Le 26 décembre dernier, mon ligament collatéral du genou gauche s'est mis à me faire mal alors que je skiais avec ma fille qui était à la maison pendant les vacances de Noël.
Je ne sais guère ce qui pu causer cette douleur, mais après avoir fait un peu de recherche sur internet, le Docteur Go11 a déterminé qu'il s'agissait d'une inflammation du ligament nécessitant assez de repos pour pouvoir guérir. Pas de visite chez le médecin, ni à la clinique orthopédique et pas non plus de rééducation.
J'en suis simplement venu à conclure que patience, modération et temps de repos résoudraient le problème. C'est ainsi qu'en Janvier, alors que nous avions ces quantités phénomenales de neige poudreuse, j'ai volontairement manqué 17 jours de pur plaisir.
J'ai repris le ski en février, d'abord en douceur et toujours avec une genouillère. Bien vite j'ai retrouvé mes pentes et mes conditions de neige de prédilection. Peu à peu la douleur a diminué et finalement, depuis d'hier, je ne sens plus rien, ce qui prouve qu'il est toujours possible de guérir soi-même !
lundi, mars 20, 2017
dimanche, mars 19, 2017
Déjà soixante-dix jours de ski ...
Samedi, c’était ma 70e journée de ski de la saison. Si je me base sur mon expérience récente, ce n'est guère brillant et cette contre-performance est entièrement attribuable à un problème avec mon genou gauche.
Il est désormais très probable que je ne pourrais plus atteindre les cents journées quand l'hiver touchera à sa fin, mais j'aurai quand même eu la satisfaction de skier plus que mon âge pour un dénivelé total excédant 300.000 mètres. Combien de temps pourrais-je faire durer ce petit manège ?
J'espère bien aller dans mes années 80, mais rien n'est garantit, et au fil du temps, skier mon âge quand je suis nonagénaire me semble de plus en plus incertain, mais je ne baisse pas les bras !
Il est désormais très probable que je ne pourrais plus atteindre les cents journées quand l'hiver touchera à sa fin, mais j'aurai quand même eu la satisfaction de skier plus que mon âge pour un dénivelé total excédant 300.000 mètres. Combien de temps pourrais-je faire durer ce petit manège ?
J'espère bien aller dans mes années 80, mais rien n'est garantit, et au fil du temps, skier mon âge quand je suis nonagénaire me semble de plus en plus incertain, mais je ne baisse pas les bras !
samedi, mars 18, 2017
Pas fan du slalom parallèle ...
Hier, alors que je regardais l'épreuve en ski parallèle par équipe à Aspen, je me suis rendu compte qu'il m’était de plus en plus difficile d'aimer cette forme compétition à ski qui selon la FIS apporte un élément divertissant appréciable.
Il est difficile pour moi d'exprimer pourquoi j'ai du mal à m'enthousiasmer par cette discipline, mais je vais malgré tout essayer d'expliquer pourquoi.
Il est difficile pour moi d'exprimer pourquoi j'ai du mal à m'enthousiasmer par cette discipline, mais je vais malgré tout essayer d'expliquer pourquoi.
- Trop facile: Comparé aux autres épreuves alpines, celle-ci semble un peu trop facile en raison de sa longueur limitée, de la régularité du tracé et de l'uniformité de la pente; c'est assez décevant par rapport aux courses de coupe du monde de ski auxquelles nous sommes habitués.
- Trop court: Cette forme de sprint en matière de course de ski alpine ne dure pas assez longtemps pour permettre de bien d'apprécier la technique et le potentiel d'un skieur.
- Jeu de chance : La chance joue un rôle plus important ; sous la pression directe de leurs adversaires, les coureurs sont d'avantage susceptibles d’être disqualifiés ou de manquer leur départ.
- Bouche-trou: Cette épreuve reste marginale et n'est guère utilisée que pour boucher certains trous dans le programme ; c'est donc fondamentalement superflu ; de plus, peu ou peut-être aucun athlète ne s'y entraîne sérieusement et cela se voit ...
- Mauvaise couverture télévisuelle: Les angles de tournage doivent être retravaillés, avec par exemple des prises de vue aériennes qui permettraient de mieux voir les différences entre skieurs. Les prises de vue de coté et les plans rapprochés ne s’avèrent pas télégéniques.
- Conclusion: Après plusieurs décennies d’expérience, le World Pro Tour a échoué en utilisant ce format et a fini par jeter l’éponge. Peut-être il y a-t-il là une leçon pour la FIS à considérer …
vendredi, mars 17, 2017
L’évolution des skis monocoques ...
Il y a 27 ans, Salomon lançait un pavé dans la mare du marché mondial du ski en introduisant le premier ski avec une surface supérieure formée en relief. Fondamentalement, le changement était purement cosmétique, mais avait été commercialisé de manière magistrale.
En fait, il ne s'agissait rien de plus qu'un ski avec un partie supérieure plastique formée d'une seule pièce, remplaçant les champs verticaux et la surface plates des skis tels qu'ils étaient connus jusqu'alors. En même temps, un peu comme par télépathie, le fabricant slovène Elan lançait sa propre version du même ski appelé le MBX « Monobloc » (les skis de Salomon étaient appelés « Monocoque », pour rappeler les châssis des voitures de course ...)
Le reste des fabricants se mirent alors à s'affoler pour répondre à cette nouvelle coqueluche, beaucoup en y laissant des plumes et en lançant des copies assez pathétiques du produit original afin de sauvegarder la part de marché qu'ils leur restait encore ...
De nos jours, quand je regarde les courses de ski, tous les skis Salomon ou Rossignol, quelques Atomic et bien d'autres, ont retrouvé leur section rectangulaire d'antan et même les produits de ces marques destinés aux consommateurs y sont revenus. Tout cela montre encore une fois que plus les choses changent, plus elles restent les mêmes ...
En fait, il ne s'agissait rien de plus qu'un ski avec un partie supérieure plastique formée d'une seule pièce, remplaçant les champs verticaux et la surface plates des skis tels qu'ils étaient connus jusqu'alors. En même temps, un peu comme par télépathie, le fabricant slovène Elan lançait sa propre version du même ski appelé le MBX « Monobloc » (les skis de Salomon étaient appelés « Monocoque », pour rappeler les châssis des voitures de course ...)
Le reste des fabricants se mirent alors à s'affoler pour répondre à cette nouvelle coqueluche, beaucoup en y laissant des plumes et en lançant des copies assez pathétiques du produit original afin de sauvegarder la part de marché qu'ils leur restait encore ...
De nos jours, quand je regarde les courses de ski, tous les skis Salomon ou Rossignol, quelques Atomic et bien d'autres, ont retrouvé leur section rectangulaire d'antan et même les produits de ces marques destinés aux consommateurs y sont revenus. Tout cela montre encore une fois que plus les choses changent, plus elles restent les mêmes ...
jeudi, mars 16, 2017
L'avantage des skis légers
Il m'a fallu plus de soixante saisons de ski pour enfin découvrir les avantages qu'offrent les skis légers.
J'aime skier en mauvaise neige, en traces poudreuses croisées et me promener dans les arbres. Il me faut donc avoir quelque chose à la fois de facile a manœuvrer, sensible et agile sous le pied.
Trop souvent et trop longtemps, j'ai utilisé des skis métalliques, ou un mélange de skis métal et fibre de verre, et tout le travail supplémentaire que leur poids excessif m'a imposé m'a fait vieillir prématurément.
C'est pourquoi aujourd'hui je redécouvre ce qui me convient le mieux et me fiche pas mal si mes planches vont dans toutes les directions et sont parfois difficiles à contrôler quand il m'arrive de skier vite.
Je sais par expérience que les vitesses les plus excessives se terminent toujours par l’arrêt complet du skieur !
J'aime skier en mauvaise neige, en traces poudreuses croisées et me promener dans les arbres. Il me faut donc avoir quelque chose à la fois de facile a manœuvrer, sensible et agile sous le pied.
Trop souvent et trop longtemps, j'ai utilisé des skis métalliques, ou un mélange de skis métal et fibre de verre, et tout le travail supplémentaire que leur poids excessif m'a imposé m'a fait vieillir prématurément.
C'est pourquoi aujourd'hui je redécouvre ce qui me convient le mieux et me fiche pas mal si mes planches vont dans toutes les directions et sont parfois difficiles à contrôler quand il m'arrive de skier vite.
Je sais par expérience que les vitesses les plus excessives se terminent toujours par l’arrêt complet du skieur !
mercredi, mars 15, 2017
Toutes les remontées en une journée
Pour des raisons que je n'arrive même pas à comprendre, je me suis mis dans ma tête de skier toutes les remontées mécaniques que compte Park City en une seule journée.
Notre station dit avoir 41 remontées mécaniques, mais cela inclus une demi-douzaine de tire-fesses et autres tapis roulants pour enfants, mais je ne peux comptabiliser que 32 télésièges, 3 télécabines, 1 fil-neige et avec un télésiège à l’arrêt aujourd'hui (Eaglet), il ne me restait que 35 remontées à me mettre sous mes dents.
J'ai d'abord bien étudié la carte et j'ai préparé un itinéraire me permettant de faire mon tour dans la limite des heures d'ouverture (de 9 h à 16 h) et au bout du compte, je me suis retrouvé avec une demi-heure en plus.
J'ai réussi à accumuler 11,490 mètres de dénivelé, je ne me suis pas fais mal, j'ai pris deux remontées qui m’étaient totalement inconnues et j'ai eu une merveilleuse journée.
Essayez donc de faire pareil chez vous !
Notre station dit avoir 41 remontées mécaniques, mais cela inclus une demi-douzaine de tire-fesses et autres tapis roulants pour enfants, mais je ne peux comptabiliser que 32 télésièges, 3 télécabines, 1 fil-neige et avec un télésiège à l’arrêt aujourd'hui (Eaglet), il ne me restait que 35 remontées à me mettre sous mes dents.
J'ai réussi à accumuler 11,490 mètres de dénivelé, je ne me suis pas fais mal, j'ai pris deux remontées qui m’étaient totalement inconnues et j'ai eu une merveilleuse journée.
Essayez donc de faire pareil chez vous !
mardi, mars 14, 2017
Skieurs âgés : Restez concentré !
Plus on vieillit et moins la chute devient une une option attrayante, surtout quand on est sur les skis. La priorité Numéro Un est tout simplement de rester debout sur ses planches quoi qu'il arrive, en faisant d'avantage attention, en ouvrant toujours l’œil et surtout en se concentrant au maximum.
Tout comme le font nos amis Mikaela Shiffrin et Marcel Hirscher quand ils gagnent des courses. Simple, facile et efficace. Si vous avez l'âge requit, bienvenue donc dans le club de la concentration !
Tout comme le font nos amis Mikaela Shiffrin et Marcel Hirscher quand ils gagnent des courses. Simple, facile et efficace. Si vous avez l'âge requit, bienvenue donc dans le club de la concentration !
lundi, mars 13, 2017
La fameuse « moustache » Dynastar
Si vous êtes un skieur aguerrit, vous connaissez sans doute les skis Dynastar et peut-être avez vous remarqué la célèbre moustache qui sert de logo à la marque. De plus, si vous êtes un peu curieux, vous avez pu vous demander pourquoi une moustache avait été choisie pour l'occasion ?
La réponse est compliquée et se trouve liée à l'endroit où cette fabrique de ski a été fondée et maintient toujours son siège. Il s'agit de la ville est Sallanches, en Haute-Savoie, une petite bourgade de 16.000 habitants, faisant face au Mont Blanc et avec un blason qui représente la réunion de deux de ses ruisseaux, l'un appelé la Frasse et l'autre la Sallanche, tous deux formant un «V» au point de confluence.
Ce blason est aussi interprété comme le «V» de la victoire ou encore une représentation du Mont-Blanc (à l'envers) qui sert de toile de fond à la vallée. En fait, le terme « moustache » a été remplacé par « cime » au début du siècle. Ce terme est une évocation des montagnes qui entourent Sallanches et encore une fois, du fameux Mont Blanc.
Cela peut paraître « tiré par les cheveux », mais je soupçonne tout simplement que M. Claude Joseph, l'un des fondateurs de l'entreprise qui était par ailleurs très créatif en matière de marques (comme Dynastar = Dynamic + Starflex), avait retourné ce «V » pour en faire la célèbre moustache Dynastar que beaucoup d'entre nous reconnaissent !
La réponse est compliquée et se trouve liée à l'endroit où cette fabrique de ski a été fondée et maintient toujours son siège. Il s'agit de la ville est Sallanches, en Haute-Savoie, une petite bourgade de 16.000 habitants, faisant face au Mont Blanc et avec un blason qui représente la réunion de deux de ses ruisseaux, l'un appelé la Frasse et l'autre la Sallanche, tous deux formant un «V» au point de confluence.
Ce blason est aussi interprété comme le «V» de la victoire ou encore une représentation du Mont-Blanc (à l'envers) qui sert de toile de fond à la vallée. En fait, le terme « moustache » a été remplacé par « cime » au début du siècle. Ce terme est une évocation des montagnes qui entourent Sallanches et encore une fois, du fameux Mont Blanc.
Cela peut paraître « tiré par les cheveux », mais je soupçonne tout simplement que M. Claude Joseph, l'un des fondateurs de l'entreprise qui était par ailleurs très créatif en matière de marques (comme Dynastar = Dynamic + Starflex), avait retourné ce «V » pour en faire la célèbre moustache Dynastar que beaucoup d'entre nous reconnaissent !
dimanche, mars 12, 2017
Le ski, une découverte sans fin
Actuellement, les conditions de ski sont assez horribles avec des températures passant au dessus des 10 degrés l'après-midi.
Je sais que cela s'appelle « ski de printemps », mais il me semble que c'est un peu en avance sur la saison.
Même si je peux faire quelques pistes damées pour combler une partie de mon temps sur la neige, je n’arrête pas chercher des coins inédits, des passages inconnus, ou des itinéraire que je n'ai jamais eu la chance d'explorer quand les conditions sont normales ou exceptionnelles, ou encore parce que j'ignorais tout simplement que ceux-ci existaient.
Ainsi, je continue à enrichir mes connaissances, mon expérience et tout ce que je connais dan mon petit monde du ski. J'apprends toujours quelque chose de nouveau et je ne m'ennuie jamais sur mes planches ...
Je sais que cela s'appelle « ski de printemps », mais il me semble que c'est un peu en avance sur la saison.
Même si je peux faire quelques pistes damées pour combler une partie de mon temps sur la neige, je n’arrête pas chercher des coins inédits, des passages inconnus, ou des itinéraire que je n'ai jamais eu la chance d'explorer quand les conditions sont normales ou exceptionnelles, ou encore parce que j'ignorais tout simplement que ceux-ci existaient.
Ainsi, je continue à enrichir mes connaissances, mon expérience et tout ce que je connais dan mon petit monde du ski. J'apprends toujours quelque chose de nouveau et je ne m'ennuie jamais sur mes planches ...
samedi, mars 11, 2017
Quand tout s’éteint sur la piste de ski ...
Park City est l'une des rares stations de ski qui offre du ski nocturne au quotidien presque toute la saison. L'infrastructure d'éclairage n'est pas limitée aux remontées mécaniques de Payday et de First Time, mais parfois c'est le stade de slalom et Payday (géant) qui est également éclairé pour permettre l'entraînement du matin ou du soir, des ski clubs locaux et des vétérans.
Pour la première fois depuis que nous habité Park City, soit en plus de 30 ans, mon épouse est tombée à pic sur le moment où les lumières s’éteignaient sur les pistes Park City, à 19h02 précises, pendant que nous dînions.
Un coup de chance ; juste un de ces moment fugace que nous n'avions jamais eu l'occasion de saisir. Comme c’était hors du commun, nous avons suivi avec intérêt la répétition de la scène pendant quelque soirs et la nuit dernière j'ai fait une petite vidéo pour immortaliser cette expérience !
Pour la première fois depuis que nous habité Park City, soit en plus de 30 ans, mon épouse est tombée à pic sur le moment où les lumières s’éteignaient sur les pistes Park City, à 19h02 précises, pendant que nous dînions.
Un coup de chance ; juste un de ces moment fugace que nous n'avions jamais eu l'occasion de saisir. Comme c’était hors du commun, nous avons suivi avec intérêt la répétition de la scène pendant quelque soirs et la nuit dernière j'ai fait une petite vidéo pour immortaliser cette expérience !
vendredi, mars 10, 2017
Passeport perdu
Hier, alors que ma femme et moi nous promenions dans notre quartier, j'ai remarqué ce qui ressemblait à un passeport traînant dans la gouttière, non loin de chez nous. Il s'agissait en effet d'un passeport mexicain appartenant à un homme de 35 ans.
Au début, je me suis demandé où je pourrais bien le déposer compte-tenu des tensions actuelles en matière d'immigration. J'ai ensuite remarqué que le passeport avait été visé par le Consulat du Mexique à Salt Lake City, ce qui était un bon signe.
J'ai alors appelé la police de Park City et celle-ci m'a assuré que cette personne ne courrait aucun risque ; j'ai donc déposé le document au poste ce matin lorsque nous sommes partis skier, et j'espère que le passeport et son propriétaire seront réunis le plus rapidement possible !
Au début, je me suis demandé où je pourrais bien le déposer compte-tenu des tensions actuelles en matière d'immigration. J'ai ensuite remarqué que le passeport avait été visé par le Consulat du Mexique à Salt Lake City, ce qui était un bon signe.
J'ai alors appelé la police de Park City et celle-ci m'a assuré que cette personne ne courrait aucun risque ; j'ai donc déposé le document au poste ce matin lorsque nous sommes partis skier, et j'espère que le passeport et son propriétaire seront réunis le plus rapidement possible !
jeudi, mars 09, 2017
Le secret du ski de compétition
Ces dernières années et surtout cette saison, les disciplines techniques alpines sont devenus la confluence de la légèreté, de la vitesse et de la concentration, parfaitement mise en évidence par des athlètes comme Mikaela Shiffrin et Marcel Hirscher.
Légèreté, parce que les skieurs qui gagnent doivent d'abord glisser au maximum et ne pas « blesser » la neige en attaquant trop fort ou en s’équilibrant de manière trop brusque.
Vitesse, parce que, bien sûr, aller plus vite est le moyen qui justifie la fin, c'est à dire la victoire.
Enfin, la concentration est essentielle. Elle doit être présent quelques instants avant le départ afin d'effacer quelque crainte ou appréhension que ce soit, et rester ininterrompue jusqu’après le passage de la ligne d'arrivée, sans le moindre petit « trou » tout au long de l’épreuve.
Juste un petit laps de concentration et la victoire peut passer à coté. Que ce soit en Géant ou en Slalom, cela veut dire en moyenne une minute de concentration complète et ininterrompue.
Cette concentration mentale est beaucoup, beaucoup plus difficile à maintenir que la plupart d'entre nous pourrions croire, mais c'est de loin l'ingrédient primordial du ski de haut niveau et en même temps un secret de polichinelle !
Légèreté, parce que les skieurs qui gagnent doivent d'abord glisser au maximum et ne pas « blesser » la neige en attaquant trop fort ou en s’équilibrant de manière trop brusque.
Vitesse, parce que, bien sûr, aller plus vite est le moyen qui justifie la fin, c'est à dire la victoire.
Enfin, la concentration est essentielle. Elle doit être présent quelques instants avant le départ afin d'effacer quelque crainte ou appréhension que ce soit, et rester ininterrompue jusqu’après le passage de la ligne d'arrivée, sans le moindre petit « trou » tout au long de l’épreuve.
Juste un petit laps de concentration et la victoire peut passer à coté. Que ce soit en Géant ou en Slalom, cela veut dire en moyenne une minute de concentration complète et ininterrompue.
Cette concentration mentale est beaucoup, beaucoup plus difficile à maintenir que la plupart d'entre nous pourrions croire, mais c'est de loin l'ingrédient primordial du ski de haut niveau et en même temps un secret de polichinelle !
mercredi, mars 08, 2017
Casques de ski en Amérique ...
Cela fait déjà sept saisons d'hiver que je porte un casque. Aujourd'hui, je ne peux plus aller skier sans en avoir un.
Quand je parle à mes amis français, ils associent le port du casque avec avec une pratique du ski à grande vitesse et de manière généralement imprudente. Je ne partage pas cette opinion et, au contraire, vois de nombreux avantages à en porter un, mais je dois aussi ajouter que je n'ai pas adopté ce couvre-chef pour des raisons justifiables.
Quand je me suis « casqué », au cours de la saison 2010-11, c'était pour y « coller » ma caméra vidéo GoPro, mais j'ai vite découvert que cela me tenait chaud à la tête quelque soit la température et qu'il s'agissait là d'un réceptacle pratique pour réunir mon masque à neige, gants et cache-nez, de sorte que je n'ai jamais oublié aucun de ces objets en partant au ski. C'est vrai, la sécurité n'était pas sur ma liste.
Depuis, les casques ont gagné énormément en popularité parmi tous les pratiquants de sports de neige. Lundi, alors que je remontais en télésiège à Park City, je me suis livré à deux reprises à un sondage informel mais très révélateur.
J'ai simplement compté les gens qui portaient des casque par rapport à des bonnets (il faisait trop froid pour skier tête-nue) parmi la foule qui évoluait en au-dessous de moi. Mes deux observations ont révélé à chaque fois qu'un bon 90% des gens portaient des casques!
Quand je parle à mes amis français, ils associent le port du casque avec avec une pratique du ski à grande vitesse et de manière généralement imprudente. Je ne partage pas cette opinion et, au contraire, vois de nombreux avantages à en porter un, mais je dois aussi ajouter que je n'ai pas adopté ce couvre-chef pour des raisons justifiables.
Quand je me suis « casqué », au cours de la saison 2010-11, c'était pour y « coller » ma caméra vidéo GoPro, mais j'ai vite découvert que cela me tenait chaud à la tête quelque soit la température et qu'il s'agissait là d'un réceptacle pratique pour réunir mon masque à neige, gants et cache-nez, de sorte que je n'ai jamais oublié aucun de ces objets en partant au ski. C'est vrai, la sécurité n'était pas sur ma liste.
Depuis, les casques ont gagné énormément en popularité parmi tous les pratiquants de sports de neige. Lundi, alors que je remontais en télésiège à Park City, je me suis livré à deux reprises à un sondage informel mais très révélateur.
J'ai simplement compté les gens qui portaient des casque par rapport à des bonnets (il faisait trop froid pour skier tête-nue) parmi la foule qui évoluait en au-dessous de moi. Mes deux observations ont révélé à chaque fois qu'un bon 90% des gens portaient des casques!
mardi, mars 07, 2017
François Bonlieu et ses skis ...
Il y a quelques années, j'évoquais sur ce blog ce célèbre champion du ski français, presque inconnu, qui âgé de 17 ans remporta pourtant une médaille d'argent, juste derrière Stein Eriksen, aux Jeux olympiques d'Åre en 1956.
Celle-ci fut suivie par une médaille de Bronze aux Championnats du monde de Bad Gastein en 1958 et une médaille d'Or Olympique à Innsbruck en 1964. Toutes ses médailles avaient été remportées en Slalom Géant.
C'était un skieur né qui pouvait skier n'importe comment sur presque n'importe quoi. C'est en 1973 la dernière fois que j'ai eu le privilège de skier en sa compagnie (juste quelques mois avant sa disparition) sur les champs de neige des Crozats de la Chaux à Avoriaz.
Il a dévalé la forte pente en neige vierge sans faire un seul virage et sur un seul ski (il avait pour l'occasion une paire de Fischer noirs avec l'avant de la chaussure monté exactement à égale distance entre le talon et la spatule). Il aurait pu s'agir de deux chevrons en bois brut et cela ne l'aurait pas dérangé pour autant.
Morale de l'histoire: Ce qui compte avant tout c'est bien le mec ou la nana sur les skis ; les planches sont juste secondaires ...
Celle-ci fut suivie par une médaille de Bronze aux Championnats du monde de Bad Gastein en 1958 et une médaille d'Or Olympique à Innsbruck en 1964. Toutes ses médailles avaient été remportées en Slalom Géant.
C'était un skieur né qui pouvait skier n'importe comment sur presque n'importe quoi. C'est en 1973 la dernière fois que j'ai eu le privilège de skier en sa compagnie (juste quelques mois avant sa disparition) sur les champs de neige des Crozats de la Chaux à Avoriaz.
Il a dévalé la forte pente en neige vierge sans faire un seul virage et sur un seul ski (il avait pour l'occasion une paire de Fischer noirs avec l'avant de la chaussure monté exactement à égale distance entre le talon et la spatule). Il aurait pu s'agir de deux chevrons en bois brut et cela ne l'aurait pas dérangé pour autant.
Morale de l'histoire: Ce qui compte avant tout c'est bien le mec ou la nana sur les skis ; les planches sont juste secondaires ...
lundi, mars 06, 2017
Parquer son auto au ski
En début d'hiver, je skie principalement l'après-midi. Je me pointe sur le parking de la station et dans 98% des cas, je roule dans une place encore toute chaude, libérée par un skieur matinal, et cela me permet d'atteindre les remontées mécaniques en quelques enjambées.
Plus rarement, je repère des skieurs sur le chemin du retour et leur demande s'ils vont partir ; j'attends alors qu'ils se débarrassent de leur matériel avant de libérer l'espace. Certaines personnes font cela rapidement et très efficacement.
D'autres font preuve d'une lenteur désespérante comme s'ils faisaient exprès de me faire attendre le plus longtemps possible et de bien savourer tout le plaisir qu'ils en tirent.
Quand les rôles sont inversés, je ne peux pas dire que je me précipite, mais je fais de mon mieux pour ne pas perdre une seconde et quitter les lieux le plus rapidement possible.
Je pense que nous nous comportons tous différemment et juste comme dans la vie, ce qui se passe sur ce parking montre qu'il y a toujours des gens absolument merveilleux et d'autres totalement affreux !
Plus rarement, je repère des skieurs sur le chemin du retour et leur demande s'ils vont partir ; j'attends alors qu'ils se débarrassent de leur matériel avant de libérer l'espace. Certaines personnes font cela rapidement et très efficacement.
D'autres font preuve d'une lenteur désespérante comme s'ils faisaient exprès de me faire attendre le plus longtemps possible et de bien savourer tout le plaisir qu'ils en tirent.
Quand les rôles sont inversés, je ne peux pas dire que je me précipite, mais je fais de mon mieux pour ne pas perdre une seconde et quitter les lieux le plus rapidement possible.
Je pense que nous nous comportons tous différemment et juste comme dans la vie, ce qui se passe sur ce parking montre qu'il y a toujours des gens absolument merveilleux et d'autres totalement affreux !
dimanche, mars 05, 2017
Mon histoire de télésiège du jour ...
Hier, j’étais sur le télésiège en compagnie de deux gaillards dans la trentaine qui ne savaient pas où skier afin d'éviter les foules du samedi. Je leur ai dit où je pensais que les meilleurs endroits se trouvaient et ils m'ont alors demandé s'ils pouvaient me suivre.
Il est vrai que Park City était noir de monde et qu'en plus, avant la grosse tempête de neige annoncée pour aujourd'hui, de nombreuses remontées mécaniques étaient fermées à cause du vent.
J'ai emmené ces deux skieurs dans une piste étroite, raide et bosselée qui s'appelle « The Shaft » (le puit de la mine, en français), desservie par le télésiège de Crescent et les deux s'en sont bien tiré. Nous avons ensuite reprit Crescent et récupéré un homme de mon âge, qui s'est assis à côté de moi.
Il était de Lucerne, en Suisse, et avait travaillé pour Swissair et Jacky Maeder Air Cargo, pendant de nombreuses années à l'aéroport de Kenedy à New York. J'ai tout de suite remarqué qu'il avait une belle paire de skis ornés d'une croix suisse en spatule, qui me semblaient parfaitement inconnus et je lui ai demandé si c'étaient des Stöcklis;
Il a répondu « Non, ce sont des skis 'Five Star' fabriqués à la main à Engelberg qui m'ont coûté 3 000 dollars ... » Du tac au tac j'ai projeté mes skis Dynastar Power Pack en avant pour que les trois autres passagers les voient bien, et je me suis exclamé « 250 dollars l'automne dernier à la foire aux skis de Park City ! »
Il est vrai que Park City était noir de monde et qu'en plus, avant la grosse tempête de neige annoncée pour aujourd'hui, de nombreuses remontées mécaniques étaient fermées à cause du vent.
J'ai emmené ces deux skieurs dans une piste étroite, raide et bosselée qui s'appelle « The Shaft » (le puit de la mine, en français), desservie par le télésiège de Crescent et les deux s'en sont bien tiré. Nous avons ensuite reprit Crescent et récupéré un homme de mon âge, qui s'est assis à côté de moi.
Il était de Lucerne, en Suisse, et avait travaillé pour Swissair et Jacky Maeder Air Cargo, pendant de nombreuses années à l'aéroport de Kenedy à New York. J'ai tout de suite remarqué qu'il avait une belle paire de skis ornés d'une croix suisse en spatule, qui me semblaient parfaitement inconnus et je lui ai demandé si c'étaient des Stöcklis;
Il a répondu « Non, ce sont des skis 'Five Star' fabriqués à la main à Engelberg qui m'ont coûté 3 000 dollars ... » Du tac au tac j'ai projeté mes skis Dynastar Power Pack en avant pour que les trois autres passagers les voient bien, et je me suis exclamé « 250 dollars l'automne dernier à la foire aux skis de Park City ! »
samedi, mars 04, 2017
Ce qui me fait aimer le ski
Si quelqu'un m'avait demandé autrefois ce que j'aimais le mieux dans le ski, j'aurais eu cette brève réponse : « Le ski me libère de la pesanteur et me fait croire que je vole ... » Bien sûr, il existe bien plus de raisons pour skier que cette réponse assez superficielle.
Comme par exemple, le fait de se retrouver dans un environnement enchanté et totalement magique, dans des conditions météorologiques bien différentes de l'ordinaire, ou encore pour y trouver une forme facile, mais assez complète, d'exercice physique.
Aujourd'hui, je dirais que le ski est toutes ces choses, mais reste avant tout un moyen de se libérer des soucis et des tensions de la vie quotidienne.
C'est ça ; une forme de relaxation en mouvement ou une médiation active qui sont là les avantages les plus importants et les plus puissant que je puise désormais dans le ski !
Comme par exemple, le fait de se retrouver dans un environnement enchanté et totalement magique, dans des conditions météorologiques bien différentes de l'ordinaire, ou encore pour y trouver une forme facile, mais assez complète, d'exercice physique.
Aujourd'hui, je dirais que le ski est toutes ces choses, mais reste avant tout un moyen de se libérer des soucis et des tensions de la vie quotidienne.
C'est ça ; une forme de relaxation en mouvement ou une médiation active qui sont là les avantages les plus importants et les plus puissant que je puise désormais dans le ski !
vendredi, mars 03, 2017
Quand la politique me déprime ...
J'absorbe les mauvaises nouvelles, je les analyse et je verbalise ce qu'elles m'inspirent.
Quand je suis prêt, je décroche le téléphone, j'appelle mon Représentant, mes deux Sénateurs et leur fais part de mon message avec toute ma conviction et mon émotion.
Je me sens alors beaucoup mieux.
Quand je suis prêt, je décroche le téléphone, j'appelle mon Représentant, mes deux Sénateurs et leur fais part de mon message avec toute ma conviction et mon émotion.
Je me sens alors beaucoup mieux.
jeudi, mars 02, 2017
Cinq belles journées de ski
Ma fille avait prit une semaine raccourcie pour s'échapper de la grande ville et venir ski avec papa.
Mon dieu, quelle chance ! Il a neigé la plupart du temps, les températures étaient basses, la neige légère et poudreuse, peu de monde sur les pistes et hélas, un seul jour de soleil, mais cela ne nous a pas trop dérangé.
Pendant ces quelques jours de ski, nous avons parcouru les meilleures itinéraires que Park City peut offrir et avons bien apprécié le temps passé ensemble. J'ai bien pris soin de mon genou malade qui a bien résisté à toute cette poudreuse et comme personne ne s'est fait mal, c'était du ski de rêve !
Mon dieu, quelle chance ! Il a neigé la plupart du temps, les températures étaient basses, la neige légère et poudreuse, peu de monde sur les pistes et hélas, un seul jour de soleil, mais cela ne nous a pas trop dérangé.
Pendant ces quelques jours de ski, nous avons parcouru les meilleures itinéraires que Park City peut offrir et avons bien apprécié le temps passé ensemble. J'ai bien pris soin de mon genou malade qui a bien résisté à toute cette poudreuse et comme personne ne s'est fait mal, c'était du ski de rêve !
mercredi, mars 01, 2017
La pouvoir du rêve
Il y a quelques jours, je suis tombé par hasard sur un vieille entrevue donnée par Jacques Brel en 1971 dans laquelle le chanteur belge partageait ses idées sur la vie en général. Certaines étaient excellentes, d'autres assez misogynes (la conversation datait de 45 ans !) et le reste un peu bizarre. Je voulais simplement partager avec vous quelques-unes de ses meilleures pensées.
Tout d'abord, en évoquant le succès, Brel a dit que pour lui c'était la simple réalisation de ses rêves. Il affirmait que le talent n'existait pas en soi, mais était bien le résultat de vouloir accomplir quelque chose de mal ... Pour lui, vouloir transformer un rêve en réalité était là où se trouvait le talent.
Il a continué en disant qu'en général, nous sommes tous en train de passer nos vies à raconter des histoires à propos de rêves irréalisés. Il a également affirmé qu'en fin d'adolescence, un individu a été exposée à tous ses rêves possibles.
Il affirmait alors, qu'un peu inconsciemment, à ce stade de la vie, chacun savait désormais ce qu'ils voulaient dans la vie, que ce soit la poursuite de la gloire, de la sécurité ou de l'aventure. Plus tard dans la vie, quand on remue ses souvenirs, les rêves non réalisés refont surface et comme le romancier frustré qui dit toujours qu'il va écrire un livre « un de ces jours », beaucoup trop d'entre laisser passer à jamais cette occasion de transformer leurs rêves en réalité ...
L'homme semble possédé par cette obsession à rêver, à toujours vouloir découvrir ce qui se passe de l'autre côté, jusqu'à ce qu'une femme l'arrête brutalement en lui demandant un bébé et en le retenant prisonnier malgré le fait qu'il restent un nomade toute sa vie, si ce n'est en action, pour le moins en rêve ...
Tout d'abord, en évoquant le succès, Brel a dit que pour lui c'était la simple réalisation de ses rêves. Il affirmait que le talent n'existait pas en soi, mais était bien le résultat de vouloir accomplir quelque chose de mal ... Pour lui, vouloir transformer un rêve en réalité était là où se trouvait le talent.
Il a continué en disant qu'en général, nous sommes tous en train de passer nos vies à raconter des histoires à propos de rêves irréalisés. Il a également affirmé qu'en fin d'adolescence, un individu a été exposée à tous ses rêves possibles.
Il affirmait alors, qu'un peu inconsciemment, à ce stade de la vie, chacun savait désormais ce qu'ils voulaient dans la vie, que ce soit la poursuite de la gloire, de la sécurité ou de l'aventure. Plus tard dans la vie, quand on remue ses souvenirs, les rêves non réalisés refont surface et comme le romancier frustré qui dit toujours qu'il va écrire un livre « un de ces jours », beaucoup trop d'entre laisser passer à jamais cette occasion de transformer leurs rêves en réalité ...
L'homme semble possédé par cette obsession à rêver, à toujours vouloir découvrir ce qui se passe de l'autre côté, jusqu'à ce qu'une femme l'arrête brutalement en lui demandant un bébé et en le retenant prisonnier malgré le fait qu'il restent un nomade toute sa vie, si ce n'est en action, pour le moins en rêve ...
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