lundi, janvier 26, 2026

Trump est-il un tigre de papier ?

Quand Donald Trump a promis qu'il « viendrait en aide » aux manifestants si les autorités iraniennes commençaient à tirer, les manifestants l'ont cru, car c'était la première fois de leur vie qu’un président américain promettait d'aider ces manifestants. Rassurés, ils sont descendus dans la rue, rejoignant les foules grandissantes, pour finalement se faire tirer dessus sans que les États-Unis n'interviennent. 

Le 8 janvier, Internet a été coupé, l'Iran a été plongé dans le noir et des milliers de personnes ont été abattues. Trump a exhorté les Iraniens à continuer de manifester et à « prendre le contrôle de leurs institutions », leur assurant que « l'aide était en route », alors que les rumeurs d'une frappe imminente contre l'Iran se multipliaient. 

Mais un jour plus tard, Trump a fait volte-face, déclarant aux journalistes qu'il avait reçu l'assurance que les autorités iraniennes n'exécuteraient personne, renonçant ainsi à une intervention militaire en Iran. De même, 

Trump a fait un virage à 180 degrés concernant sa menace de prendre le Groenland par la force et d'imposer des droits de douane à certains pays de l'UE qui s'opposaient à ses actions, condamnaient sa rhétorique et menaçaient de représailles économiques et diplomatiques immédiates. 

Ce revirement de Trump a fait suite à une réunion avec les dirigeants de l'OTAN, au cours de laquelle un « cadre » pour un accord de sécurité dans l'Arctique aurait soit-disant été établi, répondant aux préoccupations de sécurité des États-Unis sans acquisition complète du territoire. En fin de compte, dans les deux cas,

Trump a reculé face à ses déclarations fracassantes, montrant que sous la pression, il n'était rien de plus qu'un « tigre de papier ». Certains diront qu'il s'agit d'un point de vue subjectif, fondé sur ses actions ou sa rhétorique perçues comme incohérentes, tandis que ses partisans (y compris Trump lui-même, qui a utilisé cette expression pour qualifier la Russie) y voient une description des faiblesses perçues chez ses adversaires ou ses alliés. 

Les partisans de cette image de « tigre de papier » mettent en avant des exemples où Trump aurait reculé face à des positions fermes, utilisé la Chine comme levier, ou eu du mal à concrétiser ses menaces auprès des dirigeants mondiaux, tandis que certaines personnalités politiques, comme Chris Christie, l'ont qualifié ainsi pour suggérer l'absence de réelle menace derrière ses fanfaronnades. 

Quoi qu'il en soit, il faut toujours oser s’opposer à cet homme, comme à tout tyran, pour qu'il perde sa virulence, son influence et sa façade de toute-puissance. Ce roi est nu !

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