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dimanche, mars 10, 2024

Nouveau départ pour Lucas Braathen

Après sa « retraite » en octobre dernier, en raison semble-t-il d'un différend avec sa Fédération sur la liberté de choisir ses propres sponsors, Braathen vient d'annoncer son retour au ski alpin pour la saison 2024-25 où il représentera cette fois le Brésil, puisqu'en plus d’être norvégien il est aussi citoyen du grand pays sud-américain. 

Flamboyant et esprit des plus libres, Lucas Braathen a probablement eu du mal à vivre dans une organisation efficace avec des règles claires que l'équipe de ski norvégienne. Il a annoncé son retour sur les réseaux sociaux où il a publié sa propre image sur fond de drapeau brésilien et ses couleurs emblématiques jaunes, vertes et bleues.

« Brésil, il est maintenant temps de danser » aurait déclaré Braathen en portugais avant la conférence de presse qu’il vient de donner en Autriche à Salzbourg, sous l’égide des skis Atomic. La bannière servant de fond visuel avait son nom complet, y compris son second prénom « Pinheiro ». 

Il sera intéressant de voir comment les projets et la carrière de Braathen évolueront la saison prochaine, mais même si son esprit explosif ne le remontera pas forcément sur les podiums de la coupe du monde, on parlera au moins de lui ...

Si l'histoire peut servir de guide, il trouvera peut-être qu’il est assez difficile d'être un grand champion qui fait rire, est amusant, créatif et extraverti, surtout s'il doit se battre tout seul, au sein d'une équipe composée d'un seul homme. Marc Girardelli, Ivica ou Janica Kostelić sont des exemples de skieurs solitaires qui ont réussi grâce à l’extrême dévotion de leurs parents-entraîneurs. 

Lucas Braathen n’a pas cette chance et aura peut-être beaucoup plus à faire pour réussir sur les skis, mais ce n’est là que mon opinion.

jeudi, janvier 12, 2023

Transports en commun pour aller skier ?

En novembre, j'avais expliqué notre nouveau système de transit à Park City, y compris les microbus à la demande. 

Hier, j'ai testé tout ça et, comme je le craignais, ce n'était pas si simple. En début d'après-midi, je me suis habillé, j'ai mis mes chaussures de ski et j'ai composé mon trajet à 13h11, en utilisant l'application téléphonique.

Le minivan censé arriver en 10 minutes l'a fait en 15 et m'a déposé à un arrêt de bus tellement près des remontées mécaniques que j'ai donc décidé de marcher au lieu de prendre le bus. Je suis arrivé à la remontée à 13h44. Pas mal, mais pas génial. Ma voiture m'y aurait emmené en 7 minutes. 

Sur le chemin du retour, ça s'est compliqué. J'ai déchaussé à 16h14 et j'ai marché jusqu'à la zone d’embarquement des bus. Il n'y en avait pas qui allait vers ma subdivision, alors j'ai sauté dans le premier véhicule disponible qui m'a emmené au lycée de Park City. 

Quand je suis arrivé là-bas, l'application m'a dit de prendre un bus pour retourner à celui qui allait dans MON quartier, j'ai donc pris un raccourci de 800 mètres et je suis arrivé à l’arrêt, j'ai sauté dans le bus et une fois au prochain arret, appelé un microbus et j'étais à la maison à 17:00 h. 

Dans les deux cas, j'ai passé un sacré moment à mettre mes skis dans le porte-skis du minivan qui n’était pas une opération facile. Donc, somme toute, beaucoup de temps sur la route plus deux fois 800 mètres de marche, tellement de temps en fait, que la prochaine fois, je continuerai peut-être de prendre ma voiture !

samedi, février 19, 2022

Un truc des JO qui a « grabbé » mon attention ...

Les Jeux olympiques d'hiver sont une merveilleuse occasion de se mettre au courant sur ce qui est « cool » sur nos pistes et d'avoir la chance de mettre à jour sa garde-robe, ses éléments de mode, ses mouvements sur la neige ou ses expressions cool. 

Un élément qui n’a pas manqué d’attirer mon attention lors de ses JO et pendant les épreuves de « freestyle » est le fait de tenir son ski ou sa planche à la main pendant qu'on est en l'air (en anglais, « to grab »). 

Ma femme m'a demandé pourquoi les compétiteurs faisaient ca et comme je n'ai pu y répondre du tac-au-tac, j'ai du rechercher cela et j’ai pu confirmer ce que je soupçonnais, à savoir que saisir sa planche venait du skateboard, car il faut bien retenir celle-ci pour la garder sous les pieds chaque fois qu'on se retrouve dans les airs, comme n'y a pas de fixation qui la retient aux pieds. 

Alors que snowboardeurs et skieurs dans les épreuves acrobatiques ont tous leurs planches solidement attachées à leur pieds aux moyen de fixations, cette tradition se transfère (idiotement) aux sports de neige, car si l’on en croit les experts du freestyle : « Ce tenues (grab) donnent d’avantage de contrôle à l’athlète quand il est dans les airs et une ajoute un élément de style aux sauts. On dit aussi qu'ils rendent les « spins » et les « flips » avancés plus faciles à exécuter… » 

Eh bien, pour moi, c'est une vaste connerie ou un archaisme aussi stupide que totalement inutile, mais allez dire ça aux types chargés de juger un sport n'a plus de rapport avec le skateboarding et que de surcroît la grande majorité des hivernant ne pratiqueront probablement jamais ...

jeudi, février 10, 2022

Après tout, Shiffrin n'est pas un robot

Après sa deuxième sortie consécutive au début de ses deux meilleures épreuves, lors des jeux olympiques de Pékin, Mikaela Shiffrin a montré au monde qu'elle n'était pas un robot, mais simplement un être humain, avec tout ce que cela comporte en matière de contrôle mental, de doute de soi et d'émotions.

Personne n'est totalement à l'abri de ces impulsions, ou peut trouver un coach mental qui peut réussir à les neutraliser en totalité. 

Il y a aussi le fait incontournable que nous apprenons tous plus de nos échecs que de nos victoires, donc au final, elle pourrait bien sortir de cette série d'incidents encore plus forte en tant que personne et encore plus solide en tant qu’athlète. 

Pour ceux d’entre-nous qui sommes plus âgés, à la fin d’une vie, il semble presque que les joies du succès sont en quelque sorte payés, en cours de route, par une quantité égale d’échecs, de chagrins et de souffrances, à travers les obstacles qui sont inévitablement jetés sur notre chemin. 

Au bout du compte, Mikaela est peut-être la personne la mieux préparée pour rebondir et retrouver son vrai talent.

lundi, février 22, 2021

Les courses de ski et moi …

Je n'ai regardé aucune course de ski alpin, du début à la fin, cet hiver comme je faisait dans un passé récent. Peut-être, est-ce parce que nous n'avons eu aucune épreuve de Coupe du monde américaine à cause de Covid-19, mais aussi parce qu'il n'y avait pas de champion vraiment dominant pour attirer mon attention. 

Pendant des années, je n'étais pas un téléspectateur assidu des compétitions de ski. Il y a environ 10 ans, Miller, Ligety, Vonn et Shiffrin avaient pu stimuler mon intérêt, ainsi que Cyprien Richard, un skieur de ma vallée natale de Morzine, et avaient fait de moi un spectateur plus régulier. 

Quand j'ai pouvais - à cause d'un décalage horaire de 8 heures bien gênant – je m’efforçais de regarder sporadiquement des acteurs dominants comme Hirscher, Kristofferson et Shiffrin, mais cet hiver, je me suis contenté de consulter les résultats et j’ai regardé quelques courses individuelle des gagnants du jour ou encore les chutes ou récupérations spectaculaires, comme celle du coureur français Muzaton, et ça s’est arrêté là.

Est-ce là du chauvinisme ? Probablement un peu. Cela dit, j’ai gagné beaucoup de temps, étant donné la nature répétitive et uniforme du ski de compétition et n’ai pas l’impression d’avoir manqué grand-chose. 

C’est pourquoi je compte continuer à réduire mon temps passé devant un écran à regarder des course de ski dans mon futur proche !