Depuis 2026, la plaque d’immatriculation à l’avant des véhicules n’est plus obligatoire en Utah. Bien que cette pratique était largement tolérée auparavant, elle est désormais officielle, du reste l’État ne délivre plus qu’une seule plaque destinée à l’arrière du véhicule.
Par ailleurs, les cyclistes qui transportent leurs vélos sur leur voiture utilisent souvent des porte-vélos fixés à l’attelage arrière.Or, presque toujours ce type d’installation masque la plaque d’immatriculation, empêchant sa lecture par les caméras des péages ou autres zones à accès payant. Dès lors, on peut se demander que fait la police à ce sujet ? Est-elle même consciente de cet état de fait ?
Depuis l’apparition de ces porte-vélos, je me suis interrogé sur ce petit détail, problème, non seulement en Utah, mais aussi dans le reste des États-Unis et ailleurs. Mes recherches confirment que les forces de l’ordre sont bien au courant de la situation. Voici donc la réglementation concernant les États-Unis, ainsi que la manière dont la police traite cette question.
En Utah, la règle de la plaque unique (en vigueur depuis 2026) ne modifie en rien les exigences de visibilité. La loi impose donc que la plaque soit clairement visible, non obstruée et éclairée la nuit, rendant une plaque masquée illégale. Ce problème est connu à l’échelle nationale, et les services de police y sont confrontés, la plaque arrière constituant le seul élément d’identification.
En effet, les caméras de péage, les dispositifs de contrôle aux feux rouges ou de vitesse, les systèmes de lecture automatisée des plaques et les patrouilles de police dépendent tous exclusivement de cette visibilité. En pratique, la façon dont la police gère cette situation varie. Elle peut adresser des avertissements ou dresser des contraventions, notamment dans les États dotés de routes à péage ou de systèmes de lecture automatisée des plaques.
Cela étant, l’application de la loi semble assez limitée à Park City, probablement en raison de l’importance qu’a le tourisme sur l’économie locale. Ailleurs, il m’a été rapporté que si un agent constate qu’une plaque est partiellement ou totalement masquée, il peut intercepter le véhicule et émettre une injonction de mise en conformité ou une amende pour défaut de visibilité en mettant en place des supports de plaque permettant de déplacer celle-ci à l’arrière du porte-vélos.
Au Canada, la plupart des provinces imposent la même règle. Dans la plupart des pays européens ainsi qu’en Australie, deux plaques d’immatriculation sont exigées ; aucune obstruction n’est tolérée, et le déplacement de la plaque est obligatoire si un porte-vélos la masque. Voilà, vous savez désormais à quoi vous en tenir. Bonne route et bonne balade à vélo !

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