mercredi, mars 31, 2010

Pas assez et trop tard ...

Une de mes lectrices a répondu à mon blog du 24 Mars sur la religion, l'économie et la surpopulation en disant, et je cite, « Ne pensez-vous pas qu'avant d'accuser les religions, il conviendrait de s'interroger sur le niveau d'instruction et de formation des personnes et en particulier des femmes? L'expérience montre que c'est quand leur niveau de connaissances s'élève que la natalité baisse. Il s'agit bien, en effet, d'une question économique et de distribution des richesses ... puisque dans la pauvreté, voire l'extrême pauvreté dans laquelle vivent des milliards d'êtres humains, il est bien difficile d'accéder à l'instruction. »

Alors que je suis assez d'accord avec ce commentaire, je pense que le problème se retrouve des deux cotés du fait que de nombreuses religions organisées sont dirigées par des hommes qui ne favorisent pas la participation des femmes, à moins que cela se produise sous la pression des fidèles lorsque celle-ci devient intenable. Ces mêmes religions (l'islam, le catholicisme, le mormonisme entre autres) dirigés par la gente masculine, refusent ou découragent toute forme de contraception afin d'accroître leurs rangs, contribuant ainsi à la surpopulation et privant leurs adeptes de toute amélioration économique sensible.

Le dogme poussé par ces religions reste très influent, et en encourageant une fécondité supérieure à la normale, leur permet alors d'étendre leur influence. Les personnes qui se trouvent sur les lignes de front et qui paient pour tout cela sont bien entendu les femmes qui sont maintenues en arrière par tous les enfants quelles doivent élever. La généralisation de l'éducation dans le monde développé est ce qui a forcé les religions organisées à devenir un peu plus tolérante  l'égard des femmes, mais ce n'était pas là un acte unilatéral ou un geste gratuit de la part de celles-ci. En fait, si elles ont dû s'adapter bien à contrecœur aux temps qui changeaient, c'est parce qu'elles y étaient forcées et aujourd'hui les quelques réformes qu'elle ont bien voulu apporter restent toujours insuffisantes et en retard sur notre temps...

mardi, mars 30, 2010

Prises et appuis

Tout comme l'alpinisme nous apporte ses hauts (surtout) et parfois ses bas. L'activité, la persistance, ainsi qu'une remise en question constante constituent les antidotes qui nous empêchent de trouver la vie fade et ennuyeuse. Il y a des moments où la vie coule si bien que tout peut tomber dans une routine bien déprimante; nous commençons à perdre notre concentration et que notre objectif n'a plus sa clarté d'antan.
C'est alors que nous nous trouvons dans ce passage délicat qui nous sert d'avertissement et nous fournit la raison de nous réengager vers un mode de vie beaucoup plus performant et constitue l'occasion rêvée de suivre attentivement les préceptes de l'escalade, qui, entre autres recommandations d'avoir trois points entre prises et appuis en tout temps, nous forcent à bien focaliser notre attention, contrôler nos peurs, écouter à nouveau notre cœur qui bat et procéder ensuite sur une voie de progrès lents mais constants ...

lundi, mars 29, 2010

L'aspect cardio-vasculaire du ski en Utah

Hier, je participais à une version turbo-chargée de la liaison à ski entre nos stations du nord de l'Utah, qui en Amérique du Nord est le seul équivalent de ce qui se fait dans le genre dans les Alpes. Nous étions un équipe de six gars en pleine force de l'âge, sauf moi, un dinosaure sexagénaire. Il va sans dire que je me retrouvais là tel un chien dans un jeu de quilles et je ne pouvais m'empêcher de penser que certain de ceux m'accompagnaient s'attendaient à me ramener sur une civière. Une fois de plus, moins on en sait, mieux on se porte, et alors que je m'imaginais des descentes sans fin en neige poudreuse, je ne me faisais guère de souci pour les horrible montées qui nous attendaient. Lorsque Nathan Rafferty, le chef du groupe et président de Ski Utah nous a demandé si nous étions prêts à escalader "Fantasy Ridge», j'ai été le premier à dire oui, sans me rendre compte que j'allais me trouver confronté aux protestations de mon système cardio-vasculaire; ce n'était que l'une des trois ascensions les plus dures qui nous attendaient pour la journée.
La dernière d'entre elle allait me voir littéralement ramper pour atteindre le sommet de Jupiter Peak après que tout le groupe soit déjà arrivée. Pendant chaque montée, je pouvais presque voir le tunnel et cette lumière vive dont on parle au moment du trépas. Le ski, ça va encore, mais l'escalade est une aptitude sur laquelle il va falloir que me m'entraine plus sérieusement à moins de trouver de nouveaux poumons et un cœur de rechange. Moi qui suis le premier à se plaindre que les remontées mécaniques sont trop lentes, je comprends maintenant le travail que c'est de transporter des skieurs et leurs équipements au sommet des montagnes! Alors que j'étais absolument enchanté par l'expérience, les vues magnifiques et les types sympas qui composaient notre groupe, ma dernière pensée en m'endormant était du genre « plus jamais ça. » Ce matin, alors que j'effectuais ma course à pied quotidienne je changeais un peu d'avis et murmurais: « Après tout, pourquoi pas recommencer l'an prochain? »

dimanche, mars 28, 2010

Neiges dures et difficiles ...

Mon expression préférée est qu'il n'y a jamais de mauvaise journée de ski, sauf peut-être certains jours de printemps quand la neige est dure comme du béton et qu'il faut skier des bosses et d'horribles « grattons. » Le ski devient alors une véritable acrobatie qui transforme le paradis habituel en enfer et nous fait skier comme de vraies « patates. » Il n'y a pas tellement de technique à recommander, mais je préconise toujours de skier dans ces conditions parce que c'est ainsi que nous continuons de progresser sur les planches. Nous nous faisons secouer, trainer de tous les cotés et souvent humilier, ce qui sont après tout sont exactement les mêmes sentiments que nous avons découvert tout au cours de notre apprentissage du sport ...

samedi, mars 27, 2010

Processus décisionnel à deux vitesses

Certains d'entre nous savent ce qu'ils veulent et savent où ils vont. Pour cette raison, ces mêmes individus sont capable d'agir de façon décisive et, réciproquement s'attendent à des réactions et des décisions rapides de la part des autres, mais comme à chaque fois il faut « être deux pour danser le tango, » si le partenaire est indécis, ne sais pas comment procéder, a peur ou est très lent, arriver à une décision ou un accord peut parfois prendre bien longtemps.

Nous entrons dans la saison des déclarations d'impôts et des tas de gens se sentent forcés d'attendre la dernière minute - ou mieux encore demander une prolongation - pour remplir leur formulaires de revenus, parce qu'ils ne savent rien faire de mieux que de tout remettre à plus tard. Cela nous amène à un concept d'un monde à deux vitesses, dans laquelle un petit groupe sait et se souvient toujours de ce qu'il faut faire et agit en conséquence, alors que les autres sont lents, paralysés ou restent tout simplement indécis quand il est temps d'agir. Je vous parie que si vous deviez établir un parallèle entre ces deux groupes et leur réussite dans la vie ainsi que leur développement personnel, les deux tendance devraient être à peu près alignées!

vendredi, mars 26, 2010

L'opium des skieurs?

Un de mes potes qui a enseigné le ski depuis plus de 40 ans en France me disait l'autre jour qu'avec la plupart des pistes devenues de véritables « billards » les skieurs d'aujourd'hui peuvent inscrire des courbes parfaites, tout comme des robots, mais quand ils débarquent sur un terrain accidenté, ils retournent inévitablement à la case départ, se font « trimballer » dans toutes les directions et leur technique de « carving » ne les aide pas beaucoup. Vous savez ce que je pense de la relation ski et terrain. Les pistes préparées au peigne fin sont infiniment plus faciles que le ski dans les bosses naturelles, les obstacles de toutes sortes, les champs de neige entrecoupés de traces et tout ce qui constitue le terrain non préparé. L'environnement résultant crée une énorme différence entre les excellents skieurs et le reste … Le weekend dernier, Didier Défago, le nouveau champion olympique de descente, s'essayait sur le Bec des Rosses à Verbier pour la première fois ...
Il a pu montrer au monde entier l'aspect impressionnant de ce parcours de ski extrême même pour un skieur alpin au sommet de son art a démontré qu'il se trouvait hors de son élément (il convient de dire que celui-ci utilisait une simple paire de ski de slalom géant). La même chose pouvait être observé avec Julia Mancuso qui, prenant part à la compétition de Verbier, réussissait à se classer troisième, une très belle performance si vous ne regardez pas son style de trop près! Placés hors de leur élément, ces skieurs d'élite en bavent vraiment lorsqu'il se trouvent hors des pistes super-préparées et leur faculté d'adaptation semble s'être dégradée depuis les années soixante-dix et quatre-vingt, quand une piste de géant ne revêtait l'uniformité qu'on lui connait aujourd'hui! Les dameuses et le matériel de préparation des pistes modernes pourraient bien être devenus l'opium des skieurs ...

jeudi, mars 25, 2010

Ce que l'on peut entendre ...

Les choses qu'il nous arrive d'entendre sont parfois édifiantes. Cela vient souvent de gens qui n'ont aucun sens critique et ne pensent pas un seul instant avant que n'importe quel mot sorte de leurs bouche. Ils parlent comme ils pensent; sans aucun filtre d'aucune sorte, sans réflexion et sans censure.
Cela sort façon pure, simple et la plupart du temps ... tout à fait stupide! Cela m'est arrivé encore récemment et ce que j'ai entendu était si inattendu que cela m'a laisse pantois. Je me suis alors rappelé cette citation attribuée à Alfred Capus (1858 - 1922), un journaliste français et auteur dramatique, qui aurait dit « l'homme aimable est celui qui écoute en souriant les choses qu'il sait, dites par quelqu'un qui les ignore. » C'est en fait une de mes citations préférée !

mercredi, mars 24, 2010

Religion, économie et la surpopulation

En début de semaine, j'ai assisté à une conférence donnée par le Dr Rod Nash, un écologiste qui enseigne à l'Université de Santa Barbara en Californie. Celui-ci est spécialisé dans l'histoire de la nature et défend animaux, plantes et autres éléments naturels au même titre que la population humaine. Sa présentation était centrée sur la promotion de son concept de co-existence entre « îlots de civilisation » et « îlots de nature sauvage. » Là où sa présentation à fait « mouche » est lorsqu'il a déclaré qu'une population de 2 milliards d'êtres humains est un seuil souhaitable pour la survie planétaire.

Ce point allait du reste alimenter la discussion avec l'audience qui suivait la conférence, en évoquant notamment l'influence de la religion sur la surpopulation, l'éventuelle « réaction » de la nature en déclenchant des vagues de maladies comme le sida ou le virus Ebola pour contrecarrer cette surpopulation. En raison de contraintes de temps, la discussion de groupe n'a pas abordé l'influence de notre système économique qui repose toujours un aspect quantitatif plutôt que qualitatif, bien que cet élément ait été brièvement évoqué par le professeur au cours de son discours et que je pense que cela reste la solution en vue d'une solution durable. C'est ça, la surpopulation reste « l'éléphant dans la pièce » et les deux principaux obstacles qui s'opposent à sa décroissance restent toujours la religion et un modèle économique désormais obsolète.

mardi, mars 23, 2010

Montrer l'exemple?

Ce qui suit est le sommaire d'un article publié dans le magazine de ski américain « Ski Racing » à partir d'une dépêche de l'Associated Press. Celle-ci avait été commodément minimisée par le « Park Record, » le journal local de Park City, montrant ainsi son peu d'intégrité et son intention de protéger les célébrités du coin. En quelques mots, le jour de la Saint-Patrick, Bill Marolt, le président et directeur général de USSA, la fédération de ski et de snowboard américaine, était arrêté à Park City pour conduite en état d'ivresse et refus d'obtempérer alors qu'il était poursuivi par un véhicule de police. Il avait du trop bien fêter les 21 médailles que son organisation avaient gagnés à Vancouver!

Tout comme le Pape, Tiger Woods et M. Toyoda, Marolt aurait présenté des excuses mais on ne sait ni où, quand et comment. Bien qu'il ait désormais l'âge de la retraite (66 ans,) il n'a pas parlé de démissionner. Ce grand patron super bien payé, aurait probablement dû se méfier et ajuster son comportement en conséquence, mais n'est-il pas vrai que plus on tient un rang élevé dans la vie, plus on a tendance à se sentir bien « spécial, » exonéré et capable d'établir ses propres règles en toute impunité ?

lundi, mars 22, 2010

De l'émotion à la raison

Afin de raisonner clairement, l'émotion doit être retiré de tout processus où elle demeure présente. Ce n'est pas aussi facile qu'il y paraît, prend généralement un assez long temps à tout bien « refroidir »
et est atteint plus facilement si des des mesures concrètes sont prises pour s'assurer que cela se passe vraiment. Il s'agit là d'un problème commun qui explique pourquoi la plupart des transactions d'affaires, même si celles-ci on soit-disant été atteintes avec « beaucoup de recul » sont trop souvent le sous-produit de sentiments encore surchauffés ou restent encore sous l'influence d'émotions sous-jacentes.

Cela explique probablement pourquoi il se prend si peu de décisions rationnelles et objectives. Le plus grand écueil consiste à surmonter le temps nécessaire pour retrouver un esprit bien clair après une impulsion émotionnelle ainsi que l'intensité de cette dernière. Ce laps de temps bénéfique varie énormément et reste toujours difficile à sonder. C'est pourquoi que la prochaine fois que vous pensez êtes prêt à prendre une décision, assurez-vous toujours que le feu passionnel est complètement éteint.

dimanche, mars 21, 2010

Bode Miller vends sa maison de Park City

Il y a quelques temps, notre nouveau champion olympique, s'était acheté une maison à Park City, tout près du siège de la fédération américaine de ski et de son somptueux « centre d'excellence. » Depuis, Bode a tout de même réussi à gagner trois médailles à Vancouver sans trop s'entrainer et doit désormais sentir qu'il a un peu moins besoin d'être à cote de la fédé et n'a plus à s'entrainer comme un forcené. Voilà donc l'occasion rêvée d'acquérir une maison de grand champion sur un niveau, d'une surface habitable de 228 mètres carrés,
et de se sentir beaucoup plus proche d'un environnement de médaillé olympique pour seulement 370.000 Euros. Si vous négociez bien, Bode pourrait même inclure ses médailles de bronze et d'argent dont il n'a pas vraiment besoin, car après tout il n'y a que l'or qui compte vraiment ...

samedi, mars 20, 2010

La bonne nuit de sommeil

Dans le passé, chaque fois qu'on me demandait « as-tu bien dormi la nuit dernière? » Je trouvai cette question aussi bête qu'inutile. Bien sûr que je dormais toujours bien, sauf quand j'étais malade, blessé ou abominablement préoccupé, mes nuits étaient toujours caractérisées par un sommeil ininterrompu. Ces trois ou quatre dernières années, cette question, apparemment sans imagination, s'est mise à prendre beaucoup plus de sens et maintenant, je comprends - du moins pour moi - qu'une bonne nuit de sommeil est davantage l'exception que la règle. Aujourd'hui, je regrette toutes ces nuits ininterrompues qui ont marqué toute ma jeunesse et j'en viens même à penser que l'heure du lit est parfois devenue une véritable « corvée » (là , j'exagère un peu!) Alors, quand cette nuit dernière, j'ai dormi comme un bébé, j'ai cru que j'étais arrivé au ciel.

vendredi, mars 19, 2010

Le temps qui nous reste

Plus j'y pense, plus je me rends compte que même si le temps qui nous reste devient de plus en plus précieux, il nous appartient de le gérer mieux que jamais et réfléchir à deux fois avant de nous engager dans des activités ou des comportements qui dévorent cette ressource précieuse qui ne cesse de diminuer. Prenez par exemple le ski, j'ai toujours été tourné vers la quantité, peut-être parce que je voyais le ski comme un façon d'aller au bout de mes limites et de rester en forme. Pourtant, c'est terriblement inefficace en matière d'entrainement physique. La course à pied offre un bien meilleur rendement en tant qu'entrainement. Alors, que faire avec mon ski? Peut-être devrai-je en faire un peu moins et me concentrer à perfectionner et agrémenter sa pratique, mais c'est déjà ce que je ne crois faire, bon sang! Ce n'est pas simple; je calculais récemment, que pendant une saison de ski, je passe 300 heures sur les pistes.

Le ski est juste une activité parmi bien d'autres; qu'en est-il de l'énorme quantité de temps que je passe à chercher ou à vadrouiller sur internet et qu'il m'est quasiment impossible de chiffrer (est-ce là une forme d'étude et de développement personnel)? Quel meilleur usage alternatif pourrais-je faire de ce bloc de temps? Apprendre une langue, retourner à l'école, donner mon temps bénévolement pour diverses bonnes causes? Est-ce que je me sentirai mieux (je continue de penser que c'est important)? Le monde deviendrait-il un meilleur endroit (la partie désintéressée de l'équation)? Je suppose que ceux sont là des questions que je dois commencer sérieusement à me poser pendant que j'ai encore le temps ...

jeudi, mars 18, 2010

Conditions de ski changeantes

Avec l'arrivée du temps printanier, la neige se transforme très vite, et avec elle, la nécessité de nous y adapter encore plus rapidement. Ce qui était il y justes quelques jours de vraies conditions de mi-hiver, avec de la belle poudreuse bien douce s'est maintenant métamorphose en certaines zones rapides, glacés, dans les coins ombragés, contrastant brutalement avec des endroit très ensoleillé qui semblent vouloir vous stopper sur place.
C'est la période de l'année où les skieurs doivent savoir s'adapter, abandonner, ou sinon se faire mal! Cela en dit long et nécessite des stratégies pour skier certains secteurs de nos massifs à des moments bien précis. En fait, c'est un peu décourageant au début, et nous fait parfois demander: Est-ce que le ski en vaut encore la peine en cette période printanière? La réponse est un « oui »retentissant si l'on accepte de changer un petit peu, et, mieux encore, si l'on veut bien se rappeler comment nous gérions tout cela la saison précédente. Même avec la mince couche de neige de cette saison, je reste très confiant qu'un autre bon mois de ski nous attend!

mercredi, mars 17, 2010

Mettre un casque ou pas pour skier?

Même si je me considère parfois « à la pointe du progrès » je ne porte toujours pas de casque quand je skie. J'en utilise un pour le VTT, mais jusqu'à présent, j'ai toujours résisté aux pressions sociales pour en porter un quand je suis sur la neige. Pourtant, ma femme et moi avons récemment observé que, là où nous skions, 80% des skieurs et des surfeurs en mettent un. Parmi les éléments qui me font hésiter, il y a le fait qu'il y a déjà beaucoup trop de « matos » à gérer dans nos vies de skieurs; plus sérieusement, je crains que le port du casque gêne ma vision périphérique et s'avère trop chaud en dépit des orifices de ventilation prévus à cet effet. Comme c'est le cas pour mon casque de vélo, je suis également préoccupé par le confort, et s'il est acceptable pour moi d'avoir parfois un peu mal aux pieds, il est hors de question de souffrir aux deux extrémités de mon corps.

Le seul avantage que je vois dans un casque est le branchement électrique pour ma musique quand je skie seul. Frank Traczyk, un pote à moi, prône la sécurité de cet couvre-chef quand il skie dans les arbres; d'accord, mais moi je me suis cassé trois côtes en rentrant en collision avec un tremble et un casque n'aurait rien pu y faire. Récemment, une amie commune a également fait une rencontre malencontreuse avec un arbre et s'est fracassé le fémur; voilà donc pour le rôle protecteur du casque! Si vous avez lu à travers les lignes, vous devez vous rendre compte que je ne suis pas tout à fait prêt à enfoncer ma tête dans un casque quand je skie. Par contre, là où je pourrais peut-être en profiter est quand je vais dans mon sous-sol, au grenier ou dans d'autres coins de la maison où les plafonds sont bas; une croûte que j'ai en ce moment sur mon crane chauve est du reste là pour en témoigner ...

mardi, mars 16, 2010

Jésus et la réforme des soins de santé

Mon ancien voisine qui vit désormais en Arizona, m'a récemment envoyé un de ces mails au vitriol sous forme de « chaîne de lettres » ce que seuls les crétins savent faire, dans lequel les efforts de notre président Obama à essayer de réparer notre santé publique aux abois sont injustement critiqués. Cela m'a forcé à appeler Jésus sur Skype ...
Jésus: Quoi de neuf, Go11?
Go11: Je voulais savoir ce que vous pensiez des efforts que fait notre président Obama pour reformer note système de santé publique ...
Jésus: Il a intérêt à s'y atteler sans tarder! Vous rendez vous compte que vous payez deux fois votre part de PIB par rapport au reste du monde soi-disant civilisé?
Go11: Mais dites-moi, pourquoi tous ces Républicains refusant-ils de travailler avec lui?
Jésus: Parce qu'ils sont parfaitement capables d'exploiter tous l'égoïsme et toute l'hypocrisie de leurs électeurs!
Go11: Comment ça?
Jésus: Tout simple; si vous êtes assuré par votre employeur, vous n'avez pas de souci à vous faire. Si vous avez un minimum d'intelligence, vous devriez pourtant savoir que augmentations de primes d'assurance qui n'arrêtent pas ne sont pas viables et que tout finira par exploser, mais si vous écoutez les animateurs des radio conservatrices, il est impossible de savoir que tout le pays se trouve sur le bord d'une véritable implosion dans les soins de santé. Ensuite, il y a tous ces retraités qui profitent bien largement de l'assurance-maladie pour personnes âgées, qui est précisément un programme « gouvernemental » tant décrié, mais qui fonctionne si bien pour eux qu'ils ne veulent pas partager cette forme de « médecine socialiste » avec ceux qui ne peuvent pas obtenir de couverture .. .
Go11: Une bande d'hypocrites?
Jésus: Tout à fait, mais rassures-toi, je vais les suivre tous ceux-là et dis-toi bien que Saint-Pierre ne manquera pas de leur botter le cul tout droit en enfer dès qu'il essayerons de trouver une place assise au paradis!

lundi, mars 15, 2010

Quand famille et « amis » ne répondent pas aux mails ...

Les mails, pardon les « courriels, »  sont une excellente façon de communiquer, de partager des sentiments, des idées et des tas de choses allant des photos, vidéos, bandes sonores à des tas de documents importants. Il me semble normal qu'un message devrait être suivit d'une réponse, aussi simple qu'elle soit, un remerciement, une petite note ou un commentaire. Bien sûr, je ne parle pas des « chaîne de lettres » que sont ces mails qui véhiculent des blagues de mauvais goût, toutes ces présentations, ces messages politiques ou plaisanteries sous formes de photos et vidéos envoyées à toute une liste de destinataires. Je parle d'un message envoyé entre personnes qui se connaissent, s'apprécient, sont délibérés, respectueux, gentils et personnels, et devraient automatiquement être suivit d'un signe qu'ils ont bien étés reçus, même si la réponse est des plus succinctes.

Quand nous rencontrons quelqu'un dans la rue, nous échangeons en individus polis des salutations, quand nous sommes au téléphone avec n'importe qui, nous terminons la conversation en disant au moins au revoir et parfois merci. Le courrier électronique est le véhicule qui semble ouvrir la porte à une impolitesse extraordinaire à un grand nombre d'individus et de braquer les projeteurs sur un comportement assez regrettable. Ce n'est pourtant pas sorcier, on écrit quelque lignes et on presse sur « envoyer! »

dimanche, mars 14, 2010

Mon « communard »français préféré nous a quitté ...

Hier, Jean Ferrat (1920-2010) tirait sa dernière révérence. C'était mon artiste préféré et l'un des chanteurs français avec qui j'avais grandi pendant toute mon adolescence. Il était aussi très engagé politiquement. Juif, il avait été sauvé tout petit par le communistes français et cela, il ne l'a jamais oublié, restant toujours proche de l'idéal communiste et de l'extrême gauche, se battant aussi fort qu'il pouvait contre les propres contradictions du communisme et de son éventuelle disparition. Il chantait l'amour, la vie, la vieillesse et la beauté toute simple de la nature comme aucun autre.

Braqué contre le capitalisme, il ne s'est jamais « exporté » hors de France. Les paroles de ses chansons allaient bien au delà de leur apparente simplicité et, lorsque jeune je croyais les saisir, il a finalement fallu que je me trouve « échoué » en Amérique pour pouvoir découvrir la richesse cachée dans ses chansons et me mettre à les comprendre bien plus profondément. Sa poésie apparemment simple m'a pris toute une vie remplie d'expérience pour parvenir à bien l'absorber, et ses positions idéalistes à l'égard des perversions du capitalisme se sont révélées totalement justes lors de la récente crise de Wall Street et pendant le règne Bush-Cheney. Pour moi, cet artiste restera toujours un modèle d'intégrité ainsi qu'un réaliste et talentueux témoin de la vie.

samedi, mars 13, 2010

Que font les coureurs à ski quand ils arrêtent (suite)?

Aujourd'hui, nous allons voir la façon dont les grands noms du ski se sont reconvertis après avoir quitté la compétition en essayer de discerner des tendances et de bien les comprendre. La « vieille garde », ou plutôt tous ceux qui ont été dans le feu de l'action avant les années 70, ont gagné leur argent après que leur carrière de ski soit terminée. Killy ressort du lot comme celui qui fut le mieux capable de transmuter ses médailles en une carrière internationale impressionnante, allant de la promotion automobile, à une myriade d'endossements, jusqu'à créer sa propre gamme de vêtements de ski et de s'octroyer un siège au CIO.

Toni Sailer allait connaître une carrière un peu moins spectaculaire en touchant un peu à tout, du cinéma à la chanson jusqu'à l'encadrement de son équipe nationale, mais surtout en n'ayant de l'impact qu'en Autriche et en Allemagne. Promu Chevalier par le Roi de Norvège, Stein Ericksen a lui aussi eu une carrière impressionnante, mais cette fois en restant strictement dans les limites de son sport. Quand à Jean Vuarnet, il n'a pas seulement imaginé une nouvelle station de ski, mais a aussi créé une marque parfaitement positionnée pour lui survivre, ce qui n'est pas un mince exploit!

Dans les années soixante-dix, le Suisse Russi devenait le « designer » incontournable de toute nouvelle descente, tandis qu'Annie Famose, après un mariage judicieux, était couronnée reine de la location de skis en France. En dépit de leurs victoires phénoménales, Thoeni et Stenmark avaient trop de mal à sourire pour tirer les bénéfices qu'il étaient en droit d'attendre; le premier est devenu entraîneur et le second a dû se débrouiller avec des endossements de produits dans le ski. Seul Franz Klammer, si célèbre en Autriche, sortait de ses frontières pour parrainer la nouvelle extension de Telluride aux États-Unis. Il est à noter que les skieurs autrichiens, italiens, allemands et suisses ont rarement réussi à bien s'exporter au-delà de leurs frontières après leurs carrières à ski.

Après avoir été expulsé de l'équipe de France, Henri Duvillard réussissait à dominer le « Pro Tour » en Amérique avant de lancer sa propre ligne de vêtements, tandis que sur le même circuit, Kashiwa devenait célèbre et en profitait pour lancer sa marque de skis Volant. Tout comme Thoeni et Stenmark, un manque de convivialité a empêché les frères Mahre de frapper fort en dépit de leur incroyable talents à ski.

Plus récemment, Alberto Tomba et Hermann Maier ont gagné leur argent avant de se retirer, donc tout ce qu'ils pourront faire plus tard risque d'être peu en comparaison. La même situation s'applique vraisemblablement à ce petit nombre de skieurs qui se trouvent en ce moment au haut de l'affiche. Kjuss sort un peu du lot dans ce jeu de reconversion en ayant lancé une ligne de vêtements qui semble jouir d'un certain succès;

Ligety lui, n'a pas attendu la fin de sa carrière pour introduire sa marque « Shred » et il reste à voir comment Bode Miller et notamment Lindsey Vonn, vont être capable de bien exploiter leur récente notoriété. Il est malheureusement regrettable que pour l'instant, seuls les athlètes masculins semblent encore les mieux en mesure de capitaliser leur carrière à ski. Espérons que Vonn renverse les rôles et marque l'avènement de retombées plus équitables entre filles et garçons ...

vendredi, mars 12, 2010

Que font les coureurs à ski quand ils arrêtent?

Par les temps qui courent, la plupart des coureurs qui arrivent en équipe nationale y restent parfois pendant une décennie ou même plus, selon la façon dont ils gagnent, pansent leurs blessures et supportent le régime infernal de voyages, d'entraînement et de compétitions. Une question logique est de savoir ce qu'ils peuvent-ils faire après avoir raccroché les skis et décidé de retourner à une vie « normale? » Pour les quelques coureurs qui sont beau, charismatique, et capables de bien communiquer il existe peut-être un emploi de « rêve. ». Commentateur à la télévision pourrait en faire partie. La rémunération n'est sans doute pas faramineuse, mais peut ouvrir beaucoup de portes dans le journalisme sportif.

D'autres peuvent devenir porte-parole pour des produits, créer leur propre gamme de vêtements, d'accessoires ou même de matériel, mais c'est devenu de plus en plus difficile en période de marchés retreints et de récession économique. Alors que reste t-il? Devenir entraîneur, travailler en tant qu'officiel à la fédération, directeur de ski dans une station, animateur de camp d'entraînement ou d'école de compétition, ou simple moniteur de ski?

Il y a aussi ceux qui se reconvertissent vers de nouvelles formes de sport, comme le ski cross, reprennent l'affaire des parents ou simplement rejoignent des milliers de personnes à la recherche de tout emploi. D'accord certains athlètes ont amassés des gains importants grâce à leurs contrats et leurs gains en courses, mais ceux-ci ne représentent qu'une poignée d'individus; sur une centaines de coureurs, peut-être 80 à 85 vont devoir se retrousser les manches comme si rien ne leur était jamais arrivé. L'expérience acquise en course peut constituer l'équivalent d'une éducation universitaire si le coureur est à la fois intelligente et disposé à apprendre, mais tout dépendra de la qualité du réseau de relations que l'athlète aura réussi à tisser au cours de sa carrière.

Le soutien et la protection de son équipe, de son entraîneur et de ses techniciens peut également trop isoler le skieur de la vie réelle et le rendre plus vulnérable et peu préparé à naviguer les eaux tumultueuses de la reconversion. Comme toujours, il n'y a jamais de prédicteur parfait de ce qu'un champion peut et doit faire quand il raccroche; sa famille, ses amis et l'équipe doivent s'assurer que l'athlète comprenne bien tout cela avant que l'heure de la « retraite » sonne. Prochainement, nous explorerons des exemples pratiques en matière de reconversion ...