mercredi, février 28, 2018

Bien vieillir tout en restant jeune

Personne n'échappe au vieillissement, mais beaucoup ne se méfient pas suffisamment de ses effets pervers.

Il est facile en prenant de l'age de devenir défensif, cynique, craintif, triste, susceptibles aux récriminations en tous genres, aux complexes de persécution et de devenir aveugle aux plaisir et aux bonnes choses que la vie continue de nous offrir.
Ces pulsions négatives, tout comme la force de gravité, tentent de nous tirer vers le bas et de nous amener un peu plus vite à la tombe.

Je refuse et résiste ce genre d'attitude ; pour moi, devenir vieux constitue un challenge permanent à travers lequel je me dois de rester jeune d'esprit et me forcer a maintenir une attitude ouverte et bienveillante vis-à-vis de la vie et de son débordement inhérent de joie et d'émerveillement.

mardi, février 27, 2018

L'Amérique est-elle allergique aux meilleures pratiques ?

Au cours de ces dernières décennies, le monde entier n'a pas perdu de temps pour tenter de rattraper l'Amérique et de nombreuses nations sont maintenant en avance sur nous dans plus d'un domaine.
  • Prenez l'éducation, pourquoi ne faisons-nous pas ce que la Finlande, le Japon et la Corée du Sud font ? 
  • Considérez les soins de santé, pourquoi n'essayons-nous pas d'en faire autant que le Canada, le Royaume-Uni. ou la France ? 
  • Prenez la politique de dissémination d'armes à feu, Pourquoi n'adoptons-nous pas les mesures restrictives prises dans la plupart des pays de l'OCDE ? 
  • Considérez l'Accord de Paris sur le climat, Pourquoi les États-Unis veulent-ils toujours en sortir, alors que le Nicaragua et la Syrie, les deux seules autres nations à la traîne, avec nous, sont maintenant prêts à y rentrer ? 
  • Même chose pour le système métrique, comment se fait-il que seuls le Myanmar et le Libéria restent coincés avec nous dans ce système archaïque ? 

Ceci n'est qu'une liste partielle et une critique limitée. Il est grand temps que l'Amérique se réveille ! Notre « exceptionnalisme » a simplement viré du mauvais coté et pointe maintenant vers le bas.

Nous coulerons si nous ne remettons pas en cause notre attitude prétentieuse.

Il est plus que temps pour l'Amérique d'adopter les « meilleures pratiques mondiales » et de laisser tomber son rêve d'exceptionnalisme !

lundi, février 26, 2018

Contrôle du skis et des armes à feu

Selon les années, il y a jusqu'à 30 000 personnes tuées et 70 000 blessées par arme à feu aux États-Unis. À son tour, le lobby des armes à feu affirme que ce sont les gens, pas les armes, qui tuent ou mutilent mes compatriotes.

Maintenant, comparez cela avec le ski et le snowboard, où le nombre annuel de tués n'est que d'environ 50 personnes chaque année. D'accord, il y a beaucoup plus de blessures liées au ski que ces regrettables décès.

Par exemple, les blessures du genou, impliquant souvent une rupture ligamentaire, représentent environ 20% de tous les accidents survenus sur les pentes, ce qui représente plus de 25 000 ruptures de ligaments par hiver rien qu'aux États-Unis. Cela reste un nombre assez faible par rapport à une totalité de journées de ski comprises entre 50 et 60 millions chaque saison.

Le danger du ski est du reste souvent identifiée comme étant le principal obstacle à sa croissance. Étant donné que le ski est une activité ludique, tout le monde accepte le risque liée à celle-ci. Personne n'a donc aucune raison de vouloir « punir » un sport où les blessures sont dans la majorité de cas auto-infligées ; la société accepte donc volontiers cette probabilité.

Cela dit, si celle-ci voulait éliminer tout risque lié aux sports d'hiver, il faudrait alors confisquer tous les skis et autres planches à neige, et les recycler par exemple dans un « mur » coloré le long de la frontière que nous partageons avec le Mexique, ce qui plairait sans doute à Trump.

Retournez maintenant cette discussion et appliquez la même logique au sujet des armes à feu. Si nous n'aimons pas les dizaines de milliers de décès et tous les risques que posent les armes à feu, et que de surcroît nous ne trouvions rien d'amusant à avoir une arme à feu chez soi, dans son sac à main ou la boite à gants, il faudrait confisquer toutes ces armes qui ne servent pas à la chasse et les faire fondre.

Au diable le Second Amendement de notre Constitution et la brillante idée d'armer notre corps enseignant dans la salle de classe !

dimanche, février 25, 2018

Ma conclusion olympique

Il n'y a aucun doute qu'en ce qui concerne au moins l'Amérique - les J.O. d'hiver constituent une formidable promotion gratuite pour tous les sports d'hiver, et en particulier le ski et le snowboard.

Cela dit, regarder ce spectacle nous oblige d'avaler une surdose d'épreuves discutables, voire inutiles, mixée avec un déluge de publicités répétitives et abêtissantes.

Dieu merci, nous quand même eu quelques points d'orgue, comme le témoignage de Sophia Goggia ou les deux médailles d'or d'Ester Ledecka en snowboard et en ski alpin, qui ont démontré au monde, s'il le fallait, que ce qui compte n'est pas juste le nombre de paires de ski qu'un athlète trimbale autour du monde dans ses déplacements.

J'espère que NBC obtiendra un rendement décent sur son investissement de 963 millions de dollars et que PyeongChang a reçu toute la publicité que cette ville pouvait espérer. Je n'en suis pas si sûr, car je n'ai pas appris grand chose à propos de cette localité Sud-coréenne.

Les Jeux olympiques sont avant tout une affaire de gros sous, orchestrée par la mafia du CIO à Lausanne, mais c'est bien à nous de garder la tête froide devant toute cette gabegie. Après tout, les J.O. ne sont qu'une collection de compétitions individuelles, comprimée sur deux semaines, qui ont la particularité douteuse de se produire dans un cadre faste et exagéré.

samedi, février 24, 2018

TOC, concentration ou multitâche?

Quel soulagement ; les jeux olympiques sont presque terminés et nous allons bientôt revenir à notre routine quotidienne et vivre dans notre fuseau horaire normal.

Ce que j'aurai retenu de ces jeux était la façon dont la concentration mentale, ou son absence, pouvait jouer un rôle énorme sur la performance des athlètes et aucun - même chez les plus grands champions – n'était vraiment à l'abri du moment de distraction qui allait coûter une médaille.

Nous sommes tous d'accord, garder un objectif précis en tête devrait toujours rester le but, mais cela ne devrait pas non plus dériver en trouble obsessionnel-compulsif !

vendredi, février 23, 2018

Roger Burnoud, 1933-2018

Un passionné de ski dans mon village de Montriond, Roger était d'abord menuisier de métier et habitait « sous l'avalanche », au Beveret, au hameau du Lavanchy.

Il avait éventuellement passé sans succès son « capacitaire » à ski avant de devenir « éducateur scolaire ». Il devait enseigner le skis pendant de nombreuses saisons à Morzine avant de prendre un emploi à plein temps à la quincaillerie Mechoud.

Il adorait la vie, le bal, la chanson, bavarder et bien entendu, le ski ; nous avions fait ensemble, la descente de la pointe de Vorlaz à ski un 16 Mai 1971, en compagnie de Christian Verdel et de mon cousin Robert Garnier, juste avant mon départ pour l'Australie.

Nous nous sommes revus une dernière fois en Janvier 2007, quand ma mère était malade et nous nous sommes parlés une dernière fois à l'occasion de ses 80 ans en 2013.

Esprit d'équipe et opinion personnelle

Le 18 Février, skieur alpin français Matthieu Faivre était interviewé après ce qu'il pensait être une mauvaise 7ème place qui concrétisait quand même une excellent tir groupé français, il a lâché: « « Si vous saviez ce que j'en ai à faire du tir groupé collectif... Je suis là pour ma pomme, pour faire ma course ... »

Cette déclaration politiquement incorrecte lui a valu d’être renvoyé en France sur-le-champ. Certains regrettent la dureté de la punition, cependant, bien que le ski soit un sport essentiellement individuel, c'est grâce à l'équipe, à son infrastructure et aux programmes de la fédération que des victoires individuelles sont rendues possibles.

Les athlètes devraient-ils être capables de s'exprimer ? Bien sûr. Doivent-ils etre aussi responsables de leurs propos ? Absolument. Alors que l'équipe féminine française est en difficulté, le groupe technique masculin est remarquablement fort comme en témoignent les excellents résultats obtenus en geant et en slalom lors des J.O.

Maintenant, contrastons cet épisode au contenu d'un article paru le 15 Février dans le New York Times, détaillant comment l’équipe masculine norvégienne de ski alpin, l'une des plus petites sur le circuit de la Coupe du Monde, gère sa culture d'esprit d’équipe et constitue un merveilleux exemple pour toutes les autres équipes, y compris probablement les « bleus » et surtout nos américain qui sont les pires individualistes qui soient.
Entre autres principes, aucun « connard » n'a droit de citer au sein d'une équipe, où il n'existe aucune différence de classe, ancienneté, célébrité ou autre « traitement de faveur ».

Les athlètes passent 250 jours par an en communauté, mangent ensemble, dorment par chambre de deux, partagent un lit double quand il le faut et, surtout, font équipe et s'entraident. Même lorsque le jeune blanc-bec Henrik Kristoffersen, s'est frotté à sa fédé pour son parrainage « Red Bull », il finit par céder et a accepté de suivre les règles.

La collectivité de cette équipe est une formule qui porte ses fruits et devrait servir de référence et d’exemple à toutes les autres équipes.

jeudi, février 22, 2018

Trop, c'est trop ?

Selon le New York Times, Mikaela Shiffrin aurait « seulement » amené 35 paires de skis de course avec elle pour les J.O. de PyeongChang au lieu des 70 paires qu'elle trimbale normalement lors des autres courses.

Sa mère « papillon », son technicien Kim Erlandsson, et son entraîneur Mike Day décident donc quelles planches choisir, mais franchement, quel impossible tâche !

Entre ce genre de choix schizophrénique et les pressions de toutes sortes, y compris celle des médias qui n’arrêtent pas, c'est un miracle que Shiffrin ait pu gagner tant de courses consécutives jusqu'à récemment.

De toute évidence, quelque chose cloche avec ce genre d’excès. Nous semblons faire face à une véritable « course aux armement » de la part des des fournisseurs de matériel alors qu'il n'y a pas un rond disponible pour aider les futurs talents américains que ne peuvent pas même être pris en charge par leur fédération.

Fin janvier, la légende du ski suédois, Ingemar Stenmark, qui se trouvait au salon des sports d'hiver à Munich, déclarait que, de son temps, il n’était pas si gâté : « Elan ne me donnais que quatre paires de skis pour tout l'hiver ; deux pour le slalom, et deux pour le géant ... »

Tout comme Ingemar, je n'ai que quatre paires de skis; ils ne sont pas terribles, mais ils m' emmènent là où je vais ; deux paires sont des skis à « caillasse » et les deux autres des skis en assez bon état. J'ai de la chance, je suis content et quoi qu'il arrive, je ne blâme jamais mon matériel.

mercredi, février 21, 2018

Fin de carrière

Beaucoup était attendu de Vonn et de Ligety lors de ces Jeux Olympiques de PyeongChang. Malheureusement ceux-ci ne se sont pas tout à fait matérialisés.

La défaite fut dure pour Lindsey Vonn en super G, la troisième place difficile à accepter en descente et assez humiliante pour Ted Ligety en slalom géant. Les circonstances changent, les techniques évoluent et de nouveaux talents éclosent.

Être un grand champion demande un long et ardu travail de construction jusqu'au succès, ensuite une habile gestion de cette gloire passagère, et enfin l'art de savoir arrêter et tirer sa référence avec classe. Tout cela est fort compliqué et il est difficile d'être parfait sur tous les points.

mardi, février 20, 2018

Le coût élevé du risque extrême

En janvier dernier, une française et un polonais se retrouvaient coincés sur le Nanga Parbat, un sommet du Cachemire située à 8 166 mètres d'altitude, avant d’être finalement sauvée par un hélicoptère pakistanais, son compagnon Tomasz Mackiewicz n'ayant pas survécu.
À son retour en Europe, Elizabeth Revol récemment interviewée par Antenne 2 dans son émission de presse « Envoyé Spécial », avait déploré la piètre réponse pakistanaise à ses appels de secours. 
Pour régler le problème, l'anglo-russe Masha Gordon, avait organisé le financement participatif en ligne de l'opération de sauvetage qui avait recueilli 157 000 euros.

Ce qui m'étonne, c'est que des pays industrialisés comme la France et la Pologne aient le culot de compter sur les pays en voie de développement, comme le Pakistan, pour payer les conséquences presque inévitables de leurs prises de risque capricieuses.

Bien que Revol ne me donne pas du tout l'impression d'avoir inventé la poudre, Catherine Destivelle, une autre célébrité française du milieu de la montagne, interviewée dans l'émission, semblait être d'accord avec Elizabeth Revol en suggérant que le Pakistan aurait pu faire mieux.

Mon opinion est toute simple: quiconque a envie de prendre des risques extrêmes, devrait avant tout être obligé de souscrire une assurance pour couvrir les frais de sauvetage, plus toutes autres dépenses associées à l’expédition, et le pays hôte ne devrait pas accorder de permis sans couverture adéquate.

Cela devrait être le comportement minimum que touts les pays du tiers-monde devraient exiger de la part des petits nantis qui décident d'aller s'amuser chez eux.

lundi, février 19, 2018

L'hiver commence (enfin) sérieusement !

Presque deux mois après le solstice d'hiver, la neige commence à tomber sur Park City.

Je ne sais pas qui a passé la commande de poudreuse en Utah cette saison, mais le mec devrait être viré !

D'accord, comme beaucoup disent, mieux vaut tard que jamais, et avec une bonne couche, nous pourrions bientôt laisser nos skis à caillasse sur le râtelier.

Ils méritent quand même de se reposer !

La nouvelle technique de slalom géant

Le géant olympique messieurs aura été des plus impressionnants qui soient. Impérial pour Hirscher, inspirant pour Kristoffersen qui a effectué un remontée remarquable en seconde manche et impressionnant pour Pinturault et l'équipe de France qui a placé ses quatre coureurs dans les sept premiers.

Par contre, la course a dû être humiliante pour Ted Ligety qui a vu sa propre étoile chuter soudainement pendant ce qui sera probablement ses derniers jeux olympiques. Après presque deux ans d'absence en raison de blessures et d’opérations, la technique GS a évolué de manière importante en devenant beaucoup plus agressive.

Au lieu de « tirer » des courbes et impressionnantes, les coureurs de pointe (et Hirscher en particulier) pivotent maintenant brutalement au dernier moment juste au-dessus de la porte, coupant le plus près possible, tout en « carvant » la partie inférieure du virage jusqu'au prochain « pivot ». Cette nouvelle approche semble beaucoup plus rapide, et particulièrement en pente forte.
Ligety est l'un des nombreux coureurs qui n'ont pas su adopter ou assimiler cette technique, en s'accrochant à leur anciennes habitudes, qui certes est plus belle à observer mais est désormais devenue inefficace.

Le changement est toujours dur à avaler, surtout quand il faut abandonner une méthode qui s'est avérée payante dans le passé.

Parions d'ores et déjà qu l'approche puissante et agressive d'Hirscher sera à l'ordre du jour de toutes les séances d’entraînement dans la plupart des équipes ce printemps et cet été ...

dimanche, février 18, 2018

Mon moment olympique préféré

Indiscutablement, mon moment olympique préféré s'est produit vendredi soir, quand bien longtemps après que les favorites eurent terminé leur descente, la jeune Ester Ledecka de la République Tchèque a surprit le monde entier avec sa victoire inattendue.
Elle-même avait du mal à y croire, alors qu'elle n’était classée que 43e en Super-G et d'avantage connue pour ses multiples victoires en snowboard.

Elle a donc gagnée sans l'horrible pression médiatique dont souffraient nos célébrités du ski et les attentes souvent irrationnelles de leur public, ainsi que l'absence de parents constamment en train de papillonner autour d'elle.

Un exemple que beaucoup d'autres champions devraient suivre. En tout cas une sacrée leçon d’humilité pour tous nos athlètes olympiques !

samedi, février 17, 2018

Où suis-je spirituellement ?

Parfois, j'ai souvent du mal à définir dans quelle « case » mon système de croyance personnel s'inscrit.

Bien que je rejette les croyances des religions organisées comme les religions abrahamiques, il y a des aspects du Taoïsme ou du Bouddhisme qui me plaisent assez bien, mais en bout de compte, je me situe vraiment à cheval entre l'Humanisme et le Panthéisme.

Au cas où vous l'auriez oublié, l'humanisme est une façon de penser basé sur l'importance de notre coté humain à l’opposé de toute force divine ou surnaturelle. Les humanistes croient généralement en la valeur et en la bonté de l’être humain, ainsi qu'en ses besoins, et ne préconisent que des moyens rationnels pour résoudre ses problèmes.

D'un son côté, le panthéisme est une doctrine qui identifie Dieu à la nature et à l'univers, ou encore dans laquelle les forces de la nature et de l'univers sont vues comme des manifestations divines.

De quel côté penchez-vous?

vendredi, février 16, 2018

Un massacre scolaire de plus

Le NRA (l'association américaine des fabricants d'armes à feu), le Congrès américain et Trump ont tous du sang sur les mains.

Je dois être l'un des seuls américain qui pense vraiment que nous avons largement dépassé – et trop abusé - le deuxième amendement de notre chère Constitution qui prévoit le port d'arme pour n'importe qui, n'importe comment et n'importe quand.
Il est temps de rejoindre la communauté des « nations civilisées » et d’arrêter ces conneries d'armes à feu en vente libre, comme vient récemment de le faire l'Australie.

jeudi, février 15, 2018

Sauts et contact avec la neige

Beaucoup disent : « Il n'y a pas moyen de se faire mal tant qu'on est en train de sauter ». Une belle vérité, n'est-ce pas ?

Cela m'est revenu à l'esprit lors d'une discussion en famille qui a démarré alors que nous regardions l'épreuve de snowboard « half-pipe » messieurs, des jeux olympiques.

Je n'ai jamais tellement aimé les épreuves de ski ou de snowboard, dans lesquelles plus de 10% de la prestation se passe en gesticulant, dans les airs. Le contact avec la neige est si court que l'habileté à ski ou en snowboard devient un simple accessoire à ce genre d'épreuve.

Cela s'applique bien sûr aux sauts dans le ski acrobatique (saut nordique inclus), ainsi qu'aux épreuves de « half-pipe » et de « slope-side » que celles-ci aient lieu sur des skis ou sur un snowboard.

À mon avis, ces prouesses athlétiques appartiennent au jeux du cirque et non pas aux sports d'hiver. Qu'en pensez-vous ?

mercredi, février 14, 2018

Marcel Rosset, 1944-2018

Marcel nous a quitté ce 13 Février dernier. La première fois que j'ai l'ai rencontré, c’était en 1961, à Cluses, à l’École Nationale d'Horlogerie.  J’étais un « bleu » et il était déjà en première. J'enviais son statut « d'ancien ».

Ensuite, je me souviens avoir fait la Vallée Blanche, avec lui, au printemps 1970. Nous l'avions pris chez lui à Scionzier, où il travaillait comme technicien.

Morzine lui manquait tellement, que peu de temps après, il abandonna son poste et sa carrière industrielle pour nous rejoindre à l'école de ski d'Avoriaz.

Depuis, je le voyais tres tôt chaque matin en train de préparer et de farter ses skis.

En plus des ses hobbies comme le jardinage, la pêche et la chasse, il avait monté, en compagnie d'un autre moniteur d'Avoriaz, une entreprise d'entretien qui le tenait très occupé pendant le reste de l’année.

Je lui avais rendu visite en octobre 2013 et nous avions eu un dernier entretien téléphonique le 21 octobre 2017.

Je garderai en tète sa bonne nature, son sens de l'humour et sa simplicité.

C'est un bon copain qui va me manquer.

mardi, février 13, 2018

Où est mon esprit olympique ?

Autrefois, comme des tas d'autres gens, j’étais impatient d'absorber et de regarder toute la programmation Olympique qui m’était offerte.

Les années, le cynisme, trop d'épreuves superflues, des scandales en tous genres, des coûts incontrôlés (surtout à Sotchi), une commercialisation effrénée, des publicités télévisées abêtissantes, une programmation télévisuelle médiocre, des horaires peu pratiques et un chauvinisme de circonstance ont eu raison de mon enthousiasme.

Pour moi, en bout de compte, chaque épreuve olympique est juste une autre compétition, ou pour mettre cela en perspective, une autre journée dans la vie d'un athlète. Je vais regarder un peu de ski et de patin à glace et c'est à peu près tout.

Bien entendu, j'évite les cérémonies d'ouverture et de clôture comme la peste, avec leur surenchère habituelle.

Au fil des ans et à petites doses, en bricolant sa formule dans son coin, tout en faisant un peu trop de nombrilisme, le CIO a tout fait pour étouffer la poule qui pondait les médailles d'or.

lundi, février 12, 2018

Fais-gaffe pépé !

Samedi dernier, j'ai skié avec ma fille et une de ses bonnes copines. La matinée avait été formidable, avec de la neige fraîche et nous étions les premiers à avoir fait des traces dans mes coins préférés.

Au moment du déjeuner, nous nous sommes arrêtés dans un resto d'altitude et je me suis occupé de la boisson. En faisant de mon mieux pour remmener trois grands verres de bière pleins à ras bord dans la salle bondée de clientèle, quelqu'un a crié : « Fais-gaffe pépé ! »

Cela m'a littéralement coupé le sifflet. C’était bien la première fois qu'un étranger me traitait de « grand-père » dans un lieu public ...

dimanche, février 11, 2018

L'escalier et l'ascenseur

La semaine passée, la Bourse Américaine nous a montré la différence qui existait entre un escalier et un ascenseur.

Habituellement, les titres boursiers prennent du temps à monter, comme on monte péniblement un escalier, alors qu'ils peuvent plonger soudainement comme le ferait un ascenseur en chute libre, à très grande vitesse, quand les investisseurs perdent soudainement confiance.

Cette analogie a été utilisée à de nombreuses reprises lors de la dernière « correction » qu'à subit notre marché boursier, causée par des manœuvres suspectes, y compris une spéculation sans précédent sur l'indice VIX, connu aussi sous le nom d ' « indice de volatilité ».

Cette comparaison ne s'applique pas seulement au marché boursier. Elle s'applique tout autant aux villes de Dresde, Mossoul et Raqqa qui ont été détruites en quelques jours (l'ascenseur) alors qu'il a fallu des siècles pour les construire (l'escalier). Il est toujours plus difficile et bien plus long de construire, que de démolir tout, en un instant.

Elle s'applique aussi à la réputation d'une personne établie au fil des ans, mais détruite en un seul instant. La liste de comparaisons similaires pourrait continuer indéfiniment.

Alors que j'aime et respecte l'escalier, je méprise l'ascenseur. Je déteste la destruction gratuite et maudis tous ces êtres humains qui ne pensent qu'à faire descendre l’ascenseur.