lundi, novembre 15, 2010

Nos vrais besoins politiques

Nous avons tous des opinions différentes, des idées, des philosophies et des intérêts économiques à protéger. Tout ceci influence nos besoins politiques et face à deux partis dominants, on ne peut trouver que quelques pièces éparses dans leurs programmes qui vont peut-être répondre à nos besoins. Je ne parle même pas du fait qu'il existe un gouffre entre ce qui sort de la bouche des politiciens et ce à quoi ils croient vraiment ainsi que ce pour quoi ils vont réellement se battre. Ceci dit, ce processus de représentation ne fonctionne pas comme il devrait dans la forme finale du produit qui nous est offert, c'est au mieux une approximation très grossière de nos vrai besoins. Dans les produits de consommation qui nous entourent, l'adéquation entre ce qui est offert à l'achat et nos désirs ou besoins est désormais devenu extrêmement plus proche de nos attentes.

Y aurait-il un moyen d'obtenir une meilleure représentation politique en forçant les politiciens à adapter leurs programmes autour de nos vrai besoins, plutôt que de devoir s'accommoder du dogme de leur parti? Je pense que oui, mais pour y parvenir, nous devons nous organiser. C'est quand même un monde qu'Apple puisse créer des produits qui nous font craquer et dépassent souvent nos attentes alors que que le deuxième plus vieux métier du monde reste malheureusement incapable de nous donner quelque chose qui s'approche de ce dont nous avons vraiment besoin. Pour commencer, essayez de construire votre propre « programme » comme vous l'envisagez. Je partagerai le mien dans un prochain blog ...

dimanche, novembre 14, 2010

Vous êtes malade, voici ce qu'il faut faire ...

Vous venez de prendre connaissance de votre bilan de santé annuel; alors que vous pensiez que tout allait très bien, votre toubib vous dit que vous avez de l'hypertension, que votre cholestérol est trop élevé et qu'en plus, vous avez du diabète. Elle continue en vous prescrivant un régime plutôt austère et difficile à suivre. Comme vous préférez vivre plutôt que mourir, vous tombez d'accord avec son diagnostic et commencez à vous soigner ... Retour maintenant sur ce début de semaine aux États-Unis quand Erskine Bowles et Alan Simpson, les coprésidents de la commission anti-déficit nommée par Barack Obama, entrouvrent leur avant-projet de réforme pour nous donner un avant goût de ce qui nous attends. Eux savent que le « patient » est déjà dans un état lamentable, et montrent ce qu'il faut faire pour réduire le déficit à 2,2% et de stabiliser la dette à 69% du PIB d'ici à 2015.

Pour moi, c'était la première fois que j'entendais quelque chose d'intelligent sortir de la bouche de politiciens, surtout après avoir été arrosée d'une sur-dose de rhétorique idiote par les candidats du « tea-party » tout au long de la campagne électorale que nous venons de subir. Lorsque cette information est devenue publique, les autres politiciens de tous bords ont commencé à trouver des tas de problème liés à cet ensemble de recommandations. Les citoyens ont également pris la mouche contre la suggestion de supprimer les sacro-saintes déductions d'intérêts d'emprunts. Il se pourrait bien que l'Amérique toute entière porte en elle un désir suicidaire secret et préfère être morte que fiscalement saine!

samedi, novembre 13, 2010

Mon point de vue sur Georges Joubert

Au début du mois, ce célèbre entraineur et technicien du ski français décédait. Personnage controversé, il était surtout connu pour avoir décapité l'équipe de ski français en 1973. Alain Lazard, un de mes amis qui est en train de retracer cet incident m'a demandé de partager mon opinion sur le sujet ...

Il est tout à fait vrai qu'à l'époque, il existait un fossé assez profond entre les skieurs élevés en montagne et leurs homologues citadin, ces derniers étant généralement plus loquaces, mieux affirmés et un peu plus instruits. De leur coté, les montagnards restaient simples et pratiques, très près de la nature et assez taciturnes. Les citadins voulaient changer le monde du ski, y apporter des éclaircissements, faire preuve de leur valeur afin d'être finalement acceptés par les populations des stations.

Jean Vuarnet, l'acolyte de Joubert depuis bien longtemps, était un hybride, ayant été partiellement élevé à Morzine, mon pays, mais n'avais jamais été vraiment accepté par la population locale qui restait méfiante par rapport à son « instruction » et ce n'est que très récemment que Morzine l'a enfin reconnu quand cela est devenu une occasion incontournable de promouvoir la station. If faut bien souligner que dans les années 60 et 70 les « montagnards » ne discutaient absolument pas les dogmes de l'ENSA (École Nationale de Ski et d'Alpinisme), ils les appliquaient tout simplement à la lettre. De son coté Joubert, était trop iconoclaste pour être accepté par ce groupe, et laissé en dehors de la tente, il ne pouvait guère que défier ce qui était en France l'équivalent du Vatican pour la religion du ski. Bien sûr, il est dommage que l'ENSA n'ai pas eu le courage d'engager Joubert; le ski dans son ensemble se serait considérablement enrichit de cette confluence ...

Joubert qui était un bon observateur de skieurs de haut niveau s'était mis à écrire des livres et amener un peu de théorie dans un monde resté très dogmatique, non seulement en France, mais aussi en Autriche, l'aile opposée de la culture du ski de l'époque. Son analyse technique fondée sur l'observation des champions du moment, apportait quelques bonnes observations, mais présentait aussi pas mal de lacunes dans son approche. L'équipement, déjà en constante évolution, constituait l'une de ces importantes charnières et la méthodologie offerte par Joubert ne tenait guère la route, restant très fragmentaire par rapport au petit opuscule de l'ENSA, connu sous le titre « Mémento du Ski Français. »

À mon avis, Joubert était sur la bonne piste, mais n'a jamais creusé suffisamment pour découvrir et élaborer une méthode d'enseignement liant bien toutes ses observations. Quoi qu'il en soit, je pense toujours que Joubert a contribué énormément à la promotion du ski en y apportant un point de vue alternatif, mais n'a pas réussit à vraiment faire le tour du sujet. Je sais aussi que Joubert a joué un rôle important dans les ski-tests publiés par le magazine Français « Ski, » mais je ne les ait pas suffisamment disséqués pour pouvoir exprimer une opinion sur ceux-ci.

En ce qui concerne les événements de Val d'Isère, comme la plupart de ceux qui en parlent encore aujourd'hui, je n'étais pas présent lorsque Joubert, Vuarnet (son associé,) Martel (le président de la fédération) et Mazeaud (le ministre des Sports) ont annoncé qu'ils allaient jeter le bébé et l'eau du bain. La question que l'on est tous en droit de se poser est bien sûr, qui a fait pencher la balance? Était-ce un consensus partagé entre les quatre participants, n'y a-t-il eu qu'un seul, deux ou trois d'entre eux qui ont tiré sur la gâchette, nous ne le saurons jamais, mais il suffit de dire que leur réaction était trop épidermique et qu'elle était sans doute le sous-produit de frustration de la part des deux entraîneurs qui avaient affaires à des athlètes poussés dans leurs retranchement, sans doute un peu prima-donnas et à qui le tandem Joubert-Vuarnet n'avaient pas été capable de « vendre » sa philosophie d'entrainement.

Une autre grande leçon à tirer de ce fiasco est que les décisions hâtives et irrévocables sont toujours à éviter. Encore une fois, Georges Joubert n'était pas seul impliqué dans ce processus décisionnel. Il est aussi utile de rappeler qu'avant sa mission auprès des équipes de France, Jean Vuarnet avait travaillé dans des circonstances assez similaires, en capacité de conseiller auprès de la « Squadra Azzurra, » l'équipe Italienne, qui se mit à rafler toutes les victoires en ski masculin au début des années 70. Je pense qu'en fait, Vuarnet a d'avantage aidé à organiser le pool de fournisseurs italien qu'à montrer à Gros, Stricker et Thoeni là où ils devaient planter le bâton.
Ceci dit, je crois que la décision de guillotiner les équipes féminines et masculines françaises a été fait beaucoup trop rapidement et a été une punition tout à fait disproportionnée par rapport a la situation sur le terrain. Je pense encore que les conséquences de se geste se sont fait sentir sur l'équipe française pendant des décennies et perdurent peut-être encore aujourd'hui. Le quatuor de Val d'Isère aurais simplement dû suspendre certains athlètes, mais je pense qu'aujourd'hui il est un peu tard pour repousser la pâte à l'intérieur du tube de dentifrice. C'est pour le moins mon opinion.

vendredi, novembre 12, 2010

Inspire-moi!

Les circonstances, les sentiments et les gens nous inspirent à différents niveaux. Quand je voyageais beaucoup, mes pensées les plus fortes me sont souvent venues en jetant un œil par le hublot et en observant des icebergs à la dérive sur l'océan ou le lever de soleil sur un continent. Ceci dit, mes inspirations les plus fortes sont venues d'individus en chair et en os. Quelques amis ont joué ce rôle important, certains champions et même des vedettes du rock and roll! Pour avaler tous les désagréments de la vie, il nous faut une bonne dose quotidienne d'inspiration, comme il nous faut de quoi manger, boire et respirer.

Dernièrement, celui qui m'a le plus fortement touché a été mon ami François Feuz. Chaque fois que je bavarde avec lui, il me donne beaucoup plus en force morale que je suis capable de lui fournir. Son état d'esprit va au delà de la maitrise personnelle, c'est une forte détermination qui indique que tout ne peut qu'aller mieux. Bien évidemment, il est toujours trop facile de sombrer dans le cynisme, la routine et de voir le verre « à moitie vide. » Il y a quelques jours, je recevais une série de photos exceptionnelles montrant François sur un terrain de golf, en train de redécouvrir la sensation d'avoir un club de golf en main, juste quelques mois après son accident. La légende sous la photo disait tout simplement: « Pourquoi pas? Dans la vie il faut toujours y croire ... » C'est tellement vrai.

jeudi, novembre 11, 2010

L'oiseau dans la cheminée

S'il y a une pièce que nous utilisons assez rarement dans notre maison, c'est bien la salle de séjour du bas, située juste à côté de mon bureau. En ce moment, je m'en sers pour terminer un projet qui servira de cadeau de Noël, et ce mardi, nous avons senti une odeur étrange et nauséabonde en provenance de la cheminée. Nous avons là un foyer alimenté au gaz naturel. Pendant un moment nous nous sommes demandés ce que cette odeur pouvait bien être, mais très vite mon épouse s'est souvenue avoir entendu des bruits étranges provenant de cette pièce il y déjà quelques jours.

Comme il était encore trop pour la visite du père Noël, nous sommes assez vite arrivés à la conclusion qu'il devait s'agir d'un oiseau qui était tombé dans la cheminée et qui avait lutté désespérément pour en échapper; en effet, Evelyne avait entendu une série de bruits d'ailes battant contre la parois intérieure pendant plusieurs heures. Le problème était qu'à moins de tout démolir, il n'était guère possible d'avoir accès au conduit principal de la cheminée et à l'espace entourant l'élément du bruleur. En plus, la cheminée en située à 10 mètres en dessous de la cheminée.
Je suis alors monté sur le toit et me suis rendu compte que lorsque cette cheminée avait été mise en place en 2005, l'installateur avait pratiqué trois incisions dans la grille de protection pour descendre du matériel et ne les avait jamais refermées, laissant ainsi le passage ouvert aux oiseaux et autres créatures qui pouvaient aisément tomber dans l'orifice principal. J'ai réparé tout cela en quatrième vitesse, interdisant l'accès à tout animal volant ou grimpant. Hier, l'odeur avait quasiment disparu. L'oiseau devait être cuit à point ...

mercredi, novembre 10, 2010

Bush, Seifert et Oprah ...

J'ai trouvé certains éléments de l'actualité d'hier assez choquants. J'ai d'abord entendu à la radio que Michael Seifert, un gardien de prison nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, surnommé «  la Bête de Bolzano, » était décédé récemment dans un hôpital italien. Bon débarras! Plus tard dans l'après-midi, la célèbre Oprah Winfrey avait eu la mauvaise idée d'inviter George Bush sur son plateau pour qu'il puisse promouvoir son livre. Vous voyez, la différence entre Bush et Seifert est que le premier a causé la mort de centaines de milliers de personnes en déclarant la guerre à l'Irak depuis le confort de la Maison-Blanche, tandis que l'horrible Seifert à torturé et tué entre 11 et 17 personnes de ses propres mains, en tant que caporal SS. Il semble évident que des centaines ou des milliers d'Irakiens aient subit un sort similaire à celui des détenus de Bolzano. Bien entendu, au cours de l'entrevue, M. Bush a encore affirmé qu'avoir envahit l'Irak était parfaitement justifié. Oprah, comment pouvez vous être aussi ignorante ou corrompue pour oser inviter un type pareil dans votre émission? Quelle honte!

mardi, novembre 09, 2010

Cette chance tant sous-estimée

Le milliardaire Warren Buffet dit tout le temps que la chance commence des l'instant où nous sommes né d'une bonne mère dans un bel endroit et cela est bien vrai. Si l'on est né en Suisse, au lieu d'être né à Haïti, tout sera probablement beaucoup plus agréable et tout ira certainement beaucoup mieux. Ensuite, il y a cette chance qui semble distribuée par le destin. Je ne crois pas particulièrement à la prédestination, mais parfois les événements se produisent de façon tellement bizarre qu'on finit par croire qu'ils ont été écrit sous forme d'un script prescient et qu'ils attendent que les protagonistes se trouvent tous au bon endroit et au bon moment avant que cette manne magique se mette à tomber.
Appelez ça une coïncidence mystérieuse, j'appelle ça de la chance. Alors qu'il était assez facile de devenir les Rolling Stones dans les années 60 et Microsoft dans les années 80, ces deux exploits seraient quasiment impossible de ré-éditer aujourd'hui. Une fois de plus, cette parfaite synchronisation de période et d'opportunité est un autre exemple de ce que nous offre « Lady Luck. »

En dehors des circonstances externes et du moment parfait, la chance continue d'influencer d'autres domaines importants comme la santé. Certains d'entre nous sont nés avec des gènes merveilleux, d'autres n'ont pas cette chance. Mon frère fait partie de ceux-là. Non seulement a-t-il commencé à devenir sourd à l'adolescence, mais de graves problèmes de vision on suivit et aujourd'hui, il est aux prises avec une maladie pulmonaire qui ne le lâche pas. Un de mes meilleurs amis quand à lui a presque passé trois décennies à s'occuper de sa femme qui souffre de sclérose en plaque. Nous ne donnons jamais assez de crédit et ne remercions jamais assez la chance quand celle ci nous comble en nous donnant plus que notre part de bonne fortune ...

lundi, novembre 08, 2010

Choisir et garder un bon état d'esprit

Il y a deux ans, j'évoquais le livre Fish! et combien il était important de choisir une (bonne) disposition. Plus récemment, je préconisais qu'il était souhaitable d'avoir la peau « dure. » Aujourd'hui, je crois enfin avoir trouvé une solution à ma quête de cette forme de force intérieure qui soit en quelque sorte un compromis entre les deux et qui prendrait pour forme le choix délibéré d'adopter et et de garder un bonne, et pourquoi pas, excellente disposition d'esprit, du lever jusqu'au coucher. Cela me paraît assez simple mais comme toute vérité de base, celle-ci peut-être terriblement difficile à mettre en œuvre.

Quoi qu'il en soit, cela me semble une alternative raisonnable et sans douleur au développement d'une « armure » physique à toute épreuve. Il y a de nombreux éléments taoïstes dans cette démarche, et si vous me connaissez un peu, c'est là ma philosophie préférée. C'est donc parti; à partir d'aujourd'hui, je ne vais pas simplement opter pour un bon état d'esprit journalier, mais je ne vais pas cesser de me rappeler au fur et à mesure que la journée avance, que les événements me tirent vers le bas et que mon humeur se détériore, que si quelqu'un a l'intention de me pousser dans mes derniers retranchements , ma bonne - et bientôt merveilleuse – disposition sera maintenue quoi qu'il arrive …

dimanche, novembre 07, 2010

Ces hauts et ces bas qui marquent nos vies

Pour moi, ceci n'est pas nouveau. Même quand j'avais un emploi et que je coûtais fort cher à mon patron, j'avais des jours où je ne produisais quasiment rien du tout. Le « jus créatif ou productif, » comme on pourrait appeler ce mystérieux fluide, ne passait pas. Ces jours là, je finissais ma journée sans aucun résultat tangible et non seulement cela, je me sentais aussi terriblement déprimé et profondément épuisé. Je n'aimais pas ça, mais cela m'arrivait assez souvent. D'un autre côté, il y avait bien évidemment tous ces jours extrêmement productifs, souvent juste avant un un évènement important, comme un salon professionnel ou une présentation dont l'enjeu était vital. L'adrénaline coulait à flot, la créativité était débordante et la fatigue absolument inexistante ...

Ces situations totalement opposées illustrent parfaitement la nature cyclique de nos vies. Nous ne pouvons pas tout le temps être efficaces, créatifs et enthousiastes.
Il faut savoir faire de la place pour les hauts, les bas et les situations entre les deux. Il nous faut venir à terme avec cette réalité et apprendre à chérir et apprécier le fond du baril autant que nous savourons les sommets du succès. L'un ne manque jamais de précéder l'autre ...

samedi, novembre 06, 2010

Fou de la planche à billets ...

Ben Bernanke adore tellement son imprimante que, cette semaine, il n'a pas su résister à générer encore plus de liquidité. Je n'aime pas tellement cette idée, car il me semble que plus on imprime de billets de banque, plus grand est le danger d'inflation, ce que du reste le président de la Fed reconnaît bien lui-même; il n'est du reste pas trop sûr que son initiative va marcher, mais il le fait pour avoir bonne conscience et pour s'assurer que sa presse d'imprimerie fonctionne bien. Il a donc répété sa « formule magique » d'assouplissement quantitatif aussi connu sous abréviation QE qui avait évité la catastrophe financière mondiale en 2008. De nombreux experts financiers doutent que cette répétition de la formule, malicieusement surnommée QE2 par certains, marchera aussi bien que précédemment.

Mais il n'y a pas que cela; cette mesure amène pas mal de problèmes, comme de pousser les prix vers le haut et le dollar vers le bas, de lancer les prix des denrées industrielles dans la stratosphère, et tout cela pourrait bien attiser une inflation qui serait alors à son tour bien difficile à maitriser. Tous les pilotes d'avions aguerris savent que parfois, ne rien faire vaut mieux que de tripoter le manche à balais, mais de toute évidence, M. Bernanke aime tellement sa planche à billets qu'il ne parvient pas à la laisser tranquille ...

vendredi, novembre 05, 2010

Le fil du rasoir entre optimisme et pragmatisme

Un état d'esprit optimisme est l'ingrédient essentiel pour faire tourner le monde. Il a aussi l'inconvénient d'apporter un grand nombre de mauvaises surprises qu'un état d'esprit positif a tendance à masquer, tels que tous ces crocs-en-jambes, ces problèmes imprévus et ces scénarios négatifs qui ne manquent jamais de surgir au cours du déroulement des plans les mieux préparés.

C'est vrai, chaque fois que nous nous attelons à bâtir un projet alimenté par un enthousiasme sincère, les obstacles de toutes sortes ne tardent jamais à se manifester et se mettent à compromettre tout ce que nous voulons créer. C'est pourquoi je tempère toujours mon optimisme par une bonne dose de pragmatisme et ne manque jamais de bien garder à l'esprit un « scénario du pire. » Je m'assure aussi de positionner celui-ci bien assez bas pour qu'au bout du compte je finisse toujours bien au dessus de ce niveau catastrophique. De cette façon, je ne déprime jamais, mon objectif est atteint et mon optimisme inébranlable reste validé ....

jeudi, novembre 04, 2010

Histoire de deux champions

Il y a champions et champions. Dans le monde du ski, deux d'entre sortent du lot. Tous deux ont gagné des descentes sur la Streif, cette piste terrifiante à Kitzbühel, en Autriche. Dévaler ce monstre exige un courage exemplaire, une technique parfaite et une forme sans faille. Mais ces deux ne sont pas seulement des athlètes hors-pairs, ils sont aussi des êtres extraordinaires qui savent prendre du temps précieux sur leur emplois du temps chargés, faire un détour, voyager des heures, tout cela pour rendre visite à un de leurs bons copains qui en retour leur en est immensément reconnaissant. Cet homme qui est aussi un de mes copains est en train de se refaire une santé en travaillant particulierement dur sur sa rééducation dans un hôpital depuis maintenant neuf mois. Ces individus exceptionnels sont Jean-Claude Killy et Didier Cuche; merci à tous les deux pour rendre visite et encourager François, notre ami commun!

mercredi, novembre 03, 2010

Ras-le-bol électoral

Je suis enfin heureux que toutes ces histoires d'élection soient terminées et que dans un sens, les républicains aient reconquis la chambre des représentants. Cela va les remettre au travail avec je l'espère, pour mission la génération de solutions constructives.
Le président Obama devra aussi se remettre en question de manière spectaculaire pour définir des directions à la fois utiles et réalisables. Je pense en particulier à une réforme du code fiscal s'articulant autour du débat sur l'extension des réductions d'impôts promulguée par Bush. Il y a aussi notre politique énergétique et celle de l'immigration qui vont exiger un travail sérieux. Notre président ne devrait donc pas avoir à s'ennuyer, surtout si la vie à Washington lui plait et si il veut voir son contrat renouvelé dans deux ans.

Ce qui est clair dans cette saga électorale, c'est que l'électorat américain a très peu de patience et que quiconque est en charge doit pouvoir sortir un troupeau de lapins de son chapeau en un temps record. Un an est un horizon acceptable pour des résultats, mais surement pas quatre! Quant à moi, je vais continuer de faire mon petit travail de citoyen sans trop m'inquiéter des impôts supplémentaires qui pourraient bien me tomber sur le dos. Sur les deux certitudes de la vie telle que nous les définissons en Amérique (les impôts et la mort,) une seule me suffit amplement ...

mardi, novembre 02, 2010

Georges Joubert, 1923-2010

Georges Joubert est décédé ce 1er Novembre dans sa maison de retraite de La Tronche, près de Grenoble; il avait 87 ans.

Le ski a toujours été quelque chose d'important dans ma vie, j'ai donc plongé à fond dans ce sport et avant de finalement devenir moniteur diplômé, j'ai toujours été profondément attiré par la recherche et l'esprit analytique de Joubert sur la technique du ski. Par rapport à l'évangile du ski français preché par l'ENSA (l'École Nationale de Ski et d'Alpinisme,) l'approche de l'ancien patron du GUC était basée sur l'observation et l'analyse des gestes de champions comme Russel, Thoeni ou Stenmark, et était fondée sur la fonctionnalité plutôt que sur la forme. Toute l'orthodoxie du ski français était elle basée sur la recherche du geste parfait et l'exécution de certain mouvements bien définis, tandis que Joubert essayait de comprendre la fonctionnalité de certains gestes et les bonnes raisons d'imiter les meilleurs skieurs. J'ai passé plus de temps à essayer de comprendre ses livres qu'à mémoriser le « Memento du Ski Français » qui était la bible de l'ENSA, et, ce faisant, j'ai acquis une bonne compréhension du ski; J'ai aussi utilisé les versions anglaise et allemande de ses livres pour apprendre la terminologie du ski et les utiliser avec mes clients étrangers.

Bien avant que certaines techniques soient vulgarisées, ce théoricien avait disséqué la technique de la trace large, du ski de bosses et des virages coupés ou « carving. » Joubert a également développé des méthodes pour tester le matériel de ski lors de sa longue association avec « Ski, » un magazine de ski français. Cela dit, Georges Joubert n'a jamais été quelqu'un de très populaire et il était bien connu pour tous ses affrontements avec les grands pontes du Ski Français. Alors qu'il vient de nous quitter, on ne se rappelle guère aujourd'hui que de son bref passage en compagnie de Jean Vuarnet à la tête des équipes de France de ski dans le début des années 70, et du licenciement massif de ses « vedettes » qui n'avaient guère apprécié l'approche iconoclaste de leur nouveaux entraineurs. Cela dit, Joubert restera le héros méconnu, mais aussi l'un des piliers les plus solides du ski français ...

Le tour des républicains?

Si l'élection d'aujourd'hui tourne de la façon dont la plupart des experts et des sondages le prédisent, la Chambre des Représentants va devenir républicaine et l'on pourra alors découvrir ce qu'est l'interprétation de la nouvelle majorité en matière de création d'emplois. J'espère que ce sera quelque chose d'un peu plus original que le simple maintien en place des allégements fiscaux passés par George Bush, et ce jusqu'à la fin des temps, mais je ne me fais guère d'illusions.
J'ai toujours trouvé que les conservateurs américains ont très peu d'imagination, peu d'idées qui tiennent la route et sont rarement en mesure de nous surprendre positivement. Regardez, même nos économistes les plus libéraux, armés de prix Nobel ont déjà des tas de difficulté à penser de manière innovante.

Comme la création d'emplois est la mission essentielle, tous ces experts ne semblent toujours pas vouloir admettre qu'il y a maintenant une concurrence mondiale féroce qui va mettre une pression intense sur les salaires, exiger une mobilité tant au niveau géographique qu'à celui de connaissances, et que tout cela laissera malgré tout beaucoup de trop de jeunes et la plupart des travailleurs âgés sur le carreau. C'est le nouvel ordre mondial. De la Malaisie à la Chine et jusqu'au Brésil, tout le monde veut devenir les « États-Unis du 21ème siècle, » ce qui va signifier encore plus de concurrence et l'acceptation que nous autres, Américains, Japonais et Européens ne soient plus seuls qui guident le monde de l'industrie et du commerce. C'est pourquoi, cette fois ci je prédis que les républicains, en plein dans leurs efforts de « création d'emplois, » se mettront vite à réaliser que le monde a radicalement changé pendant ces deux courtes années au cours desquelles ils étaient juste bon à dire « Non » au président Obama.

lundi, novembre 01, 2010

Devenir dur à cuire ...

Un sujet qui devrait être enseigné dans les écoles est la façon de cultiver, ou de développer, une faculté à être un dur à cuir. C'est un peu comme de pouvoir former un épiderme qui ressemble d'avantage à l'armure d'un rhinocéros que celui d'un bébé. La vie est remplie de moments difficiles, et rester costaud tout en absorbant méchancetés et critiques nous permet de traverser l'existence en beaucoup plus grand confort et sans avoir a se ronger l'âme. L'idée est que nous ne sommes pas tous nés avec une carapace toujours bien dure et qu'il est nécessaire de renforcer celle-ci pour bien se protéger contre les mauvais traitements et en particulier contre tous les propos humiliants et critiques. Je dirais que le principal obstacle à surmonter pour être au-dessus de tout ces problèmes est le besoin de plaire que beaucoup trop d'entre nous portent en eux depuis la tendre enfance et qui nous a permit de nous assurer de cette approbation parentale dont nous avions tant besoin.

Tout ceci ne résout cependant pas la question fondamentale de savoir comment il est possible de devenir « blindé. » Je n'ai malheureusement pas de recette toute faite, sauf qu'il me semble que chaque fois que nous sommes maltraités, avili et que l'on se moque de nous, il faut carrément retourner la situation et bien réaliser que ces blessures ne sont pas physiques, et ne sont que des mots qui ne changent rien à la façon dont nous sommes profondément et bien sûr, à la nature de nos valeurs intrinsèques. Il nous faut simplement transmuter ces insultes et tous ces mots qui font mal en force pure. C'est ça, accrochez-vous, serrez les dents et devenez un vrai « dur à cuire! »

Halloween: Le point annuel

Tout comme pour notre économie, je peux maintenant confirmer que, d'après le nombre de groupes et de visiteurs qui sont venus chez nous le soir d'Halloween pour récupérer des bonbons et autres sucreries, la récession est officiellement terminée. C'est tout à fait exact, nous avons constaté une légère hausse dans la fréquentation qui augure bien pour l'avenir. Il me faut également noter que les costumes étaient, dans leur ensemble, un peu plus créatifs. Halloween n'est donc pas encore en voie de disparition et au contraire semble bien sur le chemin de la résurrection. Bravo à vous les fantômes, maintenez bien la pression!

dimanche, octobre 31, 2010

Moi aussi, je suis en colère!

À la veille des élections de Novembre, la plupart des Américains sont en colère contre quelque chose; moi, ça allait encore jusqu'à ce matin, mais à six heures, c'était enfin mon tour de devenir fou furieux! Je me suis alors rappelé que l'administration Bush avait changé notre heure d'été à l'encontre de la programmation de mon réveille-matin qui avait été prévue pour afficher automatiquement le changement deux fois par an et jusqu'à la saint-glinglin ou jusqu'à la fin des temps, selon ce qui pourrait se produire en premier.

Et voilà, mon horloge affiche 5 heures alors qu'il est déjà 6 heures et que pendant toute une semaine, je vais devoir me creuser les méninges à chaque fois que j'appelle quelqu'un en Europe pour savoir à quelle heure il est déjà là-bas, ou pour regarder mon émission préférée sur la télévision française, sans oublier la remise à l'heure de cette fichue horloge la semaine prochaine car cela ne sera pas fait automatiquement. Sur près de 400 millions d'Américains, je dois être le seul avec une telle horloge programmée, car je n'entends personne d'autre se plaindre. Quoi qu'il en soit, je continue de penser que cette histoire de changement d'heure est vraiment stupide et doit être éradiquée de la surface de la terre. Joyeux Halloween!

samedi, octobre 30, 2010

Au tour de Tariq Aziz

Si vous suivez les actualités, vous avez probablement entendu que Tariq Aziz, ministre des Affaires étrangères de l'Iraq et plus tard vice-Premier ministre, a été condamné à mort en début de semaine par un tribunal irakien pour crimes contre certains membres de partis chiites rivaux. Ce n'est pas que je suis un fan de M. Aziz, mais je continue de croire que la peine de mort est barbare et ne devrait pas faire partie de la boîte à outils qu'utilise un pays comme l'Irak, qui prétend vouloir tout recommencer à neuf. Je ne pense pas d'autre part qu'en termes de victimes Irakiennes, Aziz porte autant de responsabilités que, par exemple, MM Bush et Cheney.

Il est intéressant de noter que Tariq Aziz est né d'une famille chrétienne chaldéenne, et que quelques semaines avant l'invasion Américaine de 2003, il avait obtenu une audience avec Jean-Paul II au Vatican. Depuis qu'Aziz a été condamné à être pendu, j'ai été heureux d'entendre que l'Église catholique avait pris position contre son exécution pour la simple raison que le Saint-Siège est contre la peine de mort et que cet acte de clémence « favoriserai la réconciliation et la reconstruction de la paix et de la justice en Irak après de grandes souffrances, » comme l'a déclaré son porte-parole, Federico Lombardi.

Le Vatican n'est pas le seul à soutenir Tariq Aziz car il a été rejoint dans ses appels de clémence par les Nations Unies, l'Union Européenne, Amnesty International et même la Russie. Les États-Unis, dont la devise est « In God we Trust » et où la plupart des gens croient en l'aspect sacré de la vie n'ont rien dit ...

vendredi, octobre 29, 2010

Ce qui doit changer

Très peu d'Américains sont satisfaits de notre système politique actuel. Ce dernier est complètement sur les genoux. À mon humble avis, seuls quelques-uns de ses éléments doivent être modifiés afin de tout remettre sur les rails et de tout remettre en marche pour le bien de la nation et pour que tout redémarre. Voici donc ma prescription:

1. Stopper le flot d'argent qui pourrit nos élections; les campagne devraient être financé par des fonds publics.
2. Changer les termes électoraux: Les mandats des membres du congrès et du président sont trop courts; portons les à cinq ans avec une limite de deux mandats maximum. Les membres du sénat pourraient continuer avec leur terme à six ans, mais leurs mandat devrait aussi se trouver limité à deux.
3. Encourager la participation d'autres partis (Vert, « Tea Party, » peu importe,) pour briser le monopole des deux partis uniques.
4. Virer Dieu de la politique et du gouvernement
5. Mettre nos élus en demeure de travailler ensemble et cesser de se déchirer constamment.

Ces changements sont drastiques, impliquent des changements importants dans notre sacro-sainte constitution; ils sont aussi simples et pourrait fonctionner merveilleusement bien. C'est exact, je suis un rêveur.