s’est renversée, je regardais une vidéo et le son s’est immédiatement transformé en un bruit inquiétant, à la fois aquatique et souterrain. Quelques secondes plus tard, la caféine agissait et l’ordinateur sombrait dans un coma profond. Je me retrouvais alors au téléphone, avec un technicien de Dell quelque part en Inde, et en fin de matinée, après de nombreux faux démarrages, mon portable reprenait goût à la vie. Pas tout à fait cependant car certaines touches du clavier ne réagissent que si elles sont frappées avec force. J’espère que tout rentrera vite dans l’ordre; dans l’intervale, regardez cette vidéo si vous voulez savoir quoi faire quand vous renverserez de la soupe, du café ou de la bière sur votre précieux ordi!

mardi, mai 22, 2007

Questions & réponses

C’est incroyable comme Google et Wikipedia ont facilités les possibilités d’obtenir des réponses à nos questions. D’accord, le système n’est pas encore parfait, mais il représente un énorme bond en avant si on le compare à ce qui existait il y a seulement 5 ou 10 ans. Que vous ayez des questions sur des sujets aussi divers que la santé, les réparations de voiture, un voyage ou une personne, vous êtes désormais beaucoup plus près d’obtenir une bonne réponse qu'à aucun autre moment, et cela sans quitter votre fauteuil!

lundi, mai 21, 2007

Pensionnaires d’été

Depuis plusieurs jours, nous avons observé un couple de roselins familiers (un passereau d’Amérique du Nord) fréquentant régulièrement notre porche couvert. Il semblaient particulièrement attirés par un vieux panier de pêche en osier, qui sert de décoration, pendu contre le mur de la maison. C’est seulement hier que j’ai surpris le mâle en train de pénétrer dans la petite ouverture carrée du couvercle pour regagner son “appartement.” Comme il y a une chute de 25 cm entre le couvercle et le fond du panier, nous nous demandons comment feront les petits, si petits il y a, pour quitter ce nid dès qu’ils auront obtenus leur certificat de pilotage? Affaire à suivre…

dimanche, mai 20, 2007

Dernier jour de ski

D’habitude, je ne manque jamais la clôture de Snowbird, la dernière station de ski à fermer ses portes en Utah. Traditionellement, cela se passe fin Mai, mais il y a deux ans j’avais skié le 16 Juin et la station était restée ouverte jusqu’au 4 Juillet. Cette année, comme je dois soigner un tendon d’achille fraîchement réparé, je ne pourrais guère évoluer sur les pentes que mentalement. Contrairement aux années précédentes, quand la neige était plus abondante, il n’y a que le télésiège de “Little Cloud” qui reste ouvert. Il n’est plus possible de descendre du sommet jusqu’en bas, et il faut désormais utiliser le téléphérique pour regagner la vallée. Ce splendide Dimanche est le 180ème jour où il est possible de skier ou de surfer à Snowbird, une bien longue saison qui s’étire sur sept mois, de Novembre à Mai.

samedi, mai 19, 2007

Sièges libres sur jetBlue

Je ne pensais jamais voir un siège innoccupé de sur un vol jetBlue, et pourtant c’est précisément ce que nous avons découvert en volant de New York à Salt Lake City. Plusieurs fauteils étaient vacants et nous avons particulièrement apprécié celui situé entre Evelyne et moi. Ce vol est pourtant très demandé et à chaque fois que nous l’avons emprunté, ou qu’une de nos connaissances le prenait, il était toujours plein à craquer. Faut-il voir là un signe que la popularité de ce transporteur à bas-prix n’est plus à son zénith, ou bien que les évènements de la dernière St. Valentin, lorsque des passagers restaient coincés dans les avion jetBlue pendant 10 heures sur l’aéroport de Kennedy a finalement eu raison de l’immense loyauté dont bénéficiait cette nouvelle compagnie aérienne? L’avenir nous le dira peut-être, mais entretemps il est parfaitement raisonnable d’espérer trouver des fauteils libres sur jetBlue.

vendredi, mai 18, 2007

Maison adorée

Au fur et à mesure que nous vivons dans notre petite maison, nous l’apprécions chaque jour un peu plus. Sa taille la rend très facile à gérer; son intérieur ne cesse de s’améliorer et bien vite elle sera moderne et confortable à souhait. Cependant, son meilleur coté est celui où sont situés notre terrasse et notre jardin. C’est à la fois très privé et tout à fait charmant. Plus tard dans l’été, dès que mon pieds ira mieux, je construirai un patio en dalles près des arbres pour y installer notre “télésiege-balançoire”. Tout un programme!

jeudi, mai 17, 2007

Est? Ouest?

Le simple fait de retourner dans l’Est des Etats-Unis pour quelques jours a confirmé ce que nous avions appris pendant plus de vingt-ans. La région du Nord-Est semble stagnante et deprimée, et est bien moins vibrante et moderne que l’Ouest. Ais-je parlé du climat? Dans l’Est, dès que le soleil se pointe et commence à chauffer un peu en dessus de la norme, tout devient collant et inconfortable. En fait, c’est précisément pourquoi nous avons décidé de nous établir dans l’Ouest Américain!

mercredi, mai 16, 2007

Voyager au GPS

Depuis les décennies que nous voyageons, notre itinéraire routier entre Syracuse et Ithaca, New York, puis notre aller-retour aux Chutes du Niagara a été une véritable première, puisqu’à aucun moment nous n’avons ouvert une carte routière pour chercher où nous allions ou encore pour simplement faire “le point.” A part quelques situations lors desquelles nous n’avons pas vraiment cru aux commandes vocales du système, ou lorsque nous avons mal interpreté d’infimes détails affichés sur le petit écran, nous ne nous sommes jamais égarés. La seule condition pour que ce merveilleux système fonctionne parfaitement est de bien le programmer au préalable. Le vieil adage informatique tient toujours: “Qualité médiocre à l'entrée égual qualité médiocre des résultats” ou peut-être plus clairement: “Pas la peine de partir si rien n’est programmé!”

mardi, mai 15, 2007

Chutes, faits et chiffres

Formées il y a 12000 ans par le glacier du Wisconsin, les Chutes du Niagara tirent leur nom de l’indien “onguiaahra” signifiant “un grondement de tonnerre”. Leur hauteur et débit d’eau combinés rendent ces chutes uniques au monde. Un record que le Niagara tient vraiment est celui de la production d’énergie hydro-électrique. C’est le seul lieu au monde générant autant d’électricité. Les Chutes du Fer à Cheval sont hautes de 57 mètres et débitent 168000 mètres cubes d’eau par minute, soient à peu près le contenu de 6 millions de baignoires chaque minute! Au fil des ans, les Chutes ont attiré des amateurs de sensations fortes, à commencer par Blondin, un funambule qui a réalisé de nombreuses traversées, parfois les yeux bandés, d’autre fois avec un réchaud en confectionnant une omelette, ou même en portant à califourchon les 67 kg de son imprésario au dessus du vide. En 1901, Annie Taylor, une institutrice du Michigan était la première personne à franchir les chutes… dans un tonneau. Elle fit des tas d’émules qui défièrent les cataractes à l’intérieur de barils plus ou moins sophistiqués. La plupart s’en sortirent vivants mais quelque uns n’eurent pas la même chance. Récemment, deux individus tentèrent de survivre un plongeon dans les Chutes du Niagara en kayak et en jetski mais hélas, tous deux périrent. En 1960, un accident se terminait bien lorsque Roger Woodward, un jeune garçon qui était tombé d’un bateau en amont, survécu une descente terrifiante des Chutes. Désormais, faites donc très attention si vous naviguez en amont du Niagara!

lundi, mai 14, 2007

Retour aux Chutes

Le 13 Octobre 1971 je découvrais les célèbres Chutes du Niagara; mon souvenir était un peu flou et je suis heureux d’avoir pu y retourner. Aujourd'hui, comme nous n’étions pas totalement satisfait de voir les chutes d’en haut, nous avons littérallement “plongé” et pris un bateau qui nous a amené à proximité du tonnerre assourdissant de cet univers d’écumes et d’eaux jaillissantes.
Comme l’a dit Evelyne, nous avons prit cette croisière en guise de douche, mais l’expérience en valait bien la peine. Notre chambre d'hôtel au 14ème étage surplombait la superbe Chute du Fer à Cheval, et pour dinner nous avons partagé une délicieuse pizza!

dimanche, mai 13, 2007

Fête de fin d’études

Quelle joie de se retrouver à Ithaca, New York, pour la fête de fin d’études de Chacha. We sommes ravis que ma convalescence rapide nous a permit de sauter dans un avion et de venir jusqu’ici. Contrairement à la cérémonie qui avait conclut les quatres premières années d’université de Chacha, celle-ci a été très intime et nous a fait rencontrer des tas de gens, y compris les enseignants et le personnel ayant travaillé avec Chacha, d’autres étudiants et leur parents, ainsi que ceux qui étaient venu depuis l’Europe féliciter leurs diplomés “LLM”. La première et dernière fois où nous étions à Cornell remonte à Juin 2003. La circulation y est toujours aussi mauvaise, mais l’expérience n’avait pas de prix!

samedi, mai 12, 2007

Ah, ces strings!

L’automne passé nous trouvions aux soldes Rossignol, à Park City, un sac à dos pour juste $30. Je m’en suis servi quelques fois cet hiver lorsque j’étais bénévole au service course pour fourrer mon casse-croûte et ma boisson dans le compartiment principal. Hier, alors que nous préparions nos bagages pour nous rendre à New York, j’ai demandé à Evelyne de trouver dans ce même sac une poche rembourrée pour y mettre le GPS. Sentant une zone un peu molle, elle ouvrit la fermeture et sortit… un string feminin noir. Il m’a alors fallu trouver sur le champs une explication “béton!”

vendredi, mai 11, 2007

Les gadgets et moi

En Février 1975, lors du salon des sports d’hiver à Munich en Allemagne, un collègue Japonais m’offrait l’une des toutes premières calculettes portables (de la taille d’un téléphone “intelligent” actuel), avec affichage par diodes électro-luminescentes si vous êtes assez âgés pour savoir ce que cela veut dire. Cette machine n’avait pas de mémoire mais pouvait extraire les racines carrées. J’etais si heureux avec ce petit joujou que ne pouvais jamais trouver assez de choses a calculer. Sans l’ombre d’un doute, cette merveilleuse petite invention m’a fait tomber pour les ordinateurs et tous nos gadgets modernes.

jeudi, mai 10, 2007

Inspection des 38.000

Un simple euphémisme pour la visite médicale auprès du docteur Morgan en ce 38ème jour suivant my chirurgie. Après avoir attendu pendant plus d’une heure, mon chirurgien s’est finalement pointé et sa première réaction a été de chercher où j’avais bien pu cacher mes béquilles… que je n’avais pas amené! Il m’a dit que tout allait bien, qu’en fait mes progrès étaient supérieurs à la moyenne et qu’après encore deux semaines je n’aurais plus à porter la “botte à atelles” et pourrais commencer ma re-éducation. Il m’a aussi remis le détail descriptif des exercises qui me seront prescrits et me permettant de comparer mes progrès avec la norme. Il m’a enfin autorisé à ôter de la botte les énormes cales qui faisait de moi un échassier unijambiste à l'équilibre très précaire. Un vrai progrès!

mercredi, mai 09, 2007

Retour au volant

Vous rappelez-vous du sentiment éprouvé lorsque vous avez obtenu votre permis et conduit pour la première fois? Et bien c’est un peu ce que j’ai ressentis hier lorsque j’ai repris le volant de ma voiture. Quelle joie! Avec beaucoup de prudence, je suis d’abord allé au magasin de plantes où Evelyne voulait vérifier certaines pousses, puis à la poste ou nous avons pris le courrier. Plus tard, dans l’après midi, nous sommes repartis jusqu’à Salt Lake City ou nous avons fait des courses à plusieurs endroits. Tout s’est parfaitement passé. Mon mollet droit et mon tendon ont bien resistés, et appuyer sur le frein et l’accélerateur n’était pas dur du tout. C’etait le 46ème jour après l’accident et le 36ème jour après l’opération. La vie est belle…