jeudi, janvier 22, 2026

Skier en famille ou avec des amis

Chaque fois que je skie en famille ou avec des amis, mon expérience et mes réflexes d'ancien moniteur de ski refont surface. Je « chausse » littéralement les skis de ceux qui skient avec moi, surtout s'ils sont un peu moins expérimentés que moi, ce qui, il me semble continue d’être le cas, en dépit de mes 78 ans.

Je choisis des pistes et des conditions que je juge les mieux adaptées à leur niveau et qui leur permettront de bien s'amuser en toute sécurité. Autant que possible, je reconnais toujours l'itinéraire à l'avance pour m'assurer qu'il est approprié. C'est ma priorité absolue. 

Lors de nos pauses, je leur demande comment ils vont, s'ils ont trop chaud ou trop froid, s'ils sont fatigués ou ont un problème quel qu’il soit, si leur équipement leur convient et si tout va bien. Lorsque je les précède et descends les pistes, je me retourne régulièrement pour vérifier qu'ils me suivent et voir comment ils se comportent. 

Ainsi, mon plaisir personnel se transforme en un plaisir bien plus grand et plus riche, car leur bien-être, leur sécurité et leur appréciation passent avant le mien. C'est le plaisir de partager ma passion, de faire plaisir à ceux que j'aime, la véritable joie de donner !

mercredi, janvier 21, 2026

Survivre le bas d’un cycle ? (Deuxième partie)

Ceux qui mènent des projets à long terme ne peuvent pas rester motivés en permanence. Ils restent tout simplement liés à leur objectif, quand leur enthousiasme se ralenti temporairement. Parfois, il est bon de mettre par écrit la raison de notre engagement et de la relire pendant ces périodes de désenchantement, pour nous rappeler que notre travail reste important même si l'étincelle s'estompe. 

Durant ces moments, il est également utile de diviser la mission en petites étapes plus faciles à réaliser au coup par coup. 

C'est compréhensible, car lorsque nous traversons une période difficile, la vision globale peut nous paniquer et réduire celle-ci en petits éléments nous aide à rester actifs sans nous affoler. 

Cela peut se traduire par de petites actions comme : 

  • « Je vais passer un coup de fil » 
  • « Je vais écrire pendant dix minutes » 
  • « Je vais réparer ce petit truc dans la salle de bains » 

Ces petites victoires faciles permettent de retrouver son élan plutôt que d'attendre que l'inspiration revienne et nous remettrons sur les rails. De plus, n'oublions jamais de renouer avec les personnes qui partagent nos valeurs, car l'isolement amplifie le découragement, tandis que les liens sociaux dissipent tout. Même une courte conversation avec quelqu'un qui sait naviguer les hauts et les bas peut nous remettre sur pied. 

Nous n'avons pas besoin d'un discours d'encouragement, un simple rappel que nous ne portons pas le poids du monde sur nos épaules suffit ! En conclusion, nous devons toujours garder une perspective à long terme, car tout effort significatif, qu'il soit personnel, politique, créatif ou social, traverse des « saisons » comme la croissance, le passage à vide, le doute et, heureusement, le renouveau.

 Une période de baisse est souvent le prélude à une nouvelle prise de conscience ou à une percée, comme le compost qui nourrit la prochaine saison de croissance. Avec du recul, cette baisse n'est qu'une partie de l'histoire, pas la fin. Enfin, parfois, la chose la plus courageuse que nous puissions faire est de faire une pause. Se reposer n'est pas abandonner, c'est simplement prendre soin de la partie de nous-mêmes qui continue d'avancer. 

On ne perd pas son élan en se reposant, on le perd si on ne prend pas le temps de marquer un temps d’arrêt !

mardi, janvier 20, 2026

Survivre le bas d’un cycle ? (Première partie)

Parfois, il est difficile de rester optimiste et motivé, quoi qu'il arrive. Tout est cyclique et quand on se retrouve au bas du cycle, comment reste-t-on confiant sans se décourager ? Je sais qu'il est tout à fait humain de ressentir un passage à vide – ce moment où l'énergie s'évanouit et où l'objectif qui semblait si clair la veille devient soudainement flou.

Cela arrive aux meilleurs d'entre nous sans que nous recherchions cette punition. Nous sommes simplement confrontés au cycle naturel qui touche ceux qui s'investissent totalement et qui se donnent à fond. Alors, comment rester serein face à ces cycles ? 

D'abord, nous devons nous rappeler que le point d’inflexion vers le bas d’un cycle ne veut pas dire que nous sommes sur la mauvaise voie. Cela fait tout simplement partie de notre chemin. Nous devrions considérer ce point bas dans le cycle comme une information, mais pas un verdict, et éviter de penser à des choses du genre « Qu’est ce qui ne va pas avec moi», « Peut-être que je ne suis pas faits pour ça » ou « Pourquoi n'arrivons-nous pas à rester motivés ? » En réalité, ce passage à vide veut tout simplement dire : 

  • « J'ai besoin de repos » 
  • « J'ai besoin de prendre du recul » 
  • « J'ai besoin de renouer avec la raison pour laquelle je fais des efforts » 

Tout cela signifie que nous devons considérer ce passage à vide comme un signal, plutôt qu’un échec. Par-dessus tout, nous devons nous rappeler que si la motivation est cyclique, l'engagement, lui, doit rester constant. Un bon exemple est de voir la relation entre les deux éléments de la façon suivante : La motivation est comme la météo : elle change, parfois de façon spectaculaire. L'engagement est comme le climat : il évolue lentement, au fil de nos intentions. 

Dans le prochain article, nous verrons comment gérer ces passages à vide afin d'en ressortir beaucoup plus forts. Restez donc à l’écoute !

dimanche, janvier 18, 2026

Je déteste Trump, que faire ?

Comme je ne supporte pas Trump et son régime, que puis-je faire pour rendre la situation plus supportable, et mieux encore, que puis-je faire pour lutter efficacement contre ce connard ? Je sais que je ne suis pas le seul à penser comme cela, et il est normal de rechercher à la fois résilience émotionnelle et action efficace quand le leader d’un pays est parfaitement incompétent, cruel, dangereux et en conflit avec mes valeurs. Voici mes pistes pour trancher cette situation. 

Mes approches constructives et concrètes que nous pouvons tous adopter quand nous nous sentons découragés politiquement ou que nous désirons un changement. La première chose à faire est d’améliorer une situation insupportable. Le stress politique est réel et peut nous épuiser si nous ne le prenons pas par les cornes. 

Voici donc des idées qui devraient nous être utiles, à commencer par la protection de notre espace mental en limitant le temps passé à consulter compulsivement les réseaux sociaux sur nos smartphones et à la place privilégier des sources d'information sérieuses. Nous devons également fixer des limites aux conversations politiques qui nous épuisent et nous démoralisent. Il ne s'agit pas d'éviter le sujet, mais simplement de préserver notre capacité d'agir. 

Nous devons aussi veiller à rester en contact avec des personnes qui partagent nos valeurs, car la communauté est un puissant antidote à la frustration politique. Avant tout, concentrons-nous sur ce que nous pouvons changer ou influencer. Ainsi, quand la politique nationale nous semble trop accablante, tournons nous vers le « local » qui offre souvent un impact plus immédiat et reste plus rassurant sur le plan émotionnel. 

Cela dit, je vote à chaque élection et j'encourage les autres à s'inscrire sur les listes électorales et à participer. Je communique également régulièrement avec mes sénateurs et mon représentant au congrès (qui sont des des partisans de Trump, car nous vivons en Utah, un État républicain et fasciste). Je le fais de manière concise, mais aussi suffisamment percutante et originale pour que mon message ne soit pas ignoré. 

Si vous vivez en dehors des Etats-Unis, c'est facile de boycotter tout ce qui est américain depuis Amazon jusqu'à X (ex Tweeter) en passant par Apple, Boeing, Google, Meta, Microsoft, etc. Vous verrez, il y a de quoi faire si vous en avez le courage !

En fin de compte, je ne manque jamais une occasion d'exprimer mon opinion et de dire les choses telles que je les vois. La liberté et la démocratie sont trop importantes pour moi !

samedi, janvier 17, 2026

IA pour diriger le monde ? (Troisième partie)

Vous avez maintenant découvert la plupart des réponses à ma question. Toutes ces réponses sont, pour la plupart, hypothétiques. Cela dit, et malgré ses défauts, je crois toujours qu'une gestion par l'IA serait de loin préférable au style de leadership désastreux de Trump, Poutine ou Netanyahou. De plus, l'IA auto-apprend et, tant qu'elle est programmée pour bien se comporter et respecter une constitution mondiale, il y a de très bonnes raisons de penser qu'elle peut continuer à aller indéfiniment dans la bonne direction. 

Encore une fois, je crois que, compte tenu de l'état lamentable de notre leadership politique, nous devons nous inquiéter de la capacité de l'humanité à se gouverner sagement à une époque d'instabilité climatique, de pressions sur les ressources, de changements technologiques rapides, de polarisation idéologique, de points de vue et de programmes politiques à court terme, de corruption généralisée, et nous demander si un système fondé sur des principes mondiaux partagés pourrait nous aider à éviter des catastrophes auto-infligées. 

C'est une préoccupation urgente, sérieuse et profondément humaine. Si la question est de savoir à quoi ressemblerait une « IA guidée par une éthique mondiale », cela ne sera pas un président robot ni un dictateur numérique. C'est plutôt un système d'exploitation planétaire qui aide l'humanité à faire des choix plus judicieux tout en restant ancrée dans des engagements moraux partagés. 

Imaginez un système qui combine l'intelligence technique avec des garde-fous éthiques issus de cadres mondiaux tels que la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l'homme et les principes de protection climatique. 

Un système qui pourrait être tenu responsable, qu'il s'agisse d'aider à résoudre les problèmes climatiques, les conflits ou les inégalités, et ce, malgré les nombreuses fois où le leadership humain a échoué en raison de préjugés ou d'approches à court terme. 

En conclusion, ma vision de la gestion de la planète par l'IA est une vision de la perfection, mais à bien y réfléchir, il n'y a peut-être rien d'aussi ennuyeux et démotivant que la perfection. Bien sûr, le jour où nous changerons d'avis, nous regretterons vite le bon vieux temps où Trump, Poutine ou Netanyahou n'existaient pas en tant qu'hommes politiques ! Pourrions-nous tous vivre avec ce concept et qui parmi nous est totalement allergique à la perfection ?

vendredi, janvier 16, 2026

IA pour diriger le monde ? (Deuxième partie)

Toutes grandes idées s'accompagnent d'effets imprévus, bons et mauvais. 

Commençons par ce qui est bien : dans quels domaines l'IA pourrait-elle surpasser le leadership humain, non pas nécessairement en tant que dirigeant, mais en tant que système d'aide à la décision ? En matière de politiques fondées sur des données probantes, l'IA pourrait analyser les données climatiques, la surpopulation, les modèles économiques et les tendances démographiques sans subir de pressions politiques. 

En termes de planification à long terme, elle pourrait exceller, car les êtres humains et leurs dirigeants politiques, souvent très myopes, ont tendance à privilégier les gains à court terme. L'IA pourrait optimiser les conditions de vie humaines pendant des décennies, voire des siècles. Devenue un outil de gouvernance mondiale, l'IA ne serait pas soumise aux frontières ni aux intérêts nationaux. Elle pourrait également être conçue et ajustée pour minimiser certains biais humains (même si elle peut aussi en hériter si elle n'est pas conçue avec soin).

Les sceptiques peuvent objecter qu'il existe des domaines où l'IA, telle que nous la concevons aujourd’hui, ne pourra jamais remplacer le leadership humain. Même l'IA la plus éthique a ses limites, notamment en termes de légitimité, car les citoyens acceptent un leadership lorsqu'il est responsable et humain. Or, en l'état actuel des choses, l'IA ne pourrait pas remplacer le consentement démocratique ni la légitimité culturelle. 

De plus, certains estiment que certaines décisions requièrent des valeurs humaines, de l'empathie et une expérience vécue. Se pose également la question de la responsabilité. Si une IA prend une décision néfaste, qui est responsable ? Il s'agit là d'une question éthique majeure non résolue. Parmi les autres limites, il existe des risques de mauvaise utilisation de l'IA, car tout système puissant peut être détourné par des gouvernements autoritaires, des entreprises ou des forces militaires. 

Même si l'IA est éthique, ses opérateurs ne le sont pas forcément. En réalité, la plupart des experts n'envisagent pas un remplacement des dirigeants par l'IA, mais plutôt son utilisation comme un outil de réflexion ou de conseil pour évaluer les politiques, prédire les conséquences à long terme et signaler les risques pour les droits humains. 

Elle pourrait jouer un rôle majeur dans la modélisation des impacts climatiques et des ressources et aider les dirigeants à éviter les décisions catastrophiques. Peut-être devrions-nous la considérer comme une gardienne de la pensée à long terme, alignée sur les Nations Unies, et non comme une dirigeante. 

Ce modèle hybride préserverait la responsabilité humaine, la légitimité démocratique et les nuances culturelles, tout en offrant des analyses fondées sur les données, une perspective planétaire à long terme et une réduction de l'impulsivité. Demain, nous verrons comment répondre concrètement à cette question …

jeudi, janvier 15, 2026

IA pour diriger le monde ? (Première partie)

Compte tenu de la médiocrité affligeante de nos dirigeants élus, je me demande souvent si une intelligence artificielle (IA) fondée sur les principes généraux des Nations Unies ne serait pas plus efficace que nos dirigeants élus et nos dictateurs pour gérer et guider l'humanité et la planète Terre ? 

Je ne suis sans doute pas le seul à me poser cette question. Je parie que beaucoup de gens s'interrogent si un système fondé sur des principes mondiaux partagés pourrait-il surpasser le comportement chaotique et incohérent de nos dirigeants actuels ?

D'abord, quand je parle des « principes généraux des Nations Unies », je fais référence à la Charte des Nations Unies et aux cadres associées qui mettent l'accent sur les droits de l'homme, la paix et la prévention des conflits, la protection de l'environnement, l'égalité et la non-discrimination, la coopération internationale et le développement durable.  

Hypothétiquement, si une IA était conçue pour suivre strictement ces principes, elle serait orientée vers le bien-être planétaire à long terme, minimisant les dommages, recherchant l'équité entre les populations et prenant des décisions fondées sur des données scientifiques prouvées. 

On constate une différence énorme avec la manière dont de nombreux dirigeants humains opèrent, car ils sont souvent confrontés à des cycles électoraux courts, privilégient les intérêts nationaux aux intérêts mondiaux, subissent la corruption de leurs donateurs, des partis ou des élites, et restent fortement influencés par leurs ambitions personnelles et leurs biais cognitifs. 

Tout cela signifie qu'en théorie, une IA pourrait être plus cohérente, moins égoïste et davantage tournée vers le long terme que nos politiciens. Dans le prochain article, nous examinerons les véritables possibilités et les défis d'un gouvernement dirigé par une IA …

mercredi, janvier 14, 2026

Test de chaussures de ski peu orthodoxe !

En début de week-end, je n'étais toujours pas trop rassuré par mes nouvelles chaussures à entrée arrière Nordica et j'ai ressenti l’urgence de les évaluer davantage. Au cours de ma carrière dans le secteur du ski, j'ai surtout commercialisé de ce genre de produit et cette activité, ainsi que mon expérience de skieur, m'avaient amené à maintes reprises à tester des chaussures de skis au cours des ans. 

J'ai ainsi acquis une connaissance approfondie des méthodes de test (et de leur nature extrêmement subjective) et j'ai analysé avec soin tous les résultats qui m’étaient soumis, y compris ceux conduits par les publications spécialisées. Aujourd'hui, j'ai réalisé que notre façon de tester les chaussures était plutôt amateure et imparfaite, car nous négligions la « comparaison directe » lors de l'évaluation de différentes paires. 

Nous enfilions une paire de chaussures A, puis passions aux chaussures B, et C, etc., et nous essayions alors de nous souvenir des sensations ressenties avec A, B et C. Se souvenir du ressenti est extrêmement difficile, voire impossible, de cette manière. 

C'est peut-être pourquoi, le samedi précédant ce nouveau test, j'ai eu l'idée que la meilleure façon de bien tester mes nouvelles chaussures était de mettre un pied dans la chaussure A et l’autre dans la chaussure B (les longueurs de semelles étant identiques et ne nécessitant aucun ajustement), et c'est exactement ce que j'ai fait le lendemain.

Sur les pistes, personne n'a remarqué que je portais deux chaussures différentes, et dès que je me suis retrouvé sur le télésiège, je pouvais comparer les points de pression sur chaque pied, en appliquant mon poids ou en laissant pendre le ski, et il en fut de même quand je déclenchais mes virages, que je carvais ou que je dérapais. 

Très vite, j'ai pu sentir la différence qui, à ma grande surprise, étaient des points de pression autour des malléoles, phénomène fréquent avec des chaussures toutes neuves, n'ayant pas encore épousé la forme des os. J'ai néanmoins été impressionné par l'excellente skiabilité de cette nouvelle chaussure à entrée arrière, que j'ai pu clairement ressentir et juger sur les portions damées des pistes. 

En fait, ce qui rend cette chaussure à entrée arrière si performante techniquement, c'est son incroyable tenue de talon. À ce sujet, et comme je l'avais déjà constaté, mettre le pied dans la chaussure n'était pas si facile que ça car le talon devait franchir une espèce de « seuil » lui permettait de bien se caller dans une cavité de talon bien conçue qui le maintenait le pied parfaitement bien en place pendant le ski. Encore une fois, l'atout majeur de cette chaussure ! 

Ce maintien sécurisé du talon rendait également le retrait des chaussures assez difficile, car le talon devait sortir de son logement pour franchir ce même seuil, ce qui nécessitait un effort particulier. Ce m’occasionna fut une petite déception concernant le produit, car j'avais justement acheté ces chaussures pour faciliter leur retrait après avoir skié. 

Malgré cela, en fin d'après-midi, j'étais plus que jamais impressionné par mes nouvelles chaussures ainsi que par ma méthode de test à comparaison simultanée et les sensations ressenties en testant une chaussure différente sur chaque pied !

mardi, janvier 13, 2026

Construire des maisons comme des « Lego » (Deuxième partie)

Maintenant que nous avons examiné tous les obstacles qui entravent la modernisation des techniques de construction de maisons, voit-on encore des efforts fait dans ce sens ? Eh bien oui, des entreprises tentent toujours de révolutionner le secteur en repoussant ses limites. 

Je ne sais pas ce qui se passe en Europe ou en Asie, mais aux États-Unis, 

  • Plant Prefab est une entreprise californienne qui construit des maisons modulaires de haute qualité, conçues par des architectes, en privilégiant la durabilité et la rapidité d’assemblage. 
  • Villa est une autre entreprise spécialisée dans les logements accessoires (ADU), plus faciles à standardiser et à transporter que des maisons complètes. 
  • Biltwise est un autre constructeur de maisons modulaires qui développe des systèmes préfabriqués efficaces et durables. 
  • Method Homes est connue pour ses maisons modulaires sur mesure, au design soigné, construites hors site. 
  • Dvele est une entreprise de maisons modulaires de haute technologie qui met l'accent sur l'efficacité énergétique et l'intégration des maisons intelligentes. 
  • Module, basée à Pittsburgh, est une entreprise de logements modulaires à vocation sociale, axée sur des logements abordables et communautaires. 

La liste est longue, de nombreuses entreprises poursuivant cet objectif, mais la question demeure : pourquoi n'y a-t-il pas encore une « Tesla du logement » ? Tout simplement parce que le logement n'est pas comparable aux voitures ou aux téléphones. 

Encore une fois, il est réglementé localement, il est toujours construit sur place, il est lié au terrain, fortement dépendant de la main-d'œuvre locale, son transport est coûteux s'il est fabriqué loin, et le secteur reste lent à adopter de nouvelles méthodes. Même des entreprises très bien financées, comme Katerra, soutenue par SoftBank, se sont effondrées sous le poids de la tentative d'industrialisation d'un secteur fragmenté. 

Cela dit, les entreprises qui réussissent ont tendance à commencer modestement (logements accessoires, petites maisons, conceptions reproductibles), à rester régionales plutôt que de viser le marché national, à s'associer avec des constructeurs locaux plutôt que de les remplacer, à se concentrer sur la durabilité et l'efficacité énergétique ainsi qu’à utiliser des systèmes à panneaux ou hybrides plutôt que des modules volumétriques complets. 

Ainsi, à l'heure actuelle, l'avenir du modulaire ne réside peut-être pas dans des blocs géants semblables à des Lego, mais dans des systèmes préfabriqués plus intelligents, plus légers et plus flexibles, jusqu'à ce qu'une nouvelle invention nous surprenne et nous fasse dire : « C’est tellement évident, j'aurais dû y penser ! »

lundi, janvier 12, 2026

Construire des maisons comme des « Lego » (Première partie)

Compte tenu du coût élevé actuel de la construction de logements et de méthodes de construction peu efficaces aux États-Unis et ailleurs, je me suis toujours demandé pourquoi une entreprise innovante ne proposerait pas un système d'assemblage de maisons modulaires préfabriquées. Je me comporte ainsi comme un « architecte frustré » (en rétrospective, j’aurai dû exercer cette profession!) 

Cette question n'a bien sûr rien d'original, car de nombreux architectes, constructeurs et acheteurs de maisons frustrés comme moi, se la posent depuis des années. En bref, oui, de nombreuses entreprises ont tenté de révolutionner le secteur du logement avec des systèmes modulaires, préfabriqués ou construits en usine… mais le secteur les a systématiquement éliminés. 

Sur le papier, la construction modulaire résoudrait tous les problèmes : efficacité en usine, réduction des coûts de main-d'œuvre, délais de construction plus courts avec un meilleur contrôle qualité, moins de déchets et des prix beaucoup plus prévisibles. Mais la réalité est plus complexe. 

En Amérique, plusieurs entreprises de construction modulaire de renom ont fait faillite, notamment Katerra, Veev et Modulous. Bon nombre de ces entreprises ont échoué en raison des pressions sur les coûts et de difficultés logistiques. Les principaux obstacles sont les coûts logistiques extrêmement élevés, le transport nécessitant des grues, des escortes, des camions spéciaux et une planification minutieuse des itinéraires. 

Cela annule souvent les économies réalisées. De plus, la construction est un secteur très local, chaque région, même aux États-Unis, ayant ses propres codes, règles d'urbanisme, méthodes d'inspection et exigences spécifiques en matière de sismicité et de conditions météorologiques, rendant un développement à l'échelle nationale extrêmement difficile. Du point de vue de la fabrication, une usine de construction modulaire n'est rentable que si elle fonctionne à pleine capacité, et la nature cyclique du marché du logement rend difficile le maintien d'une production continue. 

Enfin, les promoteurs résistent au changement, car les constructeurs traditionnels entretiennent des relations solides avec les sous-traitants, les syndicats et les fournisseurs locaux, et toute ce qui est nouveau est toujours perçu comme une menace pour l'ensemble de l'écosystème. J'ajouterais également que les banques et les experts immobiliers considèrent souvent les maisons modulaires comme des maisons « préfabriquées » ou « mobiles », ce qui nuit à leur revente et à leur financement. 

Dans le prochain article, nous verrons s'il existe encore un espoir de trouver des moyens plus efficaces de construire des logements…

dimanche, janvier 11, 2026

Mes Nordicas au banc d’essai …

Comme je vous l'ai annoncé en août, je me suis enfin offert une paire de chaussures de ski Nordica à entrée arrière, afin de simplifier l’entrée, bien sûr, mais surtout la sortie, une fois le ski fini ! Jusqu'à présent, j'hésitais à les tester sur la neige. 

Je les avais achetées un peu serrées et quand je les ai reçues, j'avais eu du mal à les enfiler et à les ôter, exercice que j'ai répété quotidiennement pendant une bonne semaine cet été jusqu’à ce que cela s’améliore un peu. 

Finalement, vendredi dernier, je me suis senti prêt à les essayer sur piste, et non seulement j'ai osé, mais j'ai testé ces chaussures neuves sur ma piste préférée qui est aussi la plus difficile de Park City, sous le télésiège de « Ninety-90 » ! 

Enfiler les chaussures s'est bien passé, mais pas sans difficulté, car j'ai dû bien caler mon talon en le positionnant fermement en dessous de la grosse protrusion qui le maintient en place. Je n'ai pas non plus ajusté la fermeture supérieure comme il le fallait. 

J'ai senti un espace entre le haut de la languette et le spoiler tout l'après-midi, mais il faisait tellement froid que je n'ai pas eu le courage de faire les ajustements nécessaires. C'est quelque chose que j'ajusterai progressivement au fur et à force que je m'habituerai à ces nouvelles chaussures. 

J'ai aussi mal aligné la languette de ma chaussure droite, ce qui a créé un point de pression pendant que je skiais. Les boucles de l'avant-pied auraient dû être serrées davantage, mais on n’en fini jamais d’apprendre ! 

J’ai trouvé la skiabilité de ces nouvelles chaussures plutôt bonne et cela n'a pas trop gêné mon ski malgré des conditions de neige loin d'être parfaites, avec de grosses bosses et une neige profonde en train de se compacter. 

Cela dit, j'espère que ces chaussures me conviendront. Une chose est sûre : même par cette journée froide (-4 degrés), les retirer en fin d’après-midi a été beaucoup plus facile ! 

samedi, janvier 10, 2026

Où étaient les extincteurs automatiques ? (Deuxième partie)

Après avoir appris l'incendie de Crans-Montana et constaté l'absence d'extincteurs automatiques, je me suis demandé s'il y aurait eu moins de victimes si la discothèque avait été équipée de ce dispositif au plafond ? D'après les connaissances en matière de sécurité incendie et les décennies de données statistiques d'organismes tels que l'American National Fire Protection Association et l'European Fire Safety Alliance, la réponse est presque certainement oui. 

Bien qu'aucun système de sécurité ne soit infaillible à 100 %, les ingénieurs en protection incendie s'accordent généralement à dire que les extincteurs automatiques sont l'outil le plus efficace pour prévenir les catastrophes faisant de nombreuses victimes dans les lieux très fréquentés comme les discothèques. 

Comme ce qui s'est passé au Constellation, le moment le plus meurtrier d'un incendie est l'embrasement généralisé, un point où la chaleur dans une pièce devient si intense que toutes les surfaces combustibles s'enflamment simultanément. Dans cet incendie, la mousse non ignifugée a agi comme un « combustible solide », permettant au feu de se propager rapidement au plafond. S'il y avait eu des extincteurs automatiques, ils se seraient déclenchés à une température spécifique (généralement autour de 68 °C). 

En pulvérisant de l'eau directement sur la source dès le début, ils auraient maintenu la température de la pièce en dessous du seuil d'embrasement généralisé, « confinant » ainsi le feu à son point d'origine, ce qui aurait permis de gagner du temps, un élément crucial dans une discothèque où se trouvaient 300 personnes avec des sorties limitées, où la différence entre la vie et la mort se mesure en secondes. 

De plus, les extincteurs automatiques auraient dissous les grosses particules de carbone présentes dans la fumée, ce qui aurait contribué à maintenir la visibilité. Les survivants de l'incendie du Constellation ont rapporté que la pièce était devenue « complètement noire » en 90 secondes à cause de l'épaisse fumée. 

Enfin, les extincteurs automatiques auraient également refroidi les gaz chauds et la fumée. Dans de nombreux incendies, les victimes meurent de lésions pulmonaires thermiques (inhalation d'air à plusieurs centaines de degrés) avant même que les flammes ne les atteignent. 

Les extincteurs automatiques auraient permis de maintenir l'air respirable beaucoup plus longtemps. Les données sur l'efficacité des extincteurs automatiques dans les lieux publics sont accablantes, car ils réduisent le taux de mortalité d'environ 80 % à 90 % dans les bâtiments équipés de ce système par rapport à ceux qui n'en n’ont pas. 

Autre avantage non négligeable : dans plus de 95 % des incendies survenus dans des bâtiments équipés de systèmes d'extinction automatique, le feu est soit complètement éteint, soit maîtrisé par l'activation d'une ou deux têtes d'extinction seulement. 

L'incendie de Crans-Montana présente une ressemblance troublante avec celui de la discothèque Station Nightclub à Rhode Island, près de Boston, en 2003. Lors de cet incendie, des feux d'artifice avaient enflammé de la mousse isolante, et 100 personnes avaient péri en cinq minutes. 

Une simulation informatique réalisée par le National Institute of Standards and Technology a démontré par la suite que si des extincteurs automatiques avaient été installés, tous les occupants auraient probablement survécu, car le feu aurait été maîtrisé en 30 secondes. 

À vous de juger.

vendredi, janvier 09, 2026

Où étaient les extincteurs automatiques ? (Première partie)

Après l'incendie mortel de la discothèque suisse, je me suis demandé pourquoi les extincteurs automatiques n'étaient pas obligatoires dans des lieux publics comme celui de la station de Crans-Montana, contrairement à Park City, dans l'Utah, où je vis ? La question de la sécurité incendie au bar et discothèque Le Constellation est devenue un sujet de débat national en Suisse suite au tragique incendie du 1er janvier 2026. 

L'absence d'extincteurs automatiques dans cet établissement – ​​et dans de nombreux espaces publics similaires en Europe – est le résultat d'une philosophie réglementaire spécifique et d'une « lacune » dans les codes européens de sécurité incendie existants, qui est actuellement en cours de réévaluation urgente. 

Aux États-Unis et au Canada, la sécurité incendie repose largement sur la suppression active (extincteurs automatiques). En revanche, les codes de sécurité incendie suisses et de nombreux pays européens privilégient traditionnellement la protection passive. 

Cela inclut l'utilisation de murs et de portes coupe-feu pour contenir un incendie dans une seule pièce pendant 30 à 60 minutes. Les voies d'évacuation sont conçues en fonction de leur nombre, de leur largeur et de leur visibilité afin que les personnes puissent sortir avant que le feu ne se propage. La réglementation de l'inflammabilité des matériaux de construction est également prise en compte. 

Selon les normes suisses actuelles, les extincteurs automatiques ne sont généralement obligatoires que pour les catégories à haut risque, comme de grands immeubles, les hôpitaux et les grands sites industriels. Les petits établissements publics comme Le Constellation respectaient souvent les exigences légales en disposant simplement d'un nombre suffisant d'extincteurs et de sorties de secours signalées. 

Dans de nombreux cantons suisses, un établissement doit atteindre une capacité très élevée (souvent plus de 1 000 à 2 000 personnes) avant que la suppression automatique ne devienne une obligation légale. Le Constellation pouvait accueillir environ 300 personnes. Comme il se situait en dessous de ce seuil élevé, la loi lui permettait de fonctionner avec des mesures de sécurité manuelles (extincteurs) plutôt qu'avec un système d'extinction automatique coûtant très cher. 

Le canton du Valais (où se trouve Crans-Montana) est historiquement connu des experts en sécurité incendie pour son interprétation assez laxiste de ces règles, comparé à des cantons plus stricts comme Zurich ou Berne. Il y a aussi la question de « clauses d’antériorité » pour les bâtiments anciens des stations alpines, avec leurs structures traditionnelles en bois ou leurs sous-sols en pierre. Il est clair que l'installation d'un système d'extinction automatique moderne dans un bâtiment ancien représente un coût d'infrastructure jugé trop élevé pour des petits exploitants. 

Cela s'applique pourtant aux anciennes villes minières transformées en stations de ski comme à Park City, où je vis, Aspen ou Telluride, et n'y a pas d'exception : les systèmes d'extinction automatique d'incendie doivent être installés, quel qu'en soit le coût. Plus récemment, en 2014, nous avons construit une nouvelle maison à Park City qui a nécessité l'installation de tels systèmes. 

Notre ville a été l'une des premières à adopter des normes de sécurité incendie pour les habitations. Une ordonnance locale de 2002 a rendu obligatoire l'installation de gicleurs dans toutes les nouvelles constructions résidentielles, y compris les maisons individuelles. Demain, nous allons voir si des systèmes d'extinction automatique auraient pu sauver des vies au Constellation…

jeudi, janvier 08, 2026

Tenir les résolutions du Nouvel An ...

 

Une lectrice de mon récent blog m'a dit : « Les résolutions du Nouvel An, c'est bien, mais les tenir c’est bien plus difficile que d'en choisir une. Comment y arrives-tu ? » Je sais, beaucoup de résolutions que j'ai prises au fil des ans n'ont jamais abouti du premier coup. 

Choisir une résolution est stimulant et plein de promesses, mais la tenir est une autre histoire quand nos meilleures intentions sont mises à l'épreuve par la réalité. La bonne nouvelle, c'est qu'il existe des stratégies simples et pratiques pour nous aider à atteindre ces objectifs annuels. Il est important de ne pas se piéger avec des résolutions trop strictes et radicales, du type « Je ne mangerai plus jamais de sucre ! », qui ont tendance à s'effondrer dès que la vie se complique.

Il semble que des objectifs plus souples, comme « Je vais commencer à bouger davantage ce mois-ci », nous donnent une direction sans nous culpabiliser si nous manquons un jour. Si nous structurons notre résolution grâce à un système et non pas seulement par la seule force de volonté, en suivant nos progrès de près, avec des pointages réguliers, parfois avec un ami ou un calendrier qui nous le rappelle en douceur, cela peut aider. 

Les psychologues recommandent également d'associer une nouvelle résolution à une habitude existante, par exemple, faire des exercices d’assouplissement après s'être brossé les dents ou écrire dans son journal juste après le premier café du matin. Cela utilise les connexions existantes de notre cerveau pour ancrer la nouvelle habitude. 

Contrairement à ce que j'ai tendance à faire, formuler les résolutions comme un ordre strict (« Je dois… ») crée de la résistance, tandis que les objectifs attirants, ludiques ou liés à nos valeurs seront beaucoup plus durables. Par exemple, je vois dans ma résolution du Nouvel An un défi que je suis prêt à relever, et cette simple pensée me donne souvent l'énergie nécessaire pour y parvenir. 

Enfin, les revers nous attendent toujours au tournant, et quand ils surviennent, considérons-les comme des enseignements, et non comme un échec. Les personnes qui réussissent sur le long terme n'évitent pas les pépins ; elles ne les laissent tout simplement pas compromettre ce qui est en jeu. Un jour manqué n'est qu'un jour manqué, pas un verdict. 

mercredi, janvier 07, 2026

Le ski blessé

Le week-end dernier, Park City ouvrait Thaynes, mon lieu de prédilection pour skier à Park City, si ce n'était pour son télésiège biplace, vétuste et lent ! Cela m'a incité à profiter de deux fabuleuses courtes sessions de ski en fin d'après-midi. 

J'étais satisfait des conditions et de mon comportement qui se maintenait encore bien à 78 ans. J'ai toujours considéré Thaynes comme le meilleur endroit pour skier à Park City en début de saison et j'ai toujours dit : « Il n'y a absolument aucun caillou sur cette piste difficile ! » 

C'était vrai jusqu'à dimanche, quand lors de ma dernière descente, j'ai heurté ce que Trump aurait appelé une « vilaine pierre à faible QI » qui a entaillé mon ski droit, y creusant une profonde rainure en laissant une écharde épaisse et longue.

Dès que j'ai rejoint le bas de la station sur les pistes damées, j'ai senti que mon ski était devenu incontrôlable. L'écharde recouvrait le long de la carre en acier, et le ski droit ne répondait plus sur la neige artificielle toute glacée. 

La situation s'est améliorée sur le dernier kilomètre, où la neige s'était transformée en soupe. Quand j'ai déchaussé près de mon auto, j'ai pu constater les dégâts. J’avais de quoi m'occuper le lendemain !

mardi, janvier 06, 2026

Une « résolution de Nouvel An » de plus ? (Deuxième partie)

Ainsi, en se basant sur les deux premières méthodes abordées précédemment (la règle des 80/20 et la Roue de la Vie), nous avons identifié les sources de nos principales frustrations en 2025. Parfois, la meilleure résolution n'est pas d'adopter une nouvelle habitude, mais d'éliminer une frustration persistante. Si cette approche ne vous convient pas, il y a toujours le bon vieux principe de privilégier l'« identité » aux « résultats ». 

Autrement dit, au lieu de choisir un objectif en fonction de ce que vous souhaitez obtenir, choisissez une résolution en fonction de la personne que vous aimeriez être. Par exemple, au lieu de dire « Je veux écrire un livre », dites plutôt « Je suis le genre de personne qui écrit tous les matins ». Une fois la méthode choisie, il reste quelques règles à suivre, comme la « règle d’un truc à la fois », qui souligne que la plupart des gens échouent parce qu'ils essaient de changer cinq choses en même temps. 

Il est préférable de choisir un seul élément qui, une fois modifié, facilite tout le reste (par exemple, se lever plus tôt améliore souvent la forme physique, la productivité et l'humeur simultanément). Il y a aussi la « règle des deux minutes » qui stipule que, quel que soit notre choix, démarrer ce que nous souhaitons faire ne doit pas prendre plus de deux minutes. Décider, c'est aussi renoncer à d'autres options. Pour concrétiser une résolution, il est nécessaire de définir le lieu, le moment et la manière. 

On utilise pour cela la formule « Si/Alors », selon le schéma : « Si [Situation], alors je [Action] ». Par exemple : « S'il est 17h00 un mardi, alors j'irai directement à la salle de sport avant de rentrer chez moi. » Une autre astuce consiste à s'assurer que notre environnement nous soutient et nous aide à adopter la résolution choisie. Par exemple, si l'on souhaite consommer moins de sucre, il faut décider en premier d'éliminer cette substance de la maison. 

Pour certains, il peut être utile de se fixer des objectifs et d'en rendre compte à quelqu'un. Certaines personnes sont motivées par la pression sociale (en partageant leurs objectifs avec leurs amis), tandis que d'autres préfèrent progresser discrètement pour éviter la gratification immédiate liée au simple fait de parler de la résolution. Maintenant que vous avez tous les outils en main, je vous donne une semaine pour trouver une bonne résolution pour le Nouvel An. 

Allez, c’est parti !

lundi, janvier 05, 2026

Une « résolution de Nouvel An » de plus ? (Première partie)

C’est une question pertinente et d’actualité qui revient chaque année : comment sélectionner une résolution pour le Nouvel An ? Ce choix est souvent un équilibre instable entre ambition élevée et réalité du quotidien. Cette période de l’année est propice à la réflexion et à la définition d’une trajectoire pour 2026. 

En pratique, nos résolutions échouent souvent car elles sont axées sur les résultats (par exemple, « Je veux perdre 5 kilos ») plutôt que sur une approche systématique (par exemple, « Je marcherai 20 minutes après le dîner »). D’après ce que j’ai pu trouver, il existe des méthodes structurées pour trouver, choisir et s’engager dans un genre de changement qui a plus de chances de durer. Avant de se projeter, il est important de faire le point. 

Analyser notre propre comportement est bien plus instructif que de consulter des listes des « 10 meilleures résolutions » en ligne, mais comment s’y prendre ? Je me connais assez bien et je sais ce que je dois améliorer, donc ma seule résolution pour le Nouvel An est prête à être mise en œuvre. Ce n’est pas toujours le cas pour tous. 

Certains suggèrent de commencer par parcourir son calendrier et ses photos de 2025, puis d’identifier les 20 % d’activités ou de personnes qui ont contribué à 80 % de notre bonheur, et les 20 % qui ont causé 80 % de notre stress. 

Une autre méthode consiste à utiliser la « Roue de la Vie ». Pour ceux qui ne connaissent pas cet outil, il s’agit d’une auto-évaluation populaire, en forme de cercle divisé en segments (comme des parts de gâteau), utilisée pour évaluer visuellement sa satisfaction dans les principaux domaines de la vie (par exemple, carrière, santé, relations, finances) en attribuant une note à chaque domaine, généralement de 1 à 10. 

Toutes ces méthodes devraient nous montrer les déséquilibres et orienter nos objectifs en vue d’un meilleur équilibre et d’un plus grand épanouissement. Entre autres choses, cela devrait montrer nos forces et nos faiblesses respectives. Tout cela peut paraître compliqué, alors arrêtons nous là pour aujourd’hui. Demain, nous découvrirons d’autres astuces qui vont nous aider à bien mettre ces résolutions en pratique …

dimanche, janvier 04, 2026

Bilan d'année en « moments choisis »

Je connais un type qui m'envoie chaque année un compte rendu impressionnant de son année écoulée. Ce document, mélange de photos et de texte, présente toutes ses réalisations et celles de sa famille au cours des douze derniers mois : grands événements, voyages exotiques ou coûteux, activités sportives, etc., le tout dépeignant un style de vie presque princier qui, à mon avis, suscite plus d'envie et de jalousie que d'admiration. 

Il est facile de discerner tout un écosystème de psychologie sociale derrière ces bilans de fin d'année impeccables et hyper-soignés, qui s'apparentent moins à un véritable partage qu'à de la pure vantardise. 

Ce sont des récits construits pour communiquer un mélange de statut (« Regardez comme nous réussissons bien »), de compétence (« Nous sommes cool, organisés, performants »), d'appartenance à une certaine classe sociale (« Nous voyageons partout, nous faisons ceci et cela, nous vivons comme ça ») et de maîtrise (« Notre vie est bien organisée et impressionnante »). 

Cette mise en scène n'est pas délibérément mal intentionnée, mais elle est soigneusement orchestrée. Et cette mise en scène a toujours un public en tête. Comme la plupart des gens, ma réaction face à la perfection n'est pas le réconfort, mais le scepticisme et la distance. 

J'ai du mal à m'identifier à l'histoire de l'expéditeur ; son auto-promotion excessive active mon instinct de comparaison et donne à n’importe qui le sentiment d'être « inférieur », instaurant une compétition tacite, même si personne ne l'admet. Nous avons tendance à nous connecter à travers les difficultés partagées, et non grâce aux triomphes sans faille. 

Tout cela en dit long sur l'expéditeur : une insécurité déguisée en réussite, car les personnes qui se sentent profondément en sécurité ont rarement besoin de produire un rapport annuel aussi flatteur sur leur vie. Après avoir parcouru le document, j'ai levé les yeux au ciel et lui ai répondu ainsi : 

« Merci d'avoir partagé votre année avec nous ! Quels douze mois impressionnants… Je suis sûr que la lecture de tout cela rend beaucoup de gens envieux, voire carrément jaloux ! Notre message, ci-dessous, ne contient pas de grands moments, mais davantage de difficultés qui nous ont beaucoup appris. Nous essayons de nous concentrer sur les aspects authentiques de la vie, les moments chaotiques, drôles et inattendus, car nous trouvons que ce sont eux qui nous rapprochent des autres. Bonne année ! »

samedi, janvier 03, 2026

Quel avenir pour les forfaits multi-stations ? (Deuxième partie)

Si des hivers doux comme celui-ci deviennent la norme, les acheteurs de forfaits pourraient hésiter à renouveler leur abonnement, en particulier ceux qui ne skient que quelques jours par an. Parallèlement, les demandes de remboursement risquent d'augmenter, ce qui contraindrait les entreprises à assouplir leurs politique. Par conséquent, les tarifs seniors, locaux et des produits plus flexibles pourraient devenir sujets à négociation. 

La cession d'actifs est également tout à fait plausible : Vail, Alterra, Powdr et Boyne pourraient se séparer des stations de basse altitude ou chroniquement peu enneigées. C'est déjà le cas en Europe, où les remontées mécaniques abandonnées deviennent monnaie courante. À plus long terme, si le modèle survit, il devra se transformer considérablement. Il faut s'attendre à moins de petites stations ou de stations de basse altitude dans ces réseaux. 

Les investissements se concentreront uniquement sur les destinations de haute altitude, garantissant un enneigement suffisant. 

La production de neige artificielle restera difficile à réaliser dans un contexte de rendements décroissants, et l’eau va continuer de geler à 0 degré Celsius ! 

Des solutions plus efficaces pour l'ensemencement des nuages, grâce à l'intelligence artificielle, pourraient peut-être apporter une solution, mais je m'avance peut-être un peu trop ! 

Les hivers peu enneigés forceront-ils des concessions comme des forfaits seniors et super-seniors ? Si et quand les renouvellements diminuent, les opérateurs devront réagir. Historiquement, les sociétés de remontées mécaniques ne modifient leurs structures tarifaires que lorsqu'elles sont confrontées à une réaction négative du public et qu'elles anticipent une perte de revenus importante. Un mauvais hiver, ajouté à l'anxiété liée au changement climatique, pourrait justement exercer ce genre de pression. 

Je ne dis pas que le ski est condamné, mais il va se consolider, se stratifier, et prendra un visage différent. L’activité pourrait se maintenir à haute altitude, dans les zones plus froides, et se réduire partout ailleurs. Pour survivre, le modèle des stations multi-sites se concentrera autour d’un nombre réduit de destinations régulièrement bien enneigées. Ce sera en quelque sorte comme le secteur aérien, avec moins de compagnies, moins de trajets, mais d’importants enjeux. 

De plus, les stations de ski devront proposer de manière créative davantage d'activités génératrices de revenus en dehors du ski (luge, raquette, patinage, VTT d'hiver, écoles de conduite sur glace et autres activités). La tarification dynamique pourrait également remplacer le modèle « ski illimité ». À moins que le réchauffement climatique ne s'accélère de façon spectaculaire, le modèle des stations de ski accessible avec ces forfaits ne disparaîtra pas immédiatement, mais entrera dans une phase de contraction. 

Les grandes entreprises protégeront leurs actifs les plus rentables et se débarrasseront discrètement des moins performants. Et, de fait, un cycle de renouvellement plus lent pourrait enfin les contraindre à repenser leurs politiques rigides et à proposer des tarifs plus flexibles ou mieux adaptés. 

En somme, les 5 à 10 prochaines années pourraient bien être la période la plus transformatrice que l'industrie du ski ait connue depuis l'invention de la neige artificielle et des télésièges à grande vitesse. Je reste beaucoup moins optimiste que l’industrie qui reste dans un déni un peu forcé pas ses énormes investissements et son inaction !

vendredi, janvier 02, 2026

Quel avenir pour les forfaits multi-stations ? (Première partie)

Il me semble que les forfaits multi-stations, comme Epic et Ikon, risquent d'être fortement impactés si les conditions météorologiques continuent d'être aussi capricieuses dans l’Ouest Américain, la neige n'étant tombée ni à temps, ni en quantité suffisante cette saison. Si le seul problème était le manque de précipitations, je ne m'inquièterais pas trop, mais le réchauffement croissant, lié au réchauffement climatique, est un signe beaucoup plus préoccupant qui n'augure rien de bon pour les activités de sports d'hiver telles que nous les connaissons. 

Je ne serais pas surpris si des entreprises comme Alterra, Boyne, Powdr et Vail Resorts commençaient à se séparer de certaines de leurs stations en fin d'hiver. Le résultat net d'une mauvaise année d'enneigement pourrait rendre les skieurs réticent à renouveler leurs forfaits l'an prochain et être la goutte d'eau qui fait déborder le vase pour ces réseaux de méga-stations qui devraient devoir alors assouplir certaines de leurs règles, en créant un forfait à prix réduit pour seniors, parmi d'autres concessions. 

Il ne fait aucun doute que l'industrie du ski doit etre en ce moment confrontée à ces inquiétudes. Les données confirment mon intuition : hivers plus doux, chutes de neige irrégulières et augmentation des épisodes de pluie sur neige. Tous ces facteurs transforment déjà l'économie des stations de ski, en particulier celles situées en basse altitude. 

Que nous voulions l'admettre ou non, le changement climatique déstabilise désormais le modèle traditionnel du ski dans le monde entier. De récents rapports montrent qu'en Suisse, par exemple, les stations de ski ont également augmenté leur fréquentation grâce aux forfaits multi-stations, mais chacun sait que la fonte des glaciers et les hivers sans neige menacent la viabilité du ski à long terme. 

Partout en Europe, les stations situées en dessous de 1 200 mètres pourraient avoir besoin de 100 % de neige artificielle d'ici 2050 pour rester skiables, et une importante étude européenne prédit qu'un quart des stations de ski pourraient être confrontées à une pénurie de neige tous les deux ans avec seulement 2 °C de réchauffement. 

Jusqu'à présent, Epic, Ikon et les autres entités multi-stations ont pu survivre grâce à leur diversification géographique : si Tahoe est sec, peut-être que l'Utah, le Colorado ou même la Nouvelle-Angleterre offrent de meilleures conditions. Cela permet de répartir les risques. Leurs importantes rentrées d'argent qui proviennent des ventes de forfaits en septembre leur assurent des revenus avant même les premières chutes de neige. 

Le système reste solide, car la fidélité à la marque et la peur de ne pas pouvoir skier continuent de pousser les skieurs à acheter leurs forfaits à l'avance « au cas où », de sorte qu'une seule mauvaise saison ne suffira pas à mettre ce modèle en péril. Si cela peut s'avérer vrai à court terme, mes inquiétudes deviennent très réelles à moyen terme, et c'est ce que nous aborderons demain...

jeudi, janvier 01, 2026

Le problème avec les rivières atmosphériques (Troisième partie)

Encore une fois, je voulais savoir comment les rivières atmosphériques affectent notre manteau neigeux hivernal dans les montagnes de Park City, ainsi que notre risque d'inondation en haute altitude. Les rivières atmosphériques se comportent comme de puissants jets d'eau sous haute pression. Si elles apportent de fortes pluies sur la côte, leur impact change radicalement lorsqu'elles rencontrent une pente montagneuse, avec tout ce que cela comporte en risques et en avantages. 

D’abord, sur le littoral, la principale menace est le volume d'eau et son intensité. Comme les températures côtières sont généralement bien au-dessus de zéro, toute la rivière atmosphérique tombe sous forme de pluie. Il existe un risque de crues soudaines, le sol se saturant rapidement et entraînant des inondations immédiates et des glissements de terrain. 

Cela ne dure pas très longtemps et prend souvent fin après le passage de la précipitation, l'eau s'écoulant rapidement vers l'océan. Les montagnes présentent différents problèmes appelés « soulèvement orographique ». Quand la rivière atmosphérique arrive en contact avec la montagne, l'air est forcé de monter. C'est ce qu'on appelle soulèvement orographique. 

En montant, l'air se refroidit rapidement, ce qui le pousse à libérer encore plus d'humidité qu'il ne le ferait sur le littoral. Cela fait que les montagnes reçoivent souvent deux ou trois fois plus de précipitations que le niveau de la mer. Il existe aussi un effet « à double tranchant » pour le manteau neigeux en haute altitude, où la rivière atmosphérique devient fortement influencée par les variations de températures. 

Ces tempêtes sont généralement chaudes, ce qui crée deux scénarios très différents. Tout d'abord, il y a le bon coté des choses, si la précipitation est suffisamment froide, elle déposera entre 1,5 à 3 mètres de neige en un seul week-end. Certains de ces événements « anti-sécheresse » ont parfois permis d'approvisionner en eau la majeure partie de l'ouest des États-Unis pendant une année entière ! 

Le mauvais coté des choses, qui semble se produire de plus en plus souvent au fur et à mesure que le changement climatique s’opère, est ce qu'on appelle la neige qui tourne en pluie. Cela crée d’importantes inondations en montagne. Comme les rivières atmosphériques sont chaudes, la limite des chutes de neiges va monter beaucoup plus haut qu’à l’accoutumée, passant de 2 100 (l’altitude de Park City) à 2 700 mètres d’altitude. 

Il en résulte que de la pluie chaude tombe sur l’épaisse couche de neige déjà présente. La pluie ne s'écoule pas simplement ; elle fait fondre la neige en dessous, libérant en quelques heures l'eau accumulée pendant des semaines. Cela provoque des inondations catastrophiques en aval. C'est ce qui s'est produit fréquemment ces derniers temps et c'est ce qui m’a empêché de skier cette saison !