jeudi, avril 03, 2025

Il y a cinquante ans, voyage à Stans …

Je me souviens encore d'un voyage que j'ai fait en mars 1975, avec Jean-Michel Lamy, directeur des ventes chez Look. Nous avions pris l'avion à Charles de Gaulle pour nous rendre à Zurich, en Suisse, pour y rencontrer Gaston Haldemann, importateur et distributeur de Rossignol, Nordica et Look dans ce pays, et Kaspar Heutschi, son directeur commercial. 

La réunion avait eu lieu dans les bureaux de Haldmann à Stans, une petite ville de montagne située en plein cœur de la Suisse, dans le canton de Niedwald, à une heure de route au sud de Zurich. Je connaissais cette ville car c'est de là que venait le célèbre avion à décollage court, Pilatus Porter. 

Lamy, recruté chez Peugeot dans le centre de la France, n'avait absolument aucune idée de l'industrie du ski et était un peu comme un chien dans un jeu de quilles, tandis que Haldemann qui avait consacré toute sa vie, toute son énergie et sa passion au ski savait de quoi il parlait. 

Ingénieur de formation, il était à l'origine du Rossignol Fiberglass, un ski de slalom à noyau creux qu'Adrien Duvillard avait emporté en Amérique en 1963, où il avait eu un bon succès aux tous débuts du circuit professionnel. 

Nous y étions allés pour discuter de l'avenir du programme de compétition de Look et de sa place au sein de l'entreprise. Haldemann n'était ni impressionné par l'impact des compétitions de ski sur les ventes, ni enchanté par la façon dont Look était dirigé, et en particulier par le manque d'innovation de l'entreprise. 

La réunion n'avait pas abouti à grand-chose, mais avait remis en question l'investissement coûteux que l'entreprise faisait dans son service de compétition. Clairvoyant, j'avais réalisé que ce coût allait, à terme, étrangler l'avenir de l'entreprise, ce qui se solderait par sa reprise par Bernard Tapie en 1983 pour un Franc symbolique.

mercredi, avril 02, 2025

Chute à ski ... à gogo !

Cette vidéo, réalisée à partir de clips de compétition lors de la saison de ski alpin 2024-2025, avait retenu mon attention, et ma femme et moi avons réussi à la visionner dans son intégralité, pendant 24 minutes. 

C'est donc une des raisons pour lesquelles j'ai décidé de la partager avec vous, si vous supportez de voir les souffrances subies par des skieurs de premier plan en train de chuter pour vous divertir ! De plus, ce que j'ai retenu de ce spectacle brutal, c'est une leçon de plus pour tous les skieurs, quel que soit leur niveau. 

Comme pour tout ce qui nous touche dans la vie, on apprend davantage de nos erreurs que de nos réussites. Par exemple, en ski, cette vidéo montre qu'il faut éviter de trop skier sur le ski intérieur, mais pourtant tout le monde le fait ! Il ne faut ni amorcer les changements de direction à la dernière fraction de seconde, ni trop se pencher en avant. 

Autre constat : les barrières de sécurité ne sont pas toutes créées ou installées de manières égales, certaines laissant passer les skieurs sans trop les ralentir. 

Cela dit, au final, je ne peux qu’espérer que ces héros involontaires vont bien aujourd’hui et ne souffriront pas trop quand leurs corps commenceront à vieillir. 

mardi, avril 01, 2025

Ai-je bien voté pour Trump ?

Ça fait tellement longtemps que je ne me souviens plus vraiment pour quel président j'ai voté en 2024. Je crois que j'ai choisi le candidat avec la plus grande gueule qui promettait de rendre sa grandeur à l'Amérique, car j'aimais bien sa casquette rouge et son assurance. Il faisait de beaux discours, et bien que très âgé, avait quand même l'air plus dynamique que son adversaire, qui s'est évaporé dès le premier débat. 

Le candidat qui savait tout simplifier a promis d'éliminer les immigrants illégaux qui nous volent nos emplois et étaient pour la plupart des criminels. Je sais, ces gens faisaient tout le boulot qu'aucun « Anglo » n’aurait voulu faire, donc ça devait sûrement être illégal ! 

Il a également promis de stopper l'inflation, de ramener les prix des produits alimentaires à leurs niveaux d'avant Biden, d'utiliser les droits de douane pour enrichir le pays et rapatrier toute l'industrie manufacturière, d'équilibrer le budget fédéral et de baisser les impôts. 

Il m'a promis des miracles meilleurs que ceux qu’on attend à Lourdes, et ça me semblait parfait, car je crois aux choses que j'aime entendre, et je vois qu'il est hyperactif et qu'il fait toutes sortes de grandes choses en permanence. Il est comme un éléphant géant dans un petit magasin de porcelaine, c'est plein d'action, ça fait du bruit, les débris volent de tous les cotés et ça semble exactement comme promis ... 


lundi, mars 31, 2025

Un jour en retard et un dollar de moins ?

L'expression « un jour en retard et un dollar de moins » signifie simplement que quelque chose est à la fois en retard et est insuffisant ou inadéquat. Autrement dit, cela décrit une situation où une action ou un effort n’arrive non seulement pas à temps, mais manque également des ressources ou de la qualité nécessaires pour être satisfaisant. En fait, c'est « Trop peu, trop tard » à l'envers ! 

Un jour en retard et un dollar de moins ?
Cette expression populaire trouverait ses racines dans l'anglais afro-américain et a gagné en popularité au milieu du XXe siècle. Le dollar ayant un pouvoir d'achat considérable à cette époque, même un léger manque pouvait avoir de graves répercussions. 

La locution est probablement apparue comme un reflet poignant de cette époque, soulignant l'importance d'agir rapidement et de disposer de ressources adéquates. Il vaut donc mieux noter les échéances importantes sur votre agenda et être prêt à proposer quelque chose de suffisamment « costaud » lorsque vous vous en sentez l’obligation. 

Tout dépassement de ce délai préétabli et de la considération qui l’accompagne, si celle-ci est inférieur à ce qui est attendu, vous donnera une mauvaise image et aggravera considérablement un retard inexcusable !

dimanche, mars 30, 2025

Transformer imperfections ou erreurs en atouts !

Il nous arrive à tous de faire des erreurs et de créer des imperfections. Alors, existe-t-il un moyen de transformer tout cela en atouts ? Je le crois, si nous commençons par reconnaître que les erreurs et les imperfections font inévitablement partie de la vie en général, et de tout processus en particulier. 

Elles sont en réalité des opportunités d’apprentissage et d’amélioration. Il nous suffit d’aborder les erreurs avec curiosité plutôt qu’avec appréhension, d’identifier leurs causes profondes, en nous creusant un peu plus la cervelle et en nous posant des questions telles que : « Quels enseignements précieux avons-nous tirés de cette expérience et comment pouvons-nous les éviter à l’avenir ?» 

C’est, à mon avis, le strict minimum. Nous devrions également partager ces leçons avec d’autres pour éviter qu’ils ne reproduisent les mêmes erreurs et nous demander s’il existe un moyen de les transformer en innovations ou en idées ou en produits. 

Après tout, de nombreuses inventions et découvertes révolutionnaires, des Post-it à la pénicilline, sont le fruit d’erreurs accidentelles ou de résultats inattendus. Nous devrions également nous concentrer sur les solutions en utilisant les erreurs comme fruit d’expérience pour affiner nos processus, nos produits ou nos idées. 

En changeant notre perspective et en acceptant l'imperfection au lieu de blâmer nous ou les autres, nous adopterons une approche proactive face aux problèmes qui, de simples échecs, se transformeront en puissants catalyseurs de croissance et d'innovation. 

Accueillons donc ces « heureux accidents » et soyons ouverts aux découvertes fortuites qui pourraient naître de nos propres erreurs !

samedi, mars 29, 2025

Elle fini quand, la fête ?

Parfois, je me demande s'il y a des périodes dans la vie d'un homme, disons entre 60 et 100 ans, où l'on observe des phases critiques de dégradation à intervalles précis, ou si cela varie considérablement d'un individu à l'autre. Ce serait intéressant de le savoir, n'est-ce pas ? 

De toute évidence, la trajectoire du vieillissement varie considérablement d'un individu à l'autre, car la génétique, le mode de vie, l'environnement et l'accès aux soins jouent un rôle important dans la détermination du rythme et de la nature des changements physiques et cognitifs au fil des ans. Cela dit, certains scientifiques ont identifié certaines étapes du vieillissement qui sont relativement typiques. 

Entre 60 et 70 ans, les signes visibles du vieillissement, comme les rides, un temps de récupération plus lent et une endurance réduite, commencent à apparaître. La masse musculaire et la densité osseuse diminuent si cela n’est pas activement combattu par une activité physique régulière et une alimentation adaptée. Certains problèmes de santé, comme les maladies cardio-vasculaires ou le diabète, peuvent également s'aggraver. 

Vers 75 ans, la fragilité devient plus fréquente et de nombreuses personnes commencent à souffrir de problèmes articulaires ou de mobilité. Des troubles cognitifs, tels que de légers trous de mémoire, peuvent survenir, sans nécessairement être liés à la démence. 

À partir de 80 ans, le risque de maladies chroniques et d'invalidités se multiplie. Nombre d'entre nous ont besoin d'un soutien accru pour leurs activités quotidiennes. Le déclin cognitif commence à se manifester chez certains, et le risque de maladie d'Alzheimer ou d'autres formes de démence augmente considérablement. Cependant, les plus chanceux d'entre nous restent actifs, tant sur le plan cognitif que physique. 

Là encore, il n'existe pas de règle universelle. Certaines personnes de plus de 90 ans restent remarquablement indépendantes et actives, tandis que d'autres peuvent rencontrer des difficultés importantes bien plus tôt. Les progrès de la médecine, de la technologie et l'importance accordée aux mesures de santé préventives modifient ces schémas, aidant nombre d'entre nous à maintenir une qualité de vie même à un âge avancé. 

Alors, ne désespérez pas, continuez à bouger et accrochez-vous !

vendredi, mars 28, 2025

Glissement à ski, soleil et ombre

Depuis des décennies, je me demande comment expliquer que quand je skie en Utah au printemps, par temps relativement chaud (près de 10 à 15°C), la neige exposée au soleil me freine considérablement, mais que dès que je traverse une zone ombragée, l'accélération soit non seulement perceptible, mais impressionnante. Tout cela en comparaison avec des dates et des conditions similaires dans les Alpes ? 

Ayant ces jours derniers rencontré ce genre de conditions, je me suis replongé sur cette question et j’ai découvert quelques éléments nouveaux. Si cela vous intéresse, continuez votre lecture … L'angle et l'intensité du soleil semblent en être la principale raison. 

Dans les stations de ski du centre des Rocheuses, comme ici, à Park City, dans l'Utah, l'altitude plus élevée et l'air plus sec, comparé aux Alpes, signifient que les rayons du soleil sont plus intenses, surtout au printemps, lorsque l'angle du soleil est plus élevé. La latitude (plus basse dans les Rocheuses, 40 degrés Nord contre 46 degrés Nord dans les Alpes) accentue aussi cet effet. La filtration atmosphérique est également moindre, car l'air plus sec de l'Utah permet à davantage de rayons directs du soleil d'atteindre la surface de la neige. 

Dans les Alpes, l'humidité et la couverture nuageuse sont souvent plus importantes, ce qui filtre une grande partie de l'énergie solaire. Les journées printanières en Utah connaissent souvent de fortes variations de température. Le soleil réchauffe rapidement la surface de la neige, la rendant humide et fondante. La nuit, ou dans les zones ombragées, la température baisse et la neige mouillée regèle. Cela crée une surface de neige très collante au soleil. 

Comme je l'ai souvent expliqué, l'humidité de la neige est très faible en Utah. Un manteau neigeux plus sec, bien que fantastique en hiver, signifie qu'à la fonte printanière, la neige devient soudainement très humide, lourde et collante. C'est radicalement différent dans les Alpes, où la neige plus humide glisse bien et assez régulièrement au printemps. En fondant, la neige d'Utah a tendance à retenir l'eau davantage que la neige alpine, plus humide. 

Cette humidité crée un effet de succion, ralentissant considérablement les skis et créant cette différence considérable avec le ski dans l’arc Alpin. Apparemment, un soleil intense peut aussi former une « croûte solaire » à la surface de la neige, qui peut être très lente lorsqu'elle est molle et collante, mais je n'en suis pas convaincu. Je devrais plutôt farter pour ces conditions chaudes et humides, mais c'est un tout autre sujet ! 

Une chose est certaine : la neige « gros-sel » du printemps dans les Rocheuses centrales n'est jamais très bonne et n’est pas du tout comparable pas à son équivalent dans les alpes ! Sans oublier les conditions réelles que nous connaissons tous, comme en skiant dans les zones ombragées où la neige reste plus froide et plus sèche, ou regèle, une glisse plus rapide réapparaît aussitôt. L'orientation de la piste joue également un rôle crucial dans le timing du réchauffement, et c'est là que les skieurs avertis savent comment « suivre le soleil » au printemps. 

En résumé, un soleil intense sur un air sec et des cycles de fonte-gel rapides au printemps dans le Colorado et l'Utah créent des conditions de neiges uniques qui peuvent ralentir considérablement la progression dans les zones ensoleillées et accélérer tout autant dans les zones ombragées. Les Alpes, avec leur taux d'humidité plus élevé et leur ensoleillement moins intense, ont tendance à maintenir une neige plus homogène, même au printemps. 

Comme vous pouvez le lire, rien de bien nouveau sous un soleil intense !