Hier matin, j'écoutais une histoire à la radio à propos d'Azul, une nouvelle compagnie aérienne « low-cost » brésilienne créée le 5 mai 2008 par David Neeleman, le fondateur et ancien PDG de JetBlue, une compagnie similaire servant les États-Unis. Ce qui est remarquable dans cette histoire est que la nouvelle entreprise de Neeleman ait été conçue dans le but d'aller encore plus loin en matière de marges super-fines, en poussant les limites du risque dans des proportions encore jamais vues.
Voyez un peu: Cette compagnie aérienne vise à concurrencer les transports par bus brésiliens, et pour les passagers qui n'ont ni argent ni carte de crédit pour payer le tarif demandé, Azul est disposé à leur faire crédit! Du jamais-vu en matière de folie; non seulement cette compagnie « low-cost » travaille déjà à la limite de sa rentabilité, mais a en plus l'audace de mettre sa mince marge en jeu en vendant ses services à crédit, sans aucune garantie. Cela me rappelle notre chère crise du « sub-prime » appliquée aux transports aériens, et je me demande désormais si l'humanité sera un jour capable de tirer les leçons de ses erreurs passées!

L'expérience est une lanterne qui éclaire le chemin parcouru, pas celui à venir !
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