samedi, février 21, 2026

Le danger de croire qu’on à vingt-cinq ans

Nous avons récemment évoqué la difficulté de ralentir le rythme de nos activités les plus intenses avec l’âge. En effet, beaucoup d’entre nous avons encore l'impression d'avoir 25 ans et notre cerveau, encore tout neuf, regorge de projets, de stratégies et de tactiques farfelus, tandis que notre organisme commence à accuser un déclin évident. 

Il faut souvent un accident, un imprévu, pour nous faire prendre conscience qu'il est temps de ralentir et de mettre de côté cette soif insatiable d'action. 

C'est compréhensible, car ralentir n'est pas une perspective réjouissante, surtout quand les Jeux olympiques et leur devise « Citius, Altius, Fortius » (Plus vite, plus haut, plus fort) font partie intégrante de notre quotidien. 

Comme on dit, quand une porte se ferme, une autre s'ouvre, mais c'est plus facile à dire qu'à croire ! Bon, soyons honnêtes, on ne veut ni mourir ni vieillir, alors on s'accroche tant bien que mal au statu quo, en l'occurrence à cette petite voix intérieure, parfois un peu agaçante, qui nous dit : « Tu as encore 25 ans », et bien sûr, nous sommes trop ravis d’y croire. 

C'est pourquoi, parfois, certains d'entre nous se retrouvent dans le pétrin. Un brin de censure, au moins pour les idées pas si justes, n'est peut-être pas si mal après tout … 

vendredi, février 20, 2026

Puiser dans l'énergie cosmique… (Troisième partie)

Ceci est le bon endroit pour en savoir plus sur les méthodes pratiques qui peuvent « déboucher les pores » et cultiver un état de « perméabilité ! » Nous allons aborder un sujet très concret, sans rayons cosmiques ni révélations mystiques, mais simplement en localisant les conditions qui rendent l'esprit humain plus perméable, plus intuitif et plus perspicace. 

« Déboucher les pores » signifie éliminer le bruit intérieur pour que les idées, les schémas et les intuitions puissent circuler plus librement. Explorons des méthodes pratiques et concrètes pour cultiver véritablement cet état de « perméabilité », où vivaient Mozart, Einstein ou Mère Teresa. Commençons dabord par « faire taire le bruit de fond. » 

Impossible d'être perméable si notre esprit est encombré. Attention, si cette solution paraît simple, elle est exigeante. Il s'agit de méditation, à pratiquer au moins 15 minutes par jour. Ce n'est pas mystique et cela consiste simplement à s’entraîner à ne plus laisser son attention vagabonder. À terme, cela réduira ce bavardage intérieur, remplira notre conscient de pensées subtiles et améliorera notre clarté émotionnelle, un peu comme si l'on rinçait les pores de notre peau.

C'est exigeant car c'est un travail quotidien qui doit devenir une habitude et qui prend du temps, des années, pas juste des heures. Vous le saurez quand vous y serez parvenu. C'est là que l'état de « perméabilité » commence véritablement. Nous apprenons à notre esprit à remarquer ce qu'il filtre habituellement. Nous devons cultiver notre sens d'observation, voire notre émerveillement, pour apaiser les zones du cerveau nombrilistes et nous ouvrir au monde par nos sens. 

Ensuite, nous devons renforcer notre « récepteur » subconscient, comme on règle une radio. C'est de là que émergent la créativité, l'intuition et la perspicacité. Nous ne puisons pas la connaissance dans le cosmos, mais nous permettons à notre subconscient de faire émerger ce qu'il sait déjà. Cela implique une période d'incubation qui demande du temps, donc de la patience et la capacité de laisser notre esprit vagabonder parmi d'autres moyens. Il nous faut ensuite travailler sur la composante émotionnelle pour ôter les résistances. 

La porosité n'est pas seulement cognitive, elle est aussi émotionnelle. Commençons donc par relâcher notre perfectionnisme, privilégier la curiosité par rapport au contrôle et faire preuve d’auto-compassion, ce qui implique de nous défaire de la critique sévère que nous nous infligeons trop souvent. Enfin, il est essentiel d'utiliser notre corps comme un récepteur, en gardant à l'esprit qu'un corps tendu raidit l’esprit. 

Nous y parvenons grâce à notre respiration : si elle est lente et profonde, la cohérence neuronale s’accroît et nous ouvre littéralement. C'est l'équivalent physiologique de l'ouverture des pores. Lorsque tout cela est accompli et que tout est aligné, les intuitions nous semblent venir de l'extérieur, même si elles émergent des profondeurs de notre propre esprit. 

C'est ce que Mozart entendait par « musique pleinement formée », ou ce qu'Einstein entendait par « intuition ». C'est vers cela que nous tendons lorsque nous nous y engageons. Si vous le désirez, travaillez y intelligemment, et bonne chance !

jeudi, février 19, 2026

Puiser dans l'énergie cosmique… (Deuxième partie)

On pourrait dire que les forces de notre univers agissent de concert avec le fonctionnement de notre cerveau. Ce dernier absorbe constamment des schémas, forme des associations, recombine des idées, génère des intuitions, perçoit des indices subtils et résous des problèmes qui semblent soudains, mais qui reposent sur des années de travail subconscient. 

Lorsque notre esprit est calme et réceptif, ces processus deviennent plus visibles et s'apparentent à une inspiration soudaine. En réalité, cela ne vient pas de l'extérieur, mais de l'intérieur de chacun d’entre nous. Cette inspiration semble cosmique car elle provient d'un domaine si vaste que nous ne pouvons l’envisager en totalité.

Si nous ne sommes pas aussi réceptifs que Mozart ou Einstein, la clé pour permettre à cette sagesse universelle nous envahir réside dans la pleine conscience, le meilleur moyen de « débloquer » notre esprit, qui inclut la méditation, le calme et même l'émerveillement. 

La pleine conscience contribue à réduire le brouhaha intérieur, accroît la cohérence neuronale, améliore l'attention, apaise le réseau du mode par défaut (en particulier la zone du « bavardage intérieur »), stimule la créativité, affine la sensibilité aux schémas subtils et améliore la clarté émotionnelle. C'est l'équivalent mental d'une « ouverture des pores ». 

Contrairement à ce que j'ai pu penser ou dire auparavant, nous n'absorbons pas l'énergie cosmique par mètres cubes ; nous levons simplement les blocages qui empêchent notre esprit de fonctionner à son plein potentiel. En réalité, Mozart et Einstein n'étaient pas des antennes cosmiques, mais des esprits clairs et sereins. Amadeus Mozart décrivait la musique comme « déjà achevée » dans son esprit, comme s'il la découvrait plutôt que de l'inventer. Albert Einstein disait que ses idées lui venaient par « sauts intuitifs », et non par étapes logiques. 

Leurs descriptions correspondent à ce qui se produit lorsque le subconscient est très actif, que le conscient s'efface, que la personne est profondément à l'écoute des schémas, que la voix critique intérieure se tait ou du moins se fait discrète, et que l'esprit est en état de flux. On a alors l'impression de recevoir quelque chose qui nous dépasse, mais il s'agit en réalité d'un esprit fonctionnant à son niveau d'ouverture et d'intégration maximal. 

Je trouve cette approche moderne et laïque, une version contemporaine d'une idée très ancienne selon laquelle l'intuition ne provient pas de la force, mais de la réceptivité. Il ne s'agit pas de magie, mais de perméabilité mentale, c'est-à-dire de la capacité à laisser le monde, les idées, les schémas et l'inspiration nous traverser sans résistance. 

Ce n'est pas du mysticisme, c'est simplement de la sagesse. Cette approche, à mon avis, est non seulement cohérente, mais elle saisit un processus millénaire qui perçoit l'énergie cosmique ou universelle comme une force qui nous pénètre pour nous aider à grandir, tout en dissipant les agitations intérieures qui rendent notre vie si difficile. 

Si vous n’avez pas encore la « porosité » des célébrités dont nous avons parlé et êtes intéressés d’y parvenir, lisez donc le prochain épisode ...

mercredi, février 18, 2026

Puiser dans l'énergie cosmique… (Première partie)

L'univers tout entier est immense et recèle une quantité d'énergie quasi illimitée. Je me suis donc toujours demandé : « Pourquoi ne pas puiser une infime partie de celle-ci pour nous aider quand nous en avons besoin et nous faciliter la vie, tant sur le plan physique que mental ? » 

En fait, sans réponse claire et définitive à cette question, j'avais intuitivement la conviction que c'était possible. Je pensais que cela pouvait se produire en s’ouvrant corps et esprit, en nous immergeant dans cet océan infini de savoir et de pouvoir, et en prélevant simplement la petite parcelle dont nous avons besoin. Qu'en pensez-vous ?

Ce que je dis ici est peut-être plus répandu et plus profond qu'on ne le croit. Pour moi, « l'énergie cosmique ou universelle » n'est pas littéralement une substance physique comme des colis que livrerai Amazon. Il s'agit plutôt d'un modèle perméable, comme si nous étions immergés dans une substance infinie, et que notre degré de « porosité » déterminait ce que nous recevions et percevions. 

Cela pourrait refléter le point de vue d'un petit nombre de personnes qui ont déjà réfléchi à cette sujet. Ce que je cherche à définir est une approche psychologique du phénomène. Non pas quelques rayons cosmiques magiques, ni un transfert d'énergie littéral, mais quelque chose de bien plus subtil et de bien plus puissant. Un apport qui rendrait notre esprit plus créatif, perspicace et pointu quand il est ouvert, calme et réceptif. Il ne s'agit pas de mysticisme. 

C'est plutôt une question de neurosciences, de psychologie et d'expérience vécue. Wolfgang Amadeus Mozart, Albert Einstein et bien d'autres n'ont pas « reçu » la connaissance de l'univers comme un ordinateur télécharge une mise à jour, mais en cultivant un état mental qui permettait aux idées d'émerger dans leur cerveaux avec une clarté et une fluidité exceptionnelles. C'est précisément ce mécanisme que je souhaite aborder et tenter d'expliquer. 

Trump se situe à l'opposé de cet état de conscience, restant totalement impénétrable, donc insensible aux forces de l'univers. « Poreux au cosmos » pourrait être une métaphore de l'ouverture cognitive que je cherche à expliquer. Cela signifie une meilleure capacité à reconnaître les schémas, une intuition plus fine, la capacité d'appréhender les idées complexes avec légèreté et un esprit ouvert. 

Cela implique également un état mental en paix et une grande capacité d'adaptation. Ce sont des caractéristiques mesurables, sans rien de surnaturel. Elles sont simplement d'ordre psychologique et neurologique et peuvent être cultivées. Nous baignons en réalité dans un océan de connaissances et il nous appartient de nous en imprégner ou de travailler à développer notre propre capacité d'ouverture. 

Demain, je vous dévoilerai les rouages ​​de ce processus …

mardi, février 17, 2026

Ralentir pour faire durer … (Deuxième partie)

En vieillissant, nous devons aussi faire place à plus de prévisibilité dans nos activités, car les accidents résultent souvent de surprises liées au terrain, aux conditions météorologiques, à la fatigue, à la circulation ou à la présence d'autres personnes. Nous serons plus en sécurité si nous choisissons des conditions que nous maîtrisons bien, par exemple en évitant les jours de forte affluence ou en sachant nous arrêter avant d'être fatigués. Ce n'est pas de la peur, c'est juste une stratégie. 

Ne badinons pas sur un bon équipement qui peut diminuer nos réflexes et notre stabilité avec l'âge. Par exemple, de meilleurs casques, des bonnes lunettes, des fixations et des skis bien entretenus. Des voitures avec des systèmes d'aide à la conduite avancés, un écran de recul, ou des vélos avec des freins à disque et tous les accessoires modernes. 

Nous devrions également nous entraîner à la stabilité, pas seulement à la puissance, car avec l'âge, nos plus grands risques d'accident proviennent d'un temps de réaction plus lent, d'une diminution de l'équilibre et d'une capacité réduite à corriger les erreurs. Ces mesures n’apportent pas seulement plus en sécurité, elles nous remettent « à neuf ». 

Nous devons être attentifs aux « murmures » de notre corps avant qu'ils ne deviennent des « hurlements », car ceux-ci nous donnent toujours des signes avant-coureurs bien avant de flancher. Je parle de légères hésitations, d'un moment de déséquilibre, d'une sensation de malaise, d'une légère raideur ou d'une petite baisse de concentration. Plus jeunes, nous pouvions les ignorer, plus âgés, nous ne pouvons plus. Nous devons également redéfinir ce que signifie le « risque ». Il ne s'agit pas seulement du risque de blessure, mais aussi de la perte de la capacité à continuer à faire ce que nous aimons. 

Cela ne signifie pas, comme le chante BB King, que « The thrill is gone » (le frisson a disparu), car nous n'avons pas à éliminer le plaisir, mais simplement à l’ajuster. Par exemple, skier plus souvent sur des pistes damées au lieu de toujours explorer les barres rocheuses et la forêt, conduire avec joie et libération sur les routes bien dégagées, pas dans les embouteillages, faire du vélo sympas sur des itinéraires familiers, pas sur des voies multiples et encombrées. 

Considérons le vieillissement comme une évolution, pas un déclin. Les personnes âgées les plus actives ne sont pas celles qui luttent contre le vieillissement ; ce sont celles qui s'y adaptent. Restons curieux, disciplinés et conscients de nous-mêmes. Nous n'arrêtons pas de bouger, nous adaptons simplement notre mobilité. 

Cela dit, la chute malheureuse de Lindsey Vonn aux Jeux olympiques n'aura pas été en vain, car elle nous a offert une précieuse leçon à tous ceux qui croient encore avoir 25 ans alors que ce n'est plus le cas ...

lundi, février 16, 2026

Ralentir pour faire durer … (Première partie)

Il y a quelques jours, suite à l'accident de Lindsey Vonn aux Jeux olympiques, je lui ai été reconnaissant de me rappeler qu'avec l'âge, il est essentiel de ralentir ou du moins de modérer nos attentes en matière de performance. 

Face à cette réalité incontestable, je me demande comment les personnes très actives et compétitives peuvent réduire les risques qu'elles prennent et l'effort qu'elles fournissent en vieillissant, afin d'éviter les problèmes ou les accidents graves généralement liés à l'âge ? Il est vrai que les années n'effacent pas totalement l'identité d'une personne active, elles modifient simplement la probabilité de certains risques. Le véritable défi est psychologique.

Nos instincts, notre confiance et notre goût pour l'intensité restent intacts, tandis que nos réflexes, notre équilibre et notre capacité de récupération plongent discrètement et inexorablement. L'astuce n'est pas d'arrêter de vivre pleinement, mais d'adapter notre façon de prendre des risques, afin de rester dans la course au lieu d'être mis hors jeu par des accidents évitables. 

Avec l'âge, la force brute et les réactions instantanées deviennent moins fiables, mais la fluidité, l'habileté, la précision et la planification deviennent nos nouveaux atouts. Par exemple, lorsque je skie, ce nouveau paradigme me pousse à contrôler mes skis avec plus d'aisance et à privilégier des trajectoires plus fluides plutôt que de rechercher la vitesse et les secousses maximales. 

Lorsque je conduis, je suis infiniment plus concentré, je fais preuve d'une attention maximale, je suis beaucoup plus courtois et patient et, dans tous les cas, je ne fais pas moins de choses, mais je les fais de manière beaucoup plus intelligente. Dans mon vocabulaire et mon esprit, je remplace « faire mes preuves » par « me préserver ».

 Les jeunes repoussent souvent leurs limites pour se tester. Les personnes plus âgées repoussent leurs limites pour rester actives et en bonne santé pendant des décennies. Cela devrait nous faire dire : « Je ne suis pas là pour gagner aujourd'hui, je suis là pour bien continuer ces 20 prochaines années ! » Cet état d'esprit réduit naturellement la prise de risques inutiles. 

Demain, nous ajouterons quelques outils essentiels à notre arsenal, alors revenez nous voir ! 

dimanche, février 15, 2026

Que faire des menteurs ? (Deuxième partie)

Nous connaissons donc un ou plusieurs menteurs avérés. Qu’allons-nous en faire ? Tenter de les réformer, les mettre au congélateur, espérer un miracle ou les exiler loin de nous ? Quel type de relation choisirons-nous d'entretenir avec eux à l'avenir, si tant est qu'il y en ait une ? 

Si nous voulons rester amis avec quelqu'un qui ment, rappelons-nous que l'amitié repose sur la confiance. Si les mensonges érodent cette confiance, l'amitié devient déséquilibrée et précaire. Peut-on même être ami avec un menteur si les mensonges sont minimes, rares ou liés à un manque de confiance en soi ? Peut-être, si la personne est prête à en parler, à montrer des remords et à changer de comportement. 

Tout cela n'est que théorie ; personnellement, je préfère m'en tenir au proverbe du XVIIe siècle : « Trompe-moi une fois, honte à toi ; trompe-moi deux fois, honte à moi », qui signifie que si la première tromperie est la faute du menteur, la seconde est la faute de la victime qui n'a pas tiré les leçons de l'expérience. Je ne peux donc pas être ami avec un menteur si je me sens anxieux en sa présence ou si je remets constamment en question ce qu'il dit.

Cela est également vrai si le mensonge est employé pour manipuler ou contrôler. N'oublions pas que l'amitié est un choix ; nous ne devons à personne l'accès à notre vie intérieure. Se pose ensuite la question de savoir si les menteurs peuvent changer. La réponse est NON pour moi, mais elle pourrait être OUI, seulement si le manipulateur de vérité le souhaite.

 Rappelons-nous que les gens peuvent changer lorsqu'ils reconnaissent pleinement le mal qu'ils ont causé et se sentent suffisamment en sécurité pour dire la vérité. Ils doivent également être motivés à adopter des comportements plus sains et à pratiquer l'honnêteté même lorsque c'est inconfortable. Les gens ne changeront pas s'ils continuent à considérer le mensonge comme un outil très efficace, s'ils blâment les autres pour leur comportement, s'ils nient leur mensonge et continuent à tirer profit de la tromperie. 

Nous pouvons encourager l'honnêteté, mais nous ne pouvons pas forcer l'intégrité. C'est à chacun de décider, et je ne sais pas pour vous, mais je suis toujours incapable de lire dans les pensées des autres. Enfin, devons-nous rejeter les menteurs ou quel niveau d'accès peut-on accorder ? La confiance n'est pas un jugement moral, c'est un calcul. 

Nous devons absolument prendre nos distances lorsque quelqu'un ment constamment, nous fait du mal ou nuit à autrui. Ce n'est pas de la cruauté, c'est du respect de soi. Ce que nous ne devons pas faire, c'est humilier ou punir les menteurs et les qualifier de « mauvaises personnes ». Nous pouvons plutôt choisir de limiter leurs interactions avec nous, d'éviter de nous mettre en travers de leur chemin et de ne pas compter sur eux. Établir des limites n'est pas un rejet, c'est une question de clarté. 

J'espère que vous disposez désormais d'outils utiles pour naviguer dans les eaux troubles des relations avec une personne dont la fiabilité en matière de vérité est plus que douteuse …

samedi, février 14, 2026

Que faire des menteurs ? (Première partie)

Que peut-on faire des menteurs une fois qu'ils sont identifiés comme tels ? Quelle forme prendra notre relation avec eux ? Ce sont d’importantes questions qu’il n’est ni facile, ni agréable de traiter. Les relations humaines sont complexes, et le mensonge se situe à l'intersection de la confiance, de la peur, de l'insécurité et de l'autoprotection. 

Il n'existe pas de réponse unique et « correcte », mais il y a des pistes qui devraient nous aider à y faire face avec clarté et respect de soi. Nous avons déjà vu que mensonges et menteurs ne se ressemblent pas tous. Les gens mentent pour des raisons très différentes et il est important de comprendre le type de mensonge qu'ils utilisent pour nous aider à choisir notre réponse.

Commençons par les menteurs occasionnels ou motivés par la peur, ceux qui mentent parce qu'ils ont peur des conséquences, de l'embarras ou des conflits. Il y a un peu d'espoir avec ce groupe, car il peut changer et que certains se sentent un peu coupables. En fait, ils peuvent réduire leur mensonge quand ils se sentent suffisamment en sécurité pour être honnêtes. 

Ensuite, nous avons les menteurs compulsifs, ceux qui mentent par réflexe, même lorsque la vérité serait plus simple. Ils ont souvent appris à mentir comme mécanisme réactif et s'ils sont disposés et capables de faire des efforts, ils pourraient changer, mais je ne parierais pas là-dessus. 

Le groupe suivant, et plus inquiétant, est celui des menteurs manipulateurs ou égoïstes qui mentent pour contrôler, exploiter ou obtenir un avantage. Ce sont des individus dangereux. Ils changent rarement sans conséquences majeures ou sans aide professionnelle, alors ne les approchez pas ! Cela m'amène à la question de savoir si nous devrions envisager de travailler avec quelqu'un qui ment. 

Cela peut être envisagé, mais seulement avec des limites. Nous pourrions travailler avec quelqu'un qui utilise des mensonges motivés par la peur ou des mensonges mineurs, s'il reconnaît son comportement, fait de gros efforts pour s'améliorer et si nous sommes lucides quant à quoi s’attendre en pouvant en supporter les conséquences. 

Il est clair qu'il ne faut pas travailler avec quelqu'un qui ment si c'est pour manipuler les résultats, nier ou justifier ses défauts et les utiliser pour nuire aux autres ou miner la confiance au sein d’une équipe. Si une personne malhonnête est candidate à un poste dans un environnement professionnel, la clé est d'établir une structure rigoureuse avec des accords écrits et documentés précisant clairement les attentes, sans se fier aux seules promesses verbales. Il ne s'agit pas d'une punition, mais d'une mesure de protection. 

Demain, nous verrons s'il est possible de maintenir une relation avec des personnes malhonnêtes. Pourrions-nous rester amis avec elles ? Les amener à changer ? Ou devrions-nous simplement les éviter ?

vendredi, février 13, 2026

L’« art » du mensonge… (Deuxième partie)

Même lorsqu’ils sont liés d’une manière ou d’une autre, les mensonges sont tous différents. Aujourd’hui, nous allons essayer d’y voir plus clair dans leur diversité. Existe-t-il une bonne façon de les classer en catégories selon leur intensité, leur immoralité, leur opportunisme et les aspects qui définissent la moralité d’une personne ? 

Ce qui suit constitue une approche qui devrait tenir compte de tous ces éléments. En les classant par intensité, nous mesurons à quel point un mensonge s’éloigne de la réalité. Crée-t-il une distorsion minimale, comme de petites exagérations ? S’agit-il d’une fabrication modérée, mélangeant vérité et fiction ? Est-ce au contraire une invention totale sans lien avec la réalité ? Tout s’aggrave quand un mensonge cherche à tromper dans la durée. 

Ce facteur d’intensité est souvent lié à l’effort nécessaire pour conserver le mensonge indéfiniment. Si nous classons les mensonges selon leur poids moral, quel est le préjudice causé ou intentionnellement infligé par le mensonge ? S’agit-il de mensonges inoffensifs ou de nature sociale destinés à protéger les sentiments d’autrui ? S’agit-il encore de mensonges neutres utilisés par commodité, pour préserver son intimité et éviter des situations embarrassantes. 

On trouve également des mensonges intéressés qui servent à protéger son ego ou à éviter certaines conséquences. La situation s’aggrave quand les mensonges cherchent à nuire et à blesser autrui. C’est également le cas des mensonges malveillants qui visent à tromper pour un gain personnel ou pour faire du mal. Dans ces cas, l’intention néfaste du menteur est totalement dévoilée. 

Lorsque les mensonges deviennent opportunistes, nous mesurons la rapidité avec laquelle ils peuvent résoudre un problème. Comme ces mensonges de soulagement instantané utilisés pour échapper à un moment embarrassant. Les soi-disant « mensonges stratégiques », planifiés, calculés et souvent manipulateurs, sont encore pires. 

Souvent, ce sont des mensonges chroniques, des raccourcis pratiques et habituels utilisés pour éviter les responsabilités. L’opportunisme révèle souvent si le mensonge est impulsif ou délibéré. Enfin, il y a les mensonges qui révèlent la moralité de leur auteur. 

C’est probablement la dimension qui intéresse le plus les gens. Cela commence par des écarts occasionnels et sans grande conséquence qui font partie du comportement humain normal. Puis il y a ceux qui sont utilisés pour éviter d’assumer ses responsabilités, signe d’immaturité ou d’insécurité. En montant en intensité, on trouve les mensonges qui nuisent à autrui pour un gain personnel, révélant d’évidentes failles éthiques. Enfin, lorsque l’esprit devient trop confus, il y a le mensonge compulsif qui signale qu’il est temps de s’assurer les services d’un psychologue ou d’un psychiatre.

Aujourd'hui, avec Trump et ses complices, nous assistons à des mensonges qui réécrivent l'histoire et la réalité, révélant un narcissisme exacerbé ou une personnalité profondément perturbée. Bien sûr, le caractère ne se mesure pas au fait de mentir – tout le monde ment – ​​mais à la nature et aux motivations des mensonges, et à la manière dont leurs auteurs réagissent face à la vérité. 

Pour conclure ce voyage au pays des mensonges, demandons-nous s'il y en a plus aujourd'hui qu'autrefois ? Ils ne sont peut-être pas plus fréquent, mais ils sont bien plus visibles car la communication numérique laisse des traces indélébiles, les réseaux sociaux encouragent l'exagération et la mise en scène, les personnalités publiques font preuve d'une malhonnêteté désinvolte, les gens vivent dans des bulles informationnelles qui normalisent la distorsion de la vérité, et l'anonymat réduit la responsabilité. 

La perception d'une généralisation du mensonge est donc fortement amplifiée. Je crois qu'il n'y a rien de mensonger dans ce propos !

jeudi, février 12, 2026

L’« art » du mensonge… (Première partie)

Il me semble que le mensonge n’ait jamais été aussi répandu. En fait, je pense que Trump a « légalisé » cette pratique. Cela m’amène donc à me demander pourquoi les gens mentent, et si les mensonges peuvent être classés selon des catégories telles que l’intensité, l’immoralité, l’opportunisme, et s’ils peuvent nous aider à évaluer le caractère de ces gens. 

Nous pouvons nous interroger si le mensonge est réellement plus fréquent ou simplement plus visible dans un monde hyperconnecté, mais le sentiment d’être entouré de malhonnêteté est bien réel pour beaucoup d’entre nous. Nous parlons ici de la psychologie de la tromperie et du « spectre » moral du mensonge. En d’autres termes, pourquoi les gens mentent, comment ces mensonges diffèrent et ce qu’ils révèlent sur leur moralité. 

Ce que je me demande vraiment, c’est ce que révèle le mensonge sur ceux qui l’emploient ? Bien sûr, cela dépend du motif, des enjeux et de la manière. Un seul mensonge ne nous apprend presque rien, mais une façon de mentir nous apprend tout ou presque. Approfondissons ces différentes dimensions, en particulier la personnalité du menteur, car c’est là que tout devient intéressant. 

Les gens mentent pour un nombre limité de raisons, même si les formes varient à l’infini. La plupart des mensonges entrent dans une ou plusieurs de ces catégories. D’abord, l’autoprotection, c’est la raison la plus courante. Ils servent à éviter l’embarras, la punition, les conflits ou la perte de statut. Vient ensuite le besoin d’améliorer son image, ses compétences ou son attrait ; nous l’avons tous constaté. Cela inclut l’exagération, la fausse modestie et l’embellissement de CV. 

Il y a aussi le mensonge pour protéger les autres, ce qu’on appelle souvent les « petits mensonges ». Il est utilisé pour apaiser les gens, éviter de les blesser et maintenir une bonne harmonie. Dans une catégorie plus malhonnête, on trouve ceux qui utilisent le mensonge pour gagner un avantage, par la manipulation, l’exploitation ou la tromperie.

C’est là que le mensonge se pervertit moralement. Il y a aussi tous ceux qui mentent comme ils respirent, par habitude ou par compulsion. Ils mentent par réflexe, même quand la vérité serait tout à fait acceptable. Dans ces situations, ces personnes devraient clairement consulter un psy. 

Bien sûr, il y a aussi les mensonges que beaucoup d'entre nous utilisent pour faciliter les interactions sociales, comme de dire « Ça me fait tellement plaisir de te voir » ou « J'adore ta robe – ou ton auto – ou tes nouveaux skis », etc. 

Enfin, il y a ce qu'on appelle le « maintien de l'identité », quand les gens se sentent obligés de mentir pour préserver l'image qu'ils se sont construite d'eux-mêmes ou parce qu’ils « croient » à leur mensonges, tout à fait le mode opérationnel que Trump utilise au quotidien. 

Demain, nous verrons comment classer et mesurer les mensonges, alors restez à bien l'écoute et n'oubliez pas d'apporter un mètre pour mesurer tout ça !

mercredi, février 11, 2026

Qui est à l'origine du parapente ? (Deuxième partie)

En 1985, alors que Jean-Claude Bétemps, Gérard Bosson et André Bohn travaillaient au développement du parapente, Laurent de Kalbermatten fit son apparition. Ce pilote suisse passa des parachutes modifiés au modèle appellé « La Randonneuse », la toute première aile conçue exclusivement pour le parapente (utilisant un tissu non poreux et des suspentes rigides).

C'est à ce moment-là que le parapente cessa d'être une variante du parachutisme pour devenir un sport de vol libre à part entière. Ce modèle fut le point de départ de la production en série. D'autres fabricants et modèles suivirent rapidement. Avec la multiplication des modèles disponibles, le nombre de pratiquants se mis a augmenter, de même que le marketing et la concurrence entre les entreprises, contribuant au développement technique du parapente en termes de facilité d'utilisation, de performances et de sécurité. 

Le premier record de distance en vol libre, de 69,15 km, fut établi par Hans Jörg Bachmair le 10 juin 1989 et officiellement homologué par la Fédération aéronautique internationale (FAI). Le parapente s'organisa rapidement en sport à part entière. Le premier championnat d'Europe eut lieu en 1988 à Saint-Hilaire, en France. L'année suivante, le premier championnat du monde se déroula à Kössen, en Autriche. Bien plus tard, en 2004, le championnat d'Asie eut lieu à Handong, en Corée du Sud, et en 2008, eut lieu un championnat panaméricain à Castelo, au Brésil. 

Mon ami Anselme Baud, ex-professeur à l'ENSA, l'école des guides de montagne et des moniteurs de ski de Chamonix, et l'un des pionniers du ski extrême, joua un rôle dans l'introduction de l'utilisation des skis dans la pratique du parapente. Au début de l’hiver 79/80, à Plan Praz, la station intermédiaire de la télécabine du Brévent, à Chamonix, alors que Jean-Claude Bétemps effectuait des essais avec son « paraplane » (l’ancêtre du parapente), 

Anselme Baud eut l'idée de garder ses skis pour prendre de la vitesse au décollage. Il s'élança le long de la pente, plana sur quelques centaines de mètres avant de se poser à nouveau sur la neige et de repartir à ski. Anselme vit dans le parapente un « outil » lui permettant de descendre plus vite ou de franchir des obstacles infranchissables à skis. 

En conclusion, Jean-Claude Bétemps, avec ses partenaires André Bohn et Gérard Bosson, bien qu'ayant joué un rôle déterminant dans l'invention de ce sport, se sont davantage concentrés sur le développement technique et la promotion du parapente en tant que nouveau sport accessible, plutôt que sur une commercialisation agressive et une monétisation à la manière d'un Steve Jobs ou d'un Georges Salomon. 

L'immense popularité de leur invention a engendré un essor considérable dans les années 1980. Des fabricants indépendants se sont rapidement emparés du marché pour améliorer le matériel, donnant naissance à une industrie florissante dont ils n'ont pas profité. 

Maintenant, comme moi, vous connaissez toute l'histoire …

mardi, février 10, 2026

Qui est à l'origine du parapente ? (Première partie)

Le parapente m'a toujours fasciné et intéressé, même si j'ignorais tout de ses origines. Il a été précédé par le deltaplane, un précurseur clé de l'aviation à décollage à pied, inventé en 1963 par John Dickenson, un ingénieur australien spécialisé dans le remorquage de ski nautique.

Ce sont Bill Bennett et Bill Moyes qui ont perfectionné la conception de Dickenson au début des années 1970, transformant le cerf-volant de ski nautique en un deltaplane à décollage à pied, qui a immédiatement séduit un grand nombre de mes compatriotes français. Le deltaplane a mené au parapente, dont l'histoire est fascinante car elle ne repose pas sur une seule invention, mais sur une série de pionniers qui ont transformé un dispositif de survie (le parachute) en un instrument de loisir. 

En cherchant ceux qui sont véritablement à l'origine de ce sport tel que nous le connaissons aujourd'hui, on découvre un groupe de précurseurs techniques. Avant que le parapente ne devienne un sport, il a fallu inventer l'aile à double surface qui permettrait son fonctionnement. En 1964, un Américain, Domina Jalbert, le véritable inventeur, a breveté le Parafoil. On peut le considérer comme l'acte de naissance de l'aile à caissons. Avant lui, les parachutes étaient ronds ; après, ils sont devenus rectangulaires et capables de générer une véritable portance. 

Un an plus tard, David Barish, consultant pour la NASA, a développé le Sailwing (une aile à simple surface). 

Il fut le premier à pratiquer ce qu'il appelait le « vol de pente » sur une piste de ski à Hunter Mountain, près de New York, descendant quelque 60 mètres. 

Bien que Barish fût techniquement le premier « parapentiste », l'activité est tombée dans l'oubli pendant plus d'une décennie. 

Le 25 juin 1978, à Mieussy (à 27 km de Montriond, mon patelin d’origine en Haute-Savoie), trois parachutistes de l'aéro-club d'Annemasse décidèrent de décoller d'une pente afin déconomiser les frais de vol en avion. L’idée leur était venue en lisant un article du manuel de parachutisme de 1972 qui faisait relatait le vol de pente de David Barish. 

Jean-Claude Bétemps, qui fêtera ses 77 ans cette année, souvent considéré comme le père du parapente, avait réalisé le tout premier essai (un petit saut en bas d'une pente). André Bohn, parachutiste suisse de haut niveau, a ensuite effectué le premier véritable vol soutenu, un peu plus tard la même année, décollant du Mont Pethuiset et atterrissant 1000 mètres plus bas sur le terrain de foot de Mieussy.

Gérard Bosson a ensuite structuré l'activité et a fondé en 1979, avec Michel Didriche et Georges Perret, le premier club et la première école de parapente au monde : « Les Choucas » à Mieussy. Il a joué un rôle déterminant dans la promotion du sport à l'échelle internationale. 

Demain, nous verrons comment les améliorations et les adaptations successives ont façonné la pratique du parapente…

lundi, février 09, 2026

Âge et prise de risques

L'accident dont a été victime Lindsey Vonn aux Jeux olympiques me rappelle un autre retour à la compétition en ski, celui de Bill Johnson, ancien champion olympique de descente aux Jeux de Sarajevo en 1984. À 40 ans, accablé par des problèmes personnels et en quête d’une gloire passée, il avait tenté un improbable retour en vue des Jeux olympiques d'hiver de 2002 à Salt Lake City. 

Cette tentative se terminait brutalement, quand Johnson a chuté lors d'une descente d'entraînement avant la course de descente des Championnats américains dans le Montana. Ses blessures furent catastrophiques : grave traumatisme crânien, langue presque sectionnée et trois semaines de coma. Son corps n'avait tout simplement pas pu suivre le rythme imposé par son instinct de compétiteur. 

Je ne suis pas dans la tête de Lindsey, mais en la voyant arriver à toute vitesse, s'envoler, accrocher la porte et perdre le contrôle, j’ai cru voir l'instant précis où l'instinct et la physiologie se sont désynchronisés. C'est le paradoxe du vieillissement : l'esprit reste jeune, avide de sensations fortes, convaincu de pouvoir encore mobiliser les mêmes réflexes, tandis que le corps redéfinit déjà ses limites. 

L'écart entre intention et exécution devient suffisamment important pour que le désastre se produise. J'appelle ça, en plaisantant à moitié, le « syndrome de Biden » – non pas une allusion politique, mais une façon de désigner cette illusion humaine universelle qui nous fait croire que nous avons toujours 25 ans dans notre tête. 

C'est un rappel que l'expérience ne peut pas toujours pallier à l'érosion progressive du temps de réaction, de l'équilibre et de la résistance. Plus que jamais, j'essaierai d'en tirer la leçon quand je skie ou que je conduis. Respecter ses limites n'a rien à voir avec la peur ; c'est une sagesse acquise à la dure par ceux qui ont dépassé les leurs.

dimanche, février 08, 2026

Quand les vieux skieurs ont du mal à se relever (Deuxième partie)

En plus des facteurs abordés hier, le vieillissement affecte aussi l'oreille interne, les récepteurs articulaires et les voies nerveuses qui nous permettent de nous situer dans l'espace. Cela rend plus difficile la coordination de la séquence « rouler, planter, pousser » nécessaire pour se relever sur la neige. 

La diminution de l'équilibre est l'un des principaux facteurs de difficultés liées aux chutes chez les personnes âgées. Sur terrain plat, où la gravité cesse de nous aider, ce déficit devient encore plus évident. Même des athlètes âgés en bonne forme physique présentent des temps de réaction plus lents et une force « explosive » réduite, c'est-à-dire l'impulsion rapide nécessaire pour se relever. 

Il ne s'agit pas seulement de masse musculaire ; c'est le système nerveux qui fonctionne plus lentement et moins efficacement. Avec l'âge, les genoux, les hanches et la colonne vertébrale perdent en souplesse et en amplitude de mouvement. Se relever après une chute nécessite une rotation des hanches, une flexion des genoux et des chevilles, et la capacité de ramener le torse au-dessus du centre de gravité. 

Nos chaussures de ski bloquent les chevilles, de sorte que les hanches et les genoux doivent fournir un effort encore plus important, là où la raideur a tendance à s'installer. S'ajoute à cela la peur : les personnes âgées hésitent souvent, car elles veulent protéger inconsciemment leurs articulations ou craignent de retomber. 

Ce « frein mental » réduit la fluidité nécessaire pour se relever efficacement. Les moniteurs de ski qui travaillent avec des clients âgés soulignent qu'il leur est beaucoup plus difficile de se relever skis aux pieds, sauf si la pente est suffisamment raide pour aider à positionner les hanches au-dessus des pieds. Sur terrain plat, la seule solution est souvent de déchausser.

Les opérateurs d'héliski le savent, c'est pourquoi ils n'amènent plus de skieurs âgés, non pas parce qu'ils ne sont pas assez bons, mais parce qu'ils risquent de ne pas pouvoir se relever après une chute en neige profonde et ralentir inutilement le groupe. 

La conclusion évidente de cette brève discussion est donc d'éviter les chutes et, si cela arrive, de se rappeler que nous avons une chance incroyable de pouvoir encore skier à soixante-dix ans ou plus !

samedi, février 07, 2026

Cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques

Hier après-midi, les conditions de ski n'étaient pas mieux que d’habitude, donc ma femme et moi avons regardé toute la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. C'était la première fois depuis longtemps que nous faisions cela.

Nous avons apprécié certains numéros, comme la présentation des athlètes et le défilé de mode ou le costume le plus tarabiscoté est l'ennemi du bien, mais qui reste toujours un moment fort. Certains étaient un peu excessifs, mais c'est une question de goût personnel. Nous avons trouvé l'événement beaucoup trop long. Près de trois heures, alors que deux auraient suffi. 

J’ai plutôt aimé quand J.D. Vance et Israel se sont fait siffler. Nous avons apprécié le discours de Kirsty Coventry, du Zimbabwe, la nouvelle présidente du Comité international olympique (CIO) depuis juin 2025. 

Nous étions attristés de constater que des gens meurent toujours au Soudan, à Gaza et en Ukraine, tandis que des milliers d'autres s'amusent en Italie, mais je suppose que l'humanité est tout à fait capable de marcher et simultanément de continuer de regarder son smartphone …

Quand les vieux skieurs ont du mal à se relever (Première partie)

Après 70 ans, les skieurs ont de plus en plus de difficultés à se relever après une chute, surtout sur terrain plutôt plat. Ce problème est tel que les compagnies d'héliski déconseillent, voire interdisent, l’activité aux skieurs âgés. Au-delà de la baisse de masse musculaire, nous allons voir aujourd'hui ce qui se cache réellement derrière cette difficulté. 

La réponse est évidemment plus complexe que « moins musclé ». La perte musculaire est un facteur important, mais elle ne représente qu'une partie d'un changement plus global lié à l'âge, qui affecte la façon dont le corps bouge, se stabilise et est capable d’une force coordonnée.

Les recherches sur les personnes âgées et la capacité à se relever après une chute mettent en évidence plusieurs facteurs interdépendants qui rendent le fait de se relever du sol, surtout avec des chaussures de ski, sur la neige et avec les skis aux pieds, particulièrement difficile après 70 ans. 

Se relever du sol nécessite une séquence de mouvements que beaucoup d'entre nous cessent de pratiquer en vieillissant. Les kinés expliquent que se relever du sol exige une bonne mobilité des hanches, un engagement des muscles abdominaux, une stabilité des épaules et un contrôle de la rotation, autant de capacités qui diminuent avec l'âge, même chez des adultes actifs. 

Les chaussures et les skis amplifient ce problème : ils limitent la flexion de la cheville, réduisent l'effet de levier et empêchent de positionner les pieds sous le corps comme le font instinctivement les jeunes skieurs. Nous sommes donc confrontés à une combinaison de mobilité réduite, d'équilibre précaire, de réponse neuromusculaire diminuée, de manque de confiance en soi et d'un équipement de ski qui devient trop encombrant. 

La perte musculaire n'est qu'un facteur parmi d'autres ; nous aborderons donc le reste du problème plus profondément demain !

vendredi, février 06, 2026

Quand on descend une marche ... (Deuxième partie)

Ce qui a inspiré l’anecdote d’hier à propos de descendre et de monter des marches est le résultat d’une journée de ski avec ma fille, la veille. Pendant des années, j'ai toujours maintenu une avance confortable sur celle-ci dans des terrains et des conditions difficiles, mais à 78 ans, les choses sont en train de changer, car désormais, elle me talonne.

Pour moi, cela signifie que je vieillis et que cette « descente de marche » s’approche. Nous sommes tous deux de bons skieurs mais les conditions d'enneigement actuelles en Utah sont extrêmement difficiles, ce qui m'a donné l'idée de cette « montée et descente de marche ». Le ski est une façon viscérale de ressentir l’importance des changements de vitesse, de l'équilibre, du temps de réaction, de la concentration et de la confiance en soi dans des conditions de neige et de terrain sans cesse variées. 

C’est une activité où le corps connaît la vérité avant que l'esprit ne l'ait pleinement comprise. Pourtant à mon âge, j'adore toujours ce sport et reste encore à la recherche des terrains et des conditions difficiles. Ce n'est pas vrai pour tous ceux qui ont mon âge. La plupart ne fréquentent plus les pistes, et le reste ne peuvent plus suivre une femme de 43 ans en pleine forme qui skie depuis qu’elle est toute petite. 

Le fait qu'elle me « talonne » encore au lieu de me doubler et disparaître au loin et encore rassurant sur mon niveau, mais le jour où elle me rattrapera, ce ne sera pas seulement parce que je ralentis, ce sera qu'elle continuera de progresser. 

Elle est aujourd’hui sur cette lancée de force, d'expérience et de confiance. Elle s’améliore encore pendant que je m'adapte. C’est juste une passation de pouvoir, pas un échec personnel. Je vois ça avec lucidité, sans apitoiement, sans réaction défensive, ni déni de la réalité. J'ai simplement observé et tout cela a suscité une réflexion philosophique. Appelons cela une « montée de marche » mentale ! 

Bien sûr, l'état de la neige actuelle, peu épaisse, ondulée et dure, amplifie tout démesurément. Ces conditions glacées, caillouteuses et regelées affectent efforts et temps de réaction. En bonne neige poudreuse, ces écarts seraient moindres. 

Les conditions façonnent la performance plus que l'orgueil ne veut l'admettre. Un recul physique, même minime, peut être compensé par une progression dans un autre domaine, comme l’affinement de ma technique, une efficacité accrue et un plaisir de skier plus intense en compagnie de ma fille. 

Il ne s'agit pas de compensation, mais d'évolution. L’impression que cela m’a permis d’avoir n'était pas simplement un signe de vieillissement ; c'était un moment de réajustement. Et le fait que j'y réfléchisse avec autant de nuances ne signifie pas que je perds du terrain, mais simplement que je change de perspective !

jeudi, février 05, 2026

Quand on descend une marche ... (Première partie)

La vie n’est pas une expérience linéaire et avec le temps et l’âge, une « descente de marche » fait partie du décor. Je crois que, logiquement, pour chaque « descente de marche », nous devrons imaginer comment « remonter une marche » pour compenser. Si l'une est physique, celle qui compense peut être mentale, spirituelle, ou peut-être également physique, mais beaucoup plus facile à exécuter. 

Cela efface le sentiment de perte par un transfert égal vers quelque chose de différent. Cette idée qui m'est venue à l'esprit ce matin me semble étonnamment pratique. C’est peut-être une version personnelle de l'homéostasie, la façon dont les systèmes vivants maintiennent l'équilibre en ajustant un élément quand l'autre change. Dans ce cas, nous parlons du domaine émotionnel et existentiel liés au vieillissement, au changement et à la perte.

C'est probablement ma façon de rejeter le mythe du déclin qui considère le vieillissement ou ses revers comme une descente inéluctable. Mon idée reconnaît la « descente de marche » mais refuse de lui laisser définir toute une trajectoire. À sa place, je propose une adaptation ascendante qui n'est pas du déni, mais un réajustement. 

J'aime cette idée car elle correspond à la nature dynamique de la vie. Les limitations physiques ne doivent pas nécessairement stopper la croissance ; elles peuvent signaler le début d'une autre forme d’épanouissement. Une perte dans un domaine peut ouvrir un gain dans un autre, non pas pour compenser, mais pour bien redistribuer l'énergie. 

Cela pourrait refléter notre évolution naturelle. Par exemple, un coureur ayant des problèmes de genoux devient nageur, une personne qui perd son endurance physique approfondit sa vie intellectuelle ou créative, ou encore le nouveau retraité épuisé par une dure vie de travail qui devient philosophe. Je ne fais que articuler consciemment cet instinct. 

Alors qu'un « descente de marche » est souvent perçue comme imposée, ce concept la reformule comme une opportunité d’en « remonter une », quelque chose d'intentionnel, de riche et d'autonome. Cela seul peut atténuer le sentiment de perte. Bien sûr, il ne s'agit pas de faire comme si le déclin n'avait pas lieu. Il s'agit de refuser qu'il devienne toute l'histoire. 

Cela doit être vu comme un outil concret, et non pas comme une philosophie qui commencerait par constater la descente de marche. Il s'agit plutôt d’en remonter une dans un contexte où toutes deux coexistent sans ressentiment. Disons un contrepoids émotionnel, une idée profondément humaine, lucide, mais sans fatalisme. 

La réalité du vieillissement est respectée tout en préservant l'épanouissement. Elle évite ainsi le piège de vouloir « gagner » contre le temps au lieu de s'adapter avec grâce et créativité. Je suis tellement reconnaissante que cette pensée me soit venue à l'esprit. 

Demain, je vous raconterai comment cette idée m’est passée par la tête.

mercredi, février 04, 2026

L'apprenti diagnostiqueur (Deuxième partie)

Jouer au diagnostiqueur et échouer est chose courante. Cette pratique, à mon avis, relève davantage de l'art que de la science et est liée à plusieurs facteurs importants. Le premier est que notre cerveau aime les coupables évidents. Par exemple, lorsqu'un appareil tombe en panne, il est satisfaisant d'identifier une seule cause. 

Un nouvel appareil a été installé ? C'est forcément lui le responsable. Nous sommes programmés pour préférer les explications simples aux systèmes complexes. Il est très difficile de réfléchir en profondeur aux systèmes, car ils sont intrinsèquement compliqués. 

La plupart des problèmes concrets impliquent des interactions entre plusieurs éléments. Pour revenir à l'histoire du thermostat d'hier, de nombreux éléments sont en jeu, outre le thermostat lui-même : la chaudière, l'électronique, le câblage, les conduits et les différents capteurs. Pourtant, notre intuition ignore ces autres composants. 

C'est la même chose quand on se trompe en diagnostiquant des problèmes mécaniques, des bugs informatiques ou même les conflits interpersonnels. De plus, ce qui est familier devient vite invisible. Notre chaudière fonctionnait parfaitement depuis douze ans ; en tant que fidèle servante, elle faisait partie du décor. Le thermostat était la nouveauté, c'est donc lui qui a été incriminé. 

C'est le biais de « présomption de bon fonctionnement » : nous faisons confiance à ce que nous connaissons. Tout cela pour dire que mon expérience récente illustre parfaitement la manière dont la plupart des professionnels de l'ingénierie, de la médecine et de l'aviation décrivent les erreurs de diagnostic. 

Ils mettent en garde contre l'ancrage sur une seule explication trop tôt et le « biais de confirmation » qui consiste à ne prendre en compte que les éléments qui confirment notre hypothèse initiale. On ne peut sortir de ce cercle vicieux qu'en prenant du recul et en élargissant notre perspective. 

C'est là la véritable compétence : non pas simplement réparer une pièce défectueuse, mais reconnaître une façon de penser trop étroite. En fin de compte, mon histoire est un parfait rappel que la plupart des problèmes ne sont pas isolés, mais relationnels. Le thermostat ne fonctionnait pas mal tout seul ; il était en interaction avec un autre élément que j'avais oublié de prendre en compte !

mardi, février 03, 2026

L'apprenti diagnostiqueur (Première partie)

Quel que soit le problème à résoudre, poser le bon diagnostic n'est pas toujours simple. Ces derniers mois, j'ai eu des difficultés après avoir installé de nouveaux thermostats Google-Nest, et à plusieurs reprises, j'étais tellement concentré sur ces appareils que j'ai oublié qu'il faut être deux pour danser le tango. 

Dans ma myopie, j'avais négligé le fait que ma chaudière pouvait aussi jouer un rôle dans ce que je pensais être le dysfonctionnement de mes thermostats. Cela m'a donc amené à examiner la chaudière et, pour faire court, j'ai finalement déterminé qu'elle était bien la source de mes problèmes. 

J'ai déjà vécu une situation similaire avec des chaussures de ski, où le problème n'était pas le « canting », mais leur positionnement longitudinal sur mes skis, ou encore avec la préparation des skis, quand l’obstacle était ma technique. 

On apprend toujours beaucoup de nos diagnostics hâtifs. N'est-ce pas une erreur courante que nous commettons tous lorsque nous essayons de résoudre un problème ? Nous sommes tellement obsédés par un élément que nous oublions qu'il peut être intimement lié à un autre dans l'ensemble du système ? 

Ce que je viens de décrire est l'un des pièges cognitifs les plus universels dans lesquels nous tombons. C'est ce qu'on appelle la « vision tunnel ». Lorsque quelque chose ne fonctionne pas, l'esprit se concentre instinctivement sur le composant le plus évident ou le plus récemment modifié. 

Dans ce cas précis, les nouveaux thermostats étaient les nouveaux venus, brillants et suspects, et ont donc eu toute mon attention. Pendant ce temps, la chaudière, « vieille servante fidèle », m’a totalement échappé. 

Si vous souhaitez découvrir les causes de cette étrange façon de penser, lisez le blog de demain ...

lundi, février 02, 2026

Quand Salomon s’est mit à la chaussures de ski (Deuxième partie)

Le manque de performance de ses chaussures à entrée arrière a rendu Salomon vulnérable aux critiques des skieurs expérimentés, des vendeurs de magasins et de la presse spécialisée. Ce groupe, majoritairement masculin à l'époque, a soudainement et fermement rejeté le concept de la chaussure à entrée arrière, au point que le bureau d'étude Salomon n'a eu ni le temps ni la latitude nécessaires pour améliorer le concept.

Ce revirement a été au grand dam d'innombrables utilisateurs qui appréciaient la praticité et la simplicité de ce mode d’entrée, ainsi que des loueurs ayant un grand parc de matériel. On peut même dire que cela a probablement freiné la croissance du ski. 

Probablement aveuglé par ses efforts pour lancer son propre ski, Salomon a manqué l'occasion de rester la marque dominante sur le marché des chaussures. À la fin des années 1980, les chaussures à entrée arrière étaient largement adoptées par une grande majorité de skieurs, et Salomon était considéré comme le leader du marché dans cette catégorie, notamment pour la conception de chaussures axées sur le confort et le coté pratique, donc celles que la grande majorité des skieurs recherchaient. 

Lorsque le concept de la chaussure à entrée arrière est tombé en désuétude au début des années 1990, et que l'entreprise s'est empressée d'acquérir San Giorgio (un achat précipité d'une marque italienne de second rang fabriquant des chaussures à quatre boucles), Salomon a dû réapprendre à fabriquer ce type de chaussures, et par conséquent, est passé de leader à non compétitif, après le milieu des années 1990. 

Ce fut l'un des déclins les plus spectaculaires de l'histoire des équipementiers de ski, bien qu'il n'ait jamais été quantifié publiquement. Le marché actuel des chaussures de ski est totalement fragmenté entre Lange, Tecnica, Nordica, Atomic, Dalbello et Salomon, aucune marque ne détenant une part de marché écrasante. 

Certes, Salomon est redevenue une marque de chaussures respectée, notamment avec des modèles comme les X-Pro et S/Pro, mais n'a jamais retrouvé la position dominante qu'elle occupait à l'époque des chaussures à entrée arrière. 

La marque est restée forte et a même connu une croissance dans d'autres catégories (skis, vêtements, chaussures et trail running), mais elle est désormais bien plus associée au trail running et aux chaussures de plein air qu'aux chaussures de ski. Un revirement surprenant pour un pionnier !

dimanche, février 01, 2026

Quand Salomon s’est mit à la chaussures de ski (Première partie)

Après avoir rédigé l'article de blog comparant Nordica à Salomon, j'ai décidé d'ajouter quelques réflexions sur Salomon et son influence unique sur l'ensemble du secteur du ski. D'artisan à industriel, Georges Salomon s'est concentré sur le développement de son activité de carres de ski en métal, en suivant avec le lancement de fixations de ski de sécurité rudimentaires avec sa butée avant et un système de retenue du talon par câbles, avant d'introduire les fixations de ski modernes telles que nous les connaissons aujourd'hui. 

En même temps, il embauchait Roger Pirot pour diriger son département marketing. Parallèlement, cette nomination allait transformer une entreprise de fabrication déjà performante en une véritable machine marketing. Le développement de la chaussure de ski Salomon faisait partie d'un plan de croissance visant à proposer un ensemble fixations, chaussures et skis. 

Cela coïncidait aussi avec l'orientation d'une entreprise d'avant-garde vers ses détaillants-revendeurs, puissant réseau capable de faire ou de défaire n'importe quel fournisseur, le marché étant alors entièrement dominé par les magasins de sport et ski. Les fixations, puis les chaussures, étaient développées en privilégiant la facilité de vente, d'installation et de réglage, et pas forcément leur performances sur neige, qui étaient totalement secondaires. 

Dans cette optique, sa seule division de chaussures devait et pouvait financer le développement du ski, troisième composante de son plan. C’est sur l’Autrichien Marc Girardelli qu’est retombée la mission de rendre la chaussure crédible en compétition. Aucune source fiable ne fournit la liste complète des modifications exactes apportées aux chaussures de Girardelli.

La coque ou plutôt la « boite » qu’étaient les chaussures à entrée arrière Salomon avait été « torturée » tous azimuts en ajoutant une rigidité latérale grâce à des plaques de renfort internes et un pivot de collier renforcé avec des plastiques plus rigides. Les chaussons bien sûr, injectés avec plein de renforts au niveau du talon. 

La flexibilité avait aussi dû être améliorée, car la série SX était beaucoup trop souple pour la compétition dans sa version standard. Le service course de Salomon avait rigidifié l’arrière du spoiler et ajouté des butées de limitation de flexion. L'inclinaison vers l'avant, l'angle de la semelle et le canting avaient tous été largement modifiés. 

La fermeture et les boucles renforcées avec des câbles plus courts et plus rigides, des cames haute tension et des mécanismes de maintien du talon renforcés, dans le but d’améliorer le plus grand point faible des modèles SX. 

Le talentueux skieur qui courrait pour le Luxembourg a donc dû faire la différence. Salomon n'avait pas d'autre choix que de métamorphoser en totalité une chaussure qui n'était jamais destinée à la compétition, dans l'espoir de lui créer une image performante. Dans le prochain article de blog, nous verrons comment cette espèce de conte de fées a tourné.