Éradiquer le ressentiment et la rancune de nos vies nous apporte une plus grande sérénité, nous évite de ressasser sans cesse les événements passés et améliore nos relations. Le ressentiment que nous pouvons nourrir envers une personne se répercute souvent sur nos interactions avec les autres. S'en libérer nous rend plus ouverts, patients et généreux.
De plus, nous sommes moins vulnérables à la réouverture constante de vieilles blessures. Nombreux sont ceux qui finissent par comprendre que ceux qui leur ont fait du mal étaient eux-mêmes mus par la peur, l'ignorance, l'insécurité ou la souffrance. Comprendre n'excuse pas les comportements, mais cela peut apaiser la haine. Le sentiment de liberté accru qui découle du lâcher-prise est peut-être le plus grand bienfait.
La liberté ne se limite pas à pouvoir faire ce que l'on veut. C'est aussi être libre des compulsions qui nous asservissent intérieurement, et le ressentiment en est précisément une. Je ne dis pas que la colère n'a jamais d'utilité. Si une personne est victime d'abus, d'exploitation ou de mauvais traitements, la colère peut signaler la nécessité d'établir des limites. Vouloir « pardonner et oublier » trop tôt peut parfois étouffer des besoins légitimes de protection, de responsabilité ou de justice.Personnellement, je ne crois pas qu'une personne immorale et hors-la-loi comme Trump doive être pardonnée avant d'assumer ses actes. Le mieux est souvent de reconnaître l'offense, d'accueillir ses émotions avec sincérité et d'en tirer les leçons nécessaires. Il faut ensuite établir des limites appropriées, puis se libérer du ressentiment.
C'est là que je trouve le lien direct entre le processus de pardon et ma pratique de la méditation. J'éprouve de la gratitude, de la reconnaissance envers ceux qui ont marqué ma vie. Vient ensuite mon désir de faire des dernières années de ma vie une sorte d'apogée de développement personnel, et me défaire des rancunes s'inscrit naturellement dans cette démarche. Nombreux sont ceux qui constatent que gratitude et ressentiment se disputent le même espace mental.
Plus on apprécie profondément les bienfaits, les leçons et les relations qui ont façonné notre vie, plus il devient difficile de rester préoccupé par de vieux griefs. Cela ne signifie pas devenir naïf ou passif. Cela signifie choisir les expériences qui méritent de rester présentes dans notre esprit.
Dans mon prochain article de blog, je proposerai une démarche étape par étape pour préparer ce changement et lui donner toutes les chances de réussir !

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