Affichage des articles dont le libellé est loi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est loi. Afficher tous les articles

mercredi, octobre 08, 2025

C’est quoi le crime organisé aux États-Unis ?

On parle souvent de crime organisé, mais dont on perd facilement le sens et la facon dont cela fonctionne. C’est ce que nous allons faire aujourd'hui, donc asseyez-vous, attachez vos ceintures et accrochez-vous … Le crime organisé aux États-Unis est une structure pérenne qui opère illégalement pour faire de l’argent par le biais d'activités illicites, en utilisant violence, corruption et intimidation systématique pour protéger ses opérations et faire respecter ses lois. 

Pour les forces de l'ordre, comme le FBI, il ne s'agit pas de crime isolé, mais d'une conspiration criminelle continue et structurée, dont les principaux objectifs sont le profit, l'influence et le pouvoir par des moyens illégaux. Au fil des ans, le crime organisé a été défini moins par son ethnicité (comme dans le film "Le Parrain") que par ses comportements et sa structure. Par exemple, en termes d'organisation, celle-ci est clairement définie, souvent hiérarchique (comme la mafia) ou en réseau (comme les groupes criminels modernes). 

Il existe une chaîne de commandement composée de dirigeants, de conseillers et de simples soldats. Même en cas d'arrestation ou de décès d'un seul membre, l'organisation perdure et dispose de systèmes de recrutement et de transfert de pouvoir. Contrairement aux terroristes idéologiques, le profit est le moteur du crime organisé, et le recours à la violence et à l'intimidation est un simple outil pratique. Il sert à éliminer les rivaux, à faire respecter la discipline, à récupérer l’argent, à faire taire des témoins et à intimider des entreprises légitimes par l'extorsion. 

Il va également corrompre des fonctionnaires (policiers, juges, responsables politiques, dirigeants syndicaux) afin d'obtenir protection, informations privilégiées et immunité contre les poursuites. Il infiltre aussi des entreprises légitimes pour blanchir son argent, acquérir une respectabilité sociale et exercer un contrôle sur des secteurs comme la construction, le ramassage des ordures ou le transport maritime. Bien entendu, une fonction essentielle du crime organisé est de faire paraître légitimes les profits illicites. 

Cela se fait par le biais d'activités basées sur le cash (restaurants, bars, laveries automatiques), d'investissements immobiliers, de virements internationaux et de sociétés écrans complexes. Pour la plupart d'entre nous, l'image du crime organisé reste celle de la mafia italo-américaine (La Cosa Nostra), qui a dominé le XXe siècle à l'instar des Cinq Familles de New York. 

Bien que toujours active, son pouvoir a considérablement diminué en raison de la législation. Aujourd'hui, tout est devenu beaucoup plus diversifié et décentralisé, avec les cartels mexicains et colombiens qui contrôlent le trafic de drogue, les groupes russes et eurasiens spécialisés dans la cybercriminalité, la fraude au carburant et les escroqueries financières. 

Il y a aussi les groupes criminels asiatiques impliqués dans la traite d'êtres humains, la contrefaçon et la fraude à la carte bancaire, ainsi que divers groupes comme les gangs de motards hors-la-loi, les organisations albanaises, nigérianes et balkaniques, et l’économie des petits boulots qui fonctionne avec fluidité sur des projets spécifiques plutôt que d'adopter une organisation rigide et prévisible. 

Les choses évoluent constamment et le crime organisé aux États-Unis est passé des syndicats ethniques hautement structurés du passé à un écosystème plus diffus, mondialisé et entrepreneurial. Il suffit d'en être conscient et de faire attention !

jeudi, janvier 11, 2024

La Cour suprême va-t-elle déclarer Trump inéligible ?

Avec trois juges récemment nommés par Trump, et désormais une majorité super-conservatrice, il semble presque impossible que la Cour Suprême des Etats-Unis refuse la candidature de Trump à la présidence. C’est presque devenu une idée reçue. 

Cela dit, certains juristes qualifiés affirment que les actions de Trump à propos de l’émeute du 6 janvier au Capitole, constituent une « insurrection » au sens propre du 14e amendement, le rendant inéligible à un nouveau mandat. Des voix opposées suggèrent que la disqualification pour ces motifs créerait un dangereux précédent et violerait une procédure régulière, soulevant des inquiétudes quant à la séparation des pouvoirs. 

D’autres affirment également qu’une telle décision déclencherait une immense révolte populaire. Je crois qu’en plus, il y aura des tendances plus pragmatiques qui pourraient disqualifier Trump. Elles pourraient être amenées par John Roberts, le juge en chef de la Cour, qui pourrait y voir une occasion en or de se débarrasser de Trump et des problèmes qu’il ne cesse de causer, comme par exemple son idée de révoquer la Constitution et d'autres mesures étranges et dangereuses qui obligeraient sa Cour à prendre des mesures impossibles et des décisions qui détruirait irrémédiablement sa crédibilité.

Il suffit de cinq voix pour refuser à Trump une nouvelle candidature à la présidence, et John Roberts n’aurait qu’à persuader Bret Kavanaugh de peser contre l’ancien président pour atteindre cette majorité. Roberts et Kavanaugh sont tous deux considérés comme des juges conservateurs, bien que Roberts ait parfois affiché une volonté de rompre avec l'idéologie conservatrice stricte, tout comme Kavanaugh sur au moins une question de droit de vote. 

En outre, Roberts a toujours exprimé sa préoccupation afin que la Cour suprême soit perçue comme un organe politique et donc illégitime. Il pourrait tenter de persuader Kavanaugh que la disqualification de Trump, malgré un potentiel alignement idéologique, pourrait être nécessaire pour maintenir cette légitimité et la confiance du public. 

De toute évidence, les arguments juridiques spécifiques pour et contre la disqualification seront cruciaux. Roberts, en tant que juge en chef, jouera un rôle clé dans l'orientation des débats de la Cour et l'interprétation de la Constitution, influençant potentiellement le vote final de Kavanaugh. Je continue de penser et j'espère que cela tournera de cette façon.

mercredi, août 16, 2023

La bonne nouvelle de la semaine

Entre les activités criminelles de Trump et ses multiples inculpations, les incendies de Maui et les problèmes que subit le reste du monde, notre déluge (demauvaises) nouvelles quotidiennes a été quelque peu ensoleillé par un juge du Montana qui a pris le parti de jeunes militants dans une décision sur le changement climatique. 

La juge Kathy Seeley a conclu que la politique utilisée par le Montana pour évaluer les demandes de permis d’extraction de carburant fossiles n’était pas constitutionnelle car elle ne permettait pas aux administrations de l'État d'évaluer les effets des émissions de gaz à effet deserre. 

C'est la première fois qu'un tribunal américain se prononce contre un État pour violation d'un droit constitutionnel fondé sur le changement climatique, a déclaré Richard Lazarus, professeur à l’école de droit de Harvard.

Dans la foulée de la jeune Greta Thunberg, les plaignants avaient entre 5 et 22 ans. Claire Vlases qui avait 17 ans lorsqu'elle estdevenue partie civile dans l'affaire, est aujourd'hui âgée de 20 anset travaille comme monitrice de ski ; elle a déclaré que lechangement climatique pesait lourd sur son futur. 

Le procureur général du Montana, Austin Knudsen, a qualifié la décision d 'absurde et a déclaré qu’il envisageait de faire appel. Il a critiqué Seeley pour avoir permis aux plaignants de faire un « coup de pub financé par les contribuables ». 

Pour replacer la question dans son contexte, nous parlons d'un État, pas d'un tribunal fédéral, et la décision est basée sur la constitution de l’État, et non pas sur la Constitution américaine, mais cela ressemble à une victoire majeure pour les plaignants du climat. 

Seuls quelques États, comme la Pennsylvanie, le Massachusetts et NewYork, ont des constitutions avec des protections environnementales similaires, il sera donc intéressant de voir si d’autres actions de ce genre se manifestent dans un futur proche. 

Si la décision est maintenue après l'appel auprès de la Cour suprême du Montana, il appartiendra à l'assemblée législative de l’État de déterminer comment mettre sa réglementation en conformité. Cela promet de prendre du temps car le Montana se moque du réchauffement climatique et les Républicains qui dominent la législature vont sûrement faire traîner les choses ...

mardi, juillet 18, 2023

Les partisans de Trump, aussi criminels que lui ?

Depuis 2015, j'ai toujours pensé que les partisans de Trump se répartissaient en quatre catégories. La première faite d’êtres humains extrêmement méchants, déterminés à exploiter les autres. La seconde faite de purs imbéciles. Le troisième constituée de crédules (principalement profondément religieux), enfin un mélange de ces trois traits. 

Mon sentiment est que si Trump est aussi criminel que ses actions et son comportement passés nous l'ont si bien montré, et qu'il n'a aucun respect pour l'État de droit, que peut-on dire de ceux qui l'ont soutenu et veulent toujours qu'il soit à nouveau président des États-Unis ? 

Sont-ils aussi moralement corrompus ou ignorent-ils ce que signifie leur foi aveugle en cet homme ? Je dirais qu’ils sont corrompus. En même temps, certains individus « intelligents et raisonnables » (et en fait très naïfs) disent que les gens ont des raisons diverses de soutenir une personnalité politique et que leurs décisions peuvent ne pas être uniquement basées sur une évaluation de leur nature ou de leur respect de l'état de droit. 

Bien que certaines personnes puissent toujours soutenir Trump malgré les allégations de comportement criminel, cela ne signifie pas automatiquement qu'elles partagent les mêmes points de vue ou qu'elles ne respectent pas l'état de droit. Cela me semble totalement incohérent. Ils vont jusqu'à dire qu’il est acceptable que son électorat doit être suffisamment accommodant pour tolérer n'importe quel dirigeant tant que leurs problèmes personnels sont traités à leur satisfaction. 

Ceci, pour moi, s'appelle de l'hypocrisie pure et simple. Je me rends compte que les convictions politiques des gens et le soutien à un candidat particulier peuvent être influencés par une variété de facteurs, tels que les positions politiques, l'idéologie, l'affiliation à un parti, les expériences personnelles ou le désir d'obtenir certains résultats, mais il reste essentiel que ces questions relèvent des limites du droit contemporain et des comportements sociaux généralement acceptés. 

Bien qu'il demeure essentiel d'engager un dialogue respectueux et ouvert pour comprendre les différentes perspectives et répondre aux préoccupations de manière constructive, on ne peut accepter des valeurs qui vont à l'encontre de la culture sociale du moment et de l'état de droit. 

Je me rends compte qu'il est difficile de voire ce qui se passe dans la tête des gens qui ont soutenu Trump, mais il reste clair que les deux tiers des républicains, 70 % des électeurs qui ont soutenu sa campagne de 2020 et un peu plus de la moitié des chrétiens évangéliques blancs veulent que Trump se présente à nouveau. Quel beau monde... 

Pauvre Amérique !

dimanche, décembre 11, 2022

FIFA mise à nu

Alors que le monde est totalement captivé par la coupe du monde de football 2022, Netflix vient de sortir un documentaire sur la FIFA et ses méfaits qui utilisent les mêmes ingrédients que l’on trouve dans les crimes de corruption les plus répugnants. 

Si vous pouvez voir ce film et lire entre les lignes, vous comprendrez pourquoi la Suisse et son réseau bancaire pernicieux en font un choix de siège incontournable pour les fédérations sportives mondiales, y compris bien sûr le Comité International Olympique. 

Nous venons de terminer de regarder la série en quatre parties, que nous avons trouvée aussi divertissante qu'instructive. Sans gâcher l'histoire, nous avons retenu deux éléments importants. 

D’abord. il a fallu que ce soit le ministère américain de la Justice qui fasse tomber Sepp Blatter et la FIFA, alors qu'aucun gouvernement européens n'a levé le petit doigt pour exposer le scandale au grand jour (à la place, le président français Sarkozy a été celui qui y a contribué en garantissant la candidature du Qatar avec Platini). 

Ensuite, les deux hommes aux commandes, Blatter et Platini, ne se sont pas retrouvés en prison comme ils auraient dû, grâce à la gentillesse du gouvernement suisse qui a « délégué » ce genre de punition auprès des cadres et autres associés qui étaient juste en dessous de leur chaîne de commandement. 

Même Blatter a eu l’audace de revendiquer « absolument aucune responsabilité » pour ce terrible scandale. 

Donc, si vous ne voyez pas le film, vous avez au moins l'essentiel et la conclusion de ces faits. 

samedi, octobre 15, 2022

À quand le dernier acte de Trump ?

Comme un certain nombre d'Américains, j'attends avec impatience que Trump soit enfin incarcéré. Il se peut que je rêve, mais si j'avais fait la moitié de ce qu'on lui reproche, je serais certainement en prison et la plupart de mes compatriotes aussi. 

Alors, pourquoi un tel retard? Le décorum, d’abord et aussi la peur du monstre. Pouvez-vous imaginer emprisonner un ex-président ? Cela ne s’est jamais fait ! 

Les Américains sont esclaves de l’étiquette qu’ils se sont eux même concocté en respectant un peu trop les figures d'autorité comme personne d’autre sur la planète, à l'exception peut-être des Britanniques et de leur monarchie. 

Ils souffrent sans doute de cette crédulité à cause de leur religiosité. Les Américains devraient se rappeler qu'avant de devenir politicien, Trump était déjà un criminel, donc il savait parfaitement comment enfreindre les lois, au point que c’était devenu un juste un réflexe de survie pour lui.

Quant à la décision du comité du 6 janvier d'assigner à comparaître Donald Trump, cela pourrait être un piège pour forcer la main de Merrick Garland afin qu’il accélère l'inculpation de Trump si ce dernier décidait de ne pas accepter l'invitation du Congrès. 

J’ai hâte de voir le début du dernier acte de ce « soap opera » que devrait nous jouer Trump pour couronner sa carrière en beauté et incarner cette fois ci la victime derrière des barreaux …

mardi, octobre 26, 2021

Arbres tombés dans mon jardin ...


C’est le 12 octobre que la neige s’est mise à tomber sérieusement cette saison alors que la plupart des feuilles étaient encore accrochées aux arbres. 

Feuilles et neige ne vont jamais bon ménage et, par conséquent, il y a eu une soudaine épidémie d'arbres et de branches cassés un peu partout à Park City. Notre jardin n'y a pas échappé car deux trembles appartenant à mon voisin s'y sont retrouvés à plat ventre quand je me suis levé ce matin-là … 

J'ai alerté celui-ci et j’ai envoyé une photo à mon fils, un « spécialiste » des arbres déracinés (il avait eu deux énormes arbres arrachés sur sa propriété lors d'une tempête qu ressemblait à un ouragan. en septembre 2020 à Salt Lake City. 

Connaissant les « règles » pour ainsi dire, il m'a rappelé que si l'arbre de mon voisin tombait dans ma propriété, c’était ma responsabilité d'enlever tout le bois, pas celle du voisin. Inversement, si mon arbre était tombé sur la propriété de mon voisin, cela deviendrait immédiatement son problème de procéder à son enlèvement. 

Un mauvais entretien ou une facon négligente de manipuler un arbre ne tombent bien sûr pas sous cette règle. Cela peut paraître illogique, mais c'est pourtant la loi, tout du moins dans l'Utah, mais aussi dans ma France natale ! 

De ce fait, il n'est pas rare que des voisins soient en désaccord sur ce qu’il faut faire après ce genre d’incident. Dans mon cas, mon voisin a été super, il m’a simplement dit : « T'inquiète pas, mon fils et moi allons nous en occuper ! » 

J’ai pourtant proposé de l’aider, mais après mon retour de promenade matinale en compagnie de ma femme, les arbres n'étaient plus là ! Une bonne bouteille de vin et du chocolat l'ont récompensé de sa bonne action !

mardi, février 16, 2016

Nous avons perdu un juge

Je suis désolé de décès du Juge Scalia de la Court Suprême Américaine, pour sa famille et amis et surtout pour ne pas s’être produite à son domicile, en présence des siens. 
Je dois dire que je ne suis pas désolé pour la Nation. 

Antonin Scalia, qui n’était pas en bonne santé, a probablement participé à une sortie de trop, payée par des amis qui cherchaient à l'influencer. Dans ce cas, il s'agissait de J B Poindexter & Co Inc, une grande entreprise de Houston, au Texas
Comme quoi, une certaine forme de corruption reste bien active à tous les niveaux du gouvernement ...

Contrairement à ce que les conservateurs souhaitent, Scalia doit être remplacé dès que possible. Nous ne pouvons pas avoir la troisième branche de notre gouvernement paralysée ou dysfonctionnelle pendant plus d'un an.

jeudi, décembre 04, 2014

C'est quoi un « grand jury » ?

Après tous les récents incidents entre policiers et noir américains, une grande majorité des gens ne savent toujours pas ce qu'est un grand jury, donc aujourd'hui, je vais essayer de combler cette lacune et vous dire aussi ce que je pense de ce système. Un grand jury sert à enquêter sur une conduite potentiellement criminelle et à déterminer si des accusations sont appropriées en effectuant simultanément un travail d'accusation et d’enquête.

Techniquement, le processus est destiné à éliminer toute poursuite injustifiée ou malveillante. Il est intéressant de noter que les États-Unis est le seul pays qui utilise encore ces grands jurys et seulement dans la moitié des États de l'Union. Le nom « grand jury » vient du fait que ceux-ci sont généralement composés de 23 citoyens, contre seulement 12 personnes dans un jury traditionnel.

Un des plus gros problème avec ces grands jurys est que les jurés ne constituent pas nécessairement un échantillon représentatif de la communauté et ne sont pas non plus toujours qualifiés pour comprendre ce qu'on attend d'eux.

De plus, contrairement à ce qui se passe avec les jurés traditionnels, les membres des grands jurys ne sont pas sélectionnés sur leur critères d'impartialité. Enfin, toute la procédure entourant ces grands jurys est tenue secrète ; aucun juge n'est présent; seul un procureur conduit la procédure et l’accusé n'a pas non plus le droit de défendre sa cause.

Tous ces détails me chiffonnent suffisamment pour me faire dire qu'un révision de cette pratique assez bizarre semble urgente pour mener éventuellement à son abolition. En tout cas, c'est tout que ma recherche m'inspire ...