Nous connaissons donc un ou plusieurs menteurs avérés. Qu’allons-nous en faire ? Tenter de les réformer, les mettre au congélateur, espérer un miracle ou les exiler loin de nous ? Quel type de relation choisirons-nous d'entretenir avec eux à l'avenir, si tant est qu'il y en ait une ?
Si nous voulons rester amis avec quelqu'un qui ment, rappelons-nous que l'amitié repose sur la confiance. Si les mensonges érodent cette confiance, l'amitié devient déséquilibrée et précaire. Peut-on même être ami avec un menteur si les mensonges sont minimes, rares ou liés à un manque de confiance en soi ? Peut-être, si la personne est prête à en parler, à montrer des remords et à changer de comportement.
Tout cela n'est que théorie ; personnellement, je préfère m'en tenir au proverbe du XVIIe siècle : « Trompe-moi une fois, honte à toi ; trompe-moi deux fois, honte à moi », qui signifie que si la première tromperie est la faute du menteur, la seconde est la faute de la victime qui n'a pas tiré les leçons de l'expérience. Je ne peux donc pas être ami avec un menteur si je me sens anxieux en sa présence ou si je remets constamment en question ce qu'il dit.
Cela est également vrai si le mensonge est employé pour manipuler ou contrôler. N'oublions pas que l'amitié est un choix ; nous ne devons à personne l'accès à notre vie intérieure. Se pose ensuite la question de savoir si les menteurs peuvent changer. La réponse est NON pour moi, mais elle pourrait être OUI, seulement si le manipulateur de vérité le souhaite.Rappelons-nous que les gens peuvent changer lorsqu'ils reconnaissent pleinement le mal qu'ils ont causé et se sentent suffisamment en sécurité pour dire la vérité. Ils doivent également être motivés à adopter des comportements plus sains et à pratiquer l'honnêteté même lorsque c'est inconfortable. Les gens ne changeront pas s'ils continuent à considérer le mensonge comme un outil très efficace, s'ils blâment les autres pour leur comportement, s'ils nient leur mensonge et continuent à tirer profit de la tromperie.
Nous pouvons encourager l'honnêteté, mais nous ne pouvons pas forcer l'intégrité. C'est à chacun de décider, et je ne sais pas pour vous, mais je suis toujours incapable de lire dans les pensées des autres. Enfin, devons-nous rejeter les menteurs ou quel niveau d'accès peut-on accorder ? La confiance n'est pas un jugement moral, c'est un calcul.
Nous devons absolument prendre nos distances lorsque quelqu'un ment constamment, nous fait du mal ou nuit à autrui. Ce n'est pas de la cruauté, c'est du respect de soi. Ce que nous ne devons pas faire, c'est humilier ou punir les menteurs et les qualifier de « mauvaises personnes ». Nous pouvons plutôt choisir de limiter leurs interactions avec nous, d'éviter de nous mettre en travers de leur chemin et de ne pas compter sur eux. Établir des limites n'est pas un rejet, c'est une question de clarté.
J'espère que vous disposez désormais d'outils utiles pour naviguer dans les eaux troubles des relations avec une personne dont la fiabilité en matière de vérité est plus que douteuse …

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