en buveurs de Coca-Cola, en dévoreurs de Pizzas et en adeptes de Mac-Do. En l'espace de quelques années, la Chine commencera à s’enfler et très vite prendra la forme d’une immense bulle à l’échelle planétaire, le tout étant suivit par une formidable explosion; vous êtes désormais prévenus, on pourrais tous sauter…
mercredi, avril 30, 2008
La Chine peut-elle exploser ?
Tout ce qui est chinois n’est pas très populaire en ce moment. Des aliments aux produits pharmaceutiques toxiques en passant par les jouets dangereux, les vêtements de mauvaise qualité et le mauvais traitements des Tibétains, le monde tout entier a maintenant quelque chose à reprocher à cet immense pays. Que va-t’il se passer entre cette nation et le reste de la planète ? Le titre de cet article semble bien radical, mais voici de quelle manière l'Occident compte gagner la guerre contre les Chinois. D’abord, les forces du divertissement (essentiellement américaines) vont occuper les positions les plus stratégiques avec leurs films et émissions de télévision abêtissantes et peu à peu infiltrer l'esprit confucéen, inculquant ainsi à tous ses adeptes les vertus de la consommation, de l'égoïsme à outrance et de la cupidité que nous avons pratiqué assidûment depuis plus d'un siècle. Les commandos de l'automobile vont ensuite intervenir et emballer chaque chinois dans une boite à quatre-roues qui crachera un peu plus de CO2 et finira par paralyser Beijing, Shanghai, tout le reste du pays avec la totalité de ses villes et de ses routes. Enfin, l’armée de la boisson, de l’alimentation et des drogues en tous genres se joindra au cow-boy Marlboro afin de convertir ces 1,3 milliards anciens gardes rouges
en buveurs de Coca-Cola, en dévoreurs de Pizzas et en adeptes de Mac-Do. En l'espace de quelques années, la Chine commencera à s’enfler et très vite prendra la forme d’une immense bulle à l’échelle planétaire, le tout étant suivit par une formidable explosion; vous êtes désormais prévenus, on pourrais tous sauter…
en buveurs de Coca-Cola, en dévoreurs de Pizzas et en adeptes de Mac-Do. En l'espace de quelques années, la Chine commencera à s’enfler et très vite prendra la forme d’une immense bulle à l’échelle planétaire, le tout étant suivit par une formidable explosion; vous êtes désormais prévenus, on pourrais tous sauter…
mardi, avril 29, 2008
Clôture à Snowbasin
Bien qu’un peu frais, ce dimanche se présentait comme un jour exceptionnellement beau, et je convainquais Evelyne d’aller à Snowbasin pour y skier ensemble une dernière fois cette saison. Par rapport aux jours précédents, la température était en légère hausse, mais la neige restait malgré tout assez bonne pendant la plus grande partie de la matinée. Beaucoup de skieurs et de surfeurs étaient au rendez-vous, certains déguisé très créativement ou habillés de manière minimaliste en dépit de la fraîcheur persistante ; après tout, c’était la une façon de fêter la fin d’un hiver qui restera dans les annales pour son enneigement exceptionnel !
Vers 13 heures 30 nous mettions nos planches de coté et déjeunions dans l’un des édifices magnifiques - pour ne pas dire ostentatoires - situés sur les pistes. Après cela, nous visitions la petite ville de Huntsville qui, contrairement a l’opulence des « lodges » du massif, est restée très simple et se trouve située sur la rive d’un lac, quinze kilomètres plus bas, dans la vallée. À moins que Snowbasin ne développe sa propres infrastructure hôtelière au coeur de la station et autour de ses pistes, en offrant en plus suffisamment de lits, cet excellent domaine skiable ne peut guère que rester une station de week-end pour les gens vivant autour de la ville d’Ogden, et tout le luxe de ces restaurants ne servira jamais à la clientèle richissime à qui il est destiné…
Vers 13 heures 30 nous mettions nos planches de coté et déjeunions dans l’un des édifices magnifiques - pour ne pas dire ostentatoires - situés sur les pistes. Après cela, nous visitions la petite ville de Huntsville qui, contrairement a l’opulence des « lodges » du massif, est restée très simple et se trouve située sur la rive d’un lac, quinze kilomètres plus bas, dans la vallée. À moins que Snowbasin ne développe sa propres infrastructure hôtelière au coeur de la station et autour de ses pistes, en offrant en plus suffisamment de lits, cet excellent domaine skiable ne peut guère que rester une station de week-end pour les gens vivant autour de la ville d’Ogden, et tout le luxe de ces restaurants ne servira jamais à la clientèle richissime à qui il est destiné…
lundi, avril 28, 2008
« Juno » nous a laissé à moitié enceinte
Lorsque nous sommes allés voir le film « Juno » dimanche soir, nous comptions assister à une bonne comédie ; nous avions vu la bande de lancement à de très nombreuses reprises en riant bien à chacune de ses reparties et pensions qu’il s’agirait un bon divertissement. Ce ne fut malheureusement pas le cas ; Bien que le choix et le travail des acteurs aient été excellents, le script était tellement exagérée qu’il réussissait à tuer l'effet désiré. Ce que je veux dire par là est que les dialogues étaient artificiellement « amplifiés » et constituait une énorme distraction dans ce qui aurait pu être un grand film autour d'un excellent thème. Si vous n’avez pas encore vu « Juno » économisez donc le prix d'un billet de cinéma ou de location de DVD, et regardez juste la bande-annonce qui peut être visionnée à partir du site officiel ; c’est là que se trouvent les seuls bons dialogues de cette réalisation…
dimanche, avril 27, 2008
La folie de l’eau en bouteille
Je suis né à Thonon à quelques kilomètres seulement de la source Cachat, là où l’eau d'Evian est mise en bouteille. Quand trente ans plus tard je m’installais pour vivre en Amérique, j’avais du mal à croire qu’une commercialisation sophistiquée et que la demande des consommateurs puissent causer le transport de toutes ces bouteilles d’eau à travers l’Atlantique. Un peu comme l’art de « vendre des réfrigérateurs aux Eskimos ! » Une dizaine d'années plus tard, je lisais que des tests de consommateurs avaient déterminé que par rapport à l'ensemble des eaux en bouteille vendues aux États-Unis (il s’agissait à l’époque d'Evian, Perrier, Poland Springs et San Pellegrino), l'eau du robinet de la ville de New York était jugée la meilleure et la plus propre à la consommation. Depuis ce temps, la demande pour l’eau en bouteille aux États-Unis n’a cessé de grandir au point qu'aujourd'hui les écologistes lancent un cri d’alarme car toutes ces bouteilles vides non-dégradables sont devenues un énorme problème tout comme ces sacs d'épicerie en plastique qui s’accrochent sur tous les arbres et finissent trop souvent dans le ventre des poissons. Tôt cette semaine, Evelyne me transmettait un article récent du « Smithsonian Magazine » déclarant qu'il fallait 17 millions de barils de pétrole chaque année pour fabriquer toutes les bouteilles d'eau nécessaires au marché américain, soient assez pour faire le plein de 1,3 millions de voitures pendant un an, ce qui est dingue. Peu après, j'écoutais NPR, la radio publique Américaine, qui racontait que « Fiji, » la marque d’eau minérale qui en ce moment se vend le mieux en Amérique, amène bien entendu son produit des îles Fidji, et pour compenser son « empreinte carbonique » prétend replanter des arbres en quantités massives ; Ce genre de déclaration me ferai rire si elle n'était pas si hypocrite. Faites le compte : Pétrole pour fabriquer les bouteilles, risques de santé associés à celles-ci , problèmes d’environnement et coûts de fret vont sans doute faire de la bouteille d’eau minérale en plastique la prochaine victime du courroux populaire après cette chère Marlboro. Ceci dit, le bon vieux snobisme demeure la raison principale pour tous ces problèmes et tous les vaniteux qui consomment cette eau embouteillée méritent un bon coup de pieds au derrière pour maintenir une demande insensée !
samedi, avril 26, 2008
Devinez qui est venu dîner ?
Hier, Evelyne est descendue dans la vallée de Salt Lake pour garder Finn. En fin d'après-midi, quand elle m'a appelé pour me dire qu'elle rentrait, j'ai eu le plaisir d'apprendre que notre petit-fils et ses parents allaient également dîner avec nous ; le menu était tout simple et pour une fois, j'étais entièrement responsable: Nous allions partager une bonne raclette (avec du fromage de Savoie, s’il vous plaît) et déguster une belle salade de pissenlit que j'avais laborieusement récolté quelques heures auparavant en quantité suffisante pour nourrir quatre personnes - c'est encore tôt dans la saison . Lorsque Finn est arrivé, j'ai trouvé qu’en moins d’une semaine il avait beaucoup changé. Je l'ai tenu et il m’a souri à plusieurs reprises. Il n’y a pas à discuter, je dois être un type rigolo. Si vous désirez faire plus ample connaissance avec Finn, visitez la galerie de photos qui a été mise en place pour cela ; assurez vous de bien voir toutes les pages, mettez un signet et régalez-vous !
vendredi, avril 25, 2008
Laminé par ses potes
Il était une fois à Avoriaz un couloir bien raide qui s’appelait le « Président. » On y accédait à partir du « Crôt, » la piste principale menant de la station aux Prodains, où est située la gare de départ du téléphérique. Ce goulet a maintenant disparu, envahit par les arbres et les buissons, mais au début des années soixante-dix, c’était un passage impressionnant, raide et étroit qui en faisait une expérience incontournable dans la panoplie du skieur accomplit. Plus précisément, ce passage légendaire était situé juste après le virage en épingle à cheveux du « Défaugt » et plongeait tout droit jusqu’au plat des Prodains. Dans cet esprit, rembobinez la cassette au mois de Janvier 1971, et visualisez une meute de jeunes moniteurs sans clients mais chargés d'adrénaline et skiant comme des fous sans se soucier de rien. C'était un jour où la neige était à la fois profonde et lourde, les gros flocons qui tombaient étaient chargés d’humidité et la visibilité était très marginale. Jean-Claude Page se trouvait en tête du groupe et virait soudainement à droite pour plonger à toute vitesse avec tous ses poursuivants dans le « Président. » Tout allait à train d’enfer jusqu’au premier tiers de l'étroite ravine quand Jean-Claude perdait soudainement l’équilibre et tombait, ne laissant à ses potes ni le temps, ni le choix de faire quoi que ce soit, sauf de lui skier dessus, tous pensant probablement qu'ils avaient accroché soit une souche, soit une « véroche... » Dieu merci, la neige était à la fois généreusement rembourrée et sans fond, et ainsi Page survivait ce laminage, revenant très vite à lui sans même trop penser à secouer la neige qui traînait dans son cou et dans le bas de ses reins, en pensant simplement qu’il avait eu l’impression de porter le poids du monde tout entier pendant quelques secondes. Celui qui allait devenir directeur de l'école de ski Avoriaz quelques années plus tard avait - sans trop le savoir - fait sa première expérience en tant que meneur d’hommes…
jeudi, avril 24, 2008
Jour de ski à Snowbasin
Cette station de ski est située à plus d'une heure de route de Park City ; c’est aussi l’endroit où eurent lieu les épreuves olympique de descente et de super-G en 2002. Je n'y avais jamais skié auparavant, et ce mardi, je prenais la route pour évaluer les lieux. Cette station de ski appartient au multi-milliardaire Robert Earl Holding, qui a fait sa fortune dans le pétrole ; il réside dans l’Utah, et en plus est propriétaire d'hôtels et de la station de ski de Sun Valley, dans l'Idaho. Le massif de Snowbasin est exposé au soleil du matin, tout comme la plupart des pistes de Champéry en Suisse, et cela n’est pas sans affecter la qualité de la neige, mais l’étendue limitée du domaine sur laquelle j'ai skié était tout simplement fantastique. Je dis limitée, parce qu'hier seule la partie centrale du massif était ouverte aux skieurs.
Ce qui est unique à propos de la télécabine équipant ce secteur est que chaque cabine porte le nom d’un champion ou d’un médaillé olympique, et que parmi des dizaines de noms, j’ai ainsi vu défiler ceux de Jean Vuarnet, Stein Eriksen, Jean-Claude Killy et Toni Sailer, avec leurs drapeaux respectifs décorant l’extérieur de chacune des nacelles. Bien que les conditions fussent quelque peu limitées, il était malgré tout possible de parcourir un dénivelé de plus de 700 mètres sur une bonne sélection de pistes, toutes assez longues et variées. Dès que la neige est devenue plus douce, j'ai traversé en direction de la piste de descente hommes « Grizzly » et y trouvais des conditions exceptionnelles avec une couche superficielle de neige grise bien "grasse", laissant de belle traces blanches sur mon passage. Quand je retournais à mon auto, j’avais skié près de 10 000 mètres de dénivelé et je me suis promis de revenir l'hiver prochain pour explorer cette station voisine dans son intégralité.
Ce qui est unique à propos de la télécabine équipant ce secteur est que chaque cabine porte le nom d’un champion ou d’un médaillé olympique, et que parmi des dizaines de noms, j’ai ainsi vu défiler ceux de Jean Vuarnet, Stein Eriksen, Jean-Claude Killy et Toni Sailer, avec leurs drapeaux respectifs décorant l’extérieur de chacune des nacelles. Bien que les conditions fussent quelque peu limitées, il était malgré tout possible de parcourir un dénivelé de plus de 700 mètres sur une bonne sélection de pistes, toutes assez longues et variées. Dès que la neige est devenue plus douce, j'ai traversé en direction de la piste de descente hommes « Grizzly » et y trouvais des conditions exceptionnelles avec une couche superficielle de neige grise bien "grasse", laissant de belle traces blanches sur mon passage. Quand je retournais à mon auto, j’avais skié près de 10 000 mètres de dénivelé et je me suis promis de revenir l'hiver prochain pour explorer cette station voisine dans son intégralité.
mercredi, avril 23, 2008
Suivit sur pissenlit
Mon récent blog sur cette délicieuse salade a suscité une réaction de la part de mon bon ami Jean-François Rosset à Morzine qui, dans un appel téléphonique, m’a dit que la photo utilisée en illustration ne correspondait pas tout à fait au texte.
Il a objecté qu’il était possible de discerner des lardons dans le plat ainsi que des échalotes, et cela était une assez mauvaise idée, car leur forte saveur ne manquerait pas de dominer le goût subtil de cette salade sauvage. Eh bien, Jean-François a absolument raison, et je dois présenter mes excuses pour avoir induit en erreur lui et tous nos lecteurs. Après cela, j'ai ramassé une petite salade de pissenlit lundi après-midi (la toute première de la saison) et il nous l’avons préparée pour le dîner. Donc, pour tout bien mettre au clair, voici une vraie photo de celle-ci. Oh oui, c'était un vrai délice !
Il a objecté qu’il était possible de discerner des lardons dans le plat ainsi que des échalotes, et cela était une assez mauvaise idée, car leur forte saveur ne manquerait pas de dominer le goût subtil de cette salade sauvage. Eh bien, Jean-François a absolument raison, et je dois présenter mes excuses pour avoir induit en erreur lui et tous nos lecteurs. Après cela, j'ai ramassé une petite salade de pissenlit lundi après-midi (la toute première de la saison) et il nous l’avons préparée pour le dîner. Donc, pour tout bien mettre au clair, voici une vraie photo de celle-ci. Oh oui, c'était un vrai délice !
mardi, avril 22, 2008
Accent étranger, cordes vocales et puberté
En télésiège, les Américains sont beaucoup plus sociaux que les Européens, ils ne manquent presque jamais d’engager la conversation, ou si vous commencez, ils vont y participer, raccourcissant ainsi les cinq à dix minutes de montée. Seul un petit pourcentage de gens refusent tout dialogue, et croyez-moi, je skie beaucoup, donc je sais de quoi je parle ! Cela m'amène à mon sujet qui ne manque jamais de m’énerver lorsque la personne assise à mes côtés demande: « D’où venez-vous? » Je ne réponds généralement pas sans que mon interlocuteur travaille pour « gagner » la réponse. Je leur donne ainsi trois essais, et la bonne moitié les rate tous en disant que je dois être de Croatie, d'Allemagne ou encore de la République de Géorgie. Les autres y arrivent au bout de deux ou trois tentatives et la minorité plus intelligente déduit assez vite que je dois venir de France. Voilà pour la partie facile, car bien souvent ces petits malins, après avoir appris que j'ai vécu pendant plus de 30 ans aux Etats-Unis, ne manquent pas de me demander: « Comment se fait-il que vous ayez toujours votre accent ? » Je procède alors à leur « donner une leçon » en disant que, si une langue étrangère est apprise au-delà de la puberté, il y a de fortes chances que l'accent d'origine – aussi faible qu’il puisse être - restera ancré à jamais, simplement parce qu’après l'adolescence, les cordes vocales perdent leur flexibilité et
sont donc incapable de s'adapter comme c’est le font les enfants qui adoptent le parfait accent en apprennant une nouvelle langue. Après mon exposé, le passager hoche la tête de manière l'admirative (du moins c’est ce que je crois), et semble très reconnaissant d’avoir appris quelque chose de nouveau en remontant la pente…
sont donc incapable de s'adapter comme c’est le font les enfants qui adoptent le parfait accent en apprennant une nouvelle langue. Après mon exposé, le passager hoche la tête de manière l'admirative (du moins c’est ce que je crois), et semble très reconnaissant d’avoir appris quelque chose de nouveau en remontant la pente…
lundi, avril 21, 2008
J'arrête de me plaindre !
La nuit dernière, nous avons vu un film très dur mais débordant d’inspiration ; "Le Scaphandre et le Papillon" est un film de Julian Schnabel réalisé en 2007, qui a du reste remporté le prix du réalisateur à l'occasion du dernier Festival de Cannes. Il s’agit de l’histoire remarquable de Jean-Dominique Bauby, le charismatique rédacteur en chef du magazine "Elle" qui se réveille un jour dans une chambre d'hôpital, victime d'une attaque cérébrale.
Alors que son état physique lui laisse peu d'espoir pour l'avenir, il commence à découvrir que les passions de sa vie, ses souvenirs riches et une imagination renaissante vont l'aider à vivre en dépit de sa terrible affliction. Après avoir été captivé par ce récit, je me suis rappelé une fois de plus que vie et bonne santé sont si précieux que je n'aurai jamais plus le droit de se plaindre quand je dois affronter les petits problèmes et les douleurs de la vie (par comparaison à la situation dans laquelle se trouve Bauby,) et que je dois toujours continuer d’aller de l’avant, c’est à dire de bien assumer tout ce qui vient vers moi et de toujours faire face, sans chercher à m’échapper ou trouver des tas d’excuses. Une bien forte leçon pour quelqu'un aussi comblé que moi!
Alors que son état physique lui laisse peu d'espoir pour l'avenir, il commence à découvrir que les passions de sa vie, ses souvenirs riches et une imagination renaissante vont l'aider à vivre en dépit de sa terrible affliction. Après avoir été captivé par ce récit, je me suis rappelé une fois de plus que vie et bonne santé sont si précieux que je n'aurai jamais plus le droit de se plaindre quand je dois affronter les petits problèmes et les douleurs de la vie (par comparaison à la situation dans laquelle se trouve Bauby,) et que je dois toujours continuer d’aller de l’avant, c’est à dire de bien assumer tout ce qui vient vers moi et de toujours faire face, sans chercher à m’échapper ou trouver des tas d’excuses. Une bien forte leçon pour quelqu'un aussi comblé que moi!
dimanche, avril 20, 2008
À la recherche du premier pissenlit
Avec le sushi, le pissenlit (Taraxacum officinale) est de loin mon mets favori. J'ai commencé à en manger lorsque j’étais encore enfant grandissant en Haute-Savoie et j’ai toujours pensé qu’il s’agissait d’un plat d’une grande délicatesse. J’ai été introduit au sushi beaucoup plus tard, vers la fin des années soixante-dix alors que j’habitais à New York. Aujourd'hui, je suis impatient de voir toute la neige qui encombre encore dans notre jardin fondre aussi vite que possible pour pouvoir déguster notre première salade de pissenlit de l'année. Evelyne la prépare comme nous l'avons toujours fait à Montriond, mon village d'origine. Une bonne vinaigrette avec vinaigre balsamique, huile d'olive, moutarde, sel et poivre, et avec en plus des œufs durs coupés. Contrairement à ce qui se fait, nous gardons la recette très simple et n'ajoutons aucun lardons. Mais savourer cette salade ne représente qu’une partie de l’expérience qu’offre le pissenlit ; d'abord il y a le plaisir de cueillir ces petites plantes dès quelles sortent du sol (on ne ramasse pas les vieux pissenlits, ceux-ci ont perdu leur tendresse et doivent être exclusivement réservés a l’alimentation des lapins, pas des humains !) Nous commençons donc la récolte dans notre jardin ou il n’y a ni produits chimiques, ni animaux domestiques, donc tout y est bien propre et comestible. Puis, au fur et à mesure que la saison avance, nous montons progressivement un peu plus haut sur la montagne. Habituellement, nous pouvons apprécier ces longues feuilles dentelées en avril et en mai. Avec une saison aussi tardive que cette année, nous pourrons sans doute encore cueillir une bonne salade vers la fin juin. Nettoyer cette petite récolte est perçu par beaucoup comme une sale corvée, mais pas pour moi ; je trouve que c'est un art, ou plutôt un rituel. Cela me ramène à ma jeunesse, me rapproche de la nature et, tout comme le yoga, c'est un très bon moyen d'oublier tout ce qui se passe autour de moi. Là encore, observez bien les feuilles du pissenlit et vous comprendrez très vite pourquoi je suis devenu accro ; maintenant, bon appétit !
samedi, avril 19, 2008
Les « mangeurs de neige »
Quand j’entends cette expression, cela me rappelle ma mère me demandant d’arrêter de manger de la neige lorsque j’étais enfant. Ceci dit, vous avez peut-être un peu de mal à imaginer quel genre de créature se nourrit de notre manteau neigeux. Eh bien il en existe une, et sans être du « vent » c’est précisément de vent qu’il s’agit. Le Chinook est le terme utilisé par la tribu indienne du même nom pour décrire un vent chaud qui souffle en hiver sur les pentes de nos montagnes de l'ouest américain. Partant du Canada, ces vents descendent les Montagnes Rocheuses d’abord sur l'Alberta puis arrivent aux États-Unis et soufflent sur les états du Montana, Wyoming, Colorado, Dakota du Sud et Utah. Ces vents chauds ne sont pas limités au continent nord-américain ; dans les Alpes, ils sont bien connus sous le nom de Foehn, et ils existent également dans les Andes d'amérique du sud où ils sont appelés Zonda. Les Californiens ont aussi une variante de ce phénomène avec les vents de Santa Anna qui causent souvent de terribles incendies. En descendant les pentes montagneuses, ces vents se réchauffent de plus en plus, au fur et a mesure qu’ils perdent de l’altitude, signifiant pour les habitants une augmentation forte et rapide des températures. La vitesse du vent croît de la même manière et peut parfois atteindre une intensité cyclonique. Ceux qui savent observer la nature peuvent voir qu’un Chinook est en route lorsqu’ils apperçoivent des traînées de nuages assez claires qui s’accrochent aux arêtes des montagne comme si elles étaient collées sur place. Ces nuages ressemblent à des doigts fantômes dansant dans le ciel.
Comment ces vents chauds se forment-ils ? C'est le résultat de précipitations sur le pan exposé de la montagne qui fait suite à un réchauffement adiabatique* de l'air sur le versant protégé, alors que la majeure partie de l’humidité vient d’être larguée sur l’autre versant. À la suite de ces différents taux adiabatiques entre air humide et air sec, les masses d'air situées sur les versants protégés deviennent plus chaudes que sur les altitudes équivalentes des pentes exposées. Les vents de Chinook ou de Foehn peuvent alors faire monter les températures de l'ordre de 30 ° C juste en quelques heures. Ces vents sont précisément appelés « mangeurs de neige » car ils sont capables de faire fondre la neige - le plus souvent par sublimation - de manière extrêmement rapide. Quand la neige était encore une malédiction plutôt que l'or blanc qu’elle est devenue aujourd'hui, les vieux Hauts-Savoyards disaient qu' « une journée de Foehn fait fondre autant [de neige] que deux semaines de bon soleil... » Parce que la sublimation est le principal mécanisme en cause, ce processus n'est pas seulement basé sur une température élevée, mais aussi sur une humidité relative très basse. Pour couronner le tout, Chinook et Foehn auraient également des effets néfastes sur la santé et le comportement des personnes se trouvant sur leur passage, provoquant souvent des maux de tête, de l’anxiété ainsi que de l’irritation. Dès que ce temps artificiellement chaud et ensoleillé prend fin et que froid et neige sont de retour, chacun se sens immédiatement beaucoup mieux et se plaint alors du retour de l’hiver. Ça, je le savais, personne n’est jamais content...
* Changement de température alors que l’on gagne ou que l’on perd de l’altitude ; the taux normal de changement est en moyenne de 0.65 degrés Centigrades par 100 mètres.
* Changement de température alors que l’on gagne ou que l’on perd de l’altitude ; the taux normal de changement est en moyenne de 0.65 degrés Centigrades par 100 mètres.
vendredi, avril 18, 2008
Existe-t’il une bonne pizza en amérique ?
Pendant la trentaine d’années durant laquelle j'ai vécu aux États-Unis, je n'ai jamais pu trouvé une bonne pizza, vous savez, comme on en fait tous les jours, partout en en Europe. Bien sûr, j'ai mangé des pizzas en Italie, en Autriche, en France, en Allemagne et en Suisse, et dans la plupart des cas, elles étaient toutes très bonnes, avec naturellement divers degrés de présentation, de goût et de raffinement, mais la grande majorité d'entre elles était bien meilleures que ce que l’on appelle la « grande pizza américaine » de ce coté de l’Atlantique. L'été dernier, alors que nous nous trouvions en Californie, notre fille Charlotte nous emmenait à Zachary's Pizza à Berkeley, qui est du reste très célèbre tout autour de la baie de San Francisco. L'ambiance, la clientèle et l'attente constituaient probablement les éléments essentiels de cette expérience, mais pas vraiment la qualité du mets. Plus récemment, Evelyne et moi recherchions du carrelage en vue de refaire notre cuisine, et tombion sur Ozzy Fife à « Arizona Tile, » qui nous a fortement recommandé Settebello à Salt Lake City en tant que la plus « europénnes » des pizzerias de l’Utah. Comme j’adore la pizza, j’ais eu l’eau à la bouche pendant des mois dans la perspective de goûter à une tranche de cette fameuse tarte italienne. Nous avions tenté d'y aller avec notre fils Thomas lorsque Finn est né, mais l'endroit était alors tellement bondé que nous avions dut y renoncer (un bon signe, n’est-ce pas ?). Hier soir nous nous y rendions enfin pour déguster cette pizza tant attendue. Elle était cuite au feu de bois et n’était pas mauvaise, mais peut-être pas assez succulente pour justifier 40 minutes de route et faire deux fois le tour du quartier afin de trouver une place de stationnement. Ah oui, j'ai failli oublier; leur « gelato » était di-vin!
jeudi, avril 17, 2008
Le Pape rencontre le président Bush
Hier, Benoît XVI rencontrait notre président à huis-clos, et comme par hasard, j'étais invité à y assister, au nom de l'AFP, avec l'idée que j'allais très vite révéler ce qui s’était dit, comme cette administration encourage ce genre de « fuites. » Dick Cheney était assis dans un coin (!) du Bureau Ovale faisant semblant de lire le Wall Street Journal, mais écoutant attentivement la conversation. En lever de rideau, Monsieur Alberto Gonzales, entrait en tirant un cady chargé de trois casier de bouteilles d’eau d'Evian, quelques chiffons, et était accompagné de Britney Spears. Il proposait alors de procéder à une démonstration rapide de torture par « noyade simulée » et, par la même occasion, de tenter de modifier les mœurs de la célèbre artiste. L’expérience se solda par un succès total, Britney déclarant que ce n'était pas vraiment de la torture, mais plutôt un exercice quelque peu « déjanté, » mais suffisamment déplaisant pour qu’elle s’habille désormais plus décemment sur scène. Une fois cette partie terminée et nos invités partis, Benoît et George ouvraient leur porte-documents, répandaient paperasses et calculatrices sur le bureau présidentiel et se mettaient au travail. Tous deux soutiennent fortement l'aspect « sacro-saint » de la vie, mais George n’utilise pas la même méthode comptable que son homologue du Vatican.
Ce matin-là, le Pape venait de recevoir un SMS de Jésus mettant à jour le nombre de victimes attribués à l'invasion américaine en Irak, et après y avoir ajouté tous les détenus condamnés à mort au Texas qui avaient été également approuvés par Bush, le décompte se montait à quelque 637.732 décès! L'accord que le Vatican envisagait avec la Maison Blanche rappelait un peu l'échange de crédits pour les émissions de carbone ; entre maintenant et la fin de son mandat présidentiel, George Bush aurait pour mission d’empêcher un nombre égal d’avortements afin de sauver son âme. Les données actuellement disponibles montraient que les seuls États-Unis ne pourraient pas fournir un tel chiffre. Sans perdre une minute George appelait Condi Rice et lui demandait soit de « trafficoter » les chiffres, soit de suggérer des sources supplémentaires d’approvisionnement. Sans hésiter, Condi déclarait: "Chine, Russie ou Brésil !" C'est à ce moment que Dick Cheney est intervenu en suggérant une invasion préventive du Brésil pour récupérer tous leurs avortements ; du reste Lula da Silva est un peu trop copain avec Hugo Chavez et de toute façons quelques barils supplémentaires d'éthanol seraient bien utiles juste avant la bonne saison et la reprise d'une forte circulation routière…
Ce matin-là, le Pape venait de recevoir un SMS de Jésus mettant à jour le nombre de victimes attribués à l'invasion américaine en Irak, et après y avoir ajouté tous les détenus condamnés à mort au Texas qui avaient été également approuvés par Bush, le décompte se montait à quelque 637.732 décès! L'accord que le Vatican envisagait avec la Maison Blanche rappelait un peu l'échange de crédits pour les émissions de carbone ; entre maintenant et la fin de son mandat présidentiel, George Bush aurait pour mission d’empêcher un nombre égal d’avortements afin de sauver son âme. Les données actuellement disponibles montraient que les seuls États-Unis ne pourraient pas fournir un tel chiffre. Sans perdre une minute George appelait Condi Rice et lui demandait soit de « trafficoter » les chiffres, soit de suggérer des sources supplémentaires d’approvisionnement. Sans hésiter, Condi déclarait: "Chine, Russie ou Brésil !" C'est à ce moment que Dick Cheney est intervenu en suggérant une invasion préventive du Brésil pour récupérer tous leurs avortements ; du reste Lula da Silva est un peu trop copain avec Hugo Chavez et de toute façons quelques barils supplémentaires d'éthanol seraient bien utiles juste avant la bonne saison et la reprise d'une forte circulation routière…
mercredi, avril 16, 2008
Le « tandem des neiges »
Il y a trente-cinq ans, vers la mi-avril, mon ami François Chauplannaz et moi tirions le diable par la queue, enseignant le ski à Avoriaz. Nous avions du bon temps et ne manquions jamais une occasion de trouver de nouvelles façons de nous amuser. À l'époque, j'avais une paire de skis Duret de 213 cm que j’avais décidé te transformer en tandem. J'invitais donc François à devenir mon co-équipier ; nous avions alors montés nos propres fixations sur ces skis (une paire de Marker Simplex et plaque tournante Rotamat pour lui et une paire de Look Nevada I et plaque tournante pour moi.), J'avais choisi la position arrière sur cet engin et mon pote occupait le poste de pilotage car il était un peu plus petit que moi et cela me permettait de voir par-dessus ses épaules. Le fait que j’étais aussi le plus lourd des deux occasionnait une forte tendance au « sous-virage » et nous nous trouvions souvent dans des situations dans lesquelles « la queue remuait le chien. » On aurait pu penser que comme sur un vélo tandem moins d'efforts auraient été requis, mais cela n’était pas le cas. Il était en effet très difficile de se maintenir debout sur cette embarcation improvisée et nous pouvions ressentir des efforts en torsion intenses allant dans toutes les directions; dieu merci, les skis tenaient le choc ! Un autre inconvénient était qu’il nous fallait nous séparer pour monter au télésiège en déchaussant partiellement et en ne retenant q’une demi-paire de skis chacun.
Monter en téléski – et dieu sait s’il y en avait des tas à l’époque - exigeait de glisser sur un seul ski, ce qui s’avérait assez vite fatigant. Ceci dit, nous avons utilisé le « tandem des neiges » à de nombreuses reprises, surtout sur les pistes faciles d’Arare où nous attirions tous les regards. Il faut dire que nous étions beaucoup plus jeune à l'époque et d’une apparence un peu moins décrépie qu’aujourd'hui. Malheureusement, cette nouvelle forme de ski ne devait jamais connaître le succès escompté, et aujourd’hui, en bon Américain, je soupçonne qu’une « théorie de la conspiration » était déjà à l’œuvre dans le but de nous décourager. À l’époque, la SAMA (la société de remontées mécaniques), avec à sa tête René Baud craignait fortement qu’une pratique généralisée du tandem conduirait à ne vendre qu’un seul forfait par paire de ski, ce qui aurait pu avoir des conséquences désastreuses sur les résultats d’exploitation. Rétrospectivement, nous avons probablement manqué de persévérance et il me parait désormais évident que nous aurions dut croire d’avantage en ce concept révolutionnaire. Si nous l’avions fait, François et moi serions aujourd’hui très célèbres et après avoir tourné des films, écrit des livres et fait des tas de conférences, nous serions probablement à la retraite, soit à Hollywood ou à Las Vegas ; mais à quoi bon, tout ça c’est du passé…
Monter en téléski – et dieu sait s’il y en avait des tas à l’époque - exigeait de glisser sur un seul ski, ce qui s’avérait assez vite fatigant. Ceci dit, nous avons utilisé le « tandem des neiges » à de nombreuses reprises, surtout sur les pistes faciles d’Arare où nous attirions tous les regards. Il faut dire que nous étions beaucoup plus jeune à l'époque et d’une apparence un peu moins décrépie qu’aujourd'hui. Malheureusement, cette nouvelle forme de ski ne devait jamais connaître le succès escompté, et aujourd’hui, en bon Américain, je soupçonne qu’une « théorie de la conspiration » était déjà à l’œuvre dans le but de nous décourager. À l’époque, la SAMA (la société de remontées mécaniques), avec à sa tête René Baud craignait fortement qu’une pratique généralisée du tandem conduirait à ne vendre qu’un seul forfait par paire de ski, ce qui aurait pu avoir des conséquences désastreuses sur les résultats d’exploitation. Rétrospectivement, nous avons probablement manqué de persévérance et il me parait désormais évident que nous aurions dut croire d’avantage en ce concept révolutionnaire. Si nous l’avions fait, François et moi serions aujourd’hui très célèbres et après avoir tourné des films, écrit des livres et fait des tas de conférences, nous serions probablement à la retraite, soit à Hollywood ou à Las Vegas ; mais à quoi bon, tout ça c’est du passé…
mardi, avril 15, 2008
Printemps pour deux jours !
Hier était une merveilleuse journée avec un ciel parfaitement bleu, un soleil radieux et une température atteignant les 16 degrés. Après avoir fait des tas de corvées tant à l'intérieur qu’à l'extérieur de notre maison, Evelyne et moi sommes allés faire une marche de 6 kilomètres, en partie sur l'asphalte et en partie sur la neige (le long d'une rivière où nous courrons habituellement pendant la bonne saison) ; là, l'effort exigé pour marcher sur la neige fondante en se tordant les pieds dans tous les sens nous à littéralement tués. Nous avions pris des vestes légères mais il nous a fallut très rapidement les enlever et nous nous retrouvions en train de marcher sur ce chemin enneigé en bras de chemise ! Nous savions que ces conditions ne dureraient pas car aujourd'hui le mauvais temps est de retour avec de la pluie pour commencer et bientôt un peu plus de neige pour conclure la journée. L'essentiel, c'est que ce lundi de printemps tout à fait idyllique restera un souvenir bien agréable car à la montagne il n’y a jamais de temps printanier qui dure plus qu’une paire de jours !
lundi, avril 14, 2008
Après-ski
Je suis presque soulagé de voir la saison de ski se terminer et nos trois massifs fermer leurs remontées mécaniques pour l'hiver. Désormais, plus aucune tentation d’aller skier quelques heures ; je peux maintenant me concentrer à fond sur ma « liste » de tâches à accomplir qui est aussi longue que le manteau neigeux est encore épais et qui a juste commencé de fondre. J'ai beaucoup d’activités planifiées pour aujourd'hui, comme d’ôter les portes-skis de ma voiture, la laver dans l'après-midi ainsi que de nettoyer la terrasse sur laquelle s’ouvre notre cuisine. J'ai aussi de nombreux d'appels téléphoniques à faire, m’occuper de ma déclaration d’impôts due dès demain, et suivre d’autres affaires pressantes. Pour accompagner tout cela, le printemps semble enfin au rendez-vous pendant au moins quelques jours, avec une température qui dépassait les 10 degrés hier après-midi! J’ai soit l'impression de recommencer une nouvelle vie ou simplement de me trouver rajeuni. Finalement, je ne regrette pas trop de ne plus pouvoir skier autour de Park City ; après tout, Snowbasin reste ouvert jusqu’à fin avril pour satisfaire mes pulsions de glisse et il y a toujours Snowbird qui continue de « tourner » tout le mois de mai!
dimanche, avril 13, 2008
Avantage au kilométrage
Faire certaines choses « en quantité » n’est pas sans vertus. Si votre profession consiste à conduire un gros poids lourd à travers l’Europe il y a de fortes chances que vous serez devenu un chauffeur extrêmement qualifié et très à l’aise après vingt ou trente ans de route ; si vous êtes maçon et par la même occasion adorez ce travail, personne n’arrivera à vous égaler quand il s’agit de monter un mur à la fois vite et bien.
En ski, c’est exactement la même chose: plus vous en ferez, meilleur vous deviendrez. Le bon skieur devient alors le produit combiné de son kilométrage et d’une expérience diversifiée (pentes raides, terrains bosselés, neiges profondes et difficiles.) Encore une fois, plus vous skiez, plus vous apprenez, car plus vous avez de chances de rencontrer des conditions extrêmes, de faire l'expérience d’accidents et de chutes des plus singuliers, de skier dans toutes sortes de neiges et de terrains, et de tirer une multitude de leçons de cette cible en mouvement et de ce kaléidoscope qu’est le ski. Bien entendu, il faut aussi s’investir à fond pour que cette théorie fonctionne ; sans une forte dose de passion et d'enthousiasme, un fort kilométrage n’aura pas l’effet escompté. Alors qu’aujourd’hui nos trois stations de ski locales ferment leurs remontées mécanique pour la saison, laissant à leurs sommets plus de 3 mètres de neige et presqu'autant pour skier jusqu'’au bas des pistes, il reste toujours beaucoup de kilométrage à ajouter au compteur en se rendant désormais à Snowbird, à 45 minutes d’ici, et cela jusqu'à la fin mai…
En ski, c’est exactement la même chose: plus vous en ferez, meilleur vous deviendrez. Le bon skieur devient alors le produit combiné de son kilométrage et d’une expérience diversifiée (pentes raides, terrains bosselés, neiges profondes et difficiles.) Encore une fois, plus vous skiez, plus vous apprenez, car plus vous avez de chances de rencontrer des conditions extrêmes, de faire l'expérience d’accidents et de chutes des plus singuliers, de skier dans toutes sortes de neiges et de terrains, et de tirer une multitude de leçons de cette cible en mouvement et de ce kaléidoscope qu’est le ski. Bien entendu, il faut aussi s’investir à fond pour que cette théorie fonctionne ; sans une forte dose de passion et d'enthousiasme, un fort kilométrage n’aura pas l’effet escompté. Alors qu’aujourd’hui nos trois stations de ski locales ferment leurs remontées mécanique pour la saison, laissant à leurs sommets plus de 3 mètres de neige et presqu'autant pour skier jusqu'’au bas des pistes, il reste toujours beaucoup de kilométrage à ajouter au compteur en se rendant désormais à Snowbird, à 45 minutes d’ici, et cela jusqu'à la fin mai…
samedi, avril 12, 2008
Apprendre à voir le terrain
Le ski est un sport extrêmement visuel; il suffit de se souvenir des difficultés ressenties en présence du brouillard ou par mauvais temps pour apprécier l’importance d’une bonne visibilité. Dire que bien voir sur les pistes est indispensable n'est pas un simple cliché, c'est une condition essentielle pour une sortie à ski réussie. Pour skier et bien y voir clair, il est nécessaire de regarder au-delà de la zone étriquée des seules spatules de skis. Je dirais même qu'un bon skieur ne devrait jamais voir, et encore moins regarder celles-ci.
Devons-nous regarder chaque marche en descendant un très long escalier? Pas du tout; après le coup d’œil préliminaire, un message est immédiatement envoyé au cerveau qui, à son tour, calcule le bon chemin et envoie immédiatement les signaux nécessaires aux jambes et aux pieds pour faire le travail nécessaire, c'est tout. Sur les pentes, les choses fonctionnent de la même façon: Un des éléments empêchant souvent le skieur de voir assez loin est sa position sur les skis ; s’il reste trop accroupi, les seuls éléments apparaissant dans son champ de vision sont nos fameuses spatules. En se tenant simplement un peu plus droit, le skieur peut alors voir beaucoup plus loin et découvrir le terrain dans son ensemble afin de pouvoir bien l’utiliser et anticiper tout changement nécessaire. Quand le skieur découvre le relief à sa disposition, ses pieds n’ont plus qu’à faire le reste. En fait, c'est encore plus que cela, car une vue sans obstruction définit la manière dont le skieur va exploiter le terrain et profiter au maximum de sa topographie afin d’y inscrire la meilleure trajectoire possible. C'est alors que le ski se transcende en une série de mouvements qui permettent au skieur d’épouser parfaitement les détails les plus infimes du terrain en s'y appuyant afin de pouvoir tour à tour, accélérer, ralentir, bien doser chaque effort et devenir agile comme un félin qui s’assimilerait parfaitement à la montagne toute entière…
Devons-nous regarder chaque marche en descendant un très long escalier? Pas du tout; après le coup d’œil préliminaire, un message est immédiatement envoyé au cerveau qui, à son tour, calcule le bon chemin et envoie immédiatement les signaux nécessaires aux jambes et aux pieds pour faire le travail nécessaire, c'est tout. Sur les pentes, les choses fonctionnent de la même façon: Un des éléments empêchant souvent le skieur de voir assez loin est sa position sur les skis ; s’il reste trop accroupi, les seuls éléments apparaissant dans son champ de vision sont nos fameuses spatules. En se tenant simplement un peu plus droit, le skieur peut alors voir beaucoup plus loin et découvrir le terrain dans son ensemble afin de pouvoir bien l’utiliser et anticiper tout changement nécessaire. Quand le skieur découvre le relief à sa disposition, ses pieds n’ont plus qu’à faire le reste. En fait, c'est encore plus que cela, car une vue sans obstruction définit la manière dont le skieur va exploiter le terrain et profiter au maximum de sa topographie afin d’y inscrire la meilleure trajectoire possible. C'est alors que le ski se transcende en une série de mouvements qui permettent au skieur d’épouser parfaitement les détails les plus infimes du terrain en s'y appuyant afin de pouvoir tour à tour, accélérer, ralentir, bien doser chaque effort et devenir agile comme un félin qui s’assimilerait parfaitement à la montagne toute entière…
vendredi, avril 11, 2008
Apprendre en se trompant
Hier, je me suis rendu compte que je venais de faire une grosse erreur dans l'une de mesure de positionnement de la hotte de notre nouvelle cuisine. J’avais simplement omis de tenir compte d’un élément très important du plan et je me suis immédiatement mis à paniquer ; ce n'etait pas l'erreur « d’un autre, » c'était bel et bien celle de votre dévoué serviteur. Quand je suis rentre de dîner avec des amis, je me suis mis à démolir frénétiquement ce que j’avais construit, et plus tard, vers deux heures du matin, je me réveillais soudainement pour trouver une solution au problème qui m’avait jusqu’alors échappé. Je ne prétends pas bien sûr être un bricoleur confirmé, et cette tâche particulière était pour moi une expérience nouvelle. C’est ainsi, qu’en souffrant beaucoup, j’ai appris quelque chose de nouveau. Ce genre d'apprentissage est en fait devenu un élément routinier dans ma vie quotidienne. Non pas tant par l'information massive que je reçois tous les jours, mais surtout dès que je m’aventure dans des domaines et des compétences inconnus, parsemés d’embûches, où les erreurs font généralement très mal. J'ai constaté depuis longtemps que les émotions douloureuses marquent toujours fortement un individu et laissent généralement des traces qui durent toute une vie. Comme on le dit, « on a rien sans rien » et alors que je déteste le genre de situation dans laquelle je me trouvais la nuit dernière, cela ne me dissuadera jamais de m'aventurer en dehors de mon train-train habituel et de tenter quelque chose de nouveau. Le simple fait de découvrir un domaine différent, d'acquérir de nouvelles compétences et la satisfaction qui en découle n’ont pas de prix en comparaison avec un assez court moment de déprime...
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