La première question qui devrait s’imposer naturellement est de savoir qui a le plus à gagner d’une agitation d’une telle ampleur et d’une telle gravité ? À mon sens, la réponse est évidente : Marine Le Pen. Elle est, sans conteste, la principale bénéficiaire de cette situation alarmante ; à l’instar de Donald Trump, elle peut désormais se présenter comme la candidate naturelle de « l’ordre et la sécurité » en vue de la prochaine élection présidentielle.
Par ailleurs, elle peut rejeter la responsabilité de tous ces troubles sur Jean-Luc Mélenchon, figure de l’extrémisme et de l’extrême gauche qui, dans ce contexte, fait office d’épouvantail idéal. Mais qui d’autre pourrait tirer les ficelles de cette révolte ? Qui, sinon le sinistre Vladimir Poutine et qui sait, des individus comme Trump et Musk ? C’est, du moins, ce que je pressens.
D’une part, il est indéniable que la Russie mène, depuis longtemps, des opérations d’influence visant à déstabiliser les démocraties occidentales. Les services de renseignement français ont d’ailleurs alerté à maintes reprises sur l’existence de réseaux russes de désinformation qui attisent les tensions sociales ; de même, les médias d’État russes présentent souvent les troubles en France comme l’illustration parfaite du déclin de l’Occident.
Certes, aucun lien avéré n’a été établi, à ce jour, entre ces émeutes et une quelconque direction, un financement ou une coordination en provenance de Russie ou d’ailleurs. Mon hypothèse n’est pas pour autant à rejeter — Poutine ayant à la fois le mobile, les antécédents et les moyens nécessaires —, mais je conviens qu’un mobile ne constitue pas, en soi, une preuve.
En somme, si mon intuition paraît tout à fait plausible sur les plans émotionnel et géopolitique, elle demeure hypothétique et reste donc à prouver. Elle ne pourra être retenue que si elle est confirmée par le gouvernement français, ainsi que par les services de renseignement internationaux et les médias planétaires.

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