Enfant, je n'ai jamais reçu beaucoup de compliments ou d’aide pratique de la part de mes parents. Cela ne faisait pas partie de leur éducation, ni de leur culture montagnarde alpine, plutôt rude. Ce genre de reconnaissance devait venir de mon instituteur de l'époque ; c'est lui qui avait décelé mon potentiel lorsque j'étais gamin, m'avait donné l'occasion de sortir du lot et m'avait ainsi mis sur la voie de la réussite.
Tout cela pour souligner que, lorsque j'évoquais mon patron préféré il y a quelques jours, j'aurais dû mentionner l'un des rares regrets de ma vie professionnelle : le fait de m'être « vendu » moi-même, au lieu d'attendre que mes employeurs potentiels cherchent à me convaincre de travailler pour eux — en me montrant (ou non) comment j’aurais l’occasion d’apprendre et de me développer dans mon travail, aider à mon épanouissement personnel, tout en tirant eux-mêmes les fruits de cet enrichissement commun.
C'est exact, je n’étais là que pour fournir un travail, rémunéré pour cela, sans toutefois recevoir grand-chose en termes de formation professionnelle ; et je soupçonne d'être loin d'être le seul dans ce cas. Il est vrai, par ailleurs, que lors de la plupart de mes recherches d'emploi, j'étais si impatient — et si désespéré — d'obtenir le poste convoité que je craignais de voir l'employeur se moquer de moi et, par la même occasion, m'envoyer promener sous prétexte que j'étais trop exigeant ou difficile.Je manquais tout simplement de l'assurance nécessaire pour oser réclamer un mentorat gratuit. Si cela semble aujourd'hui relever du bon sens, était-il irréaliste de formuler une telle demande il y a 50, 40 ou 30 ans ? Nous tenterons de répondre à cette question demain …

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