vendredi, octobre 20, 2023

Un mauvais retour de vacances

Ce matin quand nous avons quitté Morzine il faisait encore nuit. La pluie était intense et bientôt nous empruntions la route sinueuse des Gets en direction de l'aéroport dans le brouillard le plus épais qui soit. 

Dans la vallée, c'était pare-chocs contre pare-chocs, suivant tous les travailleurs qui gagnaient leur vie en se rendant à Genève, juste à coté, où ils sont payés deux à trois fois plus que s'ils etaient employés du côté français de la frontière. Je plains ces gens qui doivent faire un trajet aussi épouvantable, surtout dans les circonstances de ce matin-là, mais aussi en hiver, quand les routes sont verglacées ou enneigées.

Nous sommes finalement arrivés à proximité de l'aéroport et, sans trop comprendre pourquoi, j'ai déréglé mon GPS et, au milieu d'un trafic urbain intense, j'ai eu beaucoup de mal à trouver l'itinéraire compliqué menant à l'entrée française de l'aéroport suisse où nous devions retourner notre voiture de location. 

Nous sommes finalement arrivés à temps, juste assez en tout cas pour apprendre que notre prochain vol vers Amsterdam avait été retardé indéfiniment parce que seule une piste sur deux était en service sur cet aéroport à cause du mauvais temps. 

Comme nous allions rater notre correspondance, nous avons été placés sur un autre vol, mais ce faisant avons perdu notre classe de service. Finalement, j’ai commis l’erreur fatale de manger la nourriture avariée qu’offrait KLM entre Amsterdam et Salt Lake City et j’ai eu une intoxication alimentaire. KLM est désormais fini pour nous … 

Voyager dans un beau 787 Dreamliner n’a pas empêché le pire de se produire !

jeudi, octobre 19, 2023

Pourquoi les Français conduisent-ils si vite ?

Même si leurs routes sont bien plus étroites qu'aux États-Unis, les conducteurs français aiment rouler vite, ne ralentissant jamais pour croiser les autres autos, motards et malheureusement piétons. 

Certes, leurs voitures sont en moyenne beaucoup plus petites, mais si le panneau routier indique une limite de vitesse de 80 km/h, ils ne rouleront pas en dessous de ce chiffre, quelles que soient les circonstances. Si, dans les zones urbaines très resserrées, les panneaux affichent 30 km/h, les conducteurs lisent cela comme etant 50 km/h.

Conduire vite semble être une forme d’art à la française, ou au moins latine qui, je dois l’avouer, est assez contagieuse car moi aussi, je n’étais pas à l’abri de cette folie plutôt insensée. Se promener dans la rue n'est pas plus agréable (vapeurs de gasoil, bruit) et encore plus dangereux à cause du manque d’espace et nous ne pourrions jamais marcher autant qu'à Park City si on devait vivre à Morzine et ses environs. 

À moins d’élargir les routes et de créer des trottoirs suffisamment larges pour mériter ce nom (une tâche totalement impossible, puisqu’il n’y a plus de place pour cela), les gens devraient éviter de marcher s’ils tiennent à leurs poumons et à leur vie. 

Peut-être qu’une solution possible résiderait dans la création de routes surélevées voire souterraines, ou dans la limitation de l’accès aux seuls piétons et cyclistes ?

mercredi, octobre 18, 2023

Morzine, bourgade hyper-développée …

Morzine est un petit village des Alpes françaises avec un énorme problème de croissance. 

Pour quelqu'un qui a complètement quitté cet endroit depuis plus de quatre ans, il est évident que, dans l’intervalle, la croissance y a été débridée en permettant de construire sur chaque mètre carré disponible et qu'une grosse bulle immobilière non seulement s’y est sauvagement développée, mais a en fait toujours existé et que tout paraît près d'éclater ! 

Est-ce que cela se produira comme cela pourrait arriver dans ma ville de Park City ? Je pense que oui. 

Déjà, les habitants de Morzine se plaignent de la circulation, du stationnement, de la flambée des prix de l'immobilier, ainsi que des sinistres conséquences d'une invasion britannique qui dépasse les bornes et promet de changer toute la physionomie et la nature de cette communauté montagnarde qui encore hier etait parfaite comme une belle carte postale. 

C’est vrai, la pression continue de monter, mais jusqu’où pourra-t-elle aller ? Les stations de ski américaines ont la chance d'avoir beaucoup plus d'espace physique à leur disposition, donc le sentiment de surpopulation et d’exiguïté sont beaucoup moins omniprésentes, mais Morzine est désormais sur le point d'étouffer et semble tout à fait incapable de contenir son développement galopant. Cela fera-t-il fuir les futurs visiteurs ? 

Probablement pas parce que toutes les autres stations de ski françaises sont à peu près à la même enseigne, mais cela rendra tous ses occupants qu’ils soient visiteurs ou locaux, profondément amer, constamment mécontent et terriblement insatisfait !

mardi, octobre 17, 2023

Changements de sentiments, d’âge et de circonstances

J’appellerais cela une nouvelle « révélation », hier, quand mon épouse m’a demandé : « La vie autour de Montriond et Morzine te manque-t-elle encore ? » 

J’ai réfléchi quelques secondes puis j’ai dit : « Plus vraiment, je suis désormais trop vieux et ma situation a trop changé pour en encore avoir la nostalgie de l’endroit où j’ai grandis ». 

Cette petite réflexion toute simple m’offrait là un tout nouveau concept qui me permettait d’affirmer qu’il n’est guère possible de regretter ou ressentir un « manque » quelconque en tenant bien compte de ma tranche d'âge et de mes circonstances spécifiques. 

En d’autre termes, lorsque je me trouvais à un certain endroit, à un point bien précis de ma carrière ou au cours d’une étape de vie donnée et à un certain âge.

Au delà de ce genre de considérations, ce qui est fait est fait, la pâte est sortie du tube de dentifrice sans qu’il soit possible de la remettre à l’intérieur et il vaut mieux passer à autre chose plutôt que d’être paralysé par des regrets stériles ...

lundi, octobre 16, 2023

Une fan de ce blog se manifeste !

Ce jour-là, nous avons rendu visite à de vieux et très bons amis, tous collègues-moniteurs de ski à Avoriaz, juste au dessus de Morzine. 

Les deux rencontres furent très agréables, positives et réconfortantes. Le soir, alors que nous commencions à manger, ou plutôt à pique-niquer à l'intérieur de l’appartement que nous avions loué pour notre séjour, quelqu'un soudainement frappe à la porte. 

J'ouvre et laisse entrer une femme rayonnante qui dit s'appeler Jeanne-Marie, et qui déclare haut et fort qu’elle est une fervente lectrice de mon blog. Elle a dit avoir été un peu inquiète du fait que mon blog avait cessé d’être publié et qu’elle ne comprenait pas pourquoi. 

Elle semblait véritablement ravie de me revoir comme n’importe qui le serait, après avoir enfin revu un amour d’autrefois perdu depuis bien longtemps. 

Tous près de notre logement, nous avions cet après-midi-là, croisé Odette, une dame de 90 ans, originaire de Normandie, qui avait épousé Raymond, le regretté limonadier de Morzine (présenté en 2012 dans ce blog), et qui se trouvait être son oncle. C'est du reste en recherchant les membres disparus de sa famille que Jeanne-Marie avec découvert mon blog.

Elle etait tombe sur ce blog par hasard et depuis était ainsi devenue une fidèle lectrice. Nous avons ensuite eu une longue conversation avec elle et elle nous a raconté l'histoire de sa vie en réponse à la nôtre. 

Elle a pris contact avec nous en venant frapper à notre porte, lorsque plus tôt dans la journée, son mari Daniel, après avoir parlé à Odette, avait dit à Jeanne-Marie qu'Odette avait rencontré un gars de Montriond qui vivait aux États-Unis et celle-ci avait fait le rapprochement. 

Elle a demandé à Daniel qui j'étais et il me connaissait très bien et c'est comme ça que Jeanne-Maire est venue frapper à notre porte pour voir en personne le personnage qui était derrière ce blog, et ensemble, nous avons tous passé un moment merveilleux, grâce à une succession et un enchaînement presque miraculeux de rencontres et de coïncidences !

dimanche, octobre 15, 2023

Belle journée en famille

Ce jour-là, j'ai passé beaucoup de temps assis autour d'une table, à manger et à discuter, d'abord avec ma sœur et son mari qui sont un peu plus âgés que moi, mais restent toujours très actifs et en assez bonne santé. Ils adorent travailler dans leur immense potager, ce qui laisse peu de temps à mon beau-frère de s’adonner à ce qu'il aime le plus : aller en forêt pour ramasser des champignons ! 

Plus tard, nous sommes retournés pour la soirée près de Genève où nous avons été invités à dîner par ma nièce, ses deux enfants et les conjoints de chacun.

Même si le bon dîner a duré plus longtemps qu’initialement prévu et les conversations qui ont suivi nous ont fait rater de loin notre « heure du lit », notre heure tardive de départ qui nécessitait une heure de route supplémentaire pour revenir, se retrouver tous ensemble en valait vraiment la peine et les deux repas étaient totalement inestimables. 

Dans les deux cas, un grand moment de joie, d’appréciation, de rire et un flux d’énergie positive nous ont laissé une belle expérience positive.

samedi, octobre 14, 2023

Un peu de pluie pour changer !

Jusqu'à présent, notre voyage s'est déroulé sous une météo plus que parfaite, au moins par rapport aux mois d'octobre en France. 

Les températures étaient bien plus chaudes que celles de saison et tout était hyper sec jusqu'à ce matin quand la pluie s’est mise à tomber sur le toit de notre chambre, la haut sur la montagne dans le quartier Saint Roch qui surplombe la ville de Sallanches, porte du Mont-Blanc. 

J'avais choisi cet endroit en raison de sa vue époustouflante sur le Mont Blanc en dépit de sa difficulté d'accès et de ce qui allait être le pire logement de tout notre séjour. Aujourd'hui, il n'y avait pas la moindre vue sur le Mont-Blanc et la pluie semblait partie pour durer toute la journée. 

Près d'Annemasse, la banlieue française de Genève, nous avons déjeuné avec Marcel, un ancien collègue qui enseignait le ski en Australie avec moi (nous ne nous étions pas vus depuis près de 50 ans !). 

Nous avons rattrapé le temps perdu, réalisé que nous avaient tous vieilli au-delà de nos rêves les plus fous et avons envisagé les prochaines étapes inévitable, à la fois avec sérieux et avec humour. Dommage que notre autre ami Gérard n'ait pas pu être présent, mais les circonstances sont toujours difficiles à réunir dans tous les cas ...

En milieu d'après-midi, il ne pleuvait plus et nous sommes finalement arrivés à ce qui était autrefois mon patelin, mon petit coin de paradis, et le ciel s'est à nouveau dégagé en chemin un peu comme pour dire « Bienvenue à la maison ! »

vendredi, octobre 13, 2023

Trop de route, comme toujours !

J’adore conduire et n’arrive pas à planifier de courts trajets. Je ne manque jamais une occasion d'intégrer davantage d'arrêts et de lieux à visiter dans un calendrier déjà trop surchargé, quelle que soit la tolérance de mon ou mes passagers pour des tas heures passées à l'intérieur d'une auto. 

Cette matinée fut consacrée en grande partie à conduire en direction des Alpes, principalement sur les autoroutes française peu fréquentée à cause de leurs péages très coûteux, mais comme pour tout le reste des routes sur laquelle nous avons roulés, sont toute très bien conçue et parfaitement entretenues. 

Nous sommes allés rendre visite à nos cousins, non loin des rives du lac Léman et avons passé un merveilleux moment. 

En fait, notre rendez-vous a tellement débordé sur ce que nous avions initialement prévus, qu'il a télescopé notre rendez-vous suivant avec un ancien camarade de l’École d’Horlogerie de Cluses désireux de nous rencontrer à Sallanches au pied du Mont-Blanc (la ville où sont fabriqués les skis Dynastar !)

La montagne était toujours là, forte de sa masse imposante et redoutable, quoique beaucoup plus grise que d'habitude. Le lieu où nous logions était à Saint-Roch, un hameau accessible par une route étroite, raide et sinueuse. 

C'était le dernier jour de beau temps dont nous avions bénéficié jusqu'à présent. Demain il pleuvrait, nous avait promit la météo.

jeudi, octobre 12, 2023

En apprendre plus sur les volcans

Le matin nous nous arrêtons pour visiter le parc d'attractions Vulcania près de Clermont-Ferrand qui permet aux visiteurs de découvrir le patrimoine naturel de cette région et de les initier à la volcanologie. 

Certaines expositions étaient bonnes, mais beaucoup étaient de peu d'intérêt et étaient principalement destinées aux jeunes enfants. 

De plus, nous avons trouvé le parc extrêmement difficile à parcourir et à part quelques spectacles et expositions, dont une dans le plus grand planétarium de France, nous avions le sentiment d'avoir perdu notre temps, notre énergie et les 54 euros que cela nous a coûté.

Le soir, nous avons eu un merveilleux dîner dans une petite auberge située au milieu de nulle part, à une heure à l’ouest de Lyon, qui sans en avoir l’air nous a surpris mieux que juste en bien en nous offrant une expérience culinaire époustouflante !

mercredi, octobre 11, 2023

Auvergne, une autre découverte

Aujourd'hui, nous avons traversé l'Auvergne, une province française qui abrite des volcans éteints et que nous connaissions absolument pas. 

Cette région pleine de reliefs, appelée Massif Central, est faite de petites montagnes très anciennes, formées il y a des millions d'années qui abritent un grand nombre (quelques 450) de cônes volcaniques inactifs répartis sur 160 km2. 

Nous avons visité quelques-uns des rares endroits qui utilisent leurs montagnes en qualité de domaines skiables comme La Bourboule et le Mont-Dore et attirent également randonneurs et vététistes pendant les autres mois de l’année. 

De plus, ces deux villes sont également des lieux de cure très prisés par les français. La nuit, nous nous sommes arrêtés à Orcival, un petit village regroupé autour d'une immense et massive basilique qui semblait déplacée dans sa vallée étroite entourée d'immenses plateaux pastoraux.

mardi, octobre 10, 2023

Deux sacs qui crient « Libération ! »

Ce mardi allait être le jour qui nous réunirait à nos valises bien-aimés, tant désirés et qui nous manquaient tellement ! 

En ayant assez d'attendre, nous avions alors décidé d'écourter notre séjour à Sarlat pour oublier plus vite et plus complètement cette rude et traumatique épreuve. 

Après avoir quitte notre chambre d’hôtes, nous avons voyagé jusqu'à un lieu qui s’appelle Rocamadour (un important endroit religieux fréquenté par des pèlerinages et des fidèles en quête de miracles. 

L'endroit est fait de constructions échelonnées sur une falaise qui offre une descente à pied très facile depuis les parkings situés sur le plateau sommital, mais exige un retour exténuant vers le sommet si l'on tient à éviter les ascenseurs installés à cet effet.

 Le soir, tout près d’Aurillac, nous atterrissions dans un merveilleux B&B ou « Maison d'Hôtes », comme on les appelle en France, après un accueil chaleureux, une excellente cuisine et le tout en très bonne compagnie. Une expérience inoubliable.

lundi, octobre 09, 2023

Une ville cool et gastronomique !

Pour tout gourmet qui se respecte, Sarnat-la-Canéda est un haut point de la gastronomie française. C’est en fait la capitale mondiale du foie gras, du canard, de la truffe et de toutes sortes de gastronomie en général. 

Un long séjour là-bas devrait se traduire par de nombreux kilos s’accumulant autour de la taille ! Les restaurants sont légion et tous sont plutôt bons, supérieurs bien sûr que notre vieil hôtel délabré. L’histoire de cette très vieille ville est fascinante et m’a ramené à ce que j’ai appris dans mes livres d’école primaire et à la tristement célèbre guerre de 100 ans entre Britanniques et Français.

À ces éléments positifs s'ajoutaient un temps magnifique et une bonne fréquentation pour la saison qui agrémentait l'ambiance de ce qu’aurai pu être une morte-saison plus molle en temps normal. Hier, en fin de soirée, une voix féminine m'avait annoncé que nos bagages avaient été réceptionnés à l'aéroport de Bordeaux et qu'ils nous seraient réexpédiés d'ici quelques jours. 

Comme nous en étions maintenant, au troisième jour sans pouvoir y accéder, je n’arrivais pas à croire cette « menteuse ». Quand je lu ai dit que cela était totalement inacceptable et que je voulais mes bagages maintenant tout de suite, la jeune femme qui m'a appelé m'a corrigé en disant : « Ne dites pas je ‘veux’, mais dites plutôt ‘je voudrais’, cela est plus poli, sinon vous pourriez ne voir vos bagages que beaucoup plus tard ». 

Je n’ai même pas cherché à combattre cette véritable vipère, elle tenait le pouvoirs, contrôlait no bagages et je comprenait que je n’avait absolument aucune chance contre une petite fonctionnaire française !

dimanche, octobre 08, 2023

Aventures en Périgord

Je suis régulièrement le premier à me méfier du « charme » sous toutes ses formes alléchantes, et ce, pour de très bonnes raisons. Cette fois, le charme en question se trouvait dans une très vieille bâtisse abritant une future activité de chambres d'hôtes moderne à Sarnat-la-Canéda, en Périgord. 

Le bâtiment des XIIIe et XIVe siècles était historique, massif et absolument impressionnant, mais dans un état de délabrement évident, avec des serrures capricieuses et des clés à l'ancienne toutes différentes pour chaque porte, des marches peu visibles, donc dangereuses, à chaque recoin. 

La nuit, il faisait froid et cela durait jusqu'au petit matin sans aucun moyen de chauffage, une salle de bain très vieillotte, un garage quasi inutilisable pour notre voiture de location et un service Wifi plus qu'anémique. 

Pour compenser cette terrible réalité, l'homme qui dirigeait les lieux, ainsi que son épouse, était à la fois charmants et serviables autant qu'ils le pouvaient et étaient notre petit rayon de soleil, juste là pour nous remonter le moral. 

l est vrai que tous ces problèmes de logement se sont été révélés alors que nous attendions toujours désespérément nos bagages manquants, ce qui avait pour effet de rendre notre séjour un peu plus lamentable, un joli euphémisme pour dire de gâcher nos vacances en totalité !

samedi, octobre 07, 2023

Delta et KLM, un mariage diabolique

Nous avions déjà volé avec KLM et n’avions pas été du tout impressionnés (surtout la qualité de la nourriture qui m’avait rendu malade). Cette fois, l’expérience allait être bien pire. 

Lorsque nous avons atterri à l'aéroport de Schiphol à Amsterdam et avons été transféré sur notre vol KLM vers Bordeaux, nous pensions que ce serait un segment de vol d'une heure et demie sans aucune histoire. C'était jusqu'à l’arrivée quand nos bagages ne se sont pas présentés pas sur le tapis roulant. Pour bien faire, il nous manquait bien nos deux valises.

Déposer une réclamation avec un guichet électronique de fabrication française fut incroyablement frustrant, difficile, contre-intuitif et nécessita l'aide constante d'un assistant particulièrement désagréable travaillant, nous pensons, pour l'aéroport de Bordeaux et bien sûr pas pour la compagnie aérienne qui avait perdu nos bagages. 

On nous a alors dit que les pièces manquantes nous seraient livrées dans un court délai, peut-être seraient-elles même mises sur un vol KLM plus tard dans la journée, lui aussi à destination de Bordeaux. Au pire, nous les aurions le lendemain matin, comme cela se passe habituellement. 

Même pour les bagages perdus, l'espoir est toujours éternel, et c’est avec confiance que nous comptions les récupérer dans les meilleurs délais. Mon défi suivant fut de réapprendre à conduire une auto avec transmission manuelle pendant les trois heures qui nous séparaient de notre destination pour la journée.

vendredi, octobre 06, 2023

Finie, la magie du vol en avion ?

Nous n’avions pas pris l’avion pour l’Europe depuis l’automne 2019, juste avant la pandémie de Covid, il y a exactement quatre ans. À l'époque, nous volions en Delta Comfort+, une version économique qui offre plus d'espace pour les jambes que la version de base, peut-être une nourriture quelque peu améliorée ainsi qu’une bonne sélection de boissons. 

Ce n'est pas bien important, mais c'est cela offre une tout petit « mieux » bien apprécié, accompagné, je dois le dire, par un très bon service. Cette fois, les choses avaient bien changées. Le service était devenu nettement plus médiocre, la nourriture offerte pour dîner à peine mangeable, le petit-déjeuner totalement dégoûtant et le café, de marque Starbucks, totalement imbuvable.

De toute évidence, même chez Delta, contrairement à son beau slogan « Keep Climbing » (continuons de monter), tout semble en train de chuter assez rapidement. Attachez vos ceintures, résignez vous, ou encore évitez cette compagnie aérienne pour votre prochain vol !

jeudi, octobre 05, 2023

Trump est-il foutu ?

À mon avis, oui, l'homme est au bout du rouleau. Il est cuit. 

Ira-t-il en prison ? Très certainement, je pense. Alors, faut-il croire les sondages qui le donnent à égalité avec Biden ? Pas vraiment, car la démolition du dictateur en herbe ne fait que commencer. 

Prévoyons d’en reparler dans, disons, un mois, et vous verrez que sa candidature montrera des signes de faiblesse insurmontables. 


 

mercredi, octobre 04, 2023

Quand l'automne invite l’hiver

Il n'est pas rare de voir de la neige précoce autour de Park City en septembre ou octobre. L’incursion précoce de cette matière blanche ne dure jamais longtemps, mais nous rappelle que très bientôt, notre petit monde montagneux va redevenir froid et glacial et que nous devons nous entraîner progressivement à ce changement de saison et de température.
Lorsque la neige tombe juste au moment où les couleurs d'automne sont à leur apogée, cela nous fournit une image de transition de l'automne se fondant dans l'hiver et tout en peignant une image forte et symbolique. Celle peut être aussi superbe et nous donne envie de crier : « Bravo, belle Nature ! »

mardi, octobre 03, 2023

Nos pays riches n’arrivent pas à contrer le changement climatique

La plupart d’entre nous vivent dans un confort relatif, s’y habituent et ne veulent pas changer cela d’un poil. Pour ceux d’entre nous qui comme moi sont plus âgés, on nous a souvent sermonnés sur les mérites d’une « gratification différée », avec des conseils comme « sacrifiez-vous maintenant pour plus tard, etc. » 

Ces idées sont depuis tombées en dérision car nous sommes devenus dépendants de la gratification instantanée. Nous ne pouvons plus attendre et, surtout, nous ne voulons pas retourner à des conditions passées beaucoup plus difficiles. C’est précisément ce qui nous est demandé pour sauver notre planète. L’idée nous plaît, mais nous ne voulons rien faire qui pourrait gêner notre confort.

Des choses comme vivre dans des logements plus petits et plus chers (parce que c'est aussi plus durable), conduire un véhicule électrique avec une recharge moins pratique, prendre l'avion moins souvent ou pas du tout, utiliser davantage les transports en commun, ne pas abuser du chauffage ou de la climatisation, manger moins de viande et beaucoup plus. 

L’idée est que si nous ne commençons pas à abandonner certains éléments de nos vies, notre monde va empirer. C’est seulement lorsqu’il est trop tard, lorsque les problèmes se transforment en catastrophe et que nos vies sont en jeu, que nous acceptons enfin d’agir sous contrainte, comme pendant la pandémie. 

Comme nous le disons toujours, mais ne le faisons jamais : « Pas de gain sans douleur ».

lundi, octobre 02, 2023

Début de mois bucolique

Hier, c'était le premier jour d'octobre. Quand j'habitais dans les Alpes, c'était la fin de l'été d'un point de vue pastoral, car les vaches étaient juste descendues des alpages la veille, le 30 septembre. À Park City, elles venaient d’arriver quand nous sommes tombés nez à nez sur celles-ci. 

J’ai compté une trentaine de vaches et de veaux en train de paître le long du ruisseau McLeod et qui profitaient non seulement d'une herbe riche abondante, mais aussi d'un après-midi tout aussi riche en couleurs. Quelle belle surprise!


dimanche, octobre 01, 2023

Conséquences d’un autre rappel Covid

Jeudi matin dernier, nous étions à Salt Lake City et, parmi nos diverses courses, nous avions rendez-vous pour le rappel Covid qui venait de sortir. Oui, si rare et si spécial que c'était sur rendez-vous seulement ! Ma femme, toujours courageuse, est passée la première et s’est exclamée fièrement : « Ça ne m’a pas fait mal du tout ! ». J'étais le suivant, mais j'ai admis que j’avais ressenti une forte douleur.

Le reste de la journée s’était bien passé et c’est seulement au moment d’aller au lit que je me suis senti vraiment mal avec tous les symptômes d’une bonne grippe. Je dois dire que sur les trois injections Covid que j’avais eu auparavant, je m'étais senti mal à deux reprises, avec également des symptômes grippaux, mais ceux-ci étaient légers par rapport à ce qui m'attendait. 

Ce qui est étrange, c’est que quelques jours auparavant, je me suis fait vacciner contre la grippe ainsi que le nouveau vaccin contre le virus respiratoire syncytial (VRS), recommandé aux personnes de plus de 60 ans, sans rien ressentir. 

Quoi qu'il en soit, cette nuit-là, je me sentais fatigué et endolori et tout mon corps était endoloris. J'ai dormi, mais mes rêves étaient bizarres et étrangement illogiques (non pas que mes rêves soient toujours parfaitement logiques, mais ceux-ci dépassaient les bornes dans cette catégorie) qui auraient pu être induits par les drogues contenues dans l'injection. 

En tout cas, quand j'ai essayé de me lever pour préparer le café le lendemain matin, je me suis senti très mal. Après avoir mis en route la machine, j'ai dû m'allonger sur le canapé du salon, transpirant abondamment et me sentant complètement abattu. Il m’a fallu toute la journée pour retrouver une certaine normalité alors que ma fausse grippe s’estompait progressivement. 

Entre-temps, ma femme m’a dit qu'elle se sentait un tout petit peu fatiguée, mais qu’elle se sentait assez bien. Je suppose que certains d’entre nous sont plus faibles que les autres, et je n’attends pas avec impatience le vaccin Covid de l’année prochaine si une telle invention existe encore …