jeudi, février 12, 2026

L’« art » du mensonge… (Première partie)

Il me semble que le mensonge n’ait jamais été aussi répandu. En fait, je pense que Trump a « légalisé » cette pratique. Cela m’amène donc à me demander pourquoi les gens mentent, et si les mensonges peuvent être classés selon des catégories telles que l’intensité, l’immoralité, l’opportunisme, et s’ils peuvent nous aider à évaluer le caractère de ces gens. 

Nous pouvons nous interroger si le mensonge est réellement plus fréquent ou simplement plus visible dans un monde hyperconnecté, mais le sentiment d’être entouré de malhonnêteté est bien réel pour beaucoup d’entre nous. Nous parlons ici de la psychologie de la tromperie et du « spectre » moral du mensonge. En d’autres termes, pourquoi les gens mentent, comment ces mensonges diffèrent et ce qu’ils révèlent sur leur moralité. 

Ce que je me demande vraiment, c’est ce que révèle le mensonge sur ceux qui l’emploient ? Bien sûr, cela dépend du motif, des enjeux et de la manière. Un seul mensonge ne nous apprend presque rien, mais une façon de mentir nous apprend tout ou presque. Approfondissons ces différentes dimensions, en particulier la personnalité du menteur, car c’est là que tout devient intéressant. 

Les gens mentent pour un nombre limité de raisons, même si les formes varient à l’infini. La plupart des mensonges entrent dans une ou plusieurs de ces catégories. D’abord, l’autoprotection, c’est la raison la plus courante. Ils servent à éviter l’embarras, la punition, les conflits ou la perte de statut. Vient ensuite le besoin d’améliorer son image, ses compétences ou son attrait ; nous l’avons tous constaté. Cela inclut l’exagération, la fausse modestie et l’embellissement de CV. 

Il y a aussi le mensonge pour protéger les autres, ce qu’on appelle souvent les « petits mensonges ». Il est utilisé pour apaiser les gens, éviter de les blesser et maintenir une bonne harmonie. Dans une catégorie plus malhonnête, on trouve ceux qui utilisent le mensonge pour gagner un avantage, par la manipulation, l’exploitation ou la tromperie.

C’est là que le mensonge se pervertit moralement. Il y a aussi tous ceux qui mentent comme ils respirent, par habitude ou par compulsion. Ils mentent par réflexe, même quand la vérité serait tout à fait acceptable. Dans ces situations, ces personnes devraient clairement consulter un psy. 

Bien sûr, il y a aussi les mensonges que beaucoup d'entre nous utilisent pour faciliter les interactions sociales, comme de dire « Ça me fait tellement plaisir de te voir » ou « J'adore ta robe – ou ton auto – ou tes nouveaux skis », etc. 

Enfin, il y a ce qu'on appelle le « maintien de l'identité », quand les gens se sentent obligés de mentir pour préserver l'image qu'ils se sont construite d'eux-mêmes ou parce qu’ils « croient » à leur mensonges, tout à fait le mode opérationnel que Trump utilise au quotidien. 

Demain, nous verrons comment classer et mesurer les mensonges, alors restez à bien l'écoute et n'oubliez pas d'apporter un mètre pour mesurer tout ça !

mercredi, février 11, 2026

Qui est à l'origine du parapente ? (Deuxième partie)

En 1985, alors que Jean-Claude Bétemps, Gérard Bosson et André Bohn travaillaient au développement du parapente, Laurent de Kalbermatten fit son apparition. Ce pilote suisse passa des parachutes modifiés au modèle appellé « La Randonneuse », la toute première aile conçue exclusivement pour le parapente (utilisant un tissu non poreux et des suspentes rigides).

C'est à ce moment-là que le parapente cessa d'être une variante du parachutisme pour devenir un sport de vol libre à part entière. Ce modèle fut le point de départ de la production en série. D'autres fabricants et modèles suivirent rapidement. Avec la multiplication des modèles disponibles, le nombre de pratiquants se mis a augmenter, de même que le marketing et la concurrence entre les entreprises, contribuant au développement technique du parapente en termes de facilité d'utilisation, de performances et de sécurité. 

Le premier record de distance en vol libre, de 69,15 km, fut établi par Hans Jörg Bachmair le 10 juin 1989 et officiellement homologué par la Fédération aéronautique internationale (FAI). Le parapente s'organisa rapidement en sport à part entière. Le premier championnat d'Europe eut lieu en 1988 à Saint-Hilaire, en France. L'année suivante, le premier championnat du monde se déroula à Kössen, en Autriche. Bien plus tard, en 2004, le championnat d'Asie eut lieu à Handong, en Corée du Sud, et en 2008, eut lieu un championnat panaméricain à Castelo, au Brésil. 

Mon ami Anselme Baud, ex-professeur à l'ENSA, l'école des guides de montagne et des moniteurs de ski de Chamonix, et l'un des pionniers du ski extrême, joua un rôle dans l'introduction de l'utilisation des skis dans la pratique du parapente. Au début de l’hiver 79/80, à Plan Praz, la station intermédiaire de la télécabine du Brévent, à Chamonix, alors que Jean-Claude Bétemps effectuait des essais avec son « paraplane » (l’ancêtre du parapente), 

Anselme Baud eut l'idée de garder ses skis pour prendre de la vitesse au décollage. Il s'élança le long de la pente, plana sur quelques centaines de mètres avant de se poser à nouveau sur la neige et de repartir à ski. Anselme vit dans le parapente un « outil » lui permettant de descendre plus vite ou de franchir des obstacles infranchissables à skis. 

En conclusion, Jean-Claude Bétemps, avec ses partenaires André Bohn et Gérard Bosson, bien qu'ayant joué un rôle déterminant dans l'invention de ce sport, se sont davantage concentrés sur le développement technique et la promotion du parapente en tant que nouveau sport accessible, plutôt que sur une commercialisation agressive et une monétisation à la manière d'un Steve Jobs ou d'un Georges Salomon. 

L'immense popularité de leur invention a engendré un essor considérable dans les années 1980. Des fabricants indépendants se sont rapidement emparés du marché pour améliorer le matériel, donnant naissance à une industrie florissante dont ils n'ont pas profité. 

Maintenant, comme moi, vous connaissez toute l'histoire …

mardi, février 10, 2026

Qui est à l'origine du parapente ? (Première partie)

Le parapente m'a toujours fasciné et intéressé, même si j'ignorais tout de ses origines. Il a été précédé par le deltaplane, un précurseur clé de l'aviation à décollage à pied, inventé en 1963 par John Dickenson, un ingénieur australien spécialisé dans le remorquage de ski nautique.

Ce sont Bill Bennett et Bill Moyes qui ont perfectionné la conception de Dickenson au début des années 1970, transformant le cerf-volant de ski nautique en un deltaplane à décollage à pied, qui a immédiatement séduit un grand nombre de mes compatriotes français. Le deltaplane a mené au parapente, dont l'histoire est fascinante car elle ne repose pas sur une seule invention, mais sur une série de pionniers qui ont transformé un dispositif de survie (le parachute) en un instrument de loisir. 

En cherchant ceux qui sont véritablement à l'origine de ce sport tel que nous le connaissons aujourd'hui, on découvre un groupe de précurseurs techniques. Avant que le parapente ne devienne un sport, il a fallu inventer l'aile à double surface qui permettrait son fonctionnement. En 1964, un Américain, Domina Jalbert, le véritable inventeur, a breveté le Parafoil. On peut le considérer comme l'acte de naissance de l'aile à caissons. Avant lui, les parachutes étaient ronds ; après, ils sont devenus rectangulaires et capables de générer une véritable portance. 

Un an plus tard, David Barish, consultant pour la NASA, a développé le Sailwing (une aile à simple surface). 

Il fut le premier à pratiquer ce qu'il appelait le « vol de pente » sur une piste de ski à Hunter Mountain, près de New York, descendant quelque 60 mètres. 

Bien que Barish fût techniquement le premier « parapentiste », l'activité est tombée dans l'oubli pendant plus d'une décennie. 

Le 25 juin 1978, à Mieussy (à 27 km de Montriond, mon patelin d’origine en Haute-Savoie), trois parachutistes de l'aéro-club d'Annemasse décidèrent de décoller d'une pente afin déconomiser les frais de vol en avion. L’idée leur était venue en lisant un article du manuel de parachutisme de 1972 qui faisait relatait le vol de pente de David Barish. 

Jean-Claude Bétemps, qui fêtera ses 77 ans cette année, souvent considéré comme le père du parapente, avait réalisé le tout premier essai (un petit saut en bas d'une pente). André Bohn, parachutiste suisse de haut niveau, a ensuite effectué le premier véritable vol soutenu, un peu plus tard la même année, décollant du Mont Pethuiset et atterrissant 1000 mètres plus bas sur le terrain de foot de Mieussy.

Gérard Bosson a ensuite structuré l'activité et a fondé en 1979, avec Michel Didriche et Georges Perret, le premier club et la première école de parapente au monde : « Les Choucas » à Mieussy. Il a joué un rôle déterminant dans la promotion du sport à l'échelle internationale. 

Demain, nous verrons comment les améliorations et les adaptations successives ont façonné la pratique du parapente…

lundi, février 09, 2026

Âge et prise de risques

L'accident dont a été victime Lindsey Vonn aux Jeux olympiques me rappelle un autre retour à la compétition en ski, celui de Bill Johnson, ancien champion olympique de descente aux Jeux de Sarajevo en 1984. À 40 ans, accablé par des problèmes personnels et en quête d’une gloire passée, il avait tenté un improbable retour en vue des Jeux olympiques d'hiver de 2002 à Salt Lake City. 

Cette tentative se terminait brutalement, quand Johnson a chuté lors d'une descente d'entraînement avant la course de descente des Championnats américains dans le Montana. Ses blessures furent catastrophiques : grave traumatisme crânien, langue presque sectionnée et trois semaines de coma. Son corps n'avait tout simplement pas pu suivre le rythme imposé par son instinct de compétiteur. 

Je ne suis pas dans la tête de Lindsey, mais en la voyant arriver à toute vitesse, s'envoler, accrocher la porte et perdre le contrôle, j’ai cru voir l'instant précis où l'instinct et la physiologie se sont désynchronisés. C'est le paradoxe du vieillissement : l'esprit reste jeune, avide de sensations fortes, convaincu de pouvoir encore mobiliser les mêmes réflexes, tandis que le corps redéfinit déjà ses limites. 

L'écart entre intention et exécution devient suffisamment important pour que le désastre se produise. J'appelle ça, en plaisantant à moitié, le « syndrome de Biden » – non pas une allusion politique, mais une façon de désigner cette illusion humaine universelle qui nous fait croire que nous avons toujours 25 ans dans notre tête. 

C'est un rappel que l'expérience ne peut pas toujours pallier à l'érosion progressive du temps de réaction, de l'équilibre et de la résistance. Plus que jamais, j'essaierai d'en tirer la leçon quand je skie ou que je conduis. Respecter ses limites n'a rien à voir avec la peur ; c'est une sagesse acquise à la dure par ceux qui ont dépassé les leurs.

dimanche, février 08, 2026

Quand les vieux skieurs ont du mal à se relever (Deuxième partie)

En plus des facteurs abordés hier, le vieillissement affecte aussi l'oreille interne, les récepteurs articulaires et les voies nerveuses qui nous permettent de nous situer dans l'espace. Cela rend plus difficile la coordination de la séquence « rouler, planter, pousser » nécessaire pour se relever sur la neige. 

La diminution de l'équilibre est l'un des principaux facteurs de difficultés liées aux chutes chez les personnes âgées. Sur terrain plat, où la gravité cesse de nous aider, ce déficit devient encore plus évident. Même des athlètes âgés en bonne forme physique présentent des temps de réaction plus lents et une force « explosive » réduite, c'est-à-dire l'impulsion rapide nécessaire pour se relever. 

Il ne s'agit pas seulement de masse musculaire ; c'est le système nerveux qui fonctionne plus lentement et moins efficacement. Avec l'âge, les genoux, les hanches et la colonne vertébrale perdent en souplesse et en amplitude de mouvement. Se relever après une chute nécessite une rotation des hanches, une flexion des genoux et des chevilles, et la capacité de ramener le torse au-dessus du centre de gravité. 

Nos chaussures de ski bloquent les chevilles, de sorte que les hanches et les genoux doivent fournir un effort encore plus important, là où la raideur a tendance à s'installer. S'ajoute à cela la peur : les personnes âgées hésitent souvent, car elles veulent protéger inconsciemment leurs articulations ou craignent de retomber. 

Ce « frein mental » réduit la fluidité nécessaire pour se relever efficacement. Les moniteurs de ski qui travaillent avec des clients âgés soulignent qu'il leur est beaucoup plus difficile de se relever skis aux pieds, sauf si la pente est suffisamment raide pour aider à positionner les hanches au-dessus des pieds. Sur terrain plat, la seule solution est souvent de déchausser.

Les opérateurs d'héliski le savent, c'est pourquoi ils n'amènent plus de skieurs âgés, non pas parce qu'ils ne sont pas assez bons, mais parce qu'ils risquent de ne pas pouvoir se relever après une chute en neige profonde et ralentir inutilement le groupe. 

La conclusion évidente de cette brève discussion est donc d'éviter les chutes et, si cela arrive, de se rappeler que nous avons une chance incroyable de pouvoir encore skier à soixante-dix ans ou plus !

samedi, février 07, 2026

Cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques

Hier après-midi, les conditions de ski n'étaient pas mieux que d’habitude, donc ma femme et moi avons regardé toute la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. C'était la première fois depuis longtemps que nous faisions cela.

Nous avons apprécié certains numéros, comme la présentation des athlètes et le défilé de mode ou le costume le plus tarabiscoté est l'ennemi du bien, mais qui reste toujours un moment fort. Certains étaient un peu excessifs, mais c'est une question de goût personnel. Nous avons trouvé l'événement beaucoup trop long. Près de trois heures, alors que deux auraient suffi. 

J’ai plutôt aimé quand J.D. Vance et Israel se sont fait siffler. Nous avons apprécié le discours de Kirsty Coventry, du Zimbabwe, la nouvelle présidente du Comité international olympique (CIO) depuis juin 2025. 

Nous étions attristés de constater que des gens meurent toujours au Soudan, à Gaza et en Ukraine, tandis que des milliers d'autres s'amusent en Italie, mais je suppose que l'humanité est tout à fait capable de marcher et simultanément de continuer de regarder son smartphone …

Quand les vieux skieurs ont du mal à se relever (Première partie)

Après 70 ans, les skieurs ont de plus en plus de difficultés à se relever après une chute, surtout sur terrain plutôt plat. Ce problème est tel que les compagnies d'héliski déconseillent, voire interdisent, l’activité aux skieurs âgés. Au-delà de la baisse de masse musculaire, nous allons voir aujourd'hui ce qui se cache réellement derrière cette difficulté. 

La réponse est évidemment plus complexe que « moins musclé ». La perte musculaire est un facteur important, mais elle ne représente qu'une partie d'un changement plus global lié à l'âge, qui affecte la façon dont le corps bouge, se stabilise et est capable d’une force coordonnée.

Les recherches sur les personnes âgées et la capacité à se relever après une chute mettent en évidence plusieurs facteurs interdépendants qui rendent le fait de se relever du sol, surtout avec des chaussures de ski, sur la neige et avec les skis aux pieds, particulièrement difficile après 70 ans. 

Se relever du sol nécessite une séquence de mouvements que beaucoup d'entre nous cessent de pratiquer en vieillissant. Les kinés expliquent que se relever du sol exige une bonne mobilité des hanches, un engagement des muscles abdominaux, une stabilité des épaules et un contrôle de la rotation, autant de capacités qui diminuent avec l'âge, même chez des adultes actifs. 

Les chaussures et les skis amplifient ce problème : ils limitent la flexion de la cheville, réduisent l'effet de levier et empêchent de positionner les pieds sous le corps comme le font instinctivement les jeunes skieurs. Nous sommes donc confrontés à une combinaison de mobilité réduite, d'équilibre précaire, de réponse neuromusculaire diminuée, de manque de confiance en soi et d'un équipement de ski qui devient trop encombrant. 

La perte musculaire n'est qu'un facteur parmi d'autres ; nous aborderons donc le reste du problème plus profondément demain !

vendredi, février 06, 2026

Quand on descend une marche ... (Deuxième partie)

Ce qui a inspiré l’anecdote d’hier à propos de descendre et de monter des marches est le résultat d’une journée de ski avec ma fille, la veille. Pendant des années, j'ai toujours maintenu une avance confortable sur celle-ci dans des terrains et des conditions difficiles, mais à 78 ans, les choses sont en train de changer, car désormais, elle me talonne.

Pour moi, cela signifie que je vieillis et que cette « descente de marche » s’approche. Nous sommes tous deux de bons skieurs mais les conditions d'enneigement actuelles en Utah sont extrêmement difficiles, ce qui m'a donné l'idée de cette « montée et descente de marche ». Le ski est une façon viscérale de ressentir l’importance des changements de vitesse, de l'équilibre, du temps de réaction, de la concentration et de la confiance en soi dans des conditions de neige et de terrain sans cesse variées. 

C’est une activité où le corps connaît la vérité avant que l'esprit ne l'ait pleinement comprise. Pourtant à mon âge, j'adore toujours ce sport et reste encore à la recherche des terrains et des conditions difficiles. Ce n'est pas vrai pour tous ceux qui ont mon âge. La plupart ne fréquentent plus les pistes, et le reste ne peuvent plus suivre une femme de 43 ans en pleine forme qui skie depuis qu’elle est toute petite. 

Le fait qu'elle me « talonne » encore au lieu de me doubler et disparaître au loin et encore rassurant sur mon niveau, mais le jour où elle me rattrapera, ce ne sera pas seulement parce que je ralentis, ce sera qu'elle continuera de progresser. 

Elle est aujourd’hui sur cette lancée de force, d'expérience et de confiance. Elle s’améliore encore pendant que je m'adapte. C’est juste une passation de pouvoir, pas un échec personnel. Je vois ça avec lucidité, sans apitoiement, sans réaction défensive, ni déni de la réalité. J'ai simplement observé et tout cela a suscité une réflexion philosophique. Appelons cela une « montée de marche » mentale ! 

Bien sûr, l'état de la neige actuelle, peu épaisse, ondulée et dure, amplifie tout démesurément. Ces conditions glacées, caillouteuses et regelées affectent efforts et temps de réaction. En bonne neige poudreuse, ces écarts seraient moindres. 

Les conditions façonnent la performance plus que l'orgueil ne veut l'admettre. Un recul physique, même minime, peut être compensé par une progression dans un autre domaine, comme l’affinement de ma technique, une efficacité accrue et un plaisir de skier plus intense en compagnie de ma fille. 

Il ne s'agit pas de compensation, mais d'évolution. L’impression que cela m’a permis d’avoir n'était pas simplement un signe de vieillissement ; c'était un moment de réajustement. Et le fait que j'y réfléchisse avec autant de nuances ne signifie pas que je perds du terrain, mais simplement que je change de perspective !

jeudi, février 05, 2026

Quand on descend une marche ... (Première partie)

La vie n’est pas une expérience linéaire et avec le temps et l’âge, une « descente de marche » fait partie du décor. Je crois que, logiquement, pour chaque « descente de marche », nous devrons imaginer comment « remonter une marche » pour compenser. Si l'une est physique, celle qui compense peut être mentale, spirituelle, ou peut-être également physique, mais beaucoup plus facile à exécuter. 

Cela efface le sentiment de perte par un transfert égal vers quelque chose de différent. Cette idée qui m'est venue à l'esprit ce matin me semble étonnamment pratique. C’est peut-être une version personnelle de l'homéostasie, la façon dont les systèmes vivants maintiennent l'équilibre en ajustant un élément quand l'autre change. Dans ce cas, nous parlons du domaine émotionnel et existentiel liés au vieillissement, au changement et à la perte.

C'est probablement ma façon de rejeter le mythe du déclin qui considère le vieillissement ou ses revers comme une descente inéluctable. Mon idée reconnaît la « descente de marche » mais refuse de lui laisser définir toute une trajectoire. À sa place, je propose une adaptation ascendante qui n'est pas du déni, mais un réajustement. 

J'aime cette idée car elle correspond à la nature dynamique de la vie. Les limitations physiques ne doivent pas nécessairement stopper la croissance ; elles peuvent signaler le début d'une autre forme d’épanouissement. Une perte dans un domaine peut ouvrir un gain dans un autre, non pas pour compenser, mais pour bien redistribuer l'énergie. 

Cela pourrait refléter notre évolution naturelle. Par exemple, un coureur ayant des problèmes de genoux devient nageur, une personne qui perd son endurance physique approfondit sa vie intellectuelle ou créative, ou encore le nouveau retraité épuisé par une dure vie de travail qui devient philosophe. Je ne fais que articuler consciemment cet instinct. 

Alors qu'un « descente de marche » est souvent perçue comme imposée, ce concept la reformule comme une opportunité d’en « remonter une », quelque chose d'intentionnel, de riche et d'autonome. Cela seul peut atténuer le sentiment de perte. Bien sûr, il ne s'agit pas de faire comme si le déclin n'avait pas lieu. Il s'agit de refuser qu'il devienne toute l'histoire. 

Cela doit être vu comme un outil concret, et non pas comme une philosophie qui commencerait par constater la descente de marche. Il s'agit plutôt d’en remonter une dans un contexte où toutes deux coexistent sans ressentiment. Disons un contrepoids émotionnel, une idée profondément humaine, lucide, mais sans fatalisme. 

La réalité du vieillissement est respectée tout en préservant l'épanouissement. Elle évite ainsi le piège de vouloir « gagner » contre le temps au lieu de s'adapter avec grâce et créativité. Je suis tellement reconnaissante que cette pensée me soit venue à l'esprit. 

Demain, je vous raconterai comment cette idée m’est passée par la tête.

mercredi, février 04, 2026

L'apprenti diagnostiqueur (Deuxième partie)

Jouer au diagnostiqueur et échouer est chose courante. Cette pratique, à mon avis, relève davantage de l'art que de la science et est liée à plusieurs facteurs importants. Le premier est que notre cerveau aime les coupables évidents. Par exemple, lorsqu'un appareil tombe en panne, il est satisfaisant d'identifier une seule cause. 

Un nouvel appareil a été installé ? C'est forcément lui le responsable. Nous sommes programmés pour préférer les explications simples aux systèmes complexes. Il est très difficile de réfléchir en profondeur aux systèmes, car ils sont intrinsèquement compliqués. 

La plupart des problèmes concrets impliquent des interactions entre plusieurs éléments. Pour revenir à l'histoire du thermostat d'hier, de nombreux éléments sont en jeu, outre le thermostat lui-même : la chaudière, l'électronique, le câblage, les conduits et les différents capteurs. Pourtant, notre intuition ignore ces autres composants. 

C'est la même chose quand on se trompe en diagnostiquant des problèmes mécaniques, des bugs informatiques ou même les conflits interpersonnels. De plus, ce qui est familier devient vite invisible. Notre chaudière fonctionnait parfaitement depuis douze ans ; en tant que fidèle servante, elle faisait partie du décor. Le thermostat était la nouveauté, c'est donc lui qui a été incriminé. 

C'est le biais de « présomption de bon fonctionnement » : nous faisons confiance à ce que nous connaissons. Tout cela pour dire que mon expérience récente illustre parfaitement la manière dont la plupart des professionnels de l'ingénierie, de la médecine et de l'aviation décrivent les erreurs de diagnostic. 

Ils mettent en garde contre l'ancrage sur une seule explication trop tôt et le « biais de confirmation » qui consiste à ne prendre en compte que les éléments qui confirment notre hypothèse initiale. On ne peut sortir de ce cercle vicieux qu'en prenant du recul et en élargissant notre perspective. 

C'est là la véritable compétence : non pas simplement réparer une pièce défectueuse, mais reconnaître une façon de penser trop étroite. En fin de compte, mon histoire est un parfait rappel que la plupart des problèmes ne sont pas isolés, mais relationnels. Le thermostat ne fonctionnait pas mal tout seul ; il était en interaction avec un autre élément que j'avais oublié de prendre en compte !

mardi, février 03, 2026

L'apprenti diagnostiqueur (Première partie)

Quel que soit le problème à résoudre, poser le bon diagnostic n'est pas toujours simple. Ces derniers mois, j'ai eu des difficultés après avoir installé de nouveaux thermostats Google-Nest, et à plusieurs reprises, j'étais tellement concentré sur ces appareils que j'ai oublié qu'il faut être deux pour danser le tango. 

Dans ma myopie, j'avais négligé le fait que ma chaudière pouvait aussi jouer un rôle dans ce que je pensais être le dysfonctionnement de mes thermostats. Cela m'a donc amené à examiner la chaudière et, pour faire court, j'ai finalement déterminé qu'elle était bien la source de mes problèmes. 

J'ai déjà vécu une situation similaire avec des chaussures de ski, où le problème n'était pas le « canting », mais leur positionnement longitudinal sur mes skis, ou encore avec la préparation des skis, quand l’obstacle était ma technique. 

On apprend toujours beaucoup de nos diagnostics hâtifs. N'est-ce pas une erreur courante que nous commettons tous lorsque nous essayons de résoudre un problème ? Nous sommes tellement obsédés par un élément que nous oublions qu'il peut être intimement lié à un autre dans l'ensemble du système ? 

Ce que je viens de décrire est l'un des pièges cognitifs les plus universels dans lesquels nous tombons. C'est ce qu'on appelle la « vision tunnel ». Lorsque quelque chose ne fonctionne pas, l'esprit se concentre instinctivement sur le composant le plus évident ou le plus récemment modifié. 

Dans ce cas précis, les nouveaux thermostats étaient les nouveaux venus, brillants et suspects, et ont donc eu toute mon attention. Pendant ce temps, la chaudière, « vieille servante fidèle », m’a totalement échappé. 

Si vous souhaitez découvrir les causes de cette étrange façon de penser, lisez le blog de demain ...

lundi, février 02, 2026

Quand Salomon s’est mit à la chaussures de ski (Deuxième partie)

Le manque de performance de ses chaussures à entrée arrière a rendu Salomon vulnérable aux critiques des skieurs expérimentés, des vendeurs de magasins et de la presse spécialisée. Ce groupe, majoritairement masculin à l'époque, a soudainement et fermement rejeté le concept de la chaussure à entrée arrière, au point que le bureau d'étude Salomon n'a eu ni le temps ni la latitude nécessaires pour améliorer le concept.

Ce revirement a été au grand dam d'innombrables utilisateurs qui appréciaient la praticité et la simplicité de ce mode d’entrée, ainsi que des loueurs ayant un grand parc de matériel. On peut même dire que cela a probablement freiné la croissance du ski. 

Probablement aveuglé par ses efforts pour lancer son propre ski, Salomon a manqué l'occasion de rester la marque dominante sur le marché des chaussures. À la fin des années 1980, les chaussures à entrée arrière étaient largement adoptées par une grande majorité de skieurs, et Salomon était considéré comme le leader du marché dans cette catégorie, notamment pour la conception de chaussures axées sur le confort et le coté pratique, donc celles que la grande majorité des skieurs recherchaient. 

Lorsque le concept de la chaussure à entrée arrière est tombé en désuétude au début des années 1990, et que l'entreprise s'est empressée d'acquérir San Giorgio (un achat précipité d'une marque italienne de second rang fabriquant des chaussures à quatre boucles), Salomon a dû réapprendre à fabriquer ce type de chaussures, et par conséquent, est passé de leader à non compétitif, après le milieu des années 1990. 

Ce fut l'un des déclins les plus spectaculaires de l'histoire des équipementiers de ski, bien qu'il n'ait jamais été quantifié publiquement. Le marché actuel des chaussures de ski est totalement fragmenté entre Lange, Tecnica, Nordica, Atomic, Dalbello et Salomon, aucune marque ne détenant une part de marché écrasante. 

Certes, Salomon est redevenue une marque de chaussures respectée, notamment avec des modèles comme les X-Pro et S/Pro, mais n'a jamais retrouvé la position dominante qu'elle occupait à l'époque des chaussures à entrée arrière. 

La marque est restée forte et a même connu une croissance dans d'autres catégories (skis, vêtements, chaussures et trail running), mais elle est désormais bien plus associée au trail running et aux chaussures de plein air qu'aux chaussures de ski. Un revirement surprenant pour un pionnier !

dimanche, février 01, 2026

Quand Salomon s’est mit à la chaussures de ski (Première partie)

Après avoir rédigé l'article de blog comparant Nordica à Salomon, j'ai décidé d'ajouter quelques réflexions sur Salomon et son influence unique sur l'ensemble du secteur du ski. D'artisan à industriel, Georges Salomon s'est concentré sur le développement de son activité de carres de ski en métal, en suivant avec le lancement de fixations de ski de sécurité rudimentaires avec sa butée avant et un système de retenue du talon par câbles, avant d'introduire les fixations de ski modernes telles que nous les connaissons aujourd'hui. 

En même temps, il embauchait Roger Pirot pour diriger son département marketing. Parallèlement, cette nomination allait transformer une entreprise de fabrication déjà performante en une véritable machine marketing. Le développement de la chaussure de ski Salomon faisait partie d'un plan de croissance visant à proposer un ensemble fixations, chaussures et skis. 

Cela coïncidait aussi avec l'orientation d'une entreprise d'avant-garde vers ses détaillants-revendeurs, puissant réseau capable de faire ou de défaire n'importe quel fournisseur, le marché étant alors entièrement dominé par les magasins de sport et ski. Les fixations, puis les chaussures, étaient développées en privilégiant la facilité de vente, d'installation et de réglage, et pas forcément leur performances sur neige, qui étaient totalement secondaires. 

Dans cette optique, sa seule division de chaussures devait et pouvait financer le développement du ski, troisième composante de son plan. C’est sur l’Autrichien Marc Girardelli qu’est retombée la mission de rendre la chaussure crédible en compétition. Aucune source fiable ne fournit la liste complète des modifications exactes apportées aux chaussures de Girardelli.

La coque ou plutôt la « boite » qu’étaient les chaussures à entrée arrière Salomon avait été « torturée » tous azimuts en ajoutant une rigidité latérale grâce à des plaques de renfort internes et un pivot de collier renforcé avec des plastiques plus rigides. Les chaussons bien sûr, injectés avec plein de renforts au niveau du talon. 

La flexibilité avait aussi dû être améliorée, car la série SX était beaucoup trop souple pour la compétition dans sa version standard. Le service course de Salomon avait rigidifié l’arrière du spoiler et ajouté des butées de limitation de flexion. L'inclinaison vers l'avant, l'angle de la semelle et le canting avaient tous été largement modifiés. 

La fermeture et les boucles renforcées avec des câbles plus courts et plus rigides, des cames haute tension et des mécanismes de maintien du talon renforcés, dans le but d’améliorer le plus grand point faible des modèles SX. 

Le talentueux skieur qui courrait pour le Luxembourg a donc dû faire la différence. Salomon n'avait pas d'autre choix que de métamorphoser en totalité une chaussure qui n'était jamais destinée à la compétition, dans l'espoir de lui créer une image performante. Dans le prochain article de blog, nous verrons comment cette espèce de conte de fées a tourné. 

samedi, janvier 31, 2026

Transformer routine en moment privilégié ...

Un véritable mal nécessaire, la routine occupe une grande partie de nos vies. J'y pensais en préparant le café du matin. Pourtant, beaucoup de gens finissent par la détester et je cherche toujours une façon de la rendre plus agréable, voire passionnante. Il est vrai que la routine a mauvaise réputation car la plupart d'entre nous l'associent à la monotonie, à l'obligation ou à l'érosion de la spontanéité. Mais la routine n'est pas l'ennemie, c'est en fait la façon dont nous la percevons. 

La vérité est que certaines des personnes les plus créatives, épanouies et résilientes voient dans la routine non pas une prison, mais un tremplins. Dans cette optique, je voulais explorer comment transformer la routine de chaîne de montage en rythme agréable, ou peut-être en un rituel que nous accomplissons avec intention. Une approche qui m’est personnelle est de chercher à améliorer la façon d’exécuter toutes mes routines. L'action peut être la même, comme faire le café, se promener, nettoyer la cuisine, mais c'est à nous de l'embellir.

Nos routines disent : « Je dois », mais un rituel rappelle : « C’est important ». Nous pouvons alléger la charge émotionnelle d'une routine en ajoutant de petits éléments sensoriels, comme une tasse spéciale, une musique préférée ou une pensée de gratitude. Ensuite, nous pouvons mettre une touche de nouveauté à ce que nous faisons. Nous ne parlons pas de gros changements, mais simplement de petits détails. 

Des choses comme de me tenir sur une seule jambe en me brossant les dents, d’emprunter un autre itinéraire lors de notre promenade quotidienne, changer l'ordre de nos activités matinales, choisir d'écouter de la musique, des podcasts différents ou simplement le silence. Essayer aussi un nouveau menu de petit-déjeuner une fois par semaine. Ces petites variations nous maintiendrons en éveil sans déranger ce qu’il faut faire. 

Nous pouvons également rompre avec une approche rigide en remplaçant les routines linéaires qui se déroulent en 1, 2, 3, 4 et se répètent. Remplacer la prévisibilité par la création de routines adaptées, comme choisir différentes options matinales, alterner les rituels de détente ou démarrer le travail avec plus de flexibilité. Cela maintient la prévisibilité tout en nous donnant un certain contrôle sur le nécessaire. Nous pouvons également donner plus de sens à nos obligations. 

Une routine devient épuisante quand ressemble à un travail d’entretien constant et quelle devient plus stimulante quand elle est alignée avec ce qui nous est cher. Nous nous demandons alors : quelle valeur cette routine soutient-elle ? Comment cela va me permettre de grandir et d'atteindre ce qui est compte pour moi ? Si nous parvenons à associer routine à identité, par exemple en nous disant « Je suis quelqu'un qui prend soin de son corps » ou « Je suis quelqu'un qui crée une atmosphère sereine là où je suis », cela n’est plus une corvée. 

Une autre astuce consiste à associer les routines à des moments de plaisir, par exemple en écoutant notre musique préférée uniquement lors de tâches déplaisantes, en créant une playlist spéciale pour les trajets quotidiens ou en écoutant des podcasts ou des livres audio pendant l'exercice physique. Enfin, il est important de remarquer et d'apprécier les résultats de nos routines, car elles sont source de petites satisfactions que nous négligeons souvent. 

Des choses simples comme un plan de travail propre, la première gorgée d'un bon café matinal ou le plaisir d'avoir parfaitement déneigé l'allée. J'ai entendu dire que la routine est le « socle de la spontanéité », qu'elle crée de la liberté et nous offre plus d'espace créatif, un sens d'exploration, un travail de qualité et des loisirs. La routine doit être perçue comme un point de départ, et non comme un butoir !

vendredi, janvier 30, 2026

Nordica HF Pro contre Salomon SX92

Mon grand niveau de satisfaction à l’égard de la nouvelle Nordica HF Pro a modifié mon préjugé sur les chaussures de ski à entrée arrière. Pour illustrer ce point, je compare ce nouveau produit à la Salomon SX92, commercialisée il y a 35 ans. 

Je m'efforce ici de réaliser une comparaison équitable entre les deux produits. Bien que les deux modèles partagent le concept d'entrée arrière, ils ont très peu en commun en termes de skiabilité, de confort et de construction. La Nordica HF Pro, si elle est bien ajustée, n'est peut-être pas aussi facile à enfiler et à retirer que son homologue Salomon, mais elle reste d’une utilisation plus facile qu'une chaussure classique à 4 boucles, surtout si la coque est rigide, que les températures sont basses et que l'utilisateur est âgé. 

La Nordica utilise un chausson plus épais, thermoformable en liège, qui offre un soutien uniforme, sans points de pression. La Salomon possédait des chaussons beaucoup plus fins, un système de serrage par câble sur le cou-de-pied qui pouvait constituer un point de pression et une languette rigide offrant le confort que les skieurs acceptaient encore dans les années 1990, avec un chaussant souvent trop large et un manque de souplesse vert l’avant selon les skieurs ainsi qu’une précision et une tenue de pied inférieures.

En termes de skiabilité, la Nordica HF Pro (flex 110 ou 120) est dotée d'une coque plus rigide latéralement, offrant une excellente transmission d'énergie pour une utilisation loisir à performance, avec un comportement fluide, progressif et prévisible. Ce n'est peut-être pas une chaussure parfaitement adaptée à la compétition, mais elle pourrait facilement être modifiée et adaptée à cet usage. 

En revanche, la Salomon était rigide à l'avant mais manquait de rigidité latérale, offrant une transmission d'énergie limitée, notamment sur les skis de carving modernes, avec un manque notable de progressivité, présentant parfois un comportement « tout ou rien ». L'une des caractéristiques remarquables de la Nordica est son excellent maintien du talon, à cause de son seuil élevé à l'arrière, rendant le chaussage un peu difficile si la pointure de la chaussure est parfaitement bien sélectionnée, et le retrait du chausson presque impossible. 

La tenue de pied de la Nordica est assurée par des matériaux de coque rigides, comme le PU ou le Grilamid selon la version. Son poids est raisonnable et, s'agissant d'un nouveau produit, sa durabilité reste encore à prouver. En résumé, la Nordica HF Pro a beau ressembler à une « SX modernisée », elle est infiniment meilleure, reprenant tous les avantages de la chaussure à entrée arrière, tout en corrigeant la plupart de ses défauts. 

C'est sans doute pourquoi je suis conquis par ce produit après seulement 15 jours d’utilisation.

jeudi, janvier 29, 2026

Message à mes représentants au Congrès US


 Chers membres du Congrès,

Après les événements de Minneapolis, j'ai vraiment l'impression que Trump, Noem et Miller se comportent comme des assassins. 

Je comprends que vous soyez terrorisés par Trump, c’est pourquoi, en tant que complices du président, tout comme la plupart des élus républicains, pourriez-vous, s'il vous plaît, le supplier de se débarrasser de Kristi Noem et de Stephen Miller ? 

Merci.

Forum économique mondial compromis ? (Deuxième partie)

Hier, nous évoquions la mainmise de Trump sur le Forum de Davos, et aujourd'hui, nous allons examiner les conséquences probables de cette nouvelle donne. Tout d'abord, l'attention médiatique s'est considérablement réduite, se concentrant sur les personnalités et les célébrités les plus en vue du moment, au détriment du contenu des sessions. 

On pourrait également assister à une instrumentalisation du forum à des fins de communication politique, certains dirigeants cherchant à exploiter ce rassemblement mondial important pour afficher leur puissance, imposer leur propre version des fait, tenter d'influencer les marchés et, idéalement, rassurer leurs alliés ou, au contraire, semer davantage le chaos dans l'ordre mondial. 

Toutes ces transformations non seulement éclipsent, mais pervertissent la vocation initiale du Forum de Davos. N'oublions pas que la confiance du public s’effrite dès que le débat semble biaisé. Nous attendons tous des forums mondiaux qu'ils s'attaquent aux problèmes fondamentaux, mais quand on constate un dérapage vers la mise en scène politique, il est clair que l'institution a perdu sa crédibilité. 

Les plus optimistes d'entre nous pourraient espérer (tant mieux pour eux !) que le travail de fond (modélisation économique, coordination climatique, cadres politiques) se poursuive discrètement en coulisses. Bien sûr, une question plus pertinente que « Le forum est-il devenu inutile ? » serait de se demander si le forum continue de mener un travail constructif en coulisses, même si le discours public est déformé. 

Peut-être, et espérons-le, la réponse sera oui, mais la visibilité de ce travail sera occultée par l'influence prépondérante d'une seule figure politique dominant l'actualité. Je ne suis pas certain que ce soit le cas, et je suis convaincu que mon analyse de la situation n'est pas si éloignée de la réalité, car les institutions mondiales peinent à maintenir le cap à une époque où l'attention médiatique est façonnée par les provocations, la polarisation et le spectacle médiatique.

mercredi, janvier 28, 2026

Forum économique mondial compromis ? (Première partie)

Vous n'êtes peut-être pas d'accord, mais il me semble que le Forum économique mondial a été détourné par Trump et que ses obsessions ont été le seul sujet débattu lors de cet événement, s'éloignant largement de l'objet initial de la réunion. Ce sommet économique annuel est-il devenu discrédité et sans pertinence ? Je sais que je ne suis pas le seul à me le demander. 

Il est clair que les grandes rencontres internationales comme le Forum économique mondial, le G20, les sommets de la COP ou les assemblées des Nations Unies sont extrêmement sensibles à ce qui domine l'actualité médiatique mondiale. 

Lorsqu'une personnalité politique comme Trump fait la une des médias, provoque de vives réactions, alimente l'incertitude géopolitique et influence les marchés ou les alliances, sa présence ou son absence peut éclipser tout le reste. 

Historiquement, les dirigeants très polarisants ou imprévisibles ont souvent attiré l'attention sur eux, même lorsque l'ordre du jour officiel était tout autre. L'objectif déclaré du Forum économique de Davos est d'aborder les tendances économiques mondiales, le climat et le développement durable, les changements technologiques, la stabilité géopolitique et les risques systémiques à long terme. 

Mais comme nous venons de le constater, l'écosystème médiatique privilégie les conflits, les personnalités, le sensationnel et les controverses. Ainsi, même si les sessions officielles portent sur le climat, la gouvernance de l'IA, les chaînes d'approvisionnement ou les inégalités mondiales, le débat public peut être détourné par quelqu'un qui cherche à s'emparer du Groenland. 

Cela crée un décalage de perception, tant au sein du forum qu'à l'extérieur, l'attention étant focalisée sur le participant le plus controversé. Ce décalage peut donner l'impression que l'événement est « discrédité » ou « hors sujet », même si l'ordre du jour interne n'a pas changé. Ce forum est-il devenu sans pertinence ? Pas nécessairement, mais son image publique est déformée. 

Demain, nous examinerons les conséquences de cette situation et ce qu'elle implique pour nous tous.

mardi, janvier 27, 2026

Qui empoisonne la source de l'humanité ?

Pas un jour ne passe sans que je me demande si le cycle dépressif actuel, dans lequel le monde entier semble plonger, n'est pas dû au fait que nous sommes asphyxié par Donald Trump, qui intimide des nations entières, monopolise l'espace médiatique et représente une menace omniprésente. 

Beaucoup se sentent épuisés, tendus ou découragés, et lorsqu'une seule figure politique domine les gros titres, les conversations et les réseaux sociaux, il est naturel de penser que cette saturation contribue au poids émotionnel que nous ressentons. L'humeur mondiale est morose et anxieuse car la saturation médiatique amplifie le stress quand un seul homme domine l'actualité, apparaissant de tous cotés. 

Lorsque chaque controverse devient un sujet de conversation mondial, les algorithmes des réseaux sociaux privilégient les contenus les plus chargés émotionnellement, ce qui crée un sentiment d'être « assiégé », même si l'impact politique réel varie selon les régions. 

La plupart d'entre nous interprètent cela comme un fardeau émotionnel personnel, alors qu'il s'agit en réalité d'un fardeau véhiculé par nos médias. 

Ceux-ci sont indéniablement coupables de mettre en avant les conflits, l'indignation, les menaces, les scandales et la polarisation. Lorsque la couverture médiatique est uniquement négative, les gens se sentent tendus. Ce malaise est aggravé par l'incertitude mondiale, car la plupart d'entre nous font face à l'instabilité économique, à l'anxiété liée au changement climatique, aux mutations technologiques rapides, à la fragmentation sociale et à la fatigue post-pandémique. 

Quand ces pressions s'accumulent, la présence d'une figure publique aussi polarisante que Trump peut être la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Cela crée une véritable contagion émotionnelle, car l'ambiance générale est exacerbée par des amis stressés, des flux sociaux négatifs et colériques, des informations alarmantes et des conversations contaminées par tout ce bruit de fond. 

Encore une fois, pour protéger notre équilibre intérieur et notre santé mentale, nous ne pouvons retrouver la sérénité qu'en limitant notre exposition aux informations en continu, en nous ressourçant auprès de notre famille, de nos amis proches et de notre communauté, en nous concentrant sur des actions concrètes et significatives et en nous rappelant que le monde est plus vaste que le cycle étroit de l'actualité. 

Si nous ressentons la lourdeur de notre époque, ne restons pas impuissants face à elle !

lundi, janvier 26, 2026

Trump est-il un tigre de papier ?

Quand Donald Trump a promis qu'il « viendrait en aide » aux manifestants si les autorités iraniennes commençaient à tirer, les manifestants l'ont cru, car c'était la première fois de leur vie qu’un président américain promettait d'aider ces manifestants. Rassurés, ils sont descendus dans la rue, rejoignant les foules grandissantes, pour finalement se faire tirer dessus sans que les États-Unis n'interviennent. 

Le 8 janvier, Internet a été coupé, l'Iran a été plongé dans le noir et des milliers de personnes ont été abattues. Trump a exhorté les Iraniens à continuer de manifester et à « prendre le contrôle de leurs institutions », leur assurant que « l'aide était en route », alors que les rumeurs d'une frappe imminente contre l'Iran se multipliaient. 

Mais un jour plus tard, Trump a fait volte-face, déclarant aux journalistes qu'il avait reçu l'assurance que les autorités iraniennes n'exécuteraient personne, renonçant ainsi à une intervention militaire en Iran. De même, 

Trump a fait un virage à 180 degrés concernant sa menace de prendre le Groenland par la force et d'imposer des droits de douane à certains pays de l'UE qui s'opposaient à ses actions, condamnaient sa rhétorique et menaçaient de représailles économiques et diplomatiques immédiates. 

Ce revirement de Trump a fait suite à une réunion avec les dirigeants de l'OTAN, au cours de laquelle un « cadre » pour un accord de sécurité dans l'Arctique aurait soit-disant été établi, répondant aux préoccupations de sécurité des États-Unis sans acquisition complète du territoire. En fin de compte, dans les deux cas,

Trump a reculé face à ses déclarations fracassantes, montrant que sous la pression, il n'était rien de plus qu'un « tigre de papier ». Certains diront qu'il s'agit d'un point de vue subjectif, fondé sur ses actions ou sa rhétorique perçues comme incohérentes, tandis que ses partisans (y compris Trump lui-même, qui a utilisé cette expression pour qualifier la Russie) y voient une description des faiblesses perçues chez ses adversaires ou ses alliés. 

Les partisans de cette image de « tigre de papier » mettent en avant des exemples où Trump aurait reculé face à des positions fermes, utilisé la Chine comme levier, ou eu du mal à concrétiser ses menaces auprès des dirigeants mondiaux, tandis que certaines personnalités politiques, comme Chris Christie, l'ont qualifié ainsi pour suggérer l'absence de réelle menace derrière ses fanfaronnades. 

Quoi qu'il en soit, il faut toujours oser s’opposer à cet homme, comme à tout tyran, pour qu'il perde sa virulence, son influence et sa façade de toute-puissance. Ce roi est nu !

dimanche, janvier 25, 2026

Quand le ski est vraiment mauvais …

Jusqu'à présent, je n'ai pas encore atteint les 20 jours car je n’ai jamais vécu des conditions aussi exécrables. On pourrait donc se demander quel intérêt j'y trouve. 

La neige est dure, irrégulière et semble vouloir accrocher mes skis sans raison, si bien que skier dans ces conditions ne présente aucun avantage, mais comme le disent certains sportifs un peu cyniques : « Si le ski était facile, ça s'appellerait snowboard ! » 

Pourtant je prétends être la gars qui s'épanouit dans les conditions difficiles, face à toutes sortes de défis, sur les terrains les plus terrifiants, reprenant à mon compte la citation de Nietzsche : « Si les conditions de neige ne me tuent pas, elles me rendront beaucoup plus malin ! » 

Comme vous le voyez, la proposition est tentante et si je veux atteindre ce à quoi j’aspire. Je dois donc avoir le courage d'affronter les éléments déchaînés. Est-ce logique ? Probablement pas, mais c'est sans doute le meilleur combat que je puisse mener contre ces conditions de ski peu engageantes…

samedi, janvier 24, 2026

Six ans de méditation… (Deuxième partie)

Méditer à long terme est également associée à une réduction physique de la taille de l'amygdale, région du cerveau responsable de nos instinct de survie. Cela entraîne une diminution permanente de l'anxiété de base. Au niveau cellulaire, la méditation prolongée semble ralentir le vieillissement de nos cellules. Les télomères sont les extrémités protectrices de nos chromosomes. Des télomères courts sont des marqueurs du vieillissement et des maladies.

À ce sujet, une étude publiée dans la revue médicale Psychoneuroendocrinology a montré que ceux qui méditent depuis longtemps (en moyenne plus de 5 ans) présentent une activité de la télomérase beaucoup plus élevée. Cette enzyme répare les télomères, indiquant ainsi que la méditation quotidienne pourrait ralentir le vieillissement cellulaire et augmenter la longévité. 

De plus, notre cerveau possède un « réseau du mode par défaut » (RMD) qui est actif lorsque nous ne faisons rien de précis, comme de laisser notre esprit vagabonder ou de nous inquiéter du passé ou du futur. Une étude de l'Université de Yale a révélé que chez les méditants expérimentés (plus de 10 ans de pratique), le RMD est transformé de façon permanente. 

L’esprit n’est pas juste calmé pendant la méditation, mais le cerveau trouve un nouvel équilibre où le vagabondage mental est réduit, ce qui conduit à un plus grand bien-être et à une meilleure présence à tout moment. Les résultats les plus remarquables proviennent de l'Université du Wisconsin-Madison, qui a étudié des méditants intensifs (ceux pratiquant de 10 000 à 50 000 heures). 

Ceux-ci ont montré une augmentation massive d'activité des ondes gamma, ces ondes cérébrales à haute fréquence, associées à une concentration maximale, à des états de « flow » et à un état de compassion universel. Fait crucial, ces niveaux élevés persistaient en dehors des séances de méditation, ce qui suggère qu'après 10 ans, l'état de méditation devient un trait permanent de la personnalité. 

Il est clair que plus nous consacrons d'années et de temps à la méditation, plus notre cerveau se transforme positivement. Impressionnant, n'est-ce pas ? Faut-il d'autres arguments pour vous convaincre ?

vendredi, janvier 23, 2026

Six ans de méditation… (Première partie)

Cela fait maintenant plus de six ans que je médite quotidiennement et, d'après ce que j'ai constaté, cette pratique a transformé ma vie et a été la meilleure chose qui me soit arrivée récemment. Cela m'a incité à approfondir mes recherches pour comprendre ce qu’ont révélé les études scientifiques sur ce sujet. 

J'ai découvert que les effets de la méditation sur une période de 5 à 10 ans dépassent les bienfaits temporaires et superficiels accordés à cette pratique et créent des changements structurels et biologiques permanents. 

Comme il est difficile de constituer un groupe témoin qui s'abstiendrait de méditer pendant une décennie, la plupart des recherches sur cette période sont transversales (comparant des méditants « experts » ayant 5 à 10 ans d'expérience aux « novices »). Cependant, les résultats sont remarquablement cohérents d'une étude à l'autre.

Concernant la neuroplasticité structurelle du cerveau, la découverte la plus importante est que la méditation « épaissit » le cerveau dans les zones de l'attention et du traitement sensoriel, tout en « réduisant » les du stress. 

Une étude marquante menée par le Dr Sara Lazar (Harvard/MIT) a révélé que les méditants de longue date (en moyenne 7 à 9 ans de pratique) présentaient une augmentation de l'épaisseur de matière grise dans le cortex préfrontal, la zone responsable de la prise de décision et des fonctions exécutives. 

Plus important encore, Lazar a constaté que les méditants de 50 ans ayant une pratique régulière présentaient la même épaisseur corticale que des non-méditants de 25 ans. La méditation semble compenser l'amincissement naturel du cerveau qui survient avec l'âge. 

Il y a encore beaucoup à dire à ce sujet et je vous en parlerai demain …

jeudi, janvier 22, 2026

Skier en famille ou avec des amis

Chaque fois que je skie en famille ou avec des amis, mon expérience et mes réflexes d'ancien moniteur de ski refont surface. Je « chausse » littéralement les skis de ceux qui skient avec moi, surtout s'ils sont un peu moins expérimentés que moi, ce qui, il me semble continue d’être le cas, en dépit de mes 78 ans.

Je choisis des pistes et des conditions que je juge les mieux adaptées à leur niveau et qui leur permettront de bien s'amuser en toute sécurité. Autant que possible, je reconnais toujours l'itinéraire à l'avance pour m'assurer qu'il est approprié. C'est ma priorité absolue. 

Lors de nos pauses, je leur demande comment ils vont, s'ils ont trop chaud ou trop froid, s'ils sont fatigués ou ont un problème quel qu’il soit, si leur équipement leur convient et si tout va bien. Lorsque je les précède et descends les pistes, je me retourne régulièrement pour vérifier qu'ils me suivent et voir comment ils se comportent. 

Ainsi, mon plaisir personnel se transforme en un plaisir bien plus grand et plus riche, car leur bien-être, leur sécurité et leur appréciation passent avant le mien. C'est le plaisir de partager ma passion, de faire plaisir à ceux que j'aime, la véritable joie de donner !

mercredi, janvier 21, 2026

Survivre le bas d’un cycle ? (Deuxième partie)

Ceux qui mènent des projets à long terme ne peuvent pas rester motivés en permanence. Ils restent tout simplement liés à leur objectif, quand leur enthousiasme se ralenti temporairement. Parfois, il est bon de mettre par écrit la raison de notre engagement et de la relire pendant ces périodes de désenchantement, pour nous rappeler que notre travail reste important même si l'étincelle s'estompe. 

Durant ces moments, il est également utile de diviser la mission en petites étapes plus faciles à réaliser au coup par coup. 

C'est compréhensible, car lorsque nous traversons une période difficile, la vision globale peut nous paniquer et réduire celle-ci en petits éléments nous aide à rester actifs sans nous affoler. 

Cela peut se traduire par de petites actions comme : 

  • « Je vais passer un coup de fil » 
  • « Je vais écrire pendant dix minutes » 
  • « Je vais réparer ce petit truc dans la salle de bains » 

Ces petites victoires faciles permettent de retrouver son élan plutôt que d'attendre que l'inspiration revienne et nous remettrons sur les rails. De plus, n'oublions jamais de renouer avec les personnes qui partagent nos valeurs, car l'isolement amplifie le découragement, tandis que les liens sociaux dissipent tout. Même une courte conversation avec quelqu'un qui sait naviguer les hauts et les bas peut nous remettre sur pied. 

Nous n'avons pas besoin d'un discours d'encouragement, un simple rappel que nous ne portons pas le poids du monde sur nos épaules suffit ! En conclusion, nous devons toujours garder une perspective à long terme, car tout effort significatif, qu'il soit personnel, politique, créatif ou social, traverse des « saisons » comme la croissance, le passage à vide, le doute et, heureusement, le renouveau.

 Une période de baisse est souvent le prélude à une nouvelle prise de conscience ou à une percée, comme le compost qui nourrit la prochaine saison de croissance. Avec du recul, cette baisse n'est qu'une partie de l'histoire, pas la fin. Enfin, parfois, la chose la plus courageuse que nous puissions faire est de faire une pause. Se reposer n'est pas abandonner, c'est simplement prendre soin de la partie de nous-mêmes qui continue d'avancer. 

On ne perd pas son élan en se reposant, on le perd si on ne prend pas le temps de marquer un temps d’arrêt !

mardi, janvier 20, 2026

Survivre le bas d’un cycle ? (Première partie)

Parfois, il est difficile de rester optimiste et motivé, quoi qu'il arrive. Tout est cyclique et quand on se retrouve au bas du cycle, comment reste-t-on confiant sans se décourager ? Je sais qu'il est tout à fait humain de ressentir un passage à vide – ce moment où l'énergie s'évanouit et où l'objectif qui semblait si clair la veille devient soudainement flou.

Cela arrive aux meilleurs d'entre nous sans que nous recherchions cette punition. Nous sommes simplement confrontés au cycle naturel qui touche ceux qui s'investissent totalement et qui se donnent à fond. Alors, comment rester serein face à ces cycles ? 

D'abord, nous devons nous rappeler que le point d’inflexion vers le bas d’un cycle ne veut pas dire que nous sommes sur la mauvaise voie. Cela fait tout simplement partie de notre chemin. Nous devrions considérer ce point bas dans le cycle comme une information, mais pas un verdict, et éviter de penser à des choses du genre « Qu’est ce qui ne va pas avec moi», « Peut-être que je ne suis pas faits pour ça » ou « Pourquoi n'arrivons-nous pas à rester motivés ? » En réalité, ce passage à vide veut tout simplement dire : 

  • « J'ai besoin de repos » 
  • « J'ai besoin de prendre du recul » 
  • « J'ai besoin de renouer avec la raison pour laquelle je fais des efforts » 

Tout cela signifie que nous devons considérer ce passage à vide comme un signal, plutôt qu’un échec. Par-dessus tout, nous devons nous rappeler que si la motivation est cyclique, l'engagement, lui, doit rester constant. Un bon exemple est de voir la relation entre les deux éléments de la façon suivante : La motivation est comme la météo : elle change, parfois de façon spectaculaire. L'engagement est comme le climat : il évolue lentement, au fil de nos intentions. 

Dans le prochain article, nous verrons comment gérer ces passages à vide afin d'en ressortir beaucoup plus forts. Restez donc à l’écoute !

dimanche, janvier 18, 2026

Je déteste Trump, que faire ?

Comme je ne supporte pas Trump et son régime, que puis-je faire pour rendre la situation plus supportable, et mieux encore, que puis-je faire pour lutter efficacement contre ce connard ? Je sais que je ne suis pas le seul à penser comme cela, et il est normal de rechercher à la fois résilience émotionnelle et action efficace quand le leader d’un pays est parfaitement incompétent, cruel, dangereux et en conflit avec mes valeurs. Voici mes pistes pour trancher cette situation. 

Mes approches constructives et concrètes que nous pouvons tous adopter quand nous nous sentons découragés politiquement ou que nous désirons un changement. La première chose à faire est d’améliorer une situation insupportable. Le stress politique est réel et peut nous épuiser si nous ne le prenons pas par les cornes. 

Voici donc des idées qui devraient nous être utiles, à commencer par la protection de notre espace mental en limitant le temps passé à consulter compulsivement les réseaux sociaux sur nos smartphones et à la place privilégier des sources d'information sérieuses. Nous devons également fixer des limites aux conversations politiques qui nous épuisent et nous démoralisent. Il ne s'agit pas d'éviter le sujet, mais simplement de préserver notre capacité d'agir. 

Nous devons aussi veiller à rester en contact avec des personnes qui partagent nos valeurs, car la communauté est un puissant antidote à la frustration politique. Avant tout, concentrons-nous sur ce que nous pouvons changer ou influencer. Ainsi, quand la politique nationale nous semble trop accablante, tournons nous vers le « local » qui offre souvent un impact plus immédiat et reste plus rassurant sur le plan émotionnel. 

Cela dit, je vote à chaque élection et j'encourage les autres à s'inscrire sur les listes électorales et à participer. Je communique également régulièrement avec mes sénateurs et mon représentant au congrès (qui sont des des partisans de Trump, car nous vivons en Utah, un État républicain et fasciste). Je le fais de manière concise, mais aussi suffisamment percutante et originale pour que mon message ne soit pas ignoré. 

Si vous vivez en dehors des Etats-Unis, c'est facile de boycotter tout ce qui est américain depuis Amazon jusqu'à X (ex Tweeter) en passant par Apple, Boeing, Google, Meta, Microsoft, etc. Vous verrez, il y a de quoi faire si vous en avez le courage !

En fin de compte, je ne manque jamais une occasion d'exprimer mon opinion et de dire les choses telles que je les vois. La liberté et la démocratie sont trop importantes pour moi !

samedi, janvier 17, 2026

IA pour diriger le monde ? (Troisième partie)

Vous avez maintenant découvert la plupart des réponses à ma question. Toutes ces réponses sont, pour la plupart, hypothétiques. Cela dit, et malgré ses défauts, je crois toujours qu'une gestion par l'IA serait de loin préférable au style de leadership désastreux de Trump, Poutine ou Netanyahou. De plus, l'IA auto-apprend et, tant qu'elle est programmée pour bien se comporter et respecter une constitution mondiale, il y a de très bonnes raisons de penser qu'elle peut continuer à aller indéfiniment dans la bonne direction. 

Encore une fois, je crois que, compte tenu de l'état lamentable de notre leadership politique, nous devons nous inquiéter de la capacité de l'humanité à se gouverner sagement à une époque d'instabilité climatique, de pressions sur les ressources, de changements technologiques rapides, de polarisation idéologique, de points de vue et de programmes politiques à court terme, de corruption généralisée, et nous demander si un système fondé sur des principes mondiaux partagés pourrait nous aider à éviter des catastrophes auto-infligées. 

C'est une préoccupation urgente, sérieuse et profondément humaine. Si la question est de savoir à quoi ressemblerait une « IA guidée par une éthique mondiale », cela ne sera pas un président robot ni un dictateur numérique. C'est plutôt un système d'exploitation planétaire qui aide l'humanité à faire des choix plus judicieux tout en restant ancrée dans des engagements moraux partagés. 

Imaginez un système qui combine l'intelligence technique avec des garde-fous éthiques issus de cadres mondiaux tels que la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l'homme et les principes de protection climatique. 

Un système qui pourrait être tenu responsable, qu'il s'agisse d'aider à résoudre les problèmes climatiques, les conflits ou les inégalités, et ce, malgré les nombreuses fois où le leadership humain a échoué en raison de préjugés ou d'approches à court terme. 

En conclusion, ma vision de la gestion de la planète par l'IA est une vision de la perfection, mais à bien y réfléchir, il n'y a peut-être rien d'aussi ennuyeux et démotivant que la perfection. Bien sûr, le jour où nous changerons d'avis, nous regretterons vite le bon vieux temps où Trump, Poutine ou Netanyahou n'existaient pas en tant qu'hommes politiques ! Pourrions-nous tous vivre avec ce concept et qui parmi nous est totalement allergique à la perfection ?

vendredi, janvier 16, 2026

IA pour diriger le monde ? (Deuxième partie)

Toutes grandes idées s'accompagnent d'effets imprévus, bons et mauvais. 

Commençons par ce qui est bien : dans quels domaines l'IA pourrait-elle surpasser le leadership humain, non pas nécessairement en tant que dirigeant, mais en tant que système d'aide à la décision ? En matière de politiques fondées sur des données probantes, l'IA pourrait analyser les données climatiques, la surpopulation, les modèles économiques et les tendances démographiques sans subir de pressions politiques. 

En termes de planification à long terme, elle pourrait exceller, car les êtres humains et leurs dirigeants politiques, souvent très myopes, ont tendance à privilégier les gains à court terme. L'IA pourrait optimiser les conditions de vie humaines pendant des décennies, voire des siècles. Devenue un outil de gouvernance mondiale, l'IA ne serait pas soumise aux frontières ni aux intérêts nationaux. Elle pourrait également être conçue et ajustée pour minimiser certains biais humains (même si elle peut aussi en hériter si elle n'est pas conçue avec soin).

Les sceptiques peuvent objecter qu'il existe des domaines où l'IA, telle que nous la concevons aujourd’hui, ne pourra jamais remplacer le leadership humain. Même l'IA la plus éthique a ses limites, notamment en termes de légitimité, car les citoyens acceptent un leadership lorsqu'il est responsable et humain. Or, en l'état actuel des choses, l'IA ne pourrait pas remplacer le consentement démocratique ni la légitimité culturelle. 

De plus, certains estiment que certaines décisions requièrent des valeurs humaines, de l'empathie et une expérience vécue. Se pose également la question de la responsabilité. Si une IA prend une décision néfaste, qui est responsable ? Il s'agit là d'une question éthique majeure non résolue. Parmi les autres limites, il existe des risques de mauvaise utilisation de l'IA, car tout système puissant peut être détourné par des gouvernements autoritaires, des entreprises ou des forces militaires. 

Même si l'IA est éthique, ses opérateurs ne le sont pas forcément. En réalité, la plupart des experts n'envisagent pas un remplacement des dirigeants par l'IA, mais plutôt son utilisation comme un outil de réflexion ou de conseil pour évaluer les politiques, prédire les conséquences à long terme et signaler les risques pour les droits humains. 

Elle pourrait jouer un rôle majeur dans la modélisation des impacts climatiques et des ressources et aider les dirigeants à éviter les décisions catastrophiques. Peut-être devrions-nous la considérer comme une gardienne de la pensée à long terme, alignée sur les Nations Unies, et non comme une dirigeante. 

Ce modèle hybride préserverait la responsabilité humaine, la légitimité démocratique et les nuances culturelles, tout en offrant des analyses fondées sur les données, une perspective planétaire à long terme et une réduction de l'impulsivité. Demain, nous verrons comment répondre concrètement à cette question …

jeudi, janvier 15, 2026

IA pour diriger le monde ? (Première partie)

Compte tenu de la médiocrité affligeante de nos dirigeants élus, je me demande souvent si une intelligence artificielle (IA) fondée sur les principes généraux des Nations Unies ne serait pas plus efficace que nos dirigeants élus et nos dictateurs pour gérer et guider l'humanité et la planète Terre ? 

Je ne suis sans doute pas le seul à me poser cette question. Je parie que beaucoup de gens s'interrogent si un système fondé sur des principes mondiaux partagés pourrait-il surpasser le comportement chaotique et incohérent de nos dirigeants actuels ?

D'abord, quand je parle des « principes généraux des Nations Unies », je fais référence à la Charte des Nations Unies et aux cadres associées qui mettent l'accent sur les droits de l'homme, la paix et la prévention des conflits, la protection de l'environnement, l'égalité et la non-discrimination, la coopération internationale et le développement durable.  

Hypothétiquement, si une IA était conçue pour suivre strictement ces principes, elle serait orientée vers le bien-être planétaire à long terme, minimisant les dommages, recherchant l'équité entre les populations et prenant des décisions fondées sur des données scientifiques prouvées. 

On constate une différence énorme avec la manière dont de nombreux dirigeants humains opèrent, car ils sont souvent confrontés à des cycles électoraux courts, privilégient les intérêts nationaux aux intérêts mondiaux, subissent la corruption de leurs donateurs, des partis ou des élites, et restent fortement influencés par leurs ambitions personnelles et leurs biais cognitifs. 

Tout cela signifie qu'en théorie, une IA pourrait être plus cohérente, moins égoïste et davantage tournée vers le long terme que nos politiciens. Dans le prochain article, nous examinerons les véritables possibilités et les défis d'un gouvernement dirigé par une IA …

mercredi, janvier 14, 2026

Test de chaussures de ski peu orthodoxe !

En début de week-end, je n'étais toujours pas trop rassuré par mes nouvelles chaussures à entrée arrière Nordica et j'ai ressenti l’urgence de les évaluer davantage. Au cours de ma carrière dans le secteur du ski, j'ai surtout commercialisé de ce genre de produit et cette activité, ainsi que mon expérience de skieur, m'avaient amené à maintes reprises à tester des chaussures de skis au cours des ans. 

J'ai ainsi acquis une connaissance approfondie des méthodes de test (et de leur nature extrêmement subjective) et j'ai analysé avec soin tous les résultats qui m’étaient soumis, y compris ceux conduits par les publications spécialisées. Aujourd'hui, j'ai réalisé que notre façon de tester les chaussures était plutôt amateure et imparfaite, car nous négligions la « comparaison directe » lors de l'évaluation de différentes paires. 

Nous enfilions une paire de chaussures A, puis passions aux chaussures B, et C, etc., et nous essayions alors de nous souvenir des sensations ressenties avec A, B et C. Se souvenir du ressenti est extrêmement difficile, voire impossible, de cette manière. 

C'est peut-être pourquoi, le samedi précédant ce nouveau test, j'ai eu l'idée que la meilleure façon de bien tester mes nouvelles chaussures était de mettre un pied dans la chaussure A et l’autre dans la chaussure B (les longueurs de semelles étant identiques et ne nécessitant aucun ajustement), et c'est exactement ce que j'ai fait le lendemain.

Sur les pistes, personne n'a remarqué que je portais deux chaussures différentes, et dès que je me suis retrouvé sur le télésiège, je pouvais comparer les points de pression sur chaque pied, en appliquant mon poids ou en laissant pendre le ski, et il en fut de même quand je déclenchais mes virages, que je carvais ou que je dérapais. 

Très vite, j'ai pu sentir la différence qui, à ma grande surprise, étaient des points de pression autour des malléoles, phénomène fréquent avec des chaussures toutes neuves, n'ayant pas encore épousé la forme des os. J'ai néanmoins été impressionné par l'excellente skiabilité de cette nouvelle chaussure à entrée arrière, que j'ai pu clairement ressentir et juger sur les portions damées des pistes. 

En fait, ce qui rend cette chaussure à entrée arrière si performante techniquement, c'est son incroyable tenue de talon. À ce sujet, et comme je l'avais déjà constaté, mettre le pied dans la chaussure n'était pas si facile que ça car le talon devait franchir une espèce de « seuil » lui permettait de bien se caller dans une cavité de talon bien conçue qui le maintenait le pied parfaitement bien en place pendant le ski. Encore une fois, l'atout majeur de cette chaussure ! 

Ce maintien sécurisé du talon rendait également le retrait des chaussures assez difficile, car le talon devait sortir de son logement pour franchir ce même seuil, ce qui nécessitait un effort particulier. Ce m’occasionna fut une petite déception concernant le produit, car j'avais justement acheté ces chaussures pour faciliter leur retrait après avoir skié. 

Malgré cela, en fin d'après-midi, j'étais plus que jamais impressionné par mes nouvelles chaussures ainsi que par ma méthode de test à comparaison simultanée et les sensations ressenties en testant une chaussure différente sur chaque pied !