mardi, mai 08, 2007

Faites le compte…

En 1881, l’Empereur Guillaume Premier d’Allemagne avait avancé l'idée d'une retraite populaire. Dès 1889, Bismarck l'appliquait aux citoyens de 70 ans et plus, chiffre qui fut ramené assez vite à 65 ans. L’espérance de vie moyenne n’était alors que de 47 ans, donc le risque financier était techniquement… négatif! En 1935 aux Etats-Unis, le gouvernement lançait son propre programme de retraites dès 65 ans alors que l’espérance de vie avait augmenté aux alentours de 67 ans. Aujourd’hui, l’âge de la retraite Américaine a été remonté de 65 a 67 ans pour la génération bien gâtée de l’après-guerre, mais malheureusement, l'espérance de vie pour ce groupe a dépassé les 82 ans. Il y a donc quelque chose qui cloche.

Le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans continue d’augmenter. Les Nations Unies prévoient que cette population atteindra deux milliards soient près de 22% de la population planétaire d’ici à 2050. A ce rythme, le système de retraite ne peut plus continuer très longtemps, que cela soit aux USA ou ailleurs, à moins bien sur que nos politiciens aient un sursaut de courage et prennent les décisions qui s’imposent. Les mesures sont aussi simples qu’impopulaires: Retarder l’âge du départ à la retraite jusqu’à ce qu’il s’applique à des septuagénaires, réduire les prestations de retraites et augmenter les cotisations des travailleurs. C’est très clair, il suffit juste de faire le compte…

lundi, mai 07, 2007

L’appétit des Français…

…pour le socialisme a bien tombé depuis les années Mitterand et les personalités politiques du parti ne semblent pas comprendre et accepter cette réalité. S’ils veulent survivrent ils leur faudra évoluer vers une Démocratie Sociale moderne et faire plus de place à l’économie de marché, mais il semblent qu’ils ne soient pas intellectuellement prêts à passer ce cap. Peuvent-ils composer avec le nouveau mouvement centriste de Bayrou? C’est douteux. Les responsables du parti actuels peuvent-ils encore changer la direction du parti? N'y comptez pas trop.

Il semble que Ségolène Royal ait été sacrifiée sur l’autel du socialisme Français dans un ultime test de son statu-quo idéologique. Il est temps pour les socialistes de reconnaitre que leur “marché” s’est rétréci à un point tel qu’il ne peut plus leur offrir une majorité. Qui que soient les successeurs de cette vieille garde, il leur faudra accepter d’avancer radicalement vers le centre.

dimanche, mai 06, 2007

Au boulot Sarko!

Maintenant qu’il a été élu président, Nicolas Sarkozy va devoir “secouer” ses ouiailles et leur demander de se mettre sérieusement au travail. En clair, si sa présidence doit être un succès, les Français devront faire un certain nombre de sacrifices. D’abord travailler plus; cela il s’y attendent un peu, mais aussi pendant plus de trimestres pour renflouer les caisses de retraites; surtout, il va falloir que tous acceptent de recevoir beaucoup moins de cette manne sociale qui etait devenue l’opium du pays.

Entre-temps et dans les semaines qui viennent, Nicolas Sarkozy devra exploiter son élan vainqueur pour une fois de plus rallier à sa cause une majorité d’électeurs lors des prochaines législatives, car la dernière chose dont il a besoin est une “cohabitation” avec les socialistes, centristes inclus, qui ne manquerait pas de lui lier poings et mains et de compromettre ses réformes. La charge de travail qui attend le nouveau président n’exigera pas seulement une grande force physique mais elle réclamera aussi beaucoup d’intelligence et de stratégie car il conviendra de “vendre” aux Français ce qui en définitive est le remède dont ils ont tous besoin.

samedi, mai 05, 2007

La neige de Mai…

...compense-t’elle un peu le réchauffement planétaire? Je n’en mettrais pas ma (mauvaise) jambe à couper; ce dont nous sommes certains c’est qu’il fait froid et que nous avons remis le chauffage après trois brèves journées de printemps. La seule bonne nouvelle est que mon handicap temporaire est un peu plus supportable. En réalité, ce temps exécrable est monnaie courante en Mai dans les Montagnes Rocheuses. Il y a deux ans nous avions complètement repaint notre maison au pinceau sous la pluie, les giboulées et des températures frigides. Peut-être Juin verra-t’il l’arrivée de l’été…

vendredi, mai 04, 2007

Cousins… d’Europe

Pendant deux jours, nous avons eu la visite de nos cousins Benoît et Stéphanie.
Benoît et son épouse Isabelle vivent en France, à Bordeaux, tandis que Stéphanie vit près de chez ses parents à proximité d’Annemasse en Haute-Savoie.
Le père de Benoît et Stéphanie est mon cousin. Maylis, la soeur d'Isabelle complétait le quatuor.
Bien que la météo refusa totallement de coopérer (nous avons eu de la neige hier et cela continuait ce matin), nos visiteurs ont apporté un puissant souffle d'énergie dans notre petite maison en lançant des discussions très animées ainsi que des échanges de vues passionnés sur nos habitudes et nos cultures transatlantiques parfois si différentes.
Toute cette effervescence culminait la nuit dernière lorsque notre fils et son épouse nous ont rejoint pour dinner.
Ce matin nos quatre visiteurs reprirent la route pour le sud de l’Utah, le Grand Canyon et, espérons-le, vers un temps un peu plus clément…

jeudi, mai 03, 2007

Débat Sarko-Sego

Comme des millions de téléspectateurs nous avons regardé pendant deux heures et demie la joute oratoire entre les deux candidats à la présidence de la France. Voici nos conclusions; Sarkozy avait tout à perdre, Royal tout à gagner. Elle était un peu nerveuse, il est resté bien composé. Pour les Américains que nous sommes, le programme de Nicolas Sarkozy est celui qui parait préférable pour le pays. Celui de Ségolène Royal est faible et table sur une relance hypothétique de l’économie pour son financement.
A un moment, Ségolène perd son calme et Nicolas exploite la situation, car ce dernier - bien que relativement jeune - est déjà un vieux roué de la politique. Avocat, il possède une bonne didactique et sait utiliser chacune des faiblesses de son adversaire. A mon point de vue, Sarkozy est à la fois manipulateur et démagogue. Royal manque encore de métier ou de préparation pour affronter ce genre d’adversaire.
Je ne peux m’empêcher de penser que son ami Hollande ainsi que les socialistes qui l’ont choisit l’ont envoyé au casse-pipe en connaissance de cause. Qui sait, cet exercise à la course présidentielle sera peut-être pour elle le prélude à une autre campagne? Sarkozy dit qu’il est un forçat du travail, il lui faudra maintenant tourner cette affirmation en réalité, lui qui cinq ans durant, a fait partie d’un gouvernement que tout le monde décrie aujourd’hui. Les choses sont toujours plus facile à dire qu’à faire; affaire à suivre…

mercredi, mai 02, 2007

Il y a 30 ans aujourd'hui...

…nous quittions la France pour les Etats-Unis. Ce départ était accompagné de larmes et de fortes émotions; toutes nos possessions étaient emballée dans une grande malle métalique bleue, une valise et deux sacs de voyage. Nous avons toujours la vieille malle. Elle dans l’abri du jardin et contient des cordes, des fils et des courroies de nylon. Nous sommes arrivés à Elmsford, New York en fin d’après-midi; il faisait chaud et humide. Nous sommes resté à l’hotel Ramada pendant près d’une semaine jusqu’à ce que nous trouvions un appartement à White Plains.

mardi, mai 01, 2007

Le moment opportun

La nuit dernière, la chaine publique de télévision PBS montrait la première partie d’un reportage sur la religion Mormone. Cet épisode mettait l’accent sur les débuts du Mormonisme et Joseph Smith, son fondateur. Ce dernier prétendait avoir eu des “contacts” direct avec Dieu, Jésus, et un ange nommé Moroni. Quoi que l’on en dise, la crédibilité de cette religion repose sur celle de Joseph Smith et sa personalité pour le moins contreversée. Si une grande partie de la population était capable d’accepter de telles fables au début du 19ème siècle, lancer une nouvelle religion remplie d’idées aussi saugrenues et de concepts aussi naïfs ne passerait plus dans nos societés occidentales modernes. Ce qui montre une fois de plus, qu’il y a toujours un moment opportun pour tout…

lundi, avril 30, 2007

La tartiflette débarque en Amérique!

Depuis 30 ans que nous vivons aux Etats-Unis, la tartiflette débarque enfin dans les colonnes du fameux New York Times. Pour ceux qui ne connaitraient pas, il s’agit d’un espèce de gratin Haut-Savoyard fait de lamelles de pommes de terre, d’oignons émincés sués, de lardons blanchis fondus, de vin blanc, le tout disposé dans un plat frotté d´ail et chemisé au beurre, nappé de reblochon, de crème fraîche et servit gratiné. Le mot "reblochon" vient de « re-blocher » qui signifiait « traire une seconde fois », et de la fraude qui s'en inspirait, la « rebloche ». L'histoire de ce fromage date du XIIIème siècle, à l'époque, les propriétaires étaient des seigneurs ou des abbayes qui taxaient les fermiers sur la quantité de lait produite. Ces serfs prirent donc l'habitude de traire une première fois le lait pour leur maitre, puis une seconde fois pour leurs besoins personnels. Grâce à ce lait peu abondant mais plus riche en crème, les paysans pouvaient alors fabriquer et vendre leur beurre et surtout leurs propres fromages.

dimanche, avril 29, 2007

Sans interruption?

Cette fin de semaine je me suis attelé à un projet qui était depuis longtemps sur ma liste; convertir les vieux interrupteurs de notre maison en versions modernes, à “bascule”. Mon fils qui avait déjà effectué ce changement dans sa propre maison m’avait prévenu que c’était un gros travail. Il avait raison; j'ai travaillé sans... interruption. Les apparences sont toujours aussi trompeuses!

samedi, avril 28, 2007

Anatomie d’une chute

Alors que j’essaie de faire preuve de patience pendant que mon tendon guérit (c'est un peu comme de regarder de l’herbe en train de pousser), je ne peux m’empêcher de penser comment j’aurai bien pu éviter cette chute idiote. En fait, tomber est rarement intelligent; de plus, j’aurai pu me faire beaucoup plus mal, et ce n’est pas la peine de vouloir remettre le dentifrice à l’intérieur du tube…

vendredi, avril 27, 2007

Plus jamais le même?

Hier alors que je sortais cahin-caha du centre sportif après mon exercise quotidien, un vieux gars (oui, beaucoup plus agé que moi) m’a reperré avec mes béquilles et mon gros “sabot”, et m’a lancé sur un ton sarcastique: “Tu ne sera plus jamais le même!” C’est agréable de recontrer des gens qui positivent ainsi… Il poursuivit sa diatribe en me disant qu’il y a déjà des années, il s’était blessé en ski à Alta, et ne remonterai plus jamais sur des planches. Pour lui, le tennis est trop important pour prendre des risques à ski. Alors qu’il repartait à bicyclette, je lui ai répondu que je m’en fichait, et me suis promis qu'en effet, je ne serai plus jamais même - simplement bien meilleur - quand viendra le temps de rechausser l’hiver prochain.

jeudi, avril 26, 2007

Tic-tac de guérison

Voici maintenant 24 jours que j’ai eu mon opération et je me sens tellement mieux! La douleur ressentie jour et nuit a maintenant disparu et pour la première fois je sens mon talon d’achille tirer un muscle du molet encore bien raide.
Depuis hier, j’ai commencé à porter un peu de poids sur ma jambe droite, un progrès important. Comme l’illustre la photo, on m’avait dit qu’il s’agirait d’une opération “mécanique” et que cela prendrait beaucoup de temps pour guérir; c’est sans doute pourquoi tous ces rouages horlogers apparaissent à travers la “radio.”

mercredi, avril 25, 2007

Le challenge des moniteurs

A la fin de chaque saison d’hiver, les moniteurs de ski français organisent une série de compétitions qui regroupent près de 2500 participants. Pour sa 57e édition, le Challenge national des moniteurs se déroule à Avoriaz dans les "Portes du soleil", la grande liaison franco-suisse. Tous les moniteurs-compétiteurs s'affrontent dans 25 épreuves de ski alpin (slalom spécial), ski de fond, snowboard, télémark, pour des titres de champions de France des moniteurs. Chaque année, le challenge a lieu dans une station de ski différente, et en 1986 il avait été, à titre expérimental, disputé à Vail, Colorado.
La France est l'un des rares pays où la profession de moniteur de ski jouit d’un statut élevé. Les moniteurs sont des travailleurs indépendents qui donnent un faible pourcentage de leur revenus pour financer l’administration de leur école de ski qui reste encore indépendante des remontées mécaniques.
Il y a plus de 15 000 moniteurs en France où un indépendant peut gagner entre $13,500 et $31,000 en quatre mois de saison d’hiver. Bien que leurs collègues Américains gagnent généralement moins, une journée d’engagement vaut l’équivalent de $365 en France, alors qu’aux Etats-Unis il convient de débourser entre $550 et $600!

mardi, avril 24, 2007

Les Français peuvent-ils changer?

Qui que soit le nouveau président de la France dans moins de deux semaines, il ou elle devra composer avec une population peu inclinée à assumer les choix difficiles ou peu plaisants, et en particulier à renoncer à des avantages acquis devenus trop lourds.

Pour exprimer leur aversion à certaines situations, les Français utilizent la grève, une arme redoutable. Les grèves avec le plus d’impact sont celles qui paralysent la vie économique du pays lorsque, par example, les chauffeurs de poids lourds bloquent les routes. Comme les Français adorent bien manger et bien vivre, tout se résoud alors très vite et dès que la mesure impopulaire est annulée, les camions reprennent la route et tout est oublié. Il sera intéressant de voir comment le nouveau chef d’état pourra de neutraliser cette forme de chantage et faire avancer le bien commun sans que ses mains soient liées par les caprices de la nation…

lundi, avril 23, 2007

Stimuler l'économie Française

La personnalité tranquille de Bayrou a crée la surprise en s’emparant d’une solide troisième place à la suite du premier tour des élections présidentielles. Ceci est dut au choix limité qu’avaient les électeurs entre Royal et Sarkozy. Les Français veulent-ils un parti centriste? Probablement pas, mais le soutient qu’a reçu François Bayrou était une façon pour eux d’exprimer leurs réserves à propos, d'une part de Ségolène Royal avec son programme vaporeux, sa personnalité de nymphette et sa faible experience, et d’autre part de Nicolas Sarkozy, l’homme au Kärcher, aux ambitions voraces et aux sautes d’humeur imprévisibles.

Alors que Sarkozy a le plus de chance d’émmerger en vainqueur au second tour, son parti et sa présense au gouvernement n’ont pas toujours satisfait les désirs et les besoins des Français. Une métamorphose dans la façon de gouverner est maintenant nécessaire. A mon point de vue, l’ingrédient essentielle d’une présidence réussie réside dans une politique de développement économique forte et capable de stimuler des emplois supplémentaires. Un transformation positive pourra alors s’amorcer.

dimanche, avril 22, 2007

Les limbes, c’est fini…

Hier, le Vatican annonçait la fermeture des limbes. La raison derrière cette decision pour le moins surprenante est la surpopulation de l’enfer. Une commission tri-partite comprenant les responsables du logement au purgatoire, en enfer et au paradis travaille sur le dossier depuis déjà un certain temps et prévoit la reconstruction de l’entière zone dite du Paradenfer qui comprends les limbes et le purgatoire. Jusqu’alors, les limbes occuppaient une grande halle reconvertie au moyen-âge pour recevoir les âmes des enfants décédés sans avoir été baptisés.

Comparé au purgatoire, l’espace des limbes est petit, son infrastructure n’est plus conforme aux normes actuelles de sécurité, et sa modernisation a été jugée trop couteûse. Lucie Ferre, la porte-parole de Satan déclarait, “l’enfer n’a jamais été prévu pour une population mondiale de six milliards et demi; cet espace est désormais surpeuplé et il est temps d'agir; franchement, nous aurions bien aimé inclure le purgatoire dans l’aggrandissement.” Dans un communiqué séparé, Saint Pierre annonçait que tous les petits pensionnaires des limbes allaient être relogés au purgatoire où une énorme garderie est en construction. Le document faisait aussi état de problèmes techniques tels que le déplacement de la cloison du purgatoire contre la muraille céramique coupe-feu de l’enfer.

Un ingénieur en climatisation a du reste ajouté: “La surchauffe est un énorme casse-tête; bien que la température du purgatoire est prévue ne pas dépasser les 28 degrés, cela n’est jamais le cas (par comparaison, la température du paradis est fixée à 22 degrés.) Une fois au purgatoire, les bébés pourront choisir de grandir jusqu’à l’âge de 21 ans, puis prendront l'ascenseur du paradis dès que leur comportement et les places disponibles le permettent (la population du paradis est en baisse car de nombreux élus à la recherche de distractions plus variée s’installent maintenant en enfer.).

samedi, avril 21, 2007

Qualité, prix et rapidité

Depuis que nous sommes propriétaires de notre petite maison, nous avons tous les ans entrepris un projet d’amélioration. Cette année ne feras pas exception à la règle puisque nous prévoyons deux aménagements destinés à optimizer notre espace vital. A ces fins, nous employons les services d’un bricoleur extraordinaire, d’un âge bien mûr et qui produit un travail de grande qualité. La seule ombre au tableau est sa lenteur qui teste nos personnalitées hyperactives. Peut-être connaissez vous l’adage sur la qualité, le prix et la rapidité. Cela se traduit ainsi: Si quelquechose est à la fois vite fait et bon marché, cela ne sera pas très bon. Inversement, si cette même chose est faite vite et bien, elle coûtera cher. Et bien voilà, notre cher bricoleur fait un excellent travail à un prix raisonnable, mais est d’une lenteur exaspérante! C’est sans doute la raison pour laquelle nous tombons amoureux de ce qu’il fait car cela lui prend une éternité. Nous nous préparons donc pour un été très long, avec de la sciure, des détritus en tout genres, du bruit et des tas d’imprévus. Nous vous tiendrons au courant de l’évolution de notre santé mentale au fur et à mesure que les travaux progressent…

vendredi, avril 20, 2007

Convertissez moi!

Hier deux missionnaires Mormons ont sonné à notre porte pour tenter de nous convertir. Comme j’étais occupé dans mon bureau et peu mobile (rappellez-vous j’ai cette énorme botte orthopédique et des béquilles), Evelyne m’ordonna de rester tranquille et de ne pas répondre. C’etait sans doute aussi bien connaissant mon inclination à proférer des propos déplaisants, moi le mécreant qui pense “qu’une bonne religion est un oxymore.” Quand personne n’est venu leur ouvrir la porte, ils sont parti et ont laissé une carte sur le paillason sur laquelle était écrit un numéro de portable dans l’hypothèse où j’aimerai en savoir plus sur leur doctrine, leur planête gratuite our leur chorale.

En y refléchissant, j’ai presque envie de les appeler. Il se peut même qu’ils offrent une promotion pour ceux qui joindrait leur rangs ce printemps; peut-être un grille-pain gratuit ou encore un balladeur iPod Nano. Du reste je n’ai pas grand chose à faire en ce moment et il me semble que leurs histoires divertissantes feraient passer les fins de semaines un peu plus vite.
Oui, je vais leur téléphoner…

jeudi, avril 19, 2007

Massacre sur campus et terrorisme

La fusillade sur le campus de Virginia Tech nous rappelle l'urgence qu'il peut y avoir à controller la vente d’armes à feu. Nous savons que le NRA (le lobby des armes) est la plus puissante organization du genre aux Etats-Unis. Ses contributions records aux campagnes politiques guarantissent un maximum de votes. De plus, un lobby très efficace, auprès des propriétaires d’armes et des chasseurs, facilite l’accès aux armes en tout genres et aux munitions.

Tout comme certains prennent les mots du Coran ou de la Bible pour argent comptant, le succès du NRA repose sur une interpretation littérale du deuxième amendement de la constitution Américaine. Alors que ce n’est pas le premier massacre dans une école, aucune personnalité politique n’a eu le courage de s’attaquer au problême car il est entaché par l’argent électoral et demeure tabou. Evidemment, si cette tuerie avait pu être attribuée à quelque fanatique Islamiste, nous serions déjà en “alerte rouge” et le President Bush recommencerait à nous terroriser. Ce massacre n’est-il pas une forme de terrorisme? Où est la différence et que peut-on désormais faire?

mercredi, avril 18, 2007

Mal-aimés

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, mon père était maire d’un petit village de Haute-Savoie frontalier avec la Suisse. Cette région était occupée par les Allemands et mon père devait composer au quotidien avec la Wehrmacht sur un grand nombre de sujets allant des simples panneaux d’information, aux questions concernant la Résistance, la contrebande, ou le repérage des personnes devant se rendre dans les camps de travail en Allemagne.

En apparence, mon père était civil vis-à-vis des forces d’occupation et ne manquait jamais de leur dire ce qu’ils voulaient entendre. Naturellement les barrières linguistiques n’étaient pas là pour faciliter la communication. Ceci étant, dès que les Allemands avaient tourné le dos, mon père n’hésitait pas à risquer sa vie pour défaire tout ce qu’on lui avait ordonné, qu’il s’agisse de produire des faux papiers, de guider des Juifs dans les montagnes jusqu’en territoire Suisse ou de répondre à l’urgence du moment. Pour lui comme pour le reste de la population communale, l’ennemi était l’occupant.

En observant ce qui se passe en Irak aujourd’hui, je ne peux pas m’empêcher de tirer un parallèle avec cette expérience. For chaque Iraquien, y compris les membres de la nouvelle police et de la nouvelle armée, les forces Américaines sont vues commes des forces d’occupation (détruisant tout sur leur passage, forçant des portes, ignorant la culture locale). Les Iraquiens ont vite realisé que le renversement de Saddam Hussein n’était qu’un prétexte et le désastre d’Abu Graib allait une fois pour toutes sceller les intentions des forces d’occupation. Ceux que l’on appelle insurgeants ou terroristes sont pour les Iraquiens des forces de résistance qui peuvent compter sur leur appui total.

De nombreux Iraquiens préferrent courrir le risque de mourrir dans une explosion d’origine sectaire plutôt que de voir les Etats-Unis gagner cette guerre. L’arabe est une langue tellement différente de l’américain que les communications s’en ressentent énormement; il n’existe du reste pas d’uniformes pour définir qui est ennemi et qui ne l’est pas. En fait if faut être incroyable naïfs pour penser que certains Iraquiens “aiments” leurs occupants ou sont prêts à les épauler; il semble du reste que dès que les forces Américaines s’impliquent, elles antagonisent instantannément la population. La formation des nouvelles forces de la police et de l’armée a du reste servi à développer des milices redoutables et les troupes Américaines sont aujourd’hui les témoins impuissants d’une situation en pleine dérive.

Les récentes manifestations à Najaf tout comme la plupart des sondages montrent que le souhait le plus cher des Iraquiens qui ne sont pas des Politiques, est de voir les forces U.S. déguerpir et cela le plus tôt possible.

mardi, avril 17, 2007

Accccccrochez vous!

Le 15 Avril dernier vers 13 heures, à Aspen Colorado, la chaise d’un télésiège trois places débrayable (le Ruthie’s Express, un appareil Poma mis en service en 1997) se cassait et vidait une partie de son contenu sur la piste. Sur les trois passagers embarqués, l’un d’entre eux quittait précipitement son assise et, chanceux, se retrouvait seulement trois mètres plus bas sur la neige, sans une égratignure. Ce skieur non identifié a du reste disparu; peut-être s’est-il senti coupable d’avoir trop bien déjeuné et d’avoir ainsi contribué à la rupture du siège?

Ses deux autres compagnons s’accrochèrent tant bien que mal jusqu’à l’arrivée des pisteurs. Le communiqué des presse indique qu’après cet incident la remontée mécanique a été fermée et chaque siège inspecté (on voudrais l’espèrer!) Le porte parole de la station, Jeff Hanle, a alors déclaré que c’était la première fois qu’il entendait parler d’un tel accident. Un peu comme le propriétaire du chien qui vient de mordre un passant innocent généralement déclare “jusqu’alors, ce chien n’avait jamais mordu personne”

lundi, avril 16, 2007

Qu’est devenu Ousama bin Laden?

En regardant hier soir une émission sur le monde Arabe diffusée sur la chaine de télévision publique Américaine, je me demandais si le personnage mythique d’Ousama bin Laden n’était pas maintenu “en vie” par l’administration Bush afin de justifier la soit-disant “guerre contre la terreur”. Je suis en effet persuadé que bin Laden est mort. L’homme était trop conscient de sa valeur médiatique pour soudainement renoncer à toute visibilité.

Depuis le dernier documentaire filmé et crédible montrant Ousama descendant péniblement une pente quelque part dans le massif de l’Hindu Kush, nous n’avons vu aucune vidéo de lui don’t l’authenticité n’était pas mise en question, soit par un institut de recherche, soit par des personalités telles que le journaliste Walter Cronkite. S'il est bien mort, a-t-il été tué dans les tunnels de Tora-Bora ou a-t-il succombé de ses problêmes rénaux ou encore du typhus?

Si Ousama et ses pétro-dollars ont vraiment disparus, al-Qaeda n’est plus qu’une coquille vide et une marque sans produit. Toute l’énergie et tout l’argent sont maintenant mobilisés pour alimenter la guerre civile entre Sunnites et Chiites en Irak. C’est là où tout se joue dans l’immédiat. Nous assistons maintenant à une guerre par procuration en grande partie soutenue par les Saudis et les Iraniens.

dimanche, avril 15, 2007

Enfin, un peu d’exercise

Je n’ai pu faire d’exercise depuis mon accident le 23 Mars dernier; en fait le plus dûr pour moi a été de ne plus pouvoir courrir quotidiennement. Hier, nous sommes allés au centre de sports municipal qui est tout près de chez nous et avons pris un abonnement de trois mois à la salle d’entrainement après avoir inspecté le matériel disponible.
Mes yeux se sont immédiatement posés sur un vélo elliptique! Je commence donc aujourd’hui, tout en essayant de maintenir ma jambe droite blessée en suspension derrière mon dos pendant les 30 minutes de travail. Nous verrons ce que cela done…

samedi, avril 14, 2007

Wolfowitz, mirroir de l’Administration Bush

Pour ceux qui n’avaient jamais prêté attention à Paul Wolfowitz, son jour de gloire est finalement arrivé. Il ne s’est pas contenté de jouer un rôle majeur en poussant les Etats-Unis dans une invasion et une occupation désatreuses de l’Irak, en concert avec Messieurs Cheney, Rumsfeld et Bush, mais il vient aussi de confirmer un intellect douteux (ou une croyance naïve qu’il était au dessus du bon sens) lors de ses agissements à la tête de la Banque Mondiale. En affirmant qu’il soutenait Mr. Wolfowitz, le Président Bush a démontré une fois encore le vide total de sa présidence. Selon que Paul Wolfowitz reste à son poste ou qu’il choisisse de démmissioner il aura confirmé son potentiel malévolent, et si la loi du Karma fonctionne, il ne tarderas pas à en payer le prix…

vendredi, avril 13, 2007

Jour de chance?


Bien qu’assez froid (-3) ce matin laisse présager une journée magnifique. Mon plâtre à été remplacé hier par une botte noire, bien rigide. Il ne me reste plus qu’à attendre ma prochaine visite médicale le 15 Mai. Cela signifie que le voyage prévu pour assister aux cérémonies de fin d’études de Chacha à New York est compromis; dommage, il faudra trouver une solution de remplacement. Pour en revenir à la botte noire, celle-ci permet beaucoup plus de mobilité dans la maison et surtout dans les escaliers. Si je me conduit raisonablement je devrais commencer à marcher sans prothèse et me ré-éduquer dans moins d’un mois.
Cette fin de semaine marque le temps d’envoyer nos déclarations de revenus pour 2006 et cela nous rappelle que lorsqu’il y a des impôts à payer il doit bien y avoir un revenu quelquepart, ce qui est mieux que rien!

jeudi, avril 12, 2007

La saison d’hiver…

…se termine en dépit de conditions hivernales et de temperatures frigides ces trois derniers jours! Cette fin de semaine verra la fermeture de toutes les stations d’Utah, sauf celles d'Alta et Snowbird qui resteront ouvertes jusqu’à la fin Avril. Alors qu’en Mars 2006 nos stations recevaient une épaisseur cumullée de près de 15 mètres, Alta (la station d’Utah la plus enneigée) n’en recevait cet hiver que 6,30 mètres, soit la même couverture que Squaw Valley en Californie, tandis qu’Aspen au Colorado ne pouvait prétendre qu’à 5,90 mètres et Lake Louise, au Canada, à seulement 3,90 mètres. Malgré ce déficit neigeux, toutes les stations d’Utah ont battus, ou presque, leurs records de fréquentation pour l’hiver.

mercredi, avril 11, 2007

Retour sur les lieux du drame

C’est dans la combe de Jupiter qu’un tas d’énormes rochers m’ont surpris, fait chûter et ont eu raison de mon tendon d’Achile. Sur le moment, la descente du “Pylône 13” comme l’indique la ligne semblait alors une bonne idée. Peut-on faire machine arrière?

mardi, avril 10, 2007

Pourquoi rester en Irak?

Suites aux manifs de rue, hier à Najaf, un dilemme sur le thème “que l’on parte ou que l’on reste ce sera le chaos”, peu de relations avec al-Quaeda, des pertes militaires qui continuent et un coût injustifiable de plus de $100 millards par an, je ne peux pas comprendre pourquoi nous parvenons pas à nous sortir d’Irak? C’est dès à présent que nous devrions commencer à nous replier, pas en 2008!

Quelque chose doit m’échapper; pourquoi par example, notre nouvelle majorité Démocrate ne semble pas avoir le courage de couper les fonds afin de quitter les lieux dès que possible? Si – comme je le pense – le pétrole justifie le maintient de nos troupes, nous pourrions sans doute négocier un approvisionement ininterrompu afin de satisfaire nos besoins gargantuesques; il suffirait de positionner notre Marine dans le détroit d'Ormuz afin de guarantir le passage des pétroliers. Face à cela, quel argument pragmatique peut-on opposer à un retrait immédiat de nos troupes?

lundi, avril 09, 2007

Si tu ne peux pas te rendre au télésiège…


...installes en un à la maison!

C’est justement pourquoi nous nous sommes fait livrer ce télésiège de jardin. Ce deux-places fabriqué aux Etats-Unis par Yan est en provenance du vieux “Supreme Lift” à Alta
Comme vous le voyez, Evelyne doit penser que j’ai suffisement fait de progrès dans ma convalescence pour m’emmener faire un tour!
Dites-moi, comment fait-on pour en descendre avec des béquilles?

dimanche, avril 08, 2007

Insurgeants mais efficaces

Dans une récente vidéo, John F. Burn, chef de presse à Baghdad pour le New York Times explique que l’insurgeance Iraquienne est auto-financée et peut donc durer indéfinimment grâce en particulier au détournement de 2 milliards de dollars auprès de la banque centrale d’Irak en début de guerre, un pillage systématique des ressources pétrolières, la contrefaçon de billets de banque, et les enlèvements de personnes.

Selon Burns, les services de renseignements américains estiment que le coût de l’insurgeance reste en dessous des 200 millions de dollars par an. Ce chiffre doit être comparé aux 8 milliards par mois consommés par les forces américaines. En clair, ceci veux dire que les insurgeants dépensent moins en une année de combat que les forces américaines dépensent en un seul jour!

samedi, avril 07, 2007

Beau temps, réchauffement planétaire?

Une belle journée en perspective, avec une chaleur printannière qui stimulera la fonte des neiges et amènera le printemps un peu vite sur le massif des Wasatchs. Est-ce la fin d’une rare saison de ski médiocre ou le début d’un longue tendance sèche?
Décembre, Janvier et Février furent très froids cet hiver et ont plutot démenti une tendance au réchauffement dans les Montagnes Rocheuses. De plus, Monsieur Hiver est loin d’avoir dit son dernier mot car le reste d’Avril et la plus grande partie de Mai pouvent demeurer froids et humides dans nos régions d’altitude.
Bien sûr, glaciers et calottes polaires continuent de fondre… Qu’advienra-t-il du ski dans vingt ou trente ans, quand chaque ménage Chinois et Indien possèdera au moins deux automobiles? Peut-être devrait on faire exploser les gros volcans endormis afin qu’il crachent des quantités massives de particules dans la haute atmosphère et réduisent ainsi les effets de l’astre solaire? J’ai entendu d’autres idées comme celle de lancer des fusées qui produiraient un écran sulfureux, mais je suis encore un peu sceptique.

vendredi, avril 06, 2007

Béquilles et escaliers

Lorsque j’ai reçu ma nouvelle paire de béquilles, personne ne m’a expliqué leur mode d’emploi. J’étais alors convaincu que j’en comprendrais le fonctionnement de manière intuitive. C’était jusqu’à ce que je m’aventure dans les escaliers perché sur mes échasses. D’entrée, et dans un numéro digne du Cirque du Soleil, je jonglais simultanément avec un déséquilibre total, les forces de gravité et une véritable terreur. Avec un maximum de chance j’aterrissais enfin au pied des escaliers sans une égratignure.
C’est ainsi que j’ai realisé que la grande loi du ski selon laquelle “tout ce qui monte fini par tomber” s’applique également aux béquilles. Depuis, j’ai fait un peu de recherche sur l’internet et j’ai découvert des méthodes testées et plus sûres pour fréquenter les escaliers.

mercredi, avril 04, 2007

Aie, aie, aie!

Alors que je me sentais bien après l’opération, la douleur a fait son retour hier. Et quelle douleur, surtout pendant la nuit; une sensation piquante, brûlante et continue (du type vodou, épingles comprises). J’ai alors téléphoné à une des infirmiere de l’hopital qui m’a assuré que cela provennait de quelques nerfs egarés and pas contents du tout.
En y réfléchissant un peu, j’ai alors réalisé que pour bien réparer les tendons, il faut connaitre toutes les ficelles!

mardi, avril 03, 2007

Impeccable

J’ai été opéré hier à l’hopital orthopédique specialisé de Salt Lake City. Je suis choqué par les pratiques administratives de ces institutions! Depuis ma visite pré-opératoire la semaine dernière, et tout au cours du processus d’admission en chirurgie, on n’a cessé, à de multiples reprises, de me poser les mêmes questions sur différents formulaires. Il semblerait que cette information pourrait être enregistrée une fois pour toutes par le patient sur une tablette numérique ou un autre système informatique. Ne sommes nous pas en Amérique? Moderniser l’approche devrait amener une plus grande efficacité, donc, plus d’économies.

En dépit de cela, la chirurgie s’est très bien passée. D’abord, l’infirmière a trouvé ma veine du premier coup pour y installer l’aiguille intra-veineuse (c’est habituellement très difficile chez moi), l’anasthésie a été douce et tout en souplesse, et lorsque l’infirmière m’a reveillé 75 minutes plus tard, j’étais tellement alerte que je luis ai demandé avec impatience si l’opération allait finalement avoir lieu. Je me sentais tout à fait lucide, un peu excité même (sans doute la bonne dose de morphine) et 30 minutes plus tard, je conversais sans problème avec Evelyne sur la route de Park City.

Le chirugien James Morgan et son anasthesiste, le Dr. Farnsworth ont fait un travail impeccable. J’attends avec impatience ma prochaine intervention chirurgicale!

dimanche, avril 01, 2007

Mon tendon d’achille

Pendant toutes ces années, mes deux tendons d’achille ont toujours étés examplaires. Ceci jusqu’au 23 Mars 2007 quand le tendon droit a décidé de rompre avec ma libre fédération de membres flexibles et heureux.

Il faut dire que j’ai un peu provoqué la situation: J’ai skié dans un endroit “limite”, j’allais un peu vite, je ne me suis pas suffisement soucié de ce que le coin du virage dissimulait, et vlan! J’ai atterris sur un véritable champs de rochers qui se sont empressés de freiner mon élan et ont separé l’homme des ses skis et d’un de ses tendons.

Aujourd’hui, j’imagine qu’un bout de ce hauban est tout recroquevillé dans le muscle de mon molet droit qui reçoit l’intrut sans beaucoup d’enthousiasme. Du reste, depuis l’accident ce même muscle n’a cessé de protester en m’envoyant une dose quotidienne de signaux douloureux.

Demain, un shaman des temps modernes va tenter de réunir les deux bouts séparés, recoudre tout cela et couler un platre par dessus dans l’espoir de contenir la crise pour dix ou quinze jours supplémentaires. Je vous tiendrais au courant des résultats…

samedi, mars 31, 2007

Bienvenue!

Voici mon blog. Non, ce n'est pas une blague; oui, c'est ça, c'est un "blog"... Dans ce blog nous parlerons en bloc de style de vie, d’idées créatives, de philosophie pragmatique, de politique internationale et de ré-invention personelle. Accrochez-vous et bonne route!

samedi, décembre 25, 2004

Jean-Noël Vacher, 1945-2004

D’un abord très facile, Jean-Noël Vacher était le copain de tous. 

Pour Eric Chevasson, il ont enseigné le ski ensemble aux Carroz d’Arache. Même chose pour Jean-Pierre Pascal qui l’avait rencontré quand ils enseignaient à Mt Buller, en Australie, sous l’égide d’Henri Patty où les deux s’étaient liés d'amitié. 

En fin de saison, ils avaient acheté une veille jeep pour rentrer d’Australie en Europe, via le Liban, où ils avaient une connexion pour enseigner aux Cèdres . « Une histoire de barjots ! À l’époque, en 1968, nous étions jeunes et inconscient », se rappelle JP Pascal,

« Le voyage entre Melbourne et Sydney eut raison de la jeep. Nous avons alors décidé de partir vers les États-Unis en prenant un paquebot d'immigrants italien qui rentrait en Europe par le canal de Panama en faisant escale dans les îles du pacifique et au Mexique à Acapulco, où nous avons débarqué pour rejoindre les USA. 

Nous nous sommes alors séparés, Jean Noël a pris l'avion pour Los Angeles afin de rejoindre un cousin, et moi j'ai fait du stop jusqu’à Laredo, au Texas, puis j’ai rejoint Jean-Noël chez son cousin en Californie, par bus Greyhound. Nous avions acheté en Australie des forfaits de bus Greyhound qui nous permettaient de voyager pendant 90jours pour 90 dollars dans tous les États-Unis.

Jean-Noël avait un contrat pour enseigner dans l'Est des États-Unis où il avait déjà passé une saison dans une station dont je ne me souviens plus du nom. De mon côté je suis parti à Squaw Valley me présenter à Joe Marillac qui avait suivi Émile Allais après les jeux Olympiques, et venait de quitter la direction de l’école de ski. Gilbert Mollard qui avait été mon camarade de chambre à Mt.Buller et avait fait une saison à Squaw Valley m'avait conseillé sur les politiques locales. 

J'ai été immédiatement embauché par le nouveau directeur Stan Tomlinson car j'étais entraîneur et ouvreur de chamois, L'hiver suivant, fort de mes connections locales, j'avais aidé à faire embaucher Jean-Noël à Squaw Valley … » 

Le retour d’ascenseur opérera un peu plus tard, quand Jean-Noël avait fait rentrer Eric chez Look sur les recommandations de son vieux copain, Loïc David. Toujours loyal et sincère, Jean-Noël allait en retour beaucoup aider JP Pascal dans ses relations avec Look et avec ses programmes de compétitions et camps d’entraînement au Chili et en Argentine. 

Né le jour de Noël 1945 à Lyon – d’où son prénom – Jean-Noël avait deux frères, un était acteur (il jouait le rôle du docteur dans : « La vie est un long fleuve tranquille »), et est mort du Sida dans les années 80. L’autre était restaurateur à Neuilly sur l’île de la Jatte. Il avait aussi une demi-sœur du côté de son père. Il avait passé son Diplôme National de moniteur à l’ENSA grâce à un congé que lui avait octroyé Look tout comme cela avait été fait plus tard pour Joël Gros et Jean-François Lanvers. 

Eric évoque alors son ami Jean-Noël : « Coureur de filles invétéré, en ville avec lui, pas moyen d’avancer, arrêt pour chaque fille croisée sur le trottoir. Sa devise, toujours essayer, il y en a 99 qui vont dire non mais la centième sera d’accord. Nous habitions ensemble à Nevers et souvent il ramenait des filles draguées en rentrant à la maison. » 

Eric poursuit sur la piste de ses souvenirs : « Jean-Noël était intelligent mais un peu brouillon. Lorsque nous devions faire des rapports ou exposer des idées, il attaquait l´écriture pendant que je réfléchissais. Après 15 à 20 minutes, je lui disais OK, voilà comment on va faire . Il arrêtait d’écrire et au fur et à mesure que je déployais mon plan,on incorporait ce qu’il avait déjà écrit au bon endroit de manière à créer un texte compréhensible. » 

En ce qui me concerne, je me souviens encore de mon arrivée chez Look le lundi 2 septembre 1974. J’avais d'abord rencontré Madame Beyl, et j'avais été présenté à un groupe de cadres de l'organisation lors d’une visite rapide de l'usine. Enfin, je rentrais dans une grande pièce remplie de bureaux disposés en cercle et se faisant face, qui allait être mon bureau, en compagnie d’Eric Chevasson et de Jean-Noël Vacher que je rencontrais pour la première fois. 

Tous deux étaient responsables des ventes internationales de Look. J'étais ravi de trouver ces gars qui mélangeaient esprit d'aventure avec une pointe d’irrévérence. Ils offraient un contraste plutôt sympathique par rapport à une direction d'entreprise très guindée et très « vieille France » ...

Je n'oublierai jamais les éléments qui décoraient leurs bureaux, certains se moquant des fixations Su-matic, vénérable concurrent suisse, ou jouant sur les mots avec des cartes destinés aux sièges inoccupés des avions de la TWA. 

Pour moi, Jean-Noël était presque tout aussi emblématique de Look que ne l’étaient Jean ou Huguette Beyl. En fait, je le trouvais très iconoclaste, toujours armé d'une bonne dose d'humour et projetant un rayon de soleil dans un lieu très conservateur, perdu dans une région oubliée du centre de la France. 

Quand je suis rentré chez Look, je l'ai toujours trouvé super-sympa et très accueillant, car c’est souvent que nous retrouvions dans sa demeure historique merveilleusement restaurée et parfaitement décorée, tout près de la Porte du Croux, au centre de Nevers, où les disques de Cat Stevens passaient en boucle sur sa chaîne Hi-Fi. 

Avec Eric, Jean-Noël s'occupait des ventes à l’export et avait travaillé pendant un temps avec Beconta, le distributeur de Look aux États-Unis. Suite à des accrochages et à des conflits de personnalité avec Norm McLeod, un cadre de Beconta, (Jean-Noël était plutôt « artiste » alors que Norm était un ancien militaire), il avait été remplacé par Eric pour s’occuper de ce marché et avait conservé le Japon, où le distributeur était Nichirey, ainsi que tous les autres pays du Pacifique et de l’Europe. 

C’est aussi lui, qui par l’intermédiaire de Joël Gros était allé chercher Jean Barbier à Munich, où il travaillait dans le magasin SportChek, et l’avait embauché pour soutenir les efforts de promotion de la nouvelle filiale Look de Feldkirsch, en Autriche. 

En 1975 Jean-Noël quittait Look afin de poursuivre une carrière de commissaire-priseur à Lyon. Une fois son diplôme en poche, il acheta une charge et rentra à l’université pour y faire ses études de droit. Il devint ensuite professeur d’art ancien à l’université de Lyon, spécialisé en bijoux et mobilier. Grâce à ses connaissances exceptionnelles et à ses diplômes, il devint aussi expert auprès des assurances, établissant son cabinet dans le même immeuble où se trouvait son très bel appartement.

Dans ce même immeuble, se situait aussi une école de danse pour enfants. Là, il avait rencontré une baby-sitter qui amenait une fillette pour ses cours. Roumaine et à la recherche d’un parti bien nantit, elle mis le grappin sur Jean-Noël qui voulait à tout prix avoir des enfants. Résultat : deux fils et une vie d’esclave (il se retrouve en charge des enfants, des courses et de la cuisine,sans aucune aide de sa femme). 

Ses affaires étaient florissantes et il avait mis au point un système informatique pour retrouver des objets d’art volés.Il travaillait alors étroitement avec la police Lyonnaise. Eric et Jean-Noël s’étaient du reste retrouvés pour les 50 ans de JP Pascal, quand ce dernier dirigeait Starway. en mars 1994.

Grâce à ses relations rapprochées avec la police, il apprend que sa femme va très souvent se plaindre auprès de ceux-ci en l’accusant de violence et d’abus sur les enfants. Profondément affecté par ses révélations, il développe une tumeur au cerveau qui, progressivement, ne lui permet plus ni de conduire, ni de travailler (il embauche un vieux copain pour gérer son étude et superviser ses deux employés). 

Sa femme s'est acoquinée avec la sœur [de Jean-Noël ?] pour essayer de s’accaparer de tous ses biens. La dernière fois que JP Pascal a vu Jean-Noël,il était accompagné de sa mère sur son lit d’hôpital peu de temps avant sa mort. 

Eric ne sais pas si il avait réussi à tout mettre au nom des enfants avant sa mort, le 12 décembre 2004, à l’aube de ses 59 ans, trois jours après la visite d’Eric à Hauteville, dans l’Ain, au centre de rééducation où il se trouvait, près d’Ambérieu-en-Bugey. Eric ajoute que Jean-Noël l´appelait tous les jours pour lui dire de venir le voir. 

La vitalité, l’humour et le sens artistique de Jean-Noël nous manquent désormais depuis longtemps. Reposes en paix l’ami. 

Propos recueillis par JF Lanvers, grâce aux témoignages d’Eric Chevasson et Jean-Pierre Pascal.

jeudi, juin 15, 2000

L'école est finie!

Le 6 Mai dernier, nous nous rendions à Logan pour la remise du diplôme de fin d'études de Thomas et les cérémonies de promotion. Une fois de plus, quatre ans venaient de s'écouler à une vitesse effrayante. En terminant ses premières années d'université avec mention, Thomas se trouve désormais prêt à aborder une nouvelle phase de sa vie. Les festivitées étaient fort bien organisées et était pour toute la famille Lanvers une excellente occasion de se retrouver dans cette petite ville universitaire qui se trouve à deux heures de route de Park City. L'an prochain Thomas se rapprochera pour commencer ses deux années de maîtrise en histoire médiévale à l'universite de Salt Lake City. Dans l'intervale, Thomas travaille à l'hôtel Marriott près de cette même université où il est chasseur et conduit la navette emmènant les clients en ville ou à l'aéroport. Ce travail lui permettra de subvenir en partie à ses besoins tout au cours de ces prochaines années scolaires. A peu près un mois plus tard, ce Vendredi 9 Juin, c'était au tour de Charlotte de participer à la remise des diplômes de fin d'études au Lycée de Park City. Comme Thomas l'avait fait quatre ans plus tôt, sa soeur participait à cette cérémonie à la fois sympatique et émouvante marquant ainsi le passage du monde de l'adolescence à celui des jeunes adultes. Après la remise de son diplôme, la photos traditionnelle et les effusions de rigueur, succès en compagnie de ses amis et de Miyuki jusque très tard dans la nuit. Avant de prendre le chemin de la Côte Est en Septembre, Charlotte travaille à "Habitat pour l' humanité", une organisation à but non lucratif s'occupant de loger des personnes défavorisées. Ces cérémonies scolaires et les transitions qu’elles évoquent présagent de grands changements et ne sont pas sans évoquer un brin de nostalgie. Le temps passe en effet bien trop vite, et dans moins de trois mois, Miyuki, Charlotte et Thomas nous auront vite quittés et nous nous retrouverons seuls. Cette semaine nous avons mis notre maison en vente, et dès qu’un acquéreur se présentera, nous opterons pour une demeure mieux adaptée à nos nouveaux besoins.Charlotte est allée fêter son

Miyuki sur le départ

Dans moins d'un mois, Miyuki Akashi reprendra le chemin du Japon après être restée pendant près de onze mois en notre compagnie. Après avoir rencontré de nombreuses difficultés avec l’anglais au début de son séjour, elle a heureusement très bien surmonté les difficultés et a maintenant atteint un niveau ou elle peu enfin parler couramment et tout comprendre. Son séjour avec nous s'est parfaitement bien passé et elle avoue volontiers que le Japon et sa famille ne lui ont guère manqués. Sans doute son chien "Kuma" est l’être dont la présence lui aura fait le plus défaut. Déjà, les futurs projets de notre fille adoptive incluent une visite très prochaines aux Etats-Unis!

Et le ski dans tout cela?

Je manque rarement de vous soûler avec mes histoires de ski, de neige et de montagne. Cet hiver ne fut cependant pas spectaculaire. Tout d'abord, la saison allait avoir beaucoup de mal à se mettre en train: Pas de neige en Décembre, la "crise" du millénaire et une grippe sévère tournant en bronchite a la fin de l'année devaient contribuer à brider mon élan de skieur fanatique. Résultat: 35 jours de ski au lieu de 54 l'an passé et la moitié du dénivelé! Le coté positif de ce bilan devait intervenir lors de mon voyage d'Avril en Haute-Savoie au cours duquel j'avais la chance de beaucoup skier avec mon neveu Yves, Thomas Chauplannaz, Denys Trombert et ma soeur Denise. Les conditions, bien que très variables a cette époque de l'année, étaient cependant excellentes et ces quelques jours passèrent helas beaucoup trop vite.

Compte à rebours

Dans 602 jours, Park City accueillera les Jeux Olympiques. L'impact immédiat sur notre petite communauté se traduit par des travaux publics d’une ampleur sans précédent. Dans la vallée de Salt Lake City, l'élargissement de l'Autoroute I-15 qui relie Los Angelès au Montana se poursuit depuis maintenant plus de deux ans et devrait être terminée l'été prochain. Le nombre de voies dans chaque direction va passer de 4 à 7 sur la section où la circulation est la plus importante. Se rendre à l'aéroport de Salt Lake est chaque fois une aventure nouvelle avec de nombreuses déviations qui ne cessent pas de changer. Plus près de chez nous, à quelques 10 kilomètres de la maison passe l'autoroute I-80 qui relie New York à San Francisco. Deux sorties assurent la desserte de Park City et à chacune d'entre elles, deux nouveaux échangeurs mieux adaptés sont en cours de construction et devraient être terminés vers la fin de 2001. Près de ces sorties d'autoroute et juste avant l’entrée de Park City, l'armée construit 2 parcs à voitures géants destinés à recevoir 7.000 véhicules chacun. Dans le même secteur, une nouvelle route d'accès aux tremplins ainsi qu’aux pistes de bob et de luge est également en cours de construction. Finalement, à l’entrée de Park City, un énorme rond-point et une gare routière sont en plein chantier et devraient être terminés pour cette saison d'hiver. Bruit, poussière, circulation sont les mots d'ordre pour cet été de l’an 2000.

lundi, mars 20, 2000

Les Elections Primaires

Nous voici aux termes des élections primaires dont le but est de sélectionner au sein nos deux partis principaux les candidats qui succèderont à Bill Clinton en Janvier 2001. Ce que ces événements d' actualité n'ont pas manqué de confirmer est que dans la politique il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade. La politique Américaine est devenue un sport ultra-compétitif où ressources financières illimitées, sondages d'opinion ultra-sophistiqués et tempéraments d’acier sont indispensables. Ici, deux partis dominent: Les républicains à droite et les démocrates à gauche. Il faut dire que le démocrate Américain est aussi "libéral" qu'un membre du RPR Français. De là à dire que nos républicains sont au niveau du Front National serait un peu extrême... Comme les années bisextiles, les élections présidentielles Américaines reviennent tous les quatre ans. A peine élu, le nouveau président doit déjà songer à sa re-élection (il ne peut cependant effectuer que deux mandats consécutifs). Il est clair qu'entre l’interminable septennat Français et les quatre courtes années Américaines il devrait y avoir un plus juste milieu. Lors des deux dernières élections présidentielles, le parti indépendant est venu troubler l'ordre des choses. Ce parti, ou plutôt cette alternative, rallie tous ceux qui ne se réclament pas exactement des idéologies républicaines et démocrates. En fait, ces "indépendants" sont des individus attirés à la fois par la rigueur fiscale prônée - mais guère pratiquée - par les républicains et la tolérance sociale dont se réclament les démocrates. Lors des élections de 92 et 96, le candidat indépendant Ross Perot devait galvaniser les votes centristes qui auraient dut aller à Bush (le père) et à Dole, qui depuis s’est reconvertit en porte-parole pour Viagra. Pour l’heure, aucun candidat à haut profile n'est encore apparu pour défendre la bannière des indépendants. Ne croyez pas cependant qu’il n’y aient que trois candidats présidentiels: Parmi la multitude de candidats "marginaux", nous trouvons à chaque élection, un candidat communiste ou un “Vert”. Ces derniers ont beaucoup de mal à amorcer une percée signifiante aux Etats-Unis. Ceci est en partie lié au fait que personne n'est intéressé par le financement de leurs campagnes. Outre-Atlantique, l’argent se retrouve toujours derrière toute réussite politique. Ceux à quelque chose à soutenir (marchands d'armes, avocats, producteurs de cinéma ou de maïs transgénique) misent sur des candidats aptes à défendre leurs intérêts. Il existe désormais un sens profond que le processus politique est en train d'échapper au citoyen et tombe maintenant dans la coupe des gros intérêts financiers. Deux candidats de qualité, McCain et Bradley, on tenté de faire passer ce message mais n'ont pas obtenu le soutien nécéssaire de leurs partis respectifs qui ont préfèré les valeurs "sures" que représentaient Bush et Gore. Ces derniers semblent d'avantage satisfait par l'état actuel des choses et soutiennent implicitement le système de financement des partis tel qu’il existe aujourd’hui aujourd'hui. Avec une climat économique excellent, les Américains sont peut portés à une remise en question du système politique. La majorité des citoyens estime que la politique est profondément corrompue mais il n'existe aucune volonté d'aller au combat et de réformer le système. A moins qu'un idéologue puissant reprenne la cause indépendante et présente une forte candidature, notre élection de Novembre prochain donnera lieu à un match très serré entre Bush et Gore. Si ce candidat indépendant se manifeste, il est probable que Gore sorte vainqueur comme l'a fait Clinton lors des deux dernières élections lorsque les éléments centristes et modèrés du Parti Républicain ont étés siphonnés par le candidat indépendant et ont ainsi exprimé que notre système à deux partis et n’est désormais plus la panacée!

Le Festival du Film de Sundance à Park City

Il y a quelque temps, je promettais une revue des films primés lors du dernier festival de Sundance qui s'est conclut fin Janvier. Les films vainqueurs furent "Combat de Filles" et "Comptes sur moi". Le premier raconte l'histoire d'une adolescente qui se rachète d’une vie problèmatique grâce à la boxe. Cet ouvrage met en scène des artistes inconnus alors que "Comptes sur moi" est interpreté par des vedettes assez célèbres comme Laura Linney et Mark Ruffalo. Ce film raconte l'histoire d'une femme aux moeurs assez strictes et dont la vie ennuyeuse dans une petite ville se trouve confrontée par les idées non-conformistes de son frère. Dans la catégorie des documentaires, le jury attribua son grand prix à "Un long voyage nocturne dans le Jour" couvrant la fameuse Commission de Vérité et de Réconciliation en Afrique du Sud et de son travail de recherche pour d'Amnistie Internationale. Il traite des crimes commis de tous cotés à la fois en vue de maintenir et de démanteler la politique d'apartheid. Un autre documentaire qui obtint le prix de réalisation fut "Paragraphe 175" racontant l'histoire des quelques homosexuels qui ont réussit à survivre l'holocoste Nazi. Le prix de l'Audience, votée par les spectateurs, revint à "Une maison pour deux familles" qui relate, dans les années cinquantes, l'histoire d'une famille Italo-Américaine et d’une jeune Irlandaise enceinte qui vit dans la chambre de bonne. Dans la série documentaires, l'Audience votait pour "Jours Sombres" qui retrace la vie des SDF dans les sous-sols de Penn Station, une grande gare ferroviaire de New York. Toujours dans la catégorie documentaire, un autre prix était attribuée à "Americano! La vie des Latinos aux Etats-Unis" couvrant les problèmes rencontrées par la population d'Amérique Latine aux Etats-Unis. Miyuki, Charlotte et Evelyne ont eu l’occasion d’assister à quelques projections lors de ce festival mais nous évitons généralement cette manifestation car il faut faire de longues queues, se battre pour garer son véhicule et nous préférons voir ces films calmement le reste de l’année avec d’autres productions primées àCannes ou encore à Venise. Celles-ci sont projetées dans un cinema d'art et d'essai à Park City. Nous adorons ces films dits "indépendants" et les préférons aux productions Holywoodiennes.

Début d'Année Mouvementé

L’an Deux Mille a commencé sur les chapeaux des roues! Depuis le jour du nouveau millénaire, chacun a été extrêmement occupé et, à sa manière, a vécu des d'expériences nouvelles et fort intéressantes. D'abord, Charlotte nous a quitté pendant trois semaines pour effectuer un stage à Roenoke en Virginie qui s'est conclut le 10 Mars. Tout s'est très bien passé et son expérience a été des plus positives. Thomas pour sa part a été très absorbé par ses demandes d'entrée en vue de préparer sa maîtrise d'histoire l'an prochain. Il sait déjà avec certitude que sur les cinqs écoles dans lesquelles il a fait une demande, il sera accepté à l'Université de l'Utah, qui se trouve à Salt Lake City, à une cinquantaine de kilomètres de la maison. Ceci est un très bon signe car seulement dix pourcent des étudiants qui ont formulé une demande pour ce programme ont été acceptés. Pendant que Charlotte et Thomas travaillaient, Miyuki bénéficiait d'un répit et s'octroyait une semaine supplémentaire de vacances pour se retrouver à Yuma au fin fond de l'Arizona, juste à la frontière Mexicaine, sous un soleil d’été et à l’ombre des cactus géants. Evelyne pour sa part a été débordée dans son travail et quand à moi la saison des voyages a maintenant commencée avec de nombreux déplacements aux quatres coins des Etats-Unis.

dimanche, janvier 23, 2000

Plaisirs de lecture

Dans ce monde dans lequel nous vivons il n’est pas de bien plus précieux que le temps. Le temps de souffler, le temps de se détendre et le temps de lire. S'il est facile de feuilleter un magazine ou de survoler le journal, il est beaucoup plus difficile de se plonger dans un livre et de le lire jusqu'au bout. Entre travail, trajets, réunions et cette sacro-sainte télévision, notre temps libre est tellement sollicité qu'il ne nous reste plus un minute. Nous sommes constamment en train de courir et finissons par ne rien accomplir. Il y a plusieurs années, alors que Thomas et Charlotte étaient encore tous deux à la maison, nous avions institué une heure consacrée à la lecture en commun. Juste après le dîner, chacun se retrouvait autour du feu et prenait son livre pendant une heure. Lorsque Thomas nous a quitté pour l'université, cette pratique est malheureusement tombée et la routine reprennait le dessus. En Décembre dernier, sur l'initiative de Charlotte, nous avons ressuscité cette merveilleuse habitude et presque tous les soirs nous lisons, ensemble, pendant une heure. Cette pratique est devenue en quelque sorte la "bonne résolution" prise en commun pour l'an 2000. Il est extraordinaire de constater que cette lecture communautaire apporte beaucoup de détente et crée une atmosphère dans laquelle il devient très facile de se concentrer et d'apprécier un bon livre. La chaleur d'un bon feu de bois et l'âge aidant il m'est également arrivé plusieurs fois de me laisser un peu trop bercer par la littérature et de m'assoupir sur le divan...

Poubelles futuristes

Rien n'est plus traumatisant que le changement. C'est cependant un art qu'il nous faudra maîtriser de plus en plus alors que nous entrons dans un nouveau millénaire qui nous apportera un flot incessant de changements d'ordre technologiques, professionnels et sociaux. Nous parlons ici de tous ces grands changements fondamentaux et non de ces petites bifurcations quotidiennes qui ne manquent jamais d' être irritantes. C'est justement de l'une d'entre elles dont nous voulons vous parler aujourd'hui. Depuis que nous avons vécu aux États-Unis, nous n'avions jamais eu de problèmes avec l' enlèvement de nos ordures ménagères. Nous nous équipions d'une paire de poubelles, et une fois par semaine les sortions du garage afin que les éboueurs puissent les enlever. Nous sommes du reste certain que le rituel entourant nos déchets ménagers aurait été à peu près le même si nous avions habité Annecy ou Zurich... La seule différence dans cette routine hebdomadaire est que, nous Américains, sortons du lot par notre énorme gaspillage et notre faible taux de recyclage. Il n'est en effet pas rare pour un seul foyer de voir un alignement de 3 ou 4 poubelles et plusieurs cartons le jour où les éboueurs font leur tournées. En fait, comme le ramassage s'effectue assez tôt le matin, nombreux sont les habitants qui sortent leurs poubelles la veille et s'étonnent de constater que leur contenu a été étalé dans la rue par des chiens curieux, musclés et gourmants... On pourra toujours argumenter que l'aspect "poubelle" de notre vie restait un domaine où il
était encore possible d'exercer un certain contrôle sur ce que l'on pouvait faire et d'apprécier un grand sens de liberté qui est l'essence même du rêve Américain. Vous devez également savoir que notre Comté (l’équivalant du canton ou départment Français) est l'entité gouvernementale chargée du ramassage des ordures. Cette fonction est sousmissionnée auprès d'une entreprise privée. Durant les quinze ans pendant lesquelles nous avons habité Park City, cette fonction publique s'était déroulée parfaitement et sans le moindre incident. Vers la fin de 1999, le Comté prenait une décision fatidique en choisissant un nouveau prestataire de service pour le ramassage des ordures ménagères. Ce changement passait largement inaperçu jusqu'au 20 Décembre, jour où chaque maison se voyait attribuer une poubelle géante pouvant contenir plus de 300 litres d'ordure ménagères! Ce conteneur gargantuesque équipé de roues (nous ne pouvons pas appeler cela "roulettes") était du reste accompagné d'une notice d'emploi très détaillée incluant toute une liste d'interdits tels que d'y déposer des animaux morts (vaches, cochons, couvée) des véhicules (Mobylettes) ou encore de larges sommes d'argent. Entre autre, il était impératif que le couvercle soit parfaitement fermé au moment du ramassage et que le récipient soit orienté de manière très précise (Feng Shui). Pour couronner le tout, il était souligné que chaque ménage était responsable de cette énorme récipient et qu'au besoin, il était possible d'acheter des poubelles supplémentaires pour la modique somme de 500 F l’unité. L'idée derrière cette "innovation" est la mécanisation totale du processus. Imaginez la scène: Le camion de ramassage arrive piloté par son chauffeur. Il n'y a plus d'éboueurs; Le chauffeur actionne une pince qui saisit la poubelle, la soulève et verse son contenu dans la benne et le tour est joué! Bien que ce système très efficace ait été utilise à Salt Lake City depuis de nombreuses années, l'idée n'a pas été acceptée à Park City qui est pourtant une petite ville à la pointe du progrès. Cette initiative, perçue comme une véritable atteinte à nos droits de citoyens libres, a provoqué un tollé général et une levée de bouclier dans notre communauté de montagne. Nos concitoyens sont prêts à toutes sortes de sacrifices. Ils sont d’accord pour être lourdement imposés afin de s'offrir un excellent système scolaire ou de pallier à un futur déficit Olympique. Toucher aux poubelles de nos habitant et modifier la façon dont ils gèrent cet aspect intime de leur vie est perçu comme une violation! Les vieux quartiers de Park City avec leurs rues étroites, souvent très encombrées en hiver, et leurs petites maisons munies de garages incapables d'abriter cette poubelle monstrueuse ont réclamé des exemptions en argumentant que ce système inhumain ne pouvait s’intégrer à un quartier si charmant. De plus, l’introduction du nouveau système a été particulièrement houleuse; les horaires étaient bouleversés, les camions ne savaient où aller et le nouveau prestataire devait ré-apprendre tout et repartir à zéro. Un mois après, il ne se passe pas un jour sans que notre journal ou notre radio locale ne rapportent une incident associé à ce nouveau système de ramassage. En un mot, ce changement est devenu si impopulaire qu'il est fort probable que de nombreuses têtes politiques vont tomber aux prochaines élections du Comté. Comme on dit en Amérique: "Si le système n'est pas cassé, à quoi bon le changer?"

lundi, décembre 20, 1999

Miyuki Skie...

Notre Miyuki a commencé à skier avec son école au Japon, dans la région de Nagano. En tout, elle avait peut être chaussé les planches une dizaine de fois avant de poser pied sur les pentes de Park City... A deux reprises, je suis déjà allé avec elle pour vérifier son niveau technique, et je dois dire que celle-ci a un excellent équilibre. Avec une pratique régulière au cours de cet hiver elle devrait passer partout, comme si elle était née en station... Déjà, elle prend les remontées qui atteignent le sommet des pistes de Park City et n'a aucun problème quand il s’agit de skier seule. Avec un peu de chance et de perséverence, elle devrait pouvoir commencer à me donner du fil à retordre d'ici au mois Avril!

Samaranch sur la Sellette

Le 15 Décembre, Juan Antonio s'est vu convoqué par une commission du Congrès Américain qui tenait à le questionner sur les réformes du CIO... Le pauvre marquis a du passer une assez mauvaise journée à Washington. Il n'a pas eu droit aux égards qu'on lui porte habituellement. Personne ne l'a appellé "Excellence" et Joe Barton, un Représentant du Texas, lui a même demandé de bien vouloir démissionner. D'autres, comme Fred Upton ont dit qu'ils étaient présent parce que les Jeux Olympiques étaient trop importants pour qu'ils soient souillés par une culture de corruption et d'excuses soutenue par des réformes symboliques. Diane DeGette, du Colorado montait à l'attaque en déclarant que ces réformes étaient superficielles et ne parviendraient pas à éliminer l'atmosphère aristocratique et élitiste qui s'est développée au sein du CIO. Les 50 points de réforme annoncés n'ont ni impressionnés ni convaincus les membres de la commission qui vont maintenant suivre avec scepticisme leur application. D'une manière générale, les membres du congrès présents ne croient guère aux explications stériles du vieil homme. Seul d’anciens politiciens roués comme Howard Baker et Henry Kissinger se sont portés garants de l'ancien fascite et de son programme...

Pauvre Mine

Ceux qui nous lisent régulièrement savent que l'histoire de Park City est liée à l'exploitation d'un nombre impressionnant de mines d'argent. Cette aventure à commencé il y a un peu plus de 100 ans lorsque l'armée fédérale qui avait été appelée pour surveiller les Mormons passait son temps libre à prospecter les ressources minérales situées aux alentours de Salt Lake City. Très vite, d'importants gisements de minerai d'argent furent découverts et créaient ainsi au début du siècle plus de 22 millionnaires en dollars de l'époque! A l'apogée de cette ruée vers l’argent, la population locale se gonflait à près de 10.000 habitants, une liaison régulière avec Salt Lake s’établissait, d'abord par dilligence, puis par train, les bar mal famés et tout un quartier de maisons closes arrivaient et donnaient à notre ville son caractère pittoresque! Lorsque vers les années 60 l'exploitation des mines cessait, près de 2.000 kilomètres de galeries parcouraient le sous-sol de nos montagnes! Lorsque le coût d'exploitation du minerai devint trop élevée par rapport au cours du métal, la compagnie des mines obtenait des subventions gouvernementales pour convertir les montagnes de Park City en station de ski. Depuis ce temps, la mine principale continuait d'entretenir son infrastructure dans la perspective d'une reprise de l'exploitation si le prix de l'argent devait soudainement se raffermir. Au début des années 90, la compagnie minière décidait de reconvertir toute son infrastructure en un espèce de parc à attraction à l'intention des touristes qui visitent notre ville. Plusieurs millions d'Euros étaient ainsi investis pour permettre aux visiteurs équipés de cirés jaunes de plonger à quelques 450 mètres au fond d'un puit, avant de sauter dans un train qui les emmèneraient a travers un réseau de tunnels souterrains! Là il découvriraient d'énormes salles taillées dans le roc, remplies d'équipement minier ou servant d'écuries pour les chevaux utilisés pour tirer les wagonnets. Les guides leur racontait alors les histoires des fortunes qui s'étaient ainsi crées, les tragédies qui s'étaient produites, les personnages légendaires qui habitaient ces mines y compris tous les fantômes qui avaient et continuaient de hanter les lieux... En surface, un musée était agencé, ainsi qu'un restaurant et magasin de souvenirs complétaient l'attraction touristique. Pendant la période d'Halloween à la fin Octobre, la mine devenait un parc d'attraction hanté pour amateurs d'émotions fortes. Alors qu’en été le nombre de visiteurs était respectable, la compagnie minière comptait attirer de très nombreux hivernants dans les entrailles de ses montagnes. En dépit d'efforts promotionnels importants, il s'avérait quasiment impossible d'attirer skieurs et surfeurs en nombres capables de rentabiliser l'énorme investissement réalisé. Cet automne, la compagnie des mines jetait l'éponge et décidait de fermer la mine pour de bon. Tout ceci est bien dommage, mais la raison économique prenait le pas sur l'intérêt historique de notre mine d’argent...

Une Réponse Très Attendue

Le 1er Novembre dernier, Charlotte faisait une demande d'entrée anticipée à l'université de Princeton, dans le New Jersey. Cet établissement est répartit sur une propriété de 200 hectares dans la petite ville de Princeton qui comprend 30.000 habitants et se situe à une heure de train au sud de New York et à une heure de train au nord de Philadelphie. Le programme universitaire préparant à une licence est de quatre ans et le campus compte environ 4.600 étudiants préparant leur licence; chaque classe comprend d'environ 1.150 élèves. Contrairement aux autres universités, seulement 1.750 étudiants préparent leur maîtrise ou leur doctorat à Princeton; cela veut dire que toute l'attention des meilleurs professeurs - et non de leurs assistants - est portée sur les futurs licenciés. Le nombre de professeurs à temps plein est de 700, ce qui signifie qu'il y a un professeur pour seulement sept étudiants. De plus, 300 professeurs travaillant à temps partiel ou employés en tant que stagiaires prêtent main forte au corps enseignant attitré à l’établissement. Parmi les professeurs enseignant aujourd’hui, se trouvent cinq prix Nobel de physique, et un prix de Nobel de littérature, d’économie, de science et de médecine. Le célèbre Albert Einstein a terminé sa carrière en tant que professeur à Princeton. Il n’est pas facile d’être admis dans cette université qui est considérée parmi les trois meilleures des Etats-Unis. Le taux d'admission y est très faible: Chaque année près de 15.000 jeunes remplissent une demande d'entrée mais seulement 1.700 sont retenus. Dès le départ, Charlotte savait que ses chances étaient très limitées. Bien qu'ayant préparé un dossier complet et fort impressionnant, il n'y avait aucune certitude qu’elle soit acceptée. La réponse devait normalement lui parvenir le 15 Décembre, mais le courrier étant toujours plus lent à cette époque de l'année, la lettre tant attendue ne fit son apparition dans notre boîte aux lettres que le 18! Quand Charlotte ouvrit l'enveloppe et pris connaissance de son contenu, elle poussa un hurlement de joie; elle était acceptée!

vendredi, novembre 26, 1999

Mort Tragique du Père Noël

Merci à Benoît Lanvers qui d'Ecosse nous a finalement envoyé une théorie plausible sur la disparition du Père Noël. Je tenais à partager avec vous ce "tuyau" en cette saison des fêtes. Selon Benoît, sur les quelques deux milliards d'enfants que compte la Terre, notre Père Noël ne visite pas les petits Musulmans, Hindous, Juifs ou Bouddhistes, ce qui réduit sa charge de travail pour la nuit de Noël à 15% du total, soit 378 millions de petit Chrétiens. Avec une moyenne de 3,5 enfants par foyer, cela représente 108 millions de maisons, en présumant que chacune d’elle abrite au moins un enfant sage. Grâce aux décalage horaire et à la rotation de la Terre, le Père Noël dispose d'environ 31 heures pour effectuer sa tournée dans la nuit de Noël, dans l'hypothèse fort logique qu'il se déplace d'Est en Ouest. Ceci revient à 968 visites par seconde et donne donc au Père Noël quelque chose comme un millième de seconde pour arrêter son traîneau, dégringoler dans la cheminée, remplir les chaussettes, déposer le reste des cadeaux au pied du sapin, déguster les quelques friandises laissées à son intention, regrimper dans la cheminée, sauter dans le traîneau et passer a la maison suivante. En supposant que ces 108 millions d'arrêts sont distribués uniformément sur la surface de la Terre, nous devrons compter sur environ 1,4 kilomètres entre deux arrêts, soit un voyage total de plus de 150 millions de kilomètres, sans compter les ravitaillements ou arrêts-pipi. Le traîneau du Père Noël se déplace donc a 1.170 kilomètres par seconde ou 3.000 fois la vitesse du son. A titre de comparaison, le véhicule le plus rapide a ce jour est la sonde spatiale Ulysse qui se “traîne” à 49 kilomètres par seconde... Considérez également qu'un renne de Laponie ne peut courir à plus 27 kilomètres a l'heure! La charge utile du traîneau constitue également un élément critique. Même si chaque enfant ne reçoit rien de plus qu'une boite de Lego pesant en moyenne un kilo, le chargement du traîneau se monte à plus de 500.000 tonnes, sans compter le poids du Père Noël qui n'est pas particulièrement svelte. En Laponie ou à Avoriaz, un renne peut tirer à peu près 150 kilos. Si les "rennes volant" du Père Noël sont dix fois plus performant, le travail du Père Noël ne pourrait jamais s'accomplir avec 8 ou 9 bestiaux; il lui faut un troupeau de 360.000 animaux pour tirer le chargement. Cela alourdit la charge utile, sans compter le poids du traîneau, de 54.000 tonnes supplémentaires, nous conduisant à quelques 600.000 tonnes voyageant à près de 1.170 kilomètres par seconde. Ceci ne manquera pas de créer une énorme résistance à l'air et un échauffement important des rennes, au même titre que la navette spatiale à son retour dans l' atmosphère terrestre. Les deux rennes en tête de convoi absorberaient chacun une énergie calorifique de 14.300 millions de joules par seconde. En bref, ces premiers cervidés prendraient feu quasi instantanément, exposant dangereusement les deux animaux suivants. La meute entière de rennes serait complètement consumée en 4 millièmes de seconde, soit juste le temps pour le Père Noël d'atteindre la cinquième maison de sa tournée. Pas de quoi s'en faire de toute façon, puisque le Père Noël, en passant de manière fulgurante de zéro a 1170 km par seconde en un millième de seconde, serait sujet à une accélération atteignant 17.500 G's. Un Père Noël de 125 kilos (dans sa version anorexique) se retrouverait plaqué au fond du traîneau par une force de 2.157.508 kilos, écrasant instantanément ses os et ses organes et le réduisant a un petit tas de chair rose sans vie. Voila pourquoi, si le Père Noël a existé, il est mort maintenant.

Un “Meuriant” à Park City

A l'exception de Jeanne, ma propre mère, nous n'avions jamais eu la visite d'un habitant de mon village natal de Montriond, Haute-Savoie. Ce record a finalement tombé lorqu'Etienne Muffat, le propriétaire de l'hôtel du Mont-Rond, débarquait à Park City, en compagnie de son ami Mike qui habite à Las Vegas, la Citée de Lumière Américaine et qui avait fait les quelques six heures de route qui nous séparent de cette métropole un peu folle. Leur séjour à Park City fut assez court mais j'avais néanmoins l'occasion de leur montrer les éléments les plus importants et plus frappants de notre communauté. Etienne semble avoir aimé, mais d' après ce qu'il nous a exprimé, il est encore un peu trop tôt pour qu’il quitte son petit coin des Alpes et vienne s'installer chez nous pour de bon.

Canons à neige et températures clémentes

Au cours des quinze dernières années, nos stations locales ont investit une véritable fortune afin de construire une infrastructure permettant l'enneigement artificiel de la plus grande parties des pistes. En dépit de tout cet équipement ultra perfectionné, et pour la première en 14 ans, les coupes du monde hommes et dames prévues ces 18 au 21 Novembre dernier devaient être annulées. Ce qui faisait défaut était bien sur le froid nécessaire à transformer le mélange eau et air comprimé en neige... Depuis que nous habitons à Park City, nous n'avons jamais vu un automne aussi doux. Un peu neige devait finalement arriver aux alentours du 20 Novembre, mais jusque là les températures nocturnes ne descendaient guère en dessous de zéro degrés centigrades et la journée il n’était pas rare que le mercure affiche entre 20 et 25 degrés. Selon les experts, le rendement des canons à neige modernes s'est multiplié par dix ces cinq dernières années, mais il semble que leur performance ne puisse vraiment atteindre un maximum d'efficacité que lorsque les températures sont vraiment très basses. Un ou deux degrés en dessous de zéro ne pourrons jamais produire une forte accumulation de neige. Tout cela pour dire que sans froid, les canons à neige les plus perfectionnés n'ont plus qu'à se taire...

mardi, octobre 26, 1999

Le "Bug" de l'an 2000!

Dans moins de trois mois, nous passerons à l'an 2000. En dehors du chiffre bien rond de cette date, rien ne devrai changer. Rien, sauf si nos d'ordinateurs décident de confondre "1900" avec "2000" et partent à la dérive. Il ne se passe pas un jour sans qu'un spécialiste de la question fasse des prédictions qui vont des avions qui tombent du ciel aux silos nucléaires qui se mettent à lâcher leurs missiles au hasard... S'il est vrai que la situation dans certains pays de l'ancienne Union Soviétique soit inquiétante compte tenu de leur situation économique, tout devrait aller bien dans le reste du monde industrialisé où l’on a fait une montagne d'un problème assez limité. Quoi qu'il en soit, l'an 2000 devrait être l'occasion pour l'humanité de fêter le passage à la série "2000". Techniquement, le siècle prochain ne commence qu'au premier Janvier 2001, mais l'opinion publique s'accorde à penser que dans moins de deux mois nous entrerons dans un nouveau millénaire... Spectacles sons et lumières et autres festivités ont étés prévus pour ponctuer une transition qui ne s'est produite qu'une seule fois pendant l'ère chrétienne. Il y a plus d'un an, l'industrie du tourisme prévoyait une très forte activité pendant la semaine entourant l'an 2000. Les tarifs d'hébergement pour ces jours grimpèrent alors dans la stratosphère, tout le monde se frottant les mains à la perspective de cette manne imprévue. Nous ne soupçonnions pas un phénomène qui allait se développer au cours de cet été: Informaticiens, employés des services généraux, chargés de communications, personnels des hôpitaux ou veilleurs de nuit, allaient en effet se trouver "collés" à cause du fameux "bug" de l'an 2000. En effet, tous ces gens seront appelés à être sur le pied de guerre la nuit de la St. Sylvestre pour parer à toute éventualité. Pour un grand nombre d'entre eux, il ne s'agira que de rester disponible près d'un téléphone ou tout près de leur lieu de travail. Les informaticiens ne seront pas seuls concernés. Un grand nombre de responsables ou cadres seront aussi “de garde”… Cette défection insoupçonnée il a quelque mois aura un grand impact sur le nombre d'hivernants qui visiteront Park City pour les fêtes de fin d'année. Nous prévoyons une baisse d'environ 30% par rapport aux années précédentes. Pour aggraver la situation, les compagnies aériennes semblent avoir bloqué de nombreux sièges tôt dans l'année en tablant sur une très forte demande qu’elles pourraient satisfaire à prix d’or. Ces sièges sont aujourd’hui en voie d'être libèrés, mais il est à craindre qu’il soit un peu trop tard…

Qu'est ce qu'un "très bon ami"?

Un soir, alors que j'étais à Salt Lake City, Evelyne recevais un appel d'un Français lui disant que son père était un de mes "très bons amis". Sans hésiter, Evelyne prenait sa voiture et allait récupérer cet homme et sa compagne. Bien que le nom de son père lui fut totalement inconnu, Evelyne pensa qu'il s'agissait d'une personne qu'elle n'avait jamais rencontré ou dont je ne lui ai jamais parlé. Comme l'heure du dîner était déjà passée, Evelyne entreprit de préparer une collation pour ces visiteurs qui lui racontèrent qu'ils avaient commencé leur périple à San Francisco et qu'ils aimeraient bien rester à Park City afin d'y trouver du travail, lui en qualité de cuisinier et elle, serveuse. En rentrant à la maison vers 21 heures, je rencontrais donc ces hôtes et m'empressait d'apprendre qui était cet ami d'antan. Après nous être présentés mutuellement, le nom qui m'était donné ne me rappelait strictement rien. Comme je ne suis plus tout jeune et que ma mémoire n'est pas toujours ce qu'elle était, je cherchais fébrilement qui pouvait être ce "très bon ami". Comme nos invités se disaient être de Samoëns, je pensais immédiatement à Gay, Guibelin et Bétend qui étaient avec moi au lycée de Cluses, mais malgré mes efforts, personne d'autre ne me vint à l'esprit. Notre visiteur ne connaissait du reste ni Gay, Guibelin, ou Bétend, ce qui me paru bizarre de la part d'un habitant d'une si petite commune... Voulant en avoir le coeur net, je téléphonais le lendemain a son père, ce "très bon ami". Après lui avoir expliqué la situation, celui-ci se ressaisissait très vite en m' expliquant qu'il m'avait téléphoné il y a dix ans pour me demander d'aider son fils qui faisait alors du ski de compétition. Je ne m'en souviens absolument plus mais que voulez vous, ce père imaginatif avait ainsi prit sur lui de devenir mon "très bon ami"...
Nouvelle source pour neige artificielle “Bio”
Le 16 Octobre, Park City commençait à faire de la neige sur la piste où se déroulera la Coupe du Monde de ski alpin des 18 aux 21 Novembre prochains (ne manquez pas cela à la télévision!). La neige artificielle nécessite l'accès à d'importantes réserves d'eau mais cela n'est pas un problème à Park City où quelques deux mille kilomètres de galeries souterraines laissées par les mines d'argent on transformé la montagne en une véritable passoire. L'eau de fontes des neiges est ainsi filtrée dans le réseau de galeries et de puits avant de s'accumuler dans de vastes réservoirs souterrains qui constituent les réserves nécessaires pour notre eau potable et pour notre neige de culture. Beaucoup de stations n'ont pas cette chance et doivent élaborer des stratégies compliquées pour trouver et conserver l'eau nécessaire pour produire la neige artificielle dont elles ont besoin. Aujourd'hui, ce souci pourrait disparaître; une société Canadienne d'Ottawa offre un système de conversion d'eaux usées en neige artificielle. Cette société, Delta M3, se spécialise dans les stations d' épuration pour communautés de montagne et villes situées dans des climats particulièrement froids. Lorsque les températures tombent en dessous de zéro degrés centigrade, les eaux usées sont pompées par des canons à neige. L'air comprimé transforme les eaux usées en cristaux de neige. La température glaciale tue les bactéries, et les autres agents contaminants sont dispersés dans l'atmosphère ou tombent au sol. La neige ainsi produite est, Dieu merci, sans odeur! Au fur et à mesure que la couche de neige vieillit, l'ammoniaque et l'azote contenus dans l'eau usée se dégagent dans l'air et les déchets restants se transforment en engrais naturels très bénéfiques pour la végétation aussitôt après la fonte des neige. L'inventeur du système a commencé dans les années 60 à vendre des installations de neige artificielle en Amérique, en Australie et en Corée. L'image plutôt. sale de ce système à base d'eaux usées n’est pas facile à commercialiser. Pendant les cinq dernières années, Delta M3 n'a vendu que cinq installations. Aujourd'hui, il semble que les affaires aillent mieux. Une installation est prévue à Elk Meadows, une station de ski de l'Utah, et à Big Sky, une station du Montana. Ces deux implantations devraient transformer 625.000 mètres cubes d'eaux usées en neige quasiment vierge. Bon pour l'environnement car il permet une dégradation biologique des déchets, ce système est aussi plus efficace car ses coûts d'installation et d'exploitation sont moins élevés que les moyens traditionnels. De la cuvette de WC aux combes immaculées, il fallait y penser!

mardi, août 24, 1999

Gâchette facile

Récemment, Éric Lanvers d'Évry m'adressait un message dans lequel il s'interrogeait sur le taux incroyablement élevé d'attaques armée contre des écoles, des garderies ou encore d'innocent citoyens un peu partout aux États-Unis. Le problème posé par toutes ces attaques est bien évidemment celui du libre accès aux armes à feu qui fait partie intégrante de la culture américaine et constitue une tradition profondément ancrée dans la population.

Au vu de ce qui pourrait apparaitre comme un carnage généralisé, la première question qui vient immédiatement à l'esprit est de savoir si personne n'est a l'abri de ces actes de tuerie imprévisibles? Au plus profond de ce bain de sang, plus de la moitié de l'opinion publique américaine blâme les parents pour ne pas faire leur travail d'éducateurs et tout autant l'influence néfaste des médias. Il n'en reste pas moins que la source réelle du fléau demeure la facilité d'accès aux armes à feux.

Aux États-Unis 87 personnes sont tuées chaque jour par balles. L'arsenal en circulation parmi la population civile est plus élevé que le nombre d'habitants! Chaque année, pour cent mille habitant, 11,35 personnes sont tuées par coup de feu aux E.U. contre 6,35 en France, 0,46 en Angleterre et seulement 0,07 au Japon! Dans de nombreux états américains il est common d'obtenir un port d'arme "cachée" avec lequel un pistolet trouve sa place dans une boîte à gants de voiture ou un sac à main. Imaginez maintenant ce qui peut se passer si vous faites une queue de poisson involontaire à celui ou celle qui possède un revolver dans sa voiture et qui de surcroit est de très mauvaise humeur…

Bien évidemment la question que tout non-américain se pose est de savoir pourquoi existe-t-il une telle prolifération d'armes? Pour comprendre la situation, il convient de se reporter au second amendement de la constitution américaine qui guarantit le droit du port d'arme par tout citoyen. Cette amendement, au demeurant archaïque, puisqu'il a été crée à l'indépendence des États-Unis est fortement soutenu par le lobby des armes à feu qui s'est jusqu'à présent opposé à tout enregistrement des armes à feux en prétextant que si le gouvernement sait où trouver chaque arme à feu, il lui serait trop facile de les réquisitioner à son bon gré et ouvrir ainsi la porte à un état tyraniquie qui pourrait alors tout controller et où chaque citoyen perdrait en autres libertés celle de posséder l'arme de son choix.

Il est clair que si ce droit peut raisonablement s'appliquer aux armes de tir, de chasse ou même à celles utilisées pour la légitime defense, on comprend beaucoup moins que mitraillettes et autres fusils d'assaut soient inclus dans la liste d'armes que tout bon citoyen est en droit de posséder. De plus, le lobby des armes argumente que si la justice laisse en liberté tous ces bandits dangereux et armés, il devient indispensable pour le citoyen normal de se défendre et donc de s'armer. La réalité est cependant que trop souvent, l'arme de defense d'un ménage aura de fortes chances d'être utilisée pour régler une dispute familliale ou pourrait devenir un jouet mortel aux mains d'enfants pouvant y avoir accès.

D'autre part, si l'état fédéral exige une période d'attente avant l'achat d'une arme pour vérifier que l'acheteur n'est pas un criminel, il est tout à fait possible de se procurer la même arme sur une foire ou par internet sans qu'aucune vérification ne soit opérée. Il est également très fréquent que des criminels notoires recourrent aux services d'"hommes de paille" ayant un casier judicière vierge pour leur procurer l'arsenal dont ils ont besoin.

Ceci étant, l'immunité dont semblait bénéficier le lobby des armes est en train de changer de manière radicale, et un nombre croissant d'américains commence à penser qu'il est maintenant temps de faire plus pour stopper le massacre. Le contrôle des armes à feu est donc en voie de devenir un élément très important pour l'élection présidentielle de Novembre 2000. Comme à l'accoutumée, les démocrates sont beaucoup plus en faveur de resserer l'étau alors que les républicains craignent encore de prendre une position trop radicale sur le sujet. Espérons qu'entre temps les fous armés qui nous entourent perdront l'envie d'exhiber leurs qualités de tireurs dans les cours de nos écoles...